Réchauffement : décryptage d’une image de climato-sceptiques

L'image souvent présentée par les sceptiques pour annoncer que le réchauffement climatique s’est arrêté ne serait-elle pas bidon ?
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Graphique de David Rose du Mail On Sunday.

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Réchauffement : décryptage d’une image de climato-sceptiques

Publié le 27 février 2013
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L’image souvent présentée par les sceptiques pour annoncer fièrement que le réchauffement s’est arrêté il y a une quinzaine d’années ne serait-elle pas bidon ?

Par Acrithène.

Les libéraux ont raison d’être sceptiques quant à la thèse du réchauffement climatique. Pour la raison suffisante qu’il faut, dans le domaine scientifique, toujours être sceptique. L’organisation actuelle du débat climatique et sa forte politisation doivent être dénoncées, mais cela ne devrait pas nous conduire à raconter n’importe quoi sur des sujets dont nous ignorons la complexité.

Hier, Contrepoints publiait la traduction d’un article qui a fait la joie de ses relais sur Facebook. Cet article reposait sur une image souvent présentée par les sceptiques pour annoncer fièrement que le réchauffement s’est arrêté il y a une quinzaine d’années. Va savoir si en 1944 nous aurions dû conclure de l’état des richesses du monde que l’âge de la prospérité capitaliste s’était arrêté en 1929.

Graphique de David Rose du Mail On Sunday.

J’ai reconstitué l’image de David Rose envoyée au très scientifique Mail on Sunday, pour la rendre un peu plus propre. Vous constaterez qu’il s’agit bien des mêmes chiffres.

La première chose qui m’a intrigué dans cette image c’est l’aire sous la courbe. Je vous propose donc la même image un peu retravaillée. J’ai calculé la moyenne de la série sur 1997-2012, coupé le graphique en deux périodes égales, et colorié les zones sous la moyenne.

Aussi, je demande très humblement à mes camarades lecteurs de Contrepoints : honnêtement, ne trouvez-vous pas qu’il y a davantage de bleu dans la zone gauche du graphique, et davantage de rouge dans la zone droite ?

Hésitant ? Je vous aide et je somme le rouge et le bleu, à gauche (1997-2004) et à droite (2005-2012). Le graphique qui suit vous présente les moyennes obtenues pour chaque couleur.

Pourtant, je n’ai rien ajouté ni rien retiré aux données présentées par l’image originale. Je n’ai fait que la colorer de manière différente.

Autre graphique, la distribution des anomalies par degrés pour les deux périodes.

Maintenant, faisons les choses un peu sérieusement, et demandons à Excel une régression toute bête. Je numérote les mois à partir de 1  pour Janvier 1997 jusqu’à 192 pour Décembre 2012. Ensuite je régresse les données du MET par rapport aux mois.

Voici les résultats de la régression.

Peut-être n’avez-vous jamais fait de statistiques ? Concrètement, l’important dans ce tableau est que la variable « Mois » soit associée à un coefficient positif. Cela indique que la série est associée à une tendance temporelle positive. Vous me direz le coefficient est très faible, un 4/10 000ème de degré en plus chaque mois. Cela ne fait que 0,46°C en plus par siècle.

Si vous avez des intuitions de statisticiens, vous pourriez objecter que cette petite tendance haussière est trop faible pour être significative. Eh bien non, le degré de significativité indique que la relation n’est fortuite qu’avec une probabilité de 1,4%, c’est-à-dire qu’elle est quasi certaine. Reste que la tendance est bien faible… Quoique, au fond, 0,46°C par siècle, c’est déjà ça pour une période dont on prétend qu’elle a vu l’arrêt du réchauffement.

Évidemment, les tests statistiques ne sont valides que pour des données sélectionnées aléatoirement et non corrélées entre elles. Ici aucune de ces conditions ne sont respectées. Pour la corrélation des observations entre elles, on n’y peut pas grand-chose. Pour la sélection aléatoire des données, on peut dire que la personne qui a construit le graphique serait allée faire un sondage à Neuilly pour prévoir la victoire de Sarkozy à la dernière présidentielle.

À nouveau la même image, mais les données du MET, plutôt que d’être présentées de l’été 1997 à l’automne/hiver 2012, sont de janvier 1990 à l’automne/hiver 2012. Voyons comment l’on construit un graphique qui dise ce qu’on veut qu’il dise.

On commence par choisir le point auquel on veut arriver, c’est-à-dire pas de réchauffement constaté fin 2012. On trace un trait horizontal. Ensuite, sur ce trait, on choisit la date qui nous arrange le plus, minimisant la tendance haussière en maximisant l’intervalle de temps. Et là, on trouve la fin de l’été 1997. Miracle !

Et voilà, on a la démonstration de la plus grande honnêteté scientifique.

 

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  • Merci à Acrithène pour ces précisions statistiques importantes. Une remarque : les tests qui accompagnent les régressions linéaires pour caractériser les relations entre une série chronologique et le temps, doivent être interprétés avec circonspection car le temps n’est ni variable aléatoire, ni un objet gaussien.

    Sur le dernier graphique, il apparaît une tendance haussière de 1993 jusqu’à 2006 puis une tendance baissière de 2006 à nos jours. Une tendance baissière ne devrait pas être possible puisque le changement climatique est principalement lié à l’activité humaine selon la thèse du RCA. Or, on sait que l’activité humaine n’a jamais été aussi importante avec le développement récent des BRICS.

    RC peut-être, peut-être pas, on ne sait pas. Mais RCA, sûrement pas !

