Bastiat & le président anaphorique

Pourquoi la gauche est nocive et utilise des mythes pour avancer à pas masqués.
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Bastiat & le président anaphorique

Publié le 9 décembre 2012
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Lettre à mes amis français : pourquoi la gauche est nocive et utilise des mythes pour avancer à pas masqués.

Par Philippe Bouchat, depuis la Belgique.

Considérations générales

Frédéric Bastiat [1] – économiste français du XIXème siècle hélas bien plus connu aux USA et au Royaume-Uni qu’en France – avait l’habitude de dire :

Quand on s’attribue le mérite de tout le bien qui arrive, on encourt la responsabilité de tout le mal qui survient. Faut-il s’étonner que le peuple ait fini par croire que le bien-être lui venait d’en haut comme une manne céleste, et qu’il tourne maintenant ses regards vers les régions du pouvoir ? Ces espérances déçues seront la fatalité de la République.

Cette phrase permet de comprendre pourquoi le fossé entre l’individu et ses représentants va toujours croissant : à force d’affirmer que le volontarisme pouvait créer les conditions du bonheur, le monde politique a fait croire aux individus qu’il suffisait de revendiquer auprès de lui pour améliorer son sort.  Or, l’expérience montre qu’il n’en est rien !  À chaque espérance succède la désillusion.

Bastiat, pour expliquer ce phénomène, opère la distinction entre l’École économiste et l’École sociétaire.

L’École sociétaire – celle de la contrainte légale et de l’argent public comme moyen – prétend réaliser le bien-être du peuple par la voie directe, en augmentant le bien-être des masses, c’est-à-dire par l’accroissement de leurs consommations tout en diminuant leur travail. Comment ? En confisquant, par la voie fiscale, toute propriété à mesure qu’elle se forme. Or, on ne travaille pas seulement pour vivre au jour le jour. Parmi les stimulants du travail, le plus puissant peut-être, c’est l’espoir d’acquérir quelque chose pour ses vieux jours, d’établir ses enfants, d’améliorer le sort de la famille. Mais si vous arrangez votre système financier de telle sorte que toute propriété soit confisquée au fur et à mesure de sa formation, alors, nul n’étant intéressé ni au travail ni à l’épargne, le capital ne se formera pas ; il décroîtra avec rapidité, si même il ne déserte pas subitement à l’étranger [2].

Au contraire, l’École économiste – celle de la Liberté – demande qu’après avoir payé au gouvernement ce qui est indispensable pour maintenir la sécurité intérieure et extérieure, pour réprimer les fraudes, les délits et les crimes, et pour subvenir aux grands travaux d’utilité nationale, le peuple garde le reste pour lui.

Les tenants de l’École sociétaire sont faciles à identifier. Les socialistes, communistes, écologistes, bref tout ce que compte la gauche en fait partie. Sur bien des aspects, la droite conservatrice en fait également partie. Hayek parlait d’ailleurs des socialistes de tous les partis pour désigner les collectivistes (Hayek parlait de « planistes ») de gauche et de droite.

Les tenants de l’École économiste sont les libéraux dans l’acception authentique du terme, classique du XVIIIème siècle, soit aujourd’hui, en France, les quelques partisans d’Alain Madelin et quelques rares cadors de la droite.

Cette large digression permet déjà de mettre en lumière le mal français (largement transposable dans d’autres pays) : le volontarisme dirigiste s’appuyant sur la contrainte légale et le recours massif à l’argent public comme moyen.

Ainsi, à titre d’exemple, quand Sarkozy propose les accords compétitivité-emploi dans les entreprises pour permettre aux salariés de directement négocier avec leur direction leurs salaires et nombre d’heures travaillées, le candidat socialiste, devenu entretemps président, rétorque que cette mesure n’est pas bonne « parce qu’elle met à mal le caractère légal du nombre d’heures travaillées ». Hollande s’affiche clairement comme étant plus « sociétaire » que Sarkozy (pour reprendre la terminologie de Bastiat).

Ne serait-ce donc que sur base de cette seule considération générale, on peut déjà en inférer que Hollande est nocif pour la République.

Mais allons plus en avant dans l’analyse.

