« De la violence de genre à la négation du droit » de Drieu Godefridi

Drieu Godefridi s'attaque à la dernière vache sacrée des mouvements "progressistes" et féministes du monde entier : la théorie "du genre".
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« De la violence de genre à la négation du droit » de Drieu Godefridi

Publié le 12 mars 2013
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Drieu Godefridi, juriste et philosophe, dont j’ai déjà présenté un ouvrage dans ces colonnes, récidive dans le registre politiquement incorrect en s’attaquant à la  dernière vache sacrée des mouvements progressistes et féministes du  monde entier : la théorie « du genre ».

Le titre de son tout dernier ouvrage, paru ce 1er mars aux éditions Texquis : De la violence de genre à la négation du droit.

Avertissement : l’auteur est un ami. Ma lecture peut donc être biaisée. Vous voilà prévenus.

D’une théorie hallucinante…

Cette théorie, initiée par une philosophe du nom de Judith Butler postule, sur des bases scientifiquement très contestables, qu’il n’existe aucune différence physique entre hommes et femmes, que toutes les différences observables sont un produit culturel de l’oppression d’un modèle dominant phallocratique.

Ainsi, le fait que la majorité des couples soient hétérosexuels ne serait pas le fait d’un déterminant physiologique mais de la domination du stéréotype hétérosexuel imposé aux enfants dès leur plus jeune âge. Bref, la normalité n’existe pas, elle n’est que le produit d’une violence, laquelle va se nicher jusque dans le langage : Butler voit dans la domination du il l’une des  preuves de cette oppression. Pourquoi un auteur aussi sérieux que Drieu Godefridi prend-il du temps à déconstruire, avec moult références scientifiques et culturelles solides, et avec le brio intellectuel qu’on lui connaît, un tel tissu de sornettes ?

… À la perversion du droit pénal

Parce que malheureusement et c’est le cœur de son ouvrage, lesdites sornettes, croisées avec quelques concepts tout aussi contestables issus de la psychanalyse, ont été traduites dans le droit (espagnol et français d’abord, puis sans doute européen via une convention d’Istanbul de mai 2011) de la façon la plus détestable qui soit, par la création du délit de violence psychologique.

Alors qu’en droit pénal usuel, la tradition et le bon sens suggèrent que ne peuvent être considérés comme des délits que des actions concrètement définies, objectivement constatables, pour laquelle des preuves tangibles peuvent être présentées, et le préjudice explicitement décrit. Le délit de violence psychologique n’obéit pas à cette exigence absolue de précision législative. Il réinstaure dans le droit pénal ce qui devrait en être la négation absolue : l’arbitraire.

Pire encore, en noyant le concept de violence, bien réel lorsqu’il s’agit de violences physiques, dans un sabir psycho-pipeautique, il tend à diluer la véritable violence dans la fausse. Ainsi, depuis que l’Espagne a instauré le délit de violence psychologique envers les femmes, mettant en place des juridictions spécifiques qui ont traité plus de 150 000 dossiers en près de 10 ans, est-il devenu bien plus difficile d’évaluer la part des véritables violences physiques faites aux femmes, contre lesquelles point n’était besoin d’ajouter de nouvelles lois, parmi tout ce que les théories de l’oppression assimilent à de la violence psychologique. Ce concept peut certes parfois recouvrir des menaces ou des chantages répréhensibles, contre lesquels des lois existaient déjà, et qu’il faut à l’évidence punir.

Mais il peut aussi sanctionner la seule dégradation des rapports dans un couple, des mots malheureux, voire même, si on en croit les psychiatres qui ont pondu ces âneries, des silences inappropriés. L’appréciation du préjudice est ainsi intégralement laissée à celles qui trouvent un intérêt à s’en déclarer victimes, avec l’aide de psychanalystes, profession scientifiquement sinistrée, qui a pondu tellement de concepts délirants qu’un livre noir lui a été consacré.