  • Intéressant, mais un peu à côté de la plaque : les sceptiques ne disent pas qu’il n’y a pas eu de réchauffement jamais du tout. Ils font la remarque (à laquelle Acrithène apporte son approbation) qu’il n’y a pas eu de réchauffement depuis 16 ans, ce qui est le temps minimum imposé par les réchauffistes eux-mêmes pour déclarer une tendance. En outre, le débat ne porte même pas sur la présence ou non du réchauffement sur les 16 dernières années, mais sur l’écart grandissant de ce qui est constaté (à peu près 0°C de réchauffement sur les 16 dernières années) et ce qui avait été modélisé (un réchauffement notoire). Autrement dit: la durée et la nature des résultats *observés* contredit de façon flagrante les modèles, ce qui devrait inciter les réchauffistes à une grande prudence sur leurs prédictions.

    • +1
      Je ne sais pas bien pourquoi vous comparez la premiere moitie des 15 ans a l’autre moitie…effectivement ca n’est pas symetrique mais n’empeche qu’il n’y a quasiment aucun rechauffement depuis 15 ans.

      La regression par contre est vraiment bien dans le sujet. Ca n’est pas absolument plat mais c’est bien en deca de tous les scenarios du Giec. Il n’est donc pas abusif de dire que depuis 15 ans on n’observe plus le rechauffement escompte. L’important dans cette histoire ca n’est pas que la temperature ne monte pas beaucoup, c’est ce que cela implique: les modeles atmospheriques utilises sont faux, des phenomenes juges negligeables ou inconnus interviennent probablement et il faut les trouver.

      Et evidemment, quand on cherche depuis combien de temps les temperatures n’ont pas monte, on tire une droite qui s’arrete a 1997-1998 c’est evident. Ce qui serait abusif c’est de montrer un graphe sur 15 ans en laissant supposer au lecteur qu’il n’y avait pas ou peu de rechauffement non plus avant. Ca n’est pas le cas. La hausse tres limitee des temperatures est sur les 15 dernieres annees c’est tout.

    • @h16 ce sont les données des 15 dernières années que j’utilise, et il y a un réchauffement ! +0.5°C/siècle …Certes c’est pas beaucoup, mais ça reste différent de ce qu’on fait dire à l’image.

      • a/ non. Il y a +0.5, mais pas augmentation sur la durée (de 0 à 0.5 par exemple).
        b/ même le GIEC lui-même admet qu’il n’y a pas eu augmentation sur cette période.
        c/ ce qui est important est : est-ce que ça valide ou pas les modèles du GIEC ?

        La réponse est non. Plusieurs fois non (plusieurs modèles, tous invalidés).

        • a/ Non, il y a augmentation de +0,5°/siècle sur la durée ! C’est ce que dit la régression. Entre 1997 et 2012, on passe de +0.45 à +0.53 si tu veux ! C’est ce que dit la régression.
          b/ Je n’en sais rien.

          • Acrithène tu aurais du t’intéresser à la question des marges d’erreur. Le Met Office et Pachauri -de façon très étonnante, marquant certainement juste un changement de tactique- l’ont fait, eux.

            Un ryhtme de 0,5°C sur le siècle, ramené à 15 ans, soit 0,075°C, qui peut penser que ça veut dire quelque chose ? Ne serait-ce qu’avec les erreurs de mesures et les erreurs de calculs. On parle quand même du calcul de la soit disant moyenne de température de toute la planète.

            Même les réchauffistes les plus acharnés ont compris qu’ils seraient ridicules à avancer que, dans ces cironstance, + 0,075 signifie quelque chose.

            Il serait très intéressant de savoir pourquoi toi si.

          • Et en plus, on s’en fout!

      • @ Acrithène

        Le graphique sur lequel Contrepoints et toi vous basez est un graphique « simplifié », destiné au grand public, avec lequel il me paraît difficile de faire le moindre calcul.

        Voici des données un peu plus brutes (anomalies de température mensuelles) des 16 dernières années, provenant des 4 « grands » organismes internationaux de mesure (*), et avec droite de régression pour chacune des 4 courbes: http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/last:192/offset:-0.26/plot/gistemp/last:192/offset:-0.35/plot/uah/last:192/plot/rss/last:192/offset:-0.11/plot/hadcrut3vgl/last:192/offset:-0.26/trend/plot/gistemp/last:192/offset:-0.35/trend/plot/uah/last:192/trend/plot/rss/last:192/offset:-0.11/trend

        La même chose pour les 15 dernières années: http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/last:180/offset:-0.26/plot/gistemp/last:180/offset:-0.35/plot/uah/last:180/plot/rss/last:180/offset:-0.11/plot/hadcrut3vgl/last:180/offset:-0.26/trend/plot/gistemp/last:180/offset:-0.35/trend/plot/uah/last:180/trend/plot/rss/last:180/offset:-0.11/trend

        On voit qu’il n’y a pas de réchauffement dans les 2 cas. Il faudrait retrouver la marge d’erreur pour les 4, mais je suis prêt à parier que dans les 4 cas, les très légères hausses ou baisses montrées par les droites de régression linéaires sont inférieures aux marges d’erreur, ce qu’on peut interpréter comme « températures stables depuis 15 ou 16 ans ».

        (*) 2 organismes utilisent des mesures par station météo, les 2 autres utilisent des mesures satellite. Pour ces derniers, il s’agit de la température moyenne de la basse troposphère.

        • @Mateo

          J’ai téléchargé la base du MET pour faire mes calculs.

          Les régressions que vous proposez montrent des tendances haussières. On pourrait discuter longtemps de savoir si l’hypothèse d’une tendance positive est acceptée sans risque, mais le vrai test statistique quand on dit « le réchauffement s’est arrêté » n’est pas celui là.

          En plus, sur vos graphiques intéressant, c’est gros comme un maison que les tendances sont écrasées par un outlier en début de série (strong el nino de 1997).