Considérations particulières [3]

« Moi Président ». Reprenons l’anaphore prétendument improvisée d’Hollande lors du débat TV avec l’ancien président Sarkozy. Qu’est-il arrivé depuis son accession à la magistrature suprême ?

  • Fuite des capitaux et des grosses fortunes (notamment vers la Suisse et la Belgique), ce qui entraîne une diminution des recettes fiscales et des investissements.
  • Aggravation du taux de prélèvement obligatoire global, ce qui prive les individus et les entreprises de moyens.
  • La peur du lendemain met la pression sur les dépenses : en effet, l’épargne augmente sans être consommée. L’épargne n’est donc plus un levier de croissance, ce qui signifie que, pour repartir à la hausse, la croissance devra être arrachée à l’exportation. OR le prétendu choc fiscal de 20 milliards sera octroyé, sous forme de crédit d’impôts à tous les secteurs, diminuant ainsi l’impact sur les secteurs exposés à la concurrence internationale.
  • Augmentation de la fonction publique de 61.000 unités et donc de l’endettement pour les payer (non pas sur 5 ans comme il le prétend mais pendant 40 ans !). Il convient de rappeler que, pendant l’ère de Mitterrand, le nombre de fonctionnaires a crû de 1.200.000 unités ! Quant aux RTT, elles sont passées, en moyenne, à 3 semaines, de sorte que le nombre de semaines légales de congés s’élève à 8 (5 semaines de vacances + 3 RTT) alors que la moyenne européenne est à 4 ! En outre, le ratio fonctionnaires/population active est de 12% en Allemagne et en UK, alors qu’il est de 21% en Grèce et en France, rognant ainsi le secteur privé.
  • Décision de fermer une centrale nucléaire durant son quinquennat (Fessenheim), alors que l’Autorité de sécurité nucléaire l’estime sûre, de diminuer la part du nucléaire à 50% de la production d’électricité et de confirmer le moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste. Quand on sait que, en 2011, le déficit commercial français était de 75 milliards € (contre un excédent allemand de 121 milliards €) et que, sur ces 75 milliards, les ¾ proviennent de l’importation de produits énergétiques, la situation voulue par la gauche ne peut être décrite que comme irresponsable et nocive pour le pays !
  • Hollande n’a pas encore compris que ce n’est pas le manque de croissance qui explique la persistance du chômage, mais l’enchevêtrement de dispositifs et d’aides multiples et divers, au lieu de réformer en profondeur le marché du travail.
  • En outre, quand on est bénéficiaire du RMI/RSA, on jouit également de 12 aides financières complémentaires différentes qui, lors de la reprise d’un travail, disparaissent, ce qui rend le travail non attractif.
  • La création d’entreprises doit être stimulée, alors que 2/3 ne travaillent pas encore, pas ou plus (40,5 millions de Français sur 65 millions d’habitants). Sur le 1/3 qui travaillent (24,5 millions), seuls 18 millions travaillent dans le privé et participent donc à la création de la richesse : 18 millions sur 65 millions = 28% => 72% vivent aux dépens du privé ! Ce n’est plus suffisant à l’heure de la concurrence effrénée de la mondialisation et aux coûts croissants du vieillissement : il faudrait créer 5 millions d’emplois privés supplémentaires pour y arriver, soit aller arracher la croissance à l’étranger et donc renforcer sa place concurrentielle, accroître la compétitivité de nos entreprises. Or que fait Hollande ? Il ne touche pas aux aides des RMIstes/RSAistes ; il opère une relance keynésienne de la croissance (budgétivore) et crée de nouveaux dispositifs d’aides comme le contrat de génération. Le contraire de ce que le bon sens commande !

On le voit, Hollande et la gauche ne sont pas en mesure de diriger la France ; bien pire, ils sont nocifs pour la 5ème puissance mondiale et, par effet d’entraînement, pour l’Europe.

II faudrait que le peuple de France se réveille, mais il est vrai que la gauche excelle dans l’art des mythes à l’encontre de son rival de droite, allant même jusqu’à masquer ses propres scandales !

Prenons quelques exemples de mythes utilisés par la gauche qui constituent en réalité des mensonges éhontés !