La destruction des fondements du droit pénal par des absurdités sans nom telles que la théorie du genre ouvre la porte à bien des abus, tant de la part de femmes souhaitant nuire à un homme pour quelque raison que ce soit, que de la part d’un État désireux de trouver un prétexte pour éliminer un importun. Voilà pourquoi il est salutaire que des auteurs tels que Drieu Godefridi osent s’y attaquer.

L’ouvrage est très riche de références, bien écrit.

Certains passages sont un peu ardus (la philosophie n’est pas toujours un champ très facile à vulgariser) mais reste globalement accessible. Drieu Godefridi est à la fois philosophe et juriste : son approche de la question de l’intrusion du genre dans le droit est donc complète, sensée et cohérente, là où tant d’essais philosophiques se perdent en abstractions intellectuellement masturbatoires, et où trop d’ouvrages de commentaires juridiques oublient la nécessaire quête de sens qui doit inspirer le droit. L’auteur n’oublie pas de donner un peu de chair statistique à son propos en délivrant quelques chiffres utiles pour mettre à mal l’argument des défenseurs de l’utilisation coercitive des théories du genre.

Bref, un ouvrage solide, cultivant et hautement recommandable.

Réflexion personnelle après lecture

Le seul petit manque, à sa lecture, concerne un élargissement qui ne s’y trouve pas, ou du moins si peu, juste effleuré en toute fin de conclusion, et qui m’inspire la réflexion qui suit.

Le  schéma chronologique évoqué par Drieu ne me semble pas être unique en son… genre, ni même le premier. Je le retrouve dans maintes constructions juridiques qui ont, au fil du temps, perverti ce que le common sense avait par le passé traduit dans la common law.

Résumons ce schéma

Des facteurs naturels ou historiques engendrent des inégalités de résultat, et l’inégalité de résultat, pour certaines bonnes âmes bien-pensantes, c’est le mal absolu. Alors dans un premier temps, l’on va nier les facteurs de bon sens qui conduisent à ces inégalités et bâtir un corpus explicatif totalement bancal mais suffisamment bien enrobé pour faire illusion. Cette théorie sera forcément fondée sur l’oppression, et servira par la suite de justification à une intervention législative de l’État redresseur de torts.

Si vous êtes blanc, homme, chrétien, hétérosexuel, de préférence de droite et doté d’une bonne situation, voire, pire encore, propriétaire ou patron, alors il y a de bonnes chances pour que cette construction vous place quoi qu’il arrive en position d’oppresseur.

Vos victimes ? Femmes, mais aussi salariés, syndicalistes, groupes ethnico-religieux, délinquants, locataires, allocataires sociaux, etc. toute catégorie pouvant tirer parti d’une victimisation bien orchestrée deviendra par la grâce d’une construction théorique ad hoc, votre victime, et la loi sera appliquée ou adaptée en conséquence. À vos dépens et au bonheur des hommes et femmes de l’État, qui trouveront là le moyen d’être l’intermédiaire indispensable de la réparation des torts que la théorie oppressive vous forcera à endosser.

La théorie du genre ? Un prétexte comme un autre pour accroître la sphère de contrôle de l’État sur vos vies.

• Drieu Godefridi, De la violence de genre à la négation du droit, Texquis, 2013, 160 pages. Achat sur amazon.

 

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  • Je m’étonne que l’auteur n’ait pas du tout évoqué tout un pan de violences, massives, physiques et terriblement concrètes pour toute une minorité invisible: celles des personnes intersexuées, et pour un petit mais bien tangible nombre de victimes d’accidents très particuliers.

    La théorie du genre tue et mutile quasi-quotiennement.

    C’est sur la base de la théorie du genre, et de la prétendue « plasticité » de l’identité de genre, par exemple que Bruce Reimer fut « transformé » contre son gré en Brenda Reimer, pourrissant son existence jusqu’à son suicide, pour satisfaire l’égo du médecin John Money et coller à la théorie de la possibilité de faire d’un garçon biologique une fille, juste par l’éducation (…et la castration, et la thérapie hormonale, etc.)