          J’ai retracé vos graphs avec votre outil, juste en mettant 250 mois au lieu de 192. Pour éviter de mettre une sécheresse au début de la série.

          http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/last:250/offset:-0.26/plot/gistemp/last:250/offset:-0.35/plot/uah/last:250/plot/rss/last:250/offset:-0.11/plot/hadcrut3vgl/last:250/offset:-0.26/trend/plot/gistemp/last:250/offset:-0.35/trend/plot/uah/last:250/trend/plot/rss/last:250/offset:-0.11/trend

          • « J’ai téléchargé la base du MET pour faire mes calculs. »

            Ah OK. Mais sache qu’il y a plusieurs sources, le MET Office n’est pas le seul. Et on constate des différences selon les sources.
            J’ai tendance à croire, mais je me trompe peut-être, que les mesures satellite (de la basse troposphère) sont plus « justes » que les autres…

            « Les régressions que vous proposez montrent des tendances haussières »

            Non. Certaines sont haussières, certaines sont baissières, et comme je le disais, je suis prêt à parier que ces hausses/baisses sont inférieures aux marges d’erreur, donc non pertinentes.

            « En plus, sur vos graphiques intéressant, c’est gros comme un maison que les tendances sont écrasées par un outlier en début de série (strong el nino de 1997). »

            Encore une fois, on prend « 15 ans » (ou « 16 ans »), car c’est (« c’était ») la durée pendant laquelle, selon les partisans du GIEC, si l’on ne constate pas de réchauffement, c’est qu’il y a un problème avec les modèles.

            « J’ai retracé vos graphs avec votre outil, juste en mettant 250 mois au lieu de 192. Pour éviter de mettre une sécheresse au début de la série. »

            Ben forcément, puisque les températures ont augmenté jusqu’en 1998 avant de connaître la pause que l’on constate. Une hausse suivi d’une pause donnera toujours une hausse globalement…

            D’autre part, QUI a dit que le climat avait arrêté de se réchauffer depuis plus de 20 ans? Ce n’est pas le débat, tout le monde le sait que ça ne fait « que » une quinzaine d’années que le réchauffement s’est arrêté, et pas une vingtaine…

      • L’erreur est aussi de généraliser un cycle de 20 ans à 100 ans. Les statistiques ne sont pas des observations réelles mais des tendances partielles généralisées. Chacun sait que l’on peut faire dire ce que l’on veut à des statistiques. Les élections et leurs prévisions montrent toujours un facteur d’erreur très important sauf en sortie d’urnes, donc uniquement lors d’une confrontation réalité/statistique où le temps d’analyse est très court. Là seulement la concordance existe. Pour des périodes longues, on est dans la foutaise et de la manipulation. La démonstration d’Acrithene est imparable parce qu’elle s’appuie sur des données réelles. Prolonger l’analyse par de la prospective est par contre foncièrement malhonnête.

    • Faux, archi-faux, le sceptiques critiquent la théorie du RCA.
      Ils admettent parfaitement la hausse de température depuis la moitié du XIXème siècle, elle est de 0.7° par siècle, due à la sortie du PAG, période la plus froide de l’Histoire. Aussi, le fait que la température oscille entre plus chaud et plus froid env. tous les 30 ans, en ne redescendant jamais sous le seuil précédent, c’est ça la hausse moyenne. Toute la thèse du GIEC repose sur une continuation de la courbe positive de 30 ans avec la même pente, le même exercice aurait pu être fait au début des années 40, avec la même erreur constatée 20 ans plus tard. Or en ce XXI ème siècle, on ne veut plus voir ses erreurs, on rejette les faits mais on garde les modèles. Les modèles sont juste, c’est la nature qui se trompe à entendre les « experts » du GIEC, un déni total. Permettez donc d’être sceptique face à l’absurdité dune théorie bonne pour la poubelle et construite à l’origine en croyant que le péquin moyen est un con. Marre d’être pris pour un con, pas vous?

  • Comme le dit h16 et en d’autres termes, les modèles et les observations commencent méchamment à diverger. La tendance reste flagrante pour les modèles qui prédisent un réchauffement modéré. Si cette tendance se poursuit, les observations risquent même de sortir des intervalles d’erreur des modèles.

  • Les températures écrites par les escrocs ne peuvent avoir de validité. Je vous propose donc d’entrer en contact avec les 31.000 scientifiques (qui en savent visiblement plus que vous) qui ont signés la pétition rejetant l’escroquerie de Kyoto/AlGore.
    http://www.wikiberal.org/wiki/Liste_de_scientifiques_sceptiques_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique

    (Feriez-vous partie des trolls payés 2,5 millions € par la CEE ?)

  • Il y a quelque chose de très gênant dans ce raisonnement, mais étant donné que vous êtes économiste et non physicien vous ne pouviez pas le savoir (ceci n’est pas une critique et il se peut que vous sachiez effectivement le pendant physique de mon propos).

    La température n’est pas une grandeur « extensive » mais « intensive », c’est-à-dire que si vous mélangez une bouteille de vapeur à la température T1 avec une bouteille à la température T2, vous n’aurez pas une grande bouteille finale à la température T1 + T2, ni même à la température (T1 + T2)/2, cela dépend de la nature et de la quantité de gaz dans ces bouteilles.

    Le concept de « température moyenne globale » est relativement biaisé car il faudrait pour cela connaître l’ensemble de la composition de l’ensemble de l’atmosphère (pression, densité, composition chimique).

    On devrait plutôt travailler sur la « quantité de chaleur globale » de l’atmosphère terrestre, qui elle est une grandeur intensive que l’on peut additionner. Le traitement statistique en serait plus aisé, mais bizarrement on en parle très peu…

    • Et à ce propos, j’ai toujours été surpris (mais je ne suis pas un spécialiste de la question, je me trompe peut-être si quelqu’un en sait plus je suis preneur) par la « température moyenne historique globale » donnée par les géologues suite notamment à leur carottages de glace.

      Ces carottes de glaces donnent une température locale grâce aux isotopes de l’oxygène et la composition chimique de l’atmosphère, mais nullement la quantité de gaz (c’est-à-dire la pression). Or sans cette quantité, il est impossible de remonter à la quantité de chaleur.

