Trop d’impôts tue l’impôt aujourd’hui encore

Trop d’impôts tue l’impôt. L’adage doit être rappelé avec force à l’heure où la folie taxatoire de Hollande-Ayrault ne s’arrête pas.

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Trop d’impôts tue l’impôt aujourd’hui encore

Publié le 9 janvier 2013
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Trop d’impôts tue l’impôt. L’adage doit être rappelé avec force à l’heure où la folie taxatoire de Hollande-Ayrault ne s’arrête pas.

Par Michel de Poncins.

Trop d’impôts tue l’impôt. L’adage doit être rappelé avec force à l’heure où la folie taxatoire de Hollande-Ayrault ne s’arrête pas. Nous proposons l’adage inverse : moins d’impôts multiplie l’impôt. Avant de l’expliquer évoquons cette furie taxatoire.

Les sages autoproclamés du Palais Royal ont censuré la taxe à 75 % sur les hauts salaires. Elle serait injuste et confiscatoire dans certains cas. Quels que soient les arguties juridiques, c’est un raisonnement dénué de sagesse car tout impôt est confiscatoire. Quant à Hollande, il a promis sans tarder de la rétablir dès que possible par un texte adapté, ce sur quoi les connaisseurs disent que c’est impossible. Pour bien montrer qu’il ne perdait rien de son allant, il a remarqué que la majorité des nouveaux impôts prévus pour 2013 étaient passés sans encombre, ceci pour un total de plus de vingt milliards €.

Les médias ont détaillé le menu des réjouissances pour cette année 2013. Tout le monde est taxé : entreprises, riches,  pauvres, familles, retraités, titulaires de niches, stock-options, retraites chapeaux. Par exemple, pour un prétexte environnemental, le pouvoir, sans que personne ne proteste vraiment, vient de créer une écotaxe sur les camions : tout le monde en souffrira par réduction du pouvoir d’achat. Grâce à la solidarité républicaine, rien n’est prévu pour rogner les privilèges scandaleux des élus nationaux et locaux.

Expliquer l’adage

L’explication de l’adage et de son contraire est simple.  L’excès d’impôt ralentit nécessairement la croissance et, diminue donc la matière à taxer : au bout du compte l’impôt pourrait disparaître. S’il n’y a plus de riches, il n’y aura que  des pauvres pour payer.  L’adage inverse s’explique ; l’allègement et, mieux encore, la suppression totale de certains  impôts déclenche  la création de richesses.

A cet égard, il faut mettre en vedette le rôle des entrepreneurs, seuls vrais créateurs de richesse.  En combinant sans cesse des capitaux, du travail, de la recherche, et maints autres éléments, ils créent des surplus qui n’existeraient  pas sans eux ; ce type d’action est aussi bien valable pour l’entreprise d’un seul que pour celle de milliers de personnes. La suppression de certains impôts les frappant durement, déclenche le cercle vertueux de la création de richesse et augmente la base fiscale des impôts restants.

A Londres, il y a une nouvelle Silicon Valley qui fonctionne tres bien: Tech City. Le nombre de start-up y a triplé depuis deux ans, pour atteindre 700 entreprises. Les Français qui veulent fonder une start up sont sûrement attirés par Tech City. Des entrepreneurs importants avec des noms prestigieux quittent la France en disant qu’ils ne partent pas pour des raisons fiscales : personne ne les croit.

le honzec - vache a laitDes facteurs divers s’ajoutent  dans l’exode : instabilité des lois fiscales, risque de nationalisation, difficultés pour la transmission des entreprises. Les gens qui prennent des risques importants en créant une entreprise, veulent pouvoir récolter le fruit de leur travail.

Bien entendu, il ne peut être question de diminuer seulement des impôts, ce qui  ne crée pas de choc, car un impôt diminué revient toujours. Il faut supprimer complètement certains impôts bien ciblés : plus de déclarations, plus de fonctionnaires, plus de bureaux, plus de contentieux, plus de contrôles.