    Rien que ce seul cas est déjà insupportable. Mais il y en a tant d’autres ! Tant de nouveaux-nés (environ 1 sur 20 000) naissent avec des organes génitaux suffisamment ambigüs pour que le personnel médical soit incapable de dire « fille ou garçon »… sont rapidement mutilés pour « normaliser » leur sexe, au prix de leur propre santé, parfois immédiate mais sinon toujours future, dans la majorité des cas aussi au prix d »interventions chirurgicales futures rendues indispensables pour réparer les dégâts: http://www.congenitaladrenalhyperplasia.org/mb/controversy/0008270060/

    Je vous parle là d’excisions, réalisées par vos médecins, et financées par la sécurité sociale avec vos impôts, sous prétexte que ces différences souvent naturelles (car la Nature a plus d’imagination que les Hommes, et que la biologie n’est pas une réalité discrète, mais un continuum) seraient « socialement préjudiciables ». On commence tout juste à évoquer un possible moratorium: http://www.cardozolawandgender.com/uploads/2/7/7/6/2776881/13-2_hermer.pdf

    Il y a aussi les stérilisations forcées, massives, infligées à des populations entières, de véritables « génocides préemptifs » souvent implicitement racistes, financés et réalisés sous couvert de « libération de la femme », dont on a déjà parlé ici sur Contrepoints: http://www.contrepoints.org/2012/06/17/87285-lholocauste-demographique-par-robert-zubrin-1ere-partie

    Et personne n’en parle ou presque. La plupart des féministes ignorent les fondements nauséabonds de leur propre idéologie, hélas.

  • Toujours le même schéma gnostique, hérité de l’Antiquité et omniprésent dans les idéologies modernes – phénomène brillamment découvert par Alain Besançon. 1. L’homme est bon par nature ; entendez : égalitaire par essence. 2. Mais l’histoire humaine, écrite par les puissants, a privé l’homme de cette essence et, le rendant autre (en langage marxiste : « aliéné »), ôte toute signification à sa vie. 3. Une révolution est nécessaire, pour effacer toute cette errance historique, et revenir aux fondements de l’humanité, à l’amour primordial.

    • @pascal avot
      Schéma gnostique oui; mais hérité de l’Antiquité???
      L’Antiquité ( j’entends par là, Antiquité grèce classique, hellenistique et gréco romaine ) véhicule au contraire un « spirit » a-gnostique; voir par exemple la tirade de Prométhée dans « les océanides » d’eschyle

  • L’auteur est un rigolo, c’est à dire qu’il est drôle.
    Une des premières théories du genre est dans l’épitre aux galates.
    « il n’y a plus ni grec ni juif, ni esclave ni maître, NI HOMME NI FEMME, car tous vous êtes un en jésus Christ; »
    ……….
    Pure théorie de la non différenciation, qui relève de la pathologie mentale: la paranoïa de Kraepelin en est une typique illustration ( les stèles du fondateur du monothéisme Akhenaton, ainsi que les statues le représentant constituent une représentation pratiquement pathognomonique de ce type de psychose )
    Oui l’auteur, qui semblerait être Blanc, hétéro , chrétien etc..ferait bien de se pencher sur ses propres textes sacrés…..et ce qui en a suivi.

  • Mr Godefridi est un machiste primaire.
    Nier l’existence même des violences psychologiques est une insulte aux victimes

    • ou comment en 3 lignes , vous donnez raison à l’auteur…

      • Non, Nocte, il n’est pas question de donner raison à un auteur qui fuit sa propre réalité interne.
        Je maintines modicus que la théorie di genre est une théorie de l’indifférenciation, psychotique , ayant pour corrolaire direct la fusion « heureuse « dans le grand tout indifférencié, type paul de tarse dans le christ, ou toutes les guignolades hindouistes et bouddhistes:( fossilisation du psychisme enfantin au stade schizo paranoïde)
        L’auteur se voulant visiblement blanc hétéro chrétien ( au lieu de se définir comme « sujet ») etc.., je me permets de lui rappeler qu’avant les soit disant « racines chrétiennes de l’occident », c’est à dire une mauvaise greffe, il y eu une civilisation antique très tolérante et libre penseuse ( voir par exemple les pensées de Marc Aurèle) .