1/ Les cadeaux fiscaux aux riches ? Mensonge ! La France est le seul pays à avoir maintenu l’ISF. Même des pays socialistes l’ont supprimé. En outre, les diminutions des prélèvements sur les plus hauts revenus n’a été qu’un alignement sur les autres pays, afin d’éviter l’exode fiscal.

2/ Les fermetures d’entreprises ? Mensonge ! Fidèle à la théorie schumpétérienne de la destruction créatrice, la France a certes perdu 2.000.000 d’emplois ces dernières années, mais il y a eu autant de créations d’emplois dans d’autres secteurs. Pour être correct, il faut plutôt parler de mutations d’emplois. Sait-on que 60% des emplois qui seront occupés dans 20 ans ne sont pas encore connus aujourd’hui ? En outre dans l’industrie, on est passé d’une moyenne de 20,5 emplois perdus/mois de 1980 à 2002 à une moyenne de 16 emplois perdus/mois de 2002 à 2012. Il est donc faux d’imputer une désindustrialisation à Sarkozy.

3/ La pauvreté du salariat due à la richesse des grands patrons ? Mensonge ! Les 20 plus grandes fortunes de France totalisent une fortune de 115 milliards € en 2011, alors que le patrimoine national, la richesse de tous les Français est estimée à 12.900 milliards €. La richesse des plus riches ne représentent que 0,8% de la richesse nationale.

4/ Des inégalités de salaires croissantes ? Mensonge ! L’INSEE – officine étatique de la gauche pour les statistiques économiques et sociales – affirme que le rapport entre les salaires des 10% les plus riches et ceux de 10% les plus pauvres est de 50 ; bien évidemment l’INSEE oublie de dire que les salaires des plus riches sont présentés avant impôts et redistributions sociales, alors qu’après ces prélèvements, le rapport tombe à… 3,5 ! Ce qui fait dire à l’OCDE (oh la méchante officine de droite) qu’en France les inégalités salariales ont diminué ces 10 dernières années !

Résumons-nous. Hollande et la gauche sont nocifs pour l’économie française. Ils mentent pour diaboliser leur adversaire de droite. Faut-il d’autres arguments pour vous convaincre ?

Oui, je sais, les bien-pensants de la gauche bobo, celle qui incite à manifester, en restant bien au chaud chez elle ou en faisant les fanfarons dans les médias, ces bien-pensants vont vous rétorquer, pensant avoir trouvé l’arme ultime pour vous convaincre de la pertinence de leur action : la droite et Sarkozy n’ont aucune éthique et possèdent de nombreuses casseroles !

Ce faisant, la gauche va jusqu’à oublier ses scandales qui l’empêchent de faire la morale à la droite. Quelques rappels :

  • l’affaire DSK
  • le financement occulte de la fédération PS du Nord-Pas de Calais
  • les écoutes téléphoniques de Mitterrand
  • le Rainbow Warrior
  • Emmanuelli et l’affaire URBA
  • le suicide inexpliqué de Bérégovoy
  • l’éducation de Mazarine aux frais du contribuable français
  • la zone d’ombre de Mitterrand sous Vichy

Voilà, amis Français, dîtes-vous bien que Hollande président, c’est une politique économique qui aggrave votre situation quotidienne ; Hollande président, c’est le règne des mythes mensongers ; Hollande président, c’est l’omerta sur les affaires de la gauche !

—-
Notes :

  1. Source : Frédéric Bastiat, « Funestes illusions », in Journal des économistes (1848) sur www.bastiat.org.
  2. Pour reprendre Sarkozy, lors de son débat contre Hollande le 2 mai 2012, « la différence entre vous et moi, c’est que moi, je veux moins de pauvres et vous moins de riches ».
  3. Source : Yves Bontaz, « Ouvriers, fonctionnaires, chômeurs… Pourquoi ils vont voter Sarkozy. Le cri d’un entrepreneur pour éviter la faillite et relancer l’économie. », Laffont Presse, mars 2012.
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  • Vous avez oublié ce scandale d’Etat qu’est l’affaire du sang contaminé.

    Une petite erreur : les fonctionnaires embauchés ne seront pas payés pendant 40 mais jusqu’à leur mort. Ne cotisant pas à une caisse de retraite, leur pension est payée directement sur le budget de l’Etat.