      Comment peut-on alors dire qu’il faisait plus chaud ou plus froid autrefois ?

  • Libre et égaux EN DROITS
    27 février 2013 at 10 h 26 min

    Ce qui m’ennuie, c’est le découpage temporel arbitraire : Quand on regarde la courbe, on observe un réchauffement de 1992 à 2006, puis une baisse significative de 2006 à 2012. Ce qui contredit les scénarios du GIEC. Qui sont forcément biaisés car ils n’envisagent que le CO2, ni le méthane ni la vapeur d’eau (qui présentent pourtant un effet de serre supérieur). Je ne parle même pas de l’activité du grand truc jaune que l’on voit dans le ciel, et qui selon eux n’a aucun lien avec les variations de température ! Cependant quelqu’un dispose t il des anomalies de température avant 1990 ?

  • C’est bien d’adopter une approche rigoureuse.

    Mais ça ne change pas grand chose au fond. Alors qu’on est matraqués par la hockey cross et des prévisions cataclysmiques (4 ou 5° par siècle), on observe que sur les 16 dernières années, la croissance des températures est en gros 10 fois inférieure.

    Après, je ne sais pas trop quoi en tirer. Je ne suis même pas sûr que la notion de température moyenne ait un sens physique.

  • On peut malgré tout supposer que le MET dispose de statisticiens compétents. Pourquoi le croire quand il annonce un réchauffement et ne pas le croire quand il dit qu’il ne constate pas de réchauffement depuis 16 ans?
    Par ailleurs dire que 0,5 degré par siècle rentre dans le cadre de ce qui est significatif statistiquement fait l’impasse sur la précision des mesures ayant mené a cette notion de température moyenne. Or indépendamment du fait que cette précision a varié dans le temps les études menées par des statisticiens aux états unis ont montré que les homogénéisations des données étaient critiquables et que les données elles mêmes étaient soumises a un biais pour une grande partie d’entre elles.

    • Tout simplement parce que le MET n’a jamais admis ce que vous prétendez.

      « The linear trend from August 1997 (in the middle of an exceptionally strong El Nino) to August 2012 (coming at the tail end of a double-dip La Nina) is about 0.03°C/decade »

      Donc je leur fais confiance, il trouve à peu près la même chose que moi.

      • Acrithène : « The linear trend from August 1997 (in the middle of an exceptionally strong El Nino) to August 2012 (coming at the tail end of a double-dip La Nina) is about 0.03°C/decade »
        Donc je leur fais confiance, il trouve à peu près la même chose que moi.
        ——————————————————–
        Une « tendance » de 0,03°C/décade alors que l’incertitude des mesures dépasse 0,5°C (il suffit de comparer l’écart entre les 4 sources officielles) signifie PAS de tendance. C’est comme dire qu’on a perdu 30g en se pesant sur une balance qui donne le poids à 0,5 kg près.
        Bref, vous dites la même chose que les sceptiques à l’insu de votre plein gré.

        • Je suis sceptique, mais je suis sceptique de tout. V

          ous pensez qu’on doit ou pour contre une thèse. Moi je suis contre les arguments de merde, d’où ils viennent. Et ce graph est un argument de merde.

          • Acrithene : « Moi je suis contre les arguments de merde, d’où ils viennent. Et ce graph est un argument de merde. »
            ———————–
            L’argument de merde, c’est d’utiliser Excel pour torturer les données jusqu’à faire avouer à un graphe tout plat qu’il ne serait pas tout plat, en faisant fi des notions statistiques les plus élémentaires, comme l’incertitude des mesures ou l’écart-type.

            Petite question (que vous avez éludée piteusement) camarade : si vous avez gagné 30 g sur une balance qui donne le poids à 0,5kg près (incertitude des mesures) et qui donne pendant des mois des poids fluctuants de +-100g (écart type), avez-vous grossi ou tout simplement pris un verre d’eau ?

            Question subsidiaire, pourquoi le raisonnement statistique de base sur le poids ne s’appliquerait-il plus sur la température ?

    • brennec : « On peut malgré tout supposer que le MET dispose de statisticiens compétents. »
      —————————
      Vos suppositions sont FAUSSES.
      La Met office ne fait que reprendre les données de la HadCrut de Phil Jones depuis 2010, après le scandale du Climategate. D’ailleurs la série s’appelle toujours HadCru Temperatures. Ses données sont donc complètement vérolées et impossibles à reproduire, notamment en matière de calculs des barres d’incertitude, par une tierce-partie vu que Jones a lui-même avoué publiquement qu’une grosse partie des données brutes avait été perdues.

      La preuve que les données de la HadCru sont pourries, elles sont constamment réajustées, toujours dans le sens d’un réchauffement (on réajuste à la hausse les températures récentes et à la baisse les températures avant 1950, oui oui, les températures passées !). On en est à HadCruT V4 maintenant ! Il y a les preuves de tout cela sans l’ombre d’un doute, vu que comme le GIEC utilise la température du HadCru, il suffit de comparer les courbes dans ses rapports successifs (cf par ex. cette animation GIF : http://www.skyfall.fr/?p=122 ). Eh oui, elle est aussi mauvaise que ça la « science » climatique !

      Donc les arguties d’Acrithène sont basées sur des données pourries, c’est même pas la peine d’aller plus loin (même s’il y a beaucoup de choses à dire sur sa manière de maltraiter les stats, notamment sur l’absence complète de prise en compte de l’incertitude des mesures, des intervalles de confiance, de l’autocorrélation de la température…).
      Tout ce que ça démontre, c’est l’incompétence des croyants réchauffistes et la nullité de leurs arguments.

      Je précise que tout ce que j’affirme sont basés sur des faits concrets et démontrables, contrairement à ce qu’on trouve dans la propagande réchauffiste.