        • Je ne rejette pas ce que vous avez dit dans le commentaire plus haut (et à juste titre au demeurant). Mais voir quelqu’un qui débarque à grand coup de « machisme primaire » et « insulte aux victimes », c’est le genre de petites phrases qui donnent de l’eau au moulin… c’est tout.

          Je n’ai pas dit que j’abondais en son sens.

        • Entre les guignols qui expliquent que le christianisme est une religion machiste et les bouffons qui assènent qu’il a posé les prémisses du féminisme émasculateur, on a de quoi se taper la cuisse.

          « Die Griechen sind oberflächlich aus Tiefe. » F. N.

          • @Dinsdale
            ..pas le christianisme, qui n’est qu’un avatar de l’essenisme ( c’est à dire du judaïsme des traînes savates); l’émasculation, ou plutôt la « non distinction  » des sexes c’est bien antérieur ( Akhenaton).

            D’ailleurs , j’en ai autant pour un autre dingo très à la mode chez nos occidentaux d’élite qui ne savent plus à quel « sein » se vouer: Bouddha, viscéralement anti femmes ………car pro hommes ( non avoué évidemment)

        • Sans oublier la répression des bacchanales en 186 dans le monde romain.

        • Je ne crois pas que le paganisme antique puisse être considéré comme tolérant au sens moderne de ce terme, puisqu’il me semble être antinomique de l’universalisme. L’individu ne peut pas être libre de ses choix s’il est astreint à son appartenance natale.

          Entre la nécessité de transmettre et la liberté individuelle, il me semble que le baptême chrétien apporte la réponse: Il pose le principe du choix individuel (contrairement au paganisme); il permet la transmission (baptême d’un bébé); mais il n’y oblige pas: si vous ne baptisez pas vos enfants, vous rompez la transmission.

          Seul l’égocentrisme borné peut manquer de comprendre qu’on n’est pas ce qu’on reçoit, mais ce qu’on transmet.

          • J’ajoute qu’une autre propriété du christianisme est indispensable à la tolérance religieuse: La dissociation entre l’autorité régalienne et l’autorité religieuse.
            Il est évident que l’État ne saurait permettre la liberté de conscience si cela revient à nier sa légitimité, comme c’est le cas des religions antiques.
            On affirme souvent que cette dissociation est du vent puisque le christianisme est devenu religion d’État sous Constantin: À mon avis il fallait en passer par là pour que le concept de laïcité de l’État puisse prendre corps. C’était la continuité des concepts antérieurs. Notre situation actuelle est en revanche le produit des textes chrétiens.

          • Jeffrey Bardwell
            13 mars 2013 at 9 h 31 min

            peut-être le christianisme exige-t-il une distinction entre l’autorité régalienne et l’autorité morale, il n’en demeure pas moins que la morale chrétienne est antinomique des valeurs capitalistes. Les Evangiles condamnent le désir de s’enrichir, et de façon générale le plaisir de la vie. « Il faut tuer les passions ».

          • @Jeffrey Bardwell
            Et la parabole des talents ?
            La culture, c’est bien, ça évite de dire des conneries …

          • @ Fucius
            Je n’ai pas rencontré une culture au monde qui n’aie des rites de « baptème », c’est à dire d’acceptation par l’entourage immédiat ( famille, village..) de l’enfant comme étant « des nôtres » ( en général, dans les cultures « primitives », à un âge où l’enfant n’ avait de pas trop mauvaise chances de survivre.
            Le « baptème » sous une forme ou une autre, est universel.

            Par ailleurs: on ne saurait prétendre que le christianisme établit une séprataion entre pouvoir régalien et pouvoir religieux, contrairement à l’Antiquité: en effet, la formation de l’esprit de l’homme antique était dévolu à la philosophie ( la religion n’étant que civique puis « senatus populusque romanus », sans aucune obligation de foi..) alors que la formation de l’esprit chrétien passe obligatoirement par un message « moral » et non de type « philosophia naturalis ».

