Le faux sauvetage de la Grèce

Le sauvetage de la Grèce ne règle rien et est une véritable bombe à détonation différée pour l’économie européenne.

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Le faux sauvetage de la Grèce

Publié le 8 janvier 2013
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Le sauvetage de la Grèce ne règle rien et est une véritable bombe à détonation différée pour l’économie européenne.

Par Charles Sannat, directeur des études économiques d’Aucoffre.com.

Les ministres de finances de la zone euro et la troïka (Commission Européenne, la Banque Centrale Européenne et le FMI) avaient trouvé une solution pour la crise de la dette grecque. En effet, il s’agissait de reporter les paiements des prêts d’une dizaine d’années. Les taux d’intérêt s’en retrouvaient d’autant réduits et la Banque Centrale Européenne pourrait racheter leurs obligations. Par ailleurs, cela signifiait que la Grèce allait obtenir 50 milliards d’euros dans les jours suivants afin d’éviter un défaut majeur. Les inconvénients de cet accord sont les engagements fermes que la Grèce doit respecter sous condition d’un plan d’austérité et d’autres mesures afin de parvenir aux objectifs. Cela comprend un ratio dette/PIB de 175% en 2016, 124% en 2020 et 110% voire moins en 2022. Cela relèverait bien sur d’un conte de fée. Mais, à dire vrai, la plupart des fonctionnaires qui ont pris part à un tel accord ne seront plus là dans 10 ans et ne se rendent pas compte qu’ils ont lâché une bombe à détonation différée sur la route.

Au début, on peut y voir un soulagement mais à long terme, c’est une toute autre histoire.

Pendant ce temps, l’OCDE a estimé que le PIB de la zone euro diminuerait de 4% sur l’année 2013 et celui des Etats-Unis de 2%. Leur recommandation s’oriente vers plus d’assouplissement monétaire et de relance.

L’Inde connait un ralentissement de son rythme de croissance du PIB, à 5.3% contre 5.6% auparavant, et une inflation en hausse à plus de 7% par an. La volonté politique se fragmente, les solutions se compliquant là comme ailleurs. Heureusement que d’un autre côté, ils ont compris la valeur de l’or …

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