Beppe Grillo va-t-il forcer l’Italie à de nouvelles élections ?

L’Italie pourrait bien s’acheminer vers de nouvelles élections. À moins que le Président Giorgio Napolitano n’ait une autre carte à jouer.

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Beppe Grillo va-t-il forcer l’Italie à de nouvelles élections ?

Publié le 8 mars 2013
- A +

L’Italie pourrait bien s’acheminer vers de nouvelles élections. À moins que le Président Giorgio Napolitano n’ait une autre carte à jouer.

Un article d’Open Europe.

Petit à petit, Beppe Grillo et le Mouvement 5 étoiles ferment toutes les portes d’adaptations gouvernementales. Vito Crimi, désigné comme le leader du mouvement au Sénat italien, indiquait en début de semaine que :

S’il nous est proposé un gouvernement technocratique, nous le considérerons. Mais nous confirmons notre désapprobation pour un gouvernement de partis politiques.

Toutefois, moins de 24h après cette annonce, Crimi postait le message suivant sur sa page Facebook (eh oui, c’est ainsi que le Mouvement 5 étoiles assure sa communication) :

Je n’ai jamais exprimé mon soutien à l’avènement possible d’un gouvernement technocratique. La seule solution que nous proposons est l’instauration d’un gouvernement constitué par notre mouvement et qui appliquera les 20 points de notre programme sans délai.

Grillo lui-même écrivait sur son blog mardi matin :

Le Mouvement 5 étoiles ne supportera pas de gouvernement technocratique, et il n’a jamais dit qu’il le ferait. Il ne peut exister naturellement ce type de gouvernement, mais uniquement des gouvernements politiques soutenus par des majorités parlementaires. Le gouvernement de [Mario] Monti était le plus politique que l’on ait connu depuis l’après guerre.

Ces remarques se superposent à celles prononcées par Stefano Fassina (voir l’image), le porte parole sur les questions économiques du Parti Démocratique de Pier Luigi Bersani, qui a déclaré sur Canale 5 :

J’exclus tout gouvernement technocratique fondé sur un programme rejeté par les électeurs… Nous ne sommes pas disposés à former un gouvernement avec le parti PdL [de Silvio Berlusconi], et si Grillo n’est pas prêt à soutenir le [prochain] gouvernement, nous devrons faire face à un nouveau tour d’élections, même si ce n’est pas ce qui est souhaitable actuellement.

Donc la possibilité de nouvelles élections a été explicitement mentionnée, dans la mesure où de nombreuses pistes de compromis n’ont pas fonctionné. Cependant, des articles de la presse italienne suggèrent que le Président Giorgio Napolitano pourrait encore avoir un as dans sa manche : la ministre de l’Intérieur sortante Anna Maria Cancellieri.

En accord avec le Il Corriere della Sera, Napolitano aurait la possibilité de lui demander de constituer un nouveau gouvernement si Bersani n’y parvenait pas. Cancellieri ordonnerait un « gouvernement d’utilité publique » – c’est-à-dire qui se focaliserait sur un petit nombre de réformes urgentes, et qui chercherait à obtenir la collaboration du parlement au cas par cas. Grillo ne changerait certainement pas d’avis, mais Cancellieri pourrait gagner les faveurs des partis de Bersani et Berlusconi. Les rumeurs fuitent du magazine italien L’Espresso, avec notamment, sur son site internet, un article de fond sur la « Grand-mère de fer » (Cancellieri a 68 ans).

Cette solution pourrait recueillir l’approbation de ceux préférant cette alternative à la mise en œuvre d’élections dans les mois prochains. Néanmoins, la capacité de ce gouvernement à continuer les réformes auxquelles l’Italie doit s’astreindre pour regagner de la compétitivité au sein de la zone euro est une autre paire de manches.


Sur le web.
Traduction : Barem pour Contrepoints.

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