      • A mon humble avis, l’argument de miniTAX devrait clore le débat. Malgré toutes les contorsions de ceux qui ont le pouvoir de réchauffer les températures, ils n’y arrivent pas. Ou si peu …

        • Je plussoie.
          Sans oublier que cette notion de « température moyenne » n’a aucun sens en physique, la plupart des lois relatives à la thermo sont non linéaires. La seule signification de cette courbe de température « moyenne » de tout le globe (!) sur une année (!) ne peut être que statistique, et encore, quand on voit la gueule du signal : un gros bruit blanc.

          A ma connaissance, il n’y a qu’en météo/climatologie qu’on utilise des « températures moyennes » ; ou alors trouvez moi d’autres exemples…

          La « climatologie », ça n’existe pas ou alors ça n’a qu’une valeur descriptive !

  • Pourquoi est-on en bleu début 1997 alors qu’on est au-dessus de la moyenne? Moyenne qui serait de 0,41 sur la période 1997-2012?
    Avez-vous ces données mensuelles sous format Excel?

    • C’est juste que le second graph commence début 1997 et non mi 1997. Il finit aussi fin 2012 au lieu de mi 2012.

      Si vous voulez l’Excel, écrivez-moi acrithene at gmail dot com

  • très bon article,cependant nous les anciens on sait aussi et sans graphique que plusieurs degrés en moins remonteront dès le printemps et ceux engrangés pendant l’été ne resteront pas suspendus dans les airs mais redescendront sitot l’équinoxe d’automne revenue .La nature a tout prévu sauf qu’il y aurait de plus en plus de scientifiques avec des moyens révolutionnaires pour lui tenir tête ou du moins pour essayer car jusqu’ici même Haroun Terzieff lui même en tenant tête à tout le monde n’a pas réussi à faire comprendre qu’un trou d’ozone bouge sans cesse et qu’il n’y avait rien d’anormal.Mais faut bien vendre la technologie et tous les moyens sont bons quitte à inventer grâce aux images des peurs afin de dissuader les adversaires,tout comme dans l’alimentaire .Au niveau commercial ,on ne recule davant aucun effort méme sous forme de vidéos truquées pour vendre ou retirer de la vente.Et une fois le bateau lancé comme pour le réchauffement,quand il n’ya plus rien à proposer on fait demi tour,le carousel des arnaques peut alors embarquer un autre poisson d’Avril à bord

  • Autant j’ai en horreur les « en dessus, en dessous des normales de saisons » ou les « il n’a jamais fait si chaud / froid depuis… » à la météo, toutefois cela ne doit pas être une raison pour ne pas prendre soin de notre planète : Un leg à conserver.

  • mouais ET ALORS ? il y a déjà eu des précedents….

    je suis bien plus inquiet de la décimation de pan entier d’especes végétales ou animales.
    Ces disparitions sont causées par des l’augmentation des surfaces peuplées, mécanisées, déboisées…et des rejets de matières polluants les sols et les eaux.
    faut pas confondre, mais il est important de constater que le RC(A?) est maintenant monétisé (taxe carbone) et fait culpabiliser individuellement les vilains occidentaux.
    Dans une avalanche, aucun flocon ne se sent individuellement coupable, là c’est le contraire, même si les causes de l’avalanche sont autres…

    • C’est un article intéressant parce qu’il permet la discussion, que l’on ait ou non des points de désaccord.
      Ce n’est pas ce qu’on trouve d’habitude chez les réchauffistes, ou peut-être devrais-je dire échangistes, maintenant que l’on ne parle plus de réchauffement climatique mais de changement climatique?
      Pour mémoire, et parce que cela me fait plaisir de lui mettre le nez dans le CO2, des types comme Olivier Berruyer avaient fermé leur blog à la discussion sur ce sujet en maintenant que le réchauffement anthropique est une certitude et que ceux qui veulent encore discuter sont des allumés. Sans commentaire.

      • Anankè: « des types comme Olivier Berruyer avaient fermé leur blog à la discussion sur ce sujet en maintenant que le réchauffement anthropique est une certitude et que ceux qui veulent encore discuter sont des allumés. »

        Futura science et un tas de blog vert (comme celui de bfmTV) ont fermé les discussions ou les commentaires sur le réchauffement avec la même attitude.

        « Science is settled » 😉

      • Il n’y a pas que sur ce sujet qu’il est allumé ce Béru.
        Tous les posts sont censurés s’ils ne vont pas dans son sens, il y a bien longtemps que je n’y vais plus sur son blog, il a pris la grosse tête.

    • Mouiiiiiiiii

      le cœur de l’argument ici, c’est la régression (parce que bon, oui, le fait de prendre aujourd’hui comme point de départ et de regarder combien de temps en arrière on peut aller avant d’avoir une tendance haussière est « had hoc », mais juste autant que de prendre un point de départ en 1975, par exemple et dire ensuite que ça se réchauffe: par rapport à 1211, en fait ça se refroidit, hein ! etc. etc.). Cette régression est une « spurious regression » (cf. Granger & Newbold, 1974), ou en Français dans le texte (presque jamais employé) une « régression fallacieuse », c’est à dire dont les résultats, notamment en termes de t-statistiques sont faussement bons.

      En effet, la régression présentée ici souffre d’un petit problème que d’ailleurs vous mentionnez: les résidus sont violemment auto-corrélés. Si on corrige la régression de ce « petit » problème, par exemple en utilisant la méthode itérative de Cochrane-Orcutt, on obtient des résultats assez différents: la tendance des températures n’est pas du tout significative sur la période, avec une t-stat de 0.86, donnant une p-value de 38.8%.

      Maintenant, si les statisticiens du Met office sortent, sur ces données (j’ai utilisé HadCRUT.4.1.1.0), une tendance au réchauffement de 0.03°c par décennie, ils sont soit incompétents (ce qui est loin d’être impossible) soit des menteurs habiles tablant sur l’incompétence statistique des autres pour préserver leur place douillette et stipendiée.

