G20 : l’irresponsabilité au sommet

Les plus hauts responsables des pays du G20 appellent ouvertement au laxisme budgétaire. Irresponsable.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

G20 : l’irresponsabilité au sommet

Publié le 23 février 2013
- A +

Les plus hauts responsables des pays du G20 appellent ouvertement au laxisme budgétaire. Irresponsable.

Par Patrick Smets, depuis Bruxelles, Belgique.

Le communiqué final du dernier G20 confirme implicitement que la dette publique est hors de contrôle. Les objectifs de réduction de la dette sont remis à plus tard à cause des conditions économiques mondiales et les pays sont invités à « prendre en compte les conditions économiques à court terme ». Ce langage codé signifie simplement que les gouvernements ne doivent plus prendre en compte une quelconque limite à leurs déficits budgétaires.

Cet appel au laxisme budgétaire intervient après des prises de position similaires du FMI et la remise en cause de la norme des 3% dans de nombreux pays européens. Nous constatons une fois de plus qu’il est impossible pour les institutions étatiques de se placer durablement dans une perspective de rigueur budgétaire. Rappelons que les déficits publics ne peuvent être financés que par le recours à l’emprunt et qu’ils sont la cause directe de l’augmentation de la dette publique.

Les dirigeants du G20 appellent donc concrètement à la continuation de la politique d’endettement permanent, malgré les dégâts évidents causés par cette politique partout dans le sud de l’Europe.

Il est inutile d’espérer une amélioration des finances publiques dans ces conditions et il est donc absurde de croire à un possible remboursement des dettes publiques occidentales.

En Belgique, seul le Parti Libertarien propose une véritable stratégie de sortie de crise face au système technokeynésien incapable de se réformer. Il faut commencer par apurer la situation budgétaire en annulant la dette publique. Ensuite, il convient de restaurer une monnaie saine appuyée sur un étalon-or. Enfin, la relance ne pourra venir que d’une baisse drastique de la pression fiscale et du poids de l’État.

Sous ces trois conditions seulement, nous parviendrons à éviter de nous retrouver dans la situation de la Grèce.


Sur le web

Voir les commentaires (3)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (3)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Johan Rivalland.

« La France peut-elle encore tenir longtemps ? », interroge Agnès Verdier-Molinié. Suscitant des adversités qui atteignent leur point culminant, comme vous pouvez le constater dans cette séquence montrant une opposition de points de vue qui atteint son paroxysme entre un Jean-Marc Daniel et un Christian Chavagneux connus pour avoir des idées très divergentes mais que l’on a connus plus mesurés et courtois dans leurs échanges.

La dette : potion magique ou poison mortel ?

Le recours massif à la dette n’a, en ... Poursuivre la lecture

dette
0
Sauvegarder cet article

Par Victor Fouquet. Un article de l'Iref-Europe

L’indigence de la culture économique en France résumée en un sondage : d’après l’enquête Odoxa-Aviva pour Challenges et BFM Business, 34 % des personnes interrogées estiment qu’il ne faudrait pas rembourser la dette contractée par l’État pendant la pandémie de Covid-19 ; 39 % des Français estiment qu’il faudrait la rembourser pour « une bonne partie avec une contribution exceptionnelle des grandes fortunes » ; 73 % suggérant de faire et l’un et l’autre…

Peut-on ne pas rembourser une d... Poursuivre la lecture

Par Simone Wapler.

"Great Reset", "grande réinitialisation", "nouveau Bretton Woods" : autant d’expressions pour désigner la prochaine remise à plat du système monétaire mondial.

Great Reset expression de Christine Lagarde du temps où elle présidait le Fonds monétaire international et retenue par le forum économique mondial qui se tiendra non plus à Davos mais à Genève en 2021.

Nouveau Bretton Woods pour le Fonds monétaire international désormais présidé par la bulgare Kristalena Georgieva.

La plupart des gens sont... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles