Le clivage de la société française

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Bouc émissaire clairement désigné par la classe politique au pouvoir, l’entrepreneur vilipendé, crève ou s’exile.

Bouc émissaire clairement désigné par la classe politique au pouvoir, l’entrepreneur vilipendé, crève ou s’exile.

Un billet d’humeur de Yoan de Hautcastel.

Il existe un décalage énorme entre la réalité de l’économie française et le ressenti d’une bonne partie de la population. Pour un fonctionnaire ou un salarié lambda, la crise se limite à la hausse du coût de l’essence. En discutant autour de moi, je constate sans cesse cet incroyable clivage. Les entrepreneurs sont en train de mourir dans l’indifférence et le mépris. Bouc émissaire clairement désigné par la classe politique au pouvoir, l’entrepreneur vilipendé, crève ou s’exile. Jamais le clivage ne fut si important entre créateurs et consommateurs de richesses. Les seconds fantasment les premiers comme des nantis qu’il convient de tondre au nom d’une « justice fiscale » assénée par les députés et ministres PS. Certains élus se comportent ouvertement comme des chauffeurs de salles et attisent jalousie et haine. D’autres exigent la confiscation des biens et la déchéance de nationalité de ceux qui fuient un pays devenu détestable.

On met l’accent sur l’absurde taux à 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros, sur le rétablissement de l’ISF pour camoufler la réalité de l’assassinat en règle des petits entrepreneurs.

Benoit Hamon en remet une couche mais sait-il comment se finance une entreprise ? L’avenir de l’entrepreneuriat en France va-t-il se résumer au camion à pizza financé par la BPI ?

Il est impératif que les Français prennent conscience que le capital, si vilipendé, est la source de l’investissement. Sans capital, il n’y a pas d’investissement. Sans investissement il n’y a pas d’entreprise et par conséquent pas d’emploi. Et c’est valable aussi pour le « camion à pizza », pas seulement pour les « startups ». Pour ces dernières, c’est mort, l’investissement s’est tari en quelques semaines. La BPI financera quelques projets sur des bases sociales, politiques mais pas sur le potentiel économique.

2013 ne sera pas à croissance nulle comme le pronostique l’INSEE. 2013 sera un Armageddon économique en France et je suis prêt à parier que les politocards mettront une fois de plus les conséquences de leur échec sur le « néolibéralisme », épouvantail bien pratique, que personne n’a jamais vu et dont tous les minables, les escrocs et les salopards brandissent afin de continuer en sous-mains leurs basses œuvres destructrices.


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