      • Personnellement, je pense que la violence de l’auto-corrélation est la seule chose digne d’intérêt dans l’étude d’une série comme ça. Hélas, peut-on faire un article grand public basé sur des considérations d’économétriciens ?

        En plus personnellement, j’ai beau avoir « econometrics » dans ma liste de diplômes je déteste ça, et juste en ce moment je traîne ici parce que justement je devrais m’amuser avec des séries statistiques. Autrement dit, ça me tentait pas de faire un truc bourrin pour le plaisir.

        Soyons clairs, l’auto-corrélation des erreurs fait qu’on ne peut pas conclure grand chose de ces observations. Mais si une tendance haussière a 0.38 de chance d’être fortuite, l’hypothèse d’un arrêt du réchauffement doit être soumise à la même rigueur.

        Or, tout ce que je cherche à montrer dans ce billet est que les arguments que présentent Contrepoints reposent sur du vent. Et soudainement, les commentateurs font preuve d’un esprit critique – tant mieux – beaucoup plus développé que lorsqu’on leur présente une image merdeuse.

        Les statisticiens du Met ont fait une régression sur leur blog, en réponse à l’auteur de l’image, cela me semble de bonne guerre vu la nullité de l’argument original.

        • Acrithene: « Et soudainement, les commentateurs font preuve d’un esprit critique – tant mieux – beaucoup plus développé que lorsqu’on leur présente une image merdeuse. »
          ————————————————————————————

          La démarche est excellente et je suis fier d’être dans une idéologie politique qui garde les yeux ouvert et n’a pas peur de se remettre en question.

          Pour l’image merdeuse par contre il y a de bonne raisons même si on a une démarche absolument scientifique:

          De l’autre coté le moindre pet de coccinelle est prétexte à des hurlement de goret sur le mode prédicateur fou. Devant un tel déferlement d’imbécilités qui dure depuis des décennies il est très souvent impossible de discuter de science. (Ce n’est pas faute d’avoir essayé)

          Face à la hockey stick un graphique quasiment plat (dans la marge d’erreur) est comparable à une claque dans la gueule d’un hystérique: on a au moins son attention et on peut commencer à discuter (science en l’occurrence).

    • Ahhh la décimation des espèces, végétales, animales, toussa… Presque la même chose que le réchauffement, mais ça fait encore plus pleurer dans les chaumières.
      Alors que vraiment, c’est pareil. On n’a aucune idée (et c’est même pire que pour le climat, parce qu’il n’y a même pas de gros modèle pompeux qui ne marche pas mais on fait semblant d’y croire…) de ce qui contribue au rythme de disparition/apparition d’espèces, à la « biodiversité », on sait juste qu’il y a eu des variations parfois brutales dans le passé. Mettre ça sur le dos de l’Homme c’est assez violent comme hypothèse, encore une fois. D’autant qu’en tant que telle, l’humanité est une espèce animale comme les autres qui influe sur les voisines, et ce de façon importante puisqu’il s’agit d’un super-prédateur. Mais plus, moins, à cause de l’industrialisation ou juste de son existence ?

      D’autant qu’il me semble avoir lu récemment un article alarmiste sur le sujet, parlant de près de 10 000 espèces ayant disparues depuis le début du XXé… Et qui mentionnait en passant, dans une note, qu’on avait découvert 10 000 nouvelles espèces sur la même période. Bilan neutre, alors ? Et quid des espèces nouvelles mais que nous ne connaissons pas, justement parce qu’elles sont « hors prédation humaine » ?

      Pour le déboisement, ben… En fait la surface boisée dans les pays développés est en croissance constante. Il faut remonter au haut moyen âge pour trouver trace d’une France aussi boisée qu’aujoud’hui.

      Si on veut s’occuper d’écologie (ce qui est très bien, mais se fait de façon très naturelle, libérale, via les droits de propriété, chacun étant content de vivre dans un endroit propre et sain), il faudrait plutôt lutter contre les pollutions réellement nuisibles à l’homme encore très présentes dans le tiers-monde (Chine comprise) où le droit de propriété est régulièrement bafoué et où gouvernements et corporations copinières s’en mettent plein les fouilles sur le dos (ou plus souvent les poumons) des populations.

      • hé oui, on préfère créer des groupes et commissions stériles (un peu comme si je créais un groupe d’observation du levé et du couché du soleil, en établissant une taxe dessus).

        On préfère faire du greenwashing, en achetant du 0% mercure, en refusant de voir que pour faire du 0% mercure, on déverse des tonnes de saloperies dans les fleuves (Inde principalement).
        On se donne bonne conscience en bouffant du bio sur des tables en tek…

      • Franz : « D’autant qu’il me semble avoir lu récemment un article alarmiste sur le sujet, parlant de près de 10 000 espèces ayant disparues depuis le début du XXé »
        ——————————
        On cherche toujours les corps.
        Pour l’instant, on en a dénombré au total 784 extinctions depuis 500 ans. Oui, oui, moins de 1000 (mille) espèces éteintes, plantes et animales toutes confondues depuis qu’on a commencé à les dénombrer, chiffre qu’évidemment, nos marchands de trouille se gardent bien d’évoquer.

        Mais qu’importe puisque tout le monde parle « d’extinction massive », c’est que ça doit être vrai. Comme toute bonne propagande, il suffit de répéter un gros bobard pour que ça finisse par devenir Vérité.

  • En tout cas, ça fait plaisir de voir quelqu’un qui ne gobe pas l’information sans réfléchir! Je me souviens avoir un peu tiqué en lisant l’article puisqu’il me semblait avéré qu’il y avait une faible augmentation de la température globale, justement de l’ordre de quelques dixièmes de degrés par siècle.