            A ce titre, la liberté de penser de l’homme antique était beaucoup plus totale que celle du chrétien.

          • D’abord, Socrate ne s’était pas contenter de penser. Ensuite, l’exécution de Socrate était plus du fait de considérations politiques que religieuse. Il s’était mis dans le pif de gens qui ont décidé de s’en débarrassé et ont trouvé ce prétexte.

            Ce qui fait une sacré différence avec les condamnations prononcées, par exemple, par l’inquisition, qui pour le coup, se faisaient bien sur des critères religieux.

            Rome n’exigeait pas la foi du peuple, l’Eglise, elle, oui.

            Du reste, la séparation entre pouvoir régalien et religieux est grandement fantasmée. Il suffit pour s’en convaincre de voir l’influence qu’avait l’Eglise sur les rois dans toute la période médiévale, ou le fait que les monarques étaient sensés l’être de droit divin.

          • D’ailleurs les persécutions chrétiennes à Rome n’étaient pas du à la religion, les romains étant très ouvert à ce sujet, en incorporant les dieux de toutes les cultures vaincus à leur panthéon sans problèmes aucun.
            Le soucis est dû au principe de dieu unique chrétien, et de leur refus de rentre un culte divin à l’empereur, ce qui était attisé par le secret relatif qu’entretenait les chrétiens sur leur culte.

          • @protagoras

            Le baptême affirme très explicitement le choix conscient et personnel du baptisé ou de ses parents, et non pas l’intronisation. C’est donc bel et bien propre au christianisme, et évidemment fondateur de la liberté de conscience.
            On peut y voir accessoirement un aspect de rite d’intronisation, certes plus banal, mais vous manquez l’essentiel.

             » la formation de l’esprit chrétien passe obligatoirement par un message « moral » et non de type « philosophia naturalis ». »

            Justement !
            Il est primordial de discerner le champ de l’absolu; il est tentant de le nier (relativisme), mais c’est suicidaire (nihilisme).
            Le christianisme enseigne qu’il se réduit à la morale qu’il enseigne.
            Donc, tout le reste est hors de l’absolu.
            La distinction entre Dieu et César est l’application au gouvernement des hommes de ce principe général.
            Selon moi c’est un succès éclatant: Non seulement cette morale semble encore pertinente ici et maintenant, donc être effectivement un absolu; mais encore la chrétienté a vécu et imprimé au monde un mouvement de progrès bien plus remarquable que l’antiquité, dans tous les domaines (économie, connaissance…).

            Le dogmatisme (croyances contraires à la réalité) est mauvais.
            Mais il est faux qu’il procède des religions révélées, quelles qu’elles soient. Le socialisme en offre la preuve tous les jours.

            Selon moi la meilleure source de progrès est une religion qui circonscrit correctement l’absolu, afin d’empêcher les hommes de l’étendre de manière désordonnée, comme ils semblent en éprouver le désir irrépressible (socialisme).
            C’est la tentation totalitaire (J-F Revel), et le christianisme en est le seul antidote efficace que je connaisse.

          • @Moi

            Vous semblez convaincu que les juridictions soumises à une Inquisition aient connu une répression particulièrement féroce contre la liberté de conscience. Avez-vous des éléments solides dans ce sens ?
            Je vous fais observer que leur bilan humain ne semble pas du tout accréditer ce préjugé.
            Par ailleurs la distinction entre politique et religieux dans le cas de Socrate n’est-elle pas un anachronisme ?

            Les rois étaient de droit divin: Cela ne change pas que le gouvernement des hommes n’était pas de l’ordre du religieux.
            La charia le soumet au savoir des « savants » de l’islam.
            Le christianisme ne l’a jamais soumis à celui de ses théologiens, car ce serait donner tort au Christ.
            C’est tout ce qui compte.
            Allez-vous vous persuader que les sujets des rois de France subissaient la charia, pour vous conforter dans le relativisme ?