L’économiste Arthur Laffer avait bien mis en lumière l’adage en traçant sa célèbre courbe (de Laffer). C’est une modélisation économique fondée sur l’idée que la relation positive entre la croissance du taux d’imposition et la croissance des recettes de l’Etat (l’Etat étant défini au sens large, c’est-à-dire que le terme représente ici toutes les administrations publiques) s’inverse lorsque le taux d’imposition devient trop élevé. Cela vient comme expliqué plus haut de ce que les agents économiques  ne sont plus incités à travailler.

Un cercle vertueux

Dans la perspective du cercle vertueux, si un pouvoir voulait l’appliquer, il  devrait réfléchir à l’équilibre des comptes publics sous l’oeil attentif des marchés. Il pourrait s’appuyer sur le jeu mécanique du nouvel adage, mais cela risquerait de ne pas être rapide et suffisant.

Il serait impératif de faire des économies ; là aussi il ne faudrait pas se contenter de mesurettes. Les économies devraient être massives, immédiates et certaines. Dans un pays socialisé à 70 % la marge de manœuvre est immense.

Un pouvoir le fera-t-il ? Ce serait un coup de tonnerre, la France étant accusée par tous ses voisins de ne pas se réformer. Le  pouvoir actuel pourrait le faire : il faudrait  à cette fin qu’il abandonne ses intérêts électoraux pour s’occuper enfin du bien commun.

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  • Comment peut-il y avoir encore des gens qui pensent que trop d’impôts ne découragent pas celui qui les paie? Il est évident qu’au delà d’une certaine limite, l’impôt hatise l’évasion fiscale. Cette évasion peut se faire de différentes manières : investissement dans des niches, fuite à l’étranger ou baisse d’activité et donc de revenus (à quoi bon faire des efforts si ce sont d’autres qui en récoltent les fruits!). Au final, c’est l’innovation et la production qui en prennent un coup!

    • Hérétique. Sache que la Société ultra-néo-libérale, dans son infini méchanceté, a créé des riches et des pauvres, injustement. Ils SONT comme ça, par nature, de naissance, sans rien FAIRE. C’est ainsi et en plus, si on ne fait rien, les riches s’enrichissent indument, et les pauvres s’appauvrissent injustement. cé troporible. Il faut corriger cette injustice, par l’impôt et tout autre moyen qui sera forcément légitime, cela est juste et bon.

      Quant à l’innovation et la production, ô hérétique, sache que c’est « la société » qui les produit, pas les individus. Ça na donc aucun rapport ni de près ou de loin avec les individus, ni avec la façon dont l’état les traite.

      Que je ne t’y reprennent plus, et ne va surtout pas organiser des débats dans les écoles sur ce thème anti-social, mécréant.

      Vincent Peillon

      • Quel beau joli troll.
        Avec une très belle argumentation… inexistante.
        Et un texte… à vomir.

        Concernant l’article et la question de fin… : évidemment que non. On est en socialie Française quand même ^^

  • Un des problèmes avec la courbe de Laffer, c’est que la dynamique n’y est pas décrite. En effet, elle parle en le sous-entendant de l’équilibre à long terme obtenu. Au contraire, à court terme, la réponse à l’impôt sera globalement linéaire comme dans la partie basse de la courbe. C’est encore plus vrai quand le gouvernement ajoute des impôts rétroactifs ou modifie les règles fiscales le dernier mois de l’année ! Vive la France ! L’adaptation des agents économiques prend un certain temps. C’est après ce temps que l’on revient à la courbe de Laffer. Les nouveaux impôts rapportent donc à peu près ce qui étaient prévu puis s’érodent rapidement au fur et à mesure que les agents économiques optimisent leur situation en minimisant leurs impôts et en maximisant leurs intérêts propres. Cela peu prendre une multitude de forme : utilisation des niches fiscales, diminution de la consommation des produits et services sur-taxés, travailler moins, travail au noir, exil fiscal, …

  • Demander à un gouvernement de droite comme de gauche  » d’abandonner se intérêts électoraux pour s’occuper du bien commun » est risible. Pour eux les conséquences seraient terribles car en mettant en place des réformes libérales le plus grand nombre serait obligé d’aller bosser.

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