    Bref, le GIEC est quand même dans les choux, mais ce n’est pas vraiment une surprise…

  • Une double réponse à Acrithène, qui s’aventure à mon avis sur des terres qu’il ne connaît pas très bien:
    – il faut évidemment prendre en compte l’incertitude sur les données, et un réchauffement de 74 millièmes de °C en 16 ans est bien insignifiant ;
    – il est vrai que l’on a recherché la durée la plus longue sur laquelle on pouvait affirmer « pas de réchauffement », les sceptiques le revendiquent d’ailleurs (donc ce n’est pas une manoeuvre fallacieuse), car les principaux « modélisateurs » du GIEC ont publié en 2008 un article expliquant que les modèles dont les résultats était publiés dans l’AR4 de 2007 excluaient à 90% ou 95% un tendance nulle pendant 15 ans, d’où la jubilation des sceptiques désormais.

    D’autre part, le El Nino est généralement daté de 1998 plutôt que 1997, et je viens de remarquer en regardant les courbes qu’elles sont complètement incohérentes : dans « Anomalies de température vs 1960 – 1990″, 1997 est plus chaud que 1998 ; dans Anomalies de température vs 1997 – 2012 », c’est 1998 qui est plus chaud que 1997, ce qui me semble plus conforme à ce que je pensais, mais fait du coup douter de la fiabilité de ces données : le déplacement du « zéro » de la courbe ne devrait pas changer les classements entre années ! À creuser…

    • Je m’aventure sur une terre que je ne connais pas du tout, mais pas davantage que les auteurs de 90% des articles sur le sujet sur Contrepoints.

      • Pas faux. Ça me chiffonne quand même cette histoire de 1997 et 1998 qui sont chacune plus chaudes l’une que l’autre…

        On peut voir ici http://www.metoffice.gov.uk/research/monitoring/climate/surface-temperature que l’année 1998 est « plus chaude » que l’année 1997 pour tous les instituts de mesure (en réalité les deux intervalles de confiance à 95% ne sont pas disjoints mais 0,15° de différence mesurée en moyenne entre les deux années doivent bien se voir sur le graphe, ce qui indiquerait que le premier graphe de l’article est faux (et donc celui des climato-sceptiques), même si ça ne semble pas changer grand chose à la régression linéaire).

        Mais comment pouvez-vous passer du premier faux au second vrai en retranchant simplement une moyenne globale, c’est un mystère pour moi. En faisant varier les paramètres avec Woodfortrees, il semblerait que ce graphe soi-disant début 1997- fin 2012 soit plutôt fin 1997 – fin 2012 et que la légende temporelle ait été décalée. Si on examine par exemple les pics négatifs, ils ont lieu sur le graphe entre 2000 et 2001 et entre 2007 et 2008, alors que sur Woodfortrees.org on les retrouve quelle que soit la source choisie vers 2001 et pile sur jan 2008. Étrange…

        On peut constater au passage l’incertitude de la température moyenne sur une année : l’intervalle de confiance à 95% a une largeur de 1,9°C, donc les tendances mesurées sont effectivement négligables.

  • Le premier graphique montre que la température serait en moyenne de 0,5 degrés de plus que pendant la période de référence. Cela voudrait dire qu’il y a eu un réchauffement de 0,5 degré, mais cela ne veut pas dire que le réchauffement continue. En traçant une simple moyenne mobile, on voit bien que quelque soit le point de départ entre 1990 et 2000, la moyenne mobile n’est plus orientée à la hausse depuis 2001. Donc il y a bien une panne dans le réchauffement sur la base de ce graphique.

  • Question : tout part de l’écart à une moyenne de 14°C… Un chiffre très rond… trop rond. Non ?

    Partant de là, analyser le nombre de points au dessus vs. le nombre de points en dessous semble questionnable…

    Quelle aurait dû être la moyenne pour qu’on soit à 50% de points hauts et 50% de points bas ? 14.02 °C au lieu de 14.00 ? peut être 14.03 ?

    Quelle serait la signification mathématique de ces 0.02 °C ?
    Bref… ne fait-on pas toujours dire ce qu’on veut aux chiffres ?

    2003, année de la canicule, n’apparaît pas du tout…
    Peut on faire des statistiques avec des données purement stochastiques ? Et peut on vraiment trouver un sens à des variations infimes dans des données stochastiques ? Je ne sais pas, mais on dirait que tout le monde essaye…

    De même, ces données ne sont pas assorties d’un calcul d’erreur… Si certaines mesures sont faites à 1°C près… que peut on encore conclure ?

    • ChrisDeFouRire : « Question : tout part de l’écart à une moyenne de 14°C… Un chiffre très rond… trop rond. Non ? »
      ————————
      Les écarts donnés ne sont pas par rapport à la « moyenne de 14°C », vu que personne n’est fichu de savoir la température moyenne de la Terre, mais par rapport à la moyenne d’une période de référence de 30 ans, en l’occurrence 1950-1979 (il semblerait qu’ils aient décalé ça récemment à 1960-1989 dans HadCruT V4).

      Remarquez que cet écart, que tout statisticien appellerait déviation, nos climastrologues l’appellent officiellement une « anomalie », un terme chargé jusqu’à la gueule bien évidemment, comme ils appellent « acidification » une moindre alcalinité (totalement hypothétique) des océans, signe évident d’une pseudo-science.