  • alain schneeberger
    12 mars 2013 at 14 h 22 min

    J’ai connu des féministes qui traquaient toute trace de phallocratie avec une férocité dont je ne vois qu’un autre exemple dans l’histoire: celle des rad-soc anti-cléricaux de la 3ème république à bouffer un curé tous les matins au petit-déjeuner.
    Et pourtant, ces mêmes féministes étaient en adoration, en extase devant des figures telles que Fidel Castro ou Chavez qui vient de nous quitter si tristement. Ces personnages sont le type même du dictateur latin, macho imbu de sa supériorité virile. Mussolini en fut l’archétype.
    Curieux, de la part des féministes, cette adoration quasi mystique du phallus suprême ou de celui qui est censé le symboliser. Qu’en disent les psy ?

    • cf. L’histoire de François Mitterrand qui venait de rencontrer plusieurs collectifs féministes avant son élection de 1981, tous plus enthousiastes les uns que les autres et son commentaire « Ah ! si elles savaient que je n’ai jamais lavé une assiette… »

  • @Yael Mellul : l’auteur de ce livre, que je tiens en mains (le livre) ne nie absolument pas les violences psychologiques, il écrit même : « Précisons d’emblée que nous ne nions en aucune façon la réalité de la violence psychologique, conjugale ou non, seulement la possibilité de son appréhension, au titre d’incrimination générale, par le droit pénal d’un Etat de droit. »
    Même temps on comprend que Me Mellul se sente visée, puisqu’elle est l’un des « experts » à l’origine de cette fumeuse législation …

  • La théorie du genre, du genre qui détecte les cons.

  • Cette intrusion de VB, hors du champ économique (où il est souverain) et dans celui de l’anthropologie souligne que celle-ci est le socle de tout.
    La liberté même est un concept anthropologique, parmi d’autres.

    D’ailleurs notre problème n’est-il pas en définitive que la vision de l’homme qui fonctionne, celle qui est conforme à sa nature, n’est pas celle qui le séduit spontanément ?
    Il lui faut la liberté, mais la tentation totalitaire le tenaille.

  • Metempsycotique
    13 mars 2013 at 11 h 35 min

    J’ai lu ce livre, qui est aussi saisissant que celui de Obertone (en plus argumenté !) et vous devez le lire pour y voir clair dans ce débat !!!

  • « Cette théorie, initiée par une philosophe du nom de Judith Butler postule, sur des bases scientifiquement très contestables, qu’il n’existe aucune différence physique entre hommes et femmes,  »

    Corrigez-moi si besoin mais il me semble que c’est plus compliqué que ça (ou tiré par les cheveux selon où on se place) : les Gender Studies distinguent justement sexe et genre, le premier est biologique, le second est culturel. Les GS, ça reste de la saleté post-moderne quand même, mais cet éclaircissement était nécessaire.

  • les monothéismes ont été fondés par un malade mental…incapable de distinguer masculin féminin, ni anatomiquement ni, plus grave, symboliquement.
    les monotheismes et leurs avatars ( bolchévisme, écologisme…) sont des maladies mentales, pas simplement de « doux refoulements » …..

    le fondateur du monothéisme
    http://antikforever.com/Egypte/Dyn/Images/Dynastie%2018-20/akhenaton01.jpg
    Tout est dit dans cette statue

    La théorie du genre a les mêmes racines psychiques que le monothéisme

  • protagoras,
    il faut aussi ajouter que la/le premièr/e homme/femme à avoir affirmé la théorie du genre est Jean/ne d’Arc. Mais heureusement qu’à l’époque, il y avait les polythéistes helléniques pour la/le brûler comme hérétique.
    Et puis quoi, les chrétiens ont mélangé sans distinction hommes/femmes et femmes/hommes dans les monastères.
    Benoît XVI était une femme/homme habillé/e en homme/femme.

    Die Griechen sind schließlich oberflächlich aus Tiefe.
    Et mon cul c’est de la/du poule/t ?

    etc, etc.
    « 

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