    • Bonjour Théo 31! Je me suis limité à certains scandales volontairement; j’aurais pu ajouter l’amiante aussi. Pour le paiement des fonctionnaires, vous avez bien entendu raison, je me suis limité à une carrière moyenne, mais le paiement a lieu évidemment jusqu’à la mort. Bon dimanche! PhB

  • « et pour subvenir aux grands travaux d’utilité nationale »

    Que voulez-vous dire? Cela me semble être une brêche dans votre argumentaire pour un Etat limité, dans laquelle le premier collectiviste venu viendra s’engouffrer. En effet, étudiant le droit, je suis bien placé pour savoir à quel point la notion « d’utilité nationale » est retorse.

    • Cette expression est empruntée à Bastiat : à cette époque, la France sortait de l’économie agricole et connaissait sa révolution industrielle. Les travaux d’utilité nationale étaient donc nécessaires pour apporter les infrastuctures. Mais, effectivement, dans le contexte actuel, n’importe quel planiste y verrait une ouverture, sauf si, comme Milton Friedman, ces travaux sont effectués pour pallier des effets de voisinage trop coûteux pour le privé. Merci de votre réaction. PhB

      • C’est une des problématiques actuelles concernant les « grands travaux », copiés sur les relance de Roosevelt dans les années 30. Dans un pays riche comme la France, déjà bien doté en infrastructures, la plupart des investissements massifs envisagés n’augmenteront que très peu la productivité du pays. Aux Etats-Unis des années 30, remplacer des pistes par des vrais routes ou électrifier et créer des barrages géants, ou bâtir des ponts à la place des bacs étaient des révolutions au niveau de la productivité du pays. Quand on compare aux investissements proposés par les plans de relance chez nous, on voit bien la différence. La plupart des lignes de TGV ne font que gagner au mieux qu’une heure : le résultat ne sera que de créer un concurrence face à l’avion, pas un nouveau service. Idem pour les nouvelles autoroutes ou contournements qui ne révolutionneront pas la vie des français. L’aéroport Notre-Dame des Landes est l’exemple type : il va remplacer un aéroport existant qui pourrait suffire avec quelques améliorations par un autre plus luxueux et moins pratique car plus loin de la ville engloutissant ua passage beaucoup d’argent et de terres agricoles productives. Il semblerait même que pour Airbus, l’ancien aéroport ait besoin d’être maintenu … Donc à moins de trouver des infra-structures augmentant vraiment la productivité global du pays, les plans de relance à la mode sont globalement nocifs. J’ajoute que nos politiques sont accros aux nouveaux investissement et n’aiment pas trop les améliorations de l’existant pourtant généralement beaucoup plus rentables …

  • Monsieur Bouchat bravo et merci pour cet article qui synthétise les contradictions de la présidence Hollande. Au plaisir de vous relire.

  • Tres bon article. Il ne reste plus qu à inventer la machine à reveiller le Français…il faut beaucoup de puissance en tout cas.

    • Comme on dit, 1.000 difficultés ne font pas le doute : on arrivera à les réveiller; faut juste espérer que ce sera avant qu’il n’y ait trop de dégâts irréversibles! Bon lundi et bonne semaine!

  • Charentais libéral
    10 décembre 2012 at 12 h 06 min

    Si vous voulez + d’informations sur la gauche et ses casseroles : lire le livre de Jean Robin (Enquêtes et débat) qui vient de sortir : « Le livre noir de la gauche »

    • Cher Charentais Libéral, merci pour cette précieuse info; je suppose que ce livre est en vente dans toutes les bonnes libérairies selon l’expression consacrée. Bon après-midi! PhB

  • pays de rouges, pays d’abrutis profonds…
    (Un proverbe libéral..)

  • Article qui tape juste sur les exactions de Normal 1er et de la gauche mais qui a l’énorme défaut de croire que la droite vaut mieux (mais si l’auteur est un Belge vivant en Belgique, il peut être excusé: peut-être que la droite belge est moins anti-libérale que la droite française?).