  • hippolyte canasson
    28 février 2013 at 13 h 30 min

    bon, bon.
    mais quelle relation avec la teneur en co2 qui elle augmente pour la même durée.
    la question n’est pas réchauffement ou pas, d’ailleurs ça n’est plus nommé réchauffement mais déréglement, ce qui est une manière d’aveu, la question est la causalité

  • mauvais article.
    1) l’aire sous la courbe.
    Si le « rouge » dépasse le « bleu », cela veut dire, et seulement ça, que l’objet a été en moyenne plus haut qu’au début et à la fin ; autrement dit, il est monté puis est redescendu. Mathématiquement ça signifie que l’objet est soumis à une accélération vers le bas. Pas vers le haut ! L’archétype de ce genre de mouvement c’est le boulet de canon qui monte puis descend … en restent toujours au dessus du sol (zone « rouge » ) !
    A contrario, un objet qui a une trajectoire peu ou prou stable, a toujours autant de « rouge » que de « bleu ». C’est ce qu’on observerait avec un réchauffement (ou un refroidissement) constant.
    Et enfin, symétriquement, l’excès de bleu serait l’inquiétant signe d’un réchauffement de plus en plus rapide. Ce qui est exactement ce qu’on voit sur le troisième graphique sur la période 1999-2005.

    L’interprétation suggérée de cet indice par l’auteur est donc faite …. à l’envers !
    cet indice, en fait, donne de l’eau au moulin anti-réchauffement

  • Pour que Pachaury, le président du GIEC lui-même, consente à dire que « la terre ne s’est pas réchauffée depuis 17 ans », c’est qu’il doit bien y avoir quelque chose de vrai dans cette affirmation.

    Au vu du contexte « politique » et avec tous les spécialistes et moyens de calcul à la disposition du GIEC, si j’étais vous je regarderai de plus près où se trouve mon erreur, celle qui a inspiré cet article.

    http://wattsupwiththat.com/2013/02/22/ipcc-railroad-engineer-pachauri-acknowledges-no-warming-for-17-years/

    Et avant que vous ne réfutiez aussi ce site, laissez moi vous informer qu’il vient de recevoir le titre de « meilleur blog scientifique de l’année ».

  • 2) »On commence par choisir le point auquel on veut arriver, c’est-à-dire pas de réchauffement constaté fin 2012. On trace un trait horizontal. Ensuite, sur ce trait, on choisit la date qui nous arrange le plus, minimisant la tendance haussière en maximisant l’intervalle de temps. Et là, on trouve la fin de l’été 1997. Miracle ! »

    Et non, pas miracle.
    Parce qu’on ne peut simplement pas faire ça en cas de hausse continue, en tout cas pas sur des périodes significatives : ça peut marcher sur quelque années et en trichant en profitant des facteurs aléatoires qui l’emporte ponctuellement sur la tendance (autrement dit : en partant d’un pic vers le bas, ou en tombant sur un pic du passé, voire en faisant les deux), ou inversement sur périodes monstrueusement longues (en remontant aux dinosaures ?)

    En outre, il ne suffit pas que ça marche, il faut aussi regarder, comme en 1) plus haut, si la proportion de « au-dessus de la moyenne » est plus forte ou plus faible que celle de « en dessous de la moyenne ». Ce qui est une façon de mesurer si vous avez visé un pic du passé, auquel cas vous n’auriez réussit qu’à démontrer le réchauffement

    • Le problème (ou pas suivant ou on se place ans la durée humano-historique) est que les graphiques,et par la les données est qu’on peut on faire ce qu’on veut.

      Je n’ai pas d’ais tranché mai, il faut savoir que,
      – la Terre est un écosysteme complexe (toussa quoi!)
      – si on est d’accord la dessus, ce genre d’analyse ne me choque pas.
      – mai alors (question ouverte) pourquoi la calotte glacière fond à un rythme surprenant…

      et puis j’ai la flemme d’écrire le reste 😀

      • yallaaaaaah… désolé mon claier mange les touches…

      • alphatesla: « pourquoi la calotte glacière fond à un rythme surprenant… »

        Cette information vient des mêmes sources qui nous promettaient l’enfer et qui sont en train de se ramasser. La premier question serait plutôt « la calotte fond elle vraiment à un rythme surprenant, inhabituel ou inéluctable » ?

        Là aussi il y a quelques surprenantes surprises:
        http://www.pensee-unique.fr/oceans.html#polar

  • Enfin un débat entre climato-sceptiques qui fait honneur à Contrepoints.

    • CITOYEN: « Enfin un débat entre climato-sceptiques qui fait honneur à
      Contrepoints. »

      Tout à fait d’accord même si ça ne change rien a ce que dénoncent par ailleurs contrepoint et les sceptiques.

    • Le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique décrète et déclare un consensus scientifique. Or, la science n’est pas une question de consensus. Ça appelle à méditer.

      • Méditer, méditer, comme sur les articles rédigés par des économistes ou financiers en charentaises qui se transforment, le temps d’un dimanche, en paléoclimatologue, en spécialiste de la biologie moléculaire ou en physicien théoricien?
        Docteur en chimie organique, je m’interroge sur certains billets qui tournent autour de la science sur le site.

        • jerome : « http://climate.nasa.gov/scientific-consensus »

          C’est pas de la Nasa que vient la pétition de scientifiques qui se plaignent de l’instrumentation de la Nasa, du tordage de science et de la propagande du directeur, un rechauffiste notoire ?

          La vache de consensus !

          Cela dis les « 99% » de scientifiques ça passait encore il y a quatre ans, mais entre des prix nobel, d’anciens gros bonnet du GIEC, d’ancien kmher vert qui quittent le navire ça commence à faire beaucoup, mais vraiment beaucoup de monde qui n’ont pas l’air très « consensuel » sur le sujet. D’ailleurs une moitié des citations datent de 5-9 ans.

          Ce serait sympa de vous mettre à jour, surtout qu’avec les dernières données ça ne s’améliore vraiment pas pour les millénaristes.

  • twitter_sbouillo
    8 mars 2013 at 22 h 24 min

    Bravo Contrepoints pour ce début de cure de désintox.

    Pour poursuivre, n’hésitez pas à visiter la page http://www.climate.be/desintox de notre centre de recherche sur la terre et le climat.

    Et pour les plus motivés, pourquoi pas un petit exercice de démontage sur http://www.climate.be/demontage

    Merci Acrithène pour cet espoir de guérison

  • Les commentaires sont fermés.

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