    Désolé de casser vos espoirs mais la droite français, et Sarko en particulier, ne valent pas mieux: ils sont tout aussi anti-libéraux que la gogoche, même si c’est d’une façon légèrement différente…

    D’ailleurs, l’auteur évoque les quelques « rares cadors de la droite » libéraux. Où sont-ils? Les seuls (et effectivement rares) très vaguement libéraux se comptent sur les doigts de la main et sont inconnus du grand public. On ne peut donc pas les qualifier de « cadors »…

    • Bonjour Mateo. Non la droite belge (francophone) n’est pas libérale au sens où nous l’entendons mais, comme la plupart des membres de l’UMP en France, plutôt conservatrice. Je sais pertinemment que la droite ne vaut pas mieux que la gauche quand elle est conservatrice (Hayek ne parlait-il d’ailleurs pas des socialistes de TOUS les partis ?), mais entre la peste de gauche et le choléra de droite, je choisis le moindre mal, car si cette droite n’est pas libérale, je pense que c’est de ses rangs (et du PLD bien sûr!) que le libéralisme peut éclore un jour et non du PS… Bonne matinée! PhB

      • Je dois être un éternel pessimiste alors, parce-que moi je ne crois pas en l’éclosion du libéralisme au sein cette droite là (je parle de l’UMP). Du moins à court et moyen terme…

        À mon avis, fonder ses espoirs sur la droite française pour les libéraux, c’est l’assurance d’être déçu, c’est l’assurance d’être leur cocu systématique (et je ne fais pas référence au « métier » dont parle Brassens).

        • vous n’êtes pas pessimiste mais réaliste et j’essaie d’être optimiste; juste une question de nuance. mais quid de la jeunesse UMP : est-elle aussi conservatrice que ses aînés ?

          • En tout cas ça fait plaisir de voir un auteur qui répond à tous les commentaires, y compris ceux qui ne vont pas tout à fait dans son sens.

            PS: je ne fréquente pas de jeunes de l’UMP. Enfin si, j’en connais un ou deux mais les discussions restent très… comment dire… terre à terre: c’est pas avec eux que je vais discuter de philosophie du droit ou de théories économiques… C’est plutôt du niveau « moi je préfère Fillon, il parle mieux » ou « y’en a marre des étrangers qui viennent toucher les allocs ». Attention je ne dis pas qu’ils sont bêtes, y’a souvent du « bon sens » mais ils restent très fortement influencés par la mentalité franchouille générale, dur de leur expliquer par exemple que la mécanisation ou le fait de faire fabriquer à l’étranger ne détruit pas l’emploi…
            Par contre la dernière fois j’ai fait mouche: j’expliquais que sur un tas de sujets les Français se « foutent sur la gueule » uniquement parce que tout est collectivisé. J’ai pris l’exemple de la question des notes à l’école et j’expliquais que pour un libéral c’était un faux débat, car dans un système libéral, chaque école serait libre de de choisir et les parents seraient libres de choisir leur école, ainsi ceux qui seraient contre enverraient leurs enfants dans une école où il n’y pas de notes, ceux qui seraient pour enverraient leurs enfants dans une écoles où il y a des notes, et il n’y aurait pas de débat, pas de conflit. J’ai fait la même démonstration avec les 35h, et expliqué que si la liberté était respectée, ce débat n’aurait pas lieu.
            J’ai aussi fait mouche au sujet du coût de la sécu, en prenant mon exemple favori du Français moyen qui gagne 1500€ net / mois et sur le travail duquel on prend chaque année 15000€ pour financer la sécu (en expliquant au passage l’illusion de la dichotomie chargés salariales / charges patronales). Et en concluant bien sûr par: « tu crois pas que si on le laissait utiliser librement ces 15000€ il pourrait se payer une assurance santé 5 étoiles et une assurance retraite bien meilleure que ce que nous promet la retraite par répartition? ».

            Hum… Je me suis laissé emporter sur le coup, quelle digression!

          • C’est normal de répondre : un texte ne vit que parce qu’il est lu et, idéalement, débattu et commenté. Donc, en répondant, même aux critiques négatives, je ne fais que renvoyer l’ascenceur. Merci pour votre digression qui est très juste et qui prouve non seulement à quel point vous avez compris le libéralisme, mais aussi à quel point nos compatriotes (je suis Wallon donc bientôt Français j’espère) sont aveuglés et désinformés, d’où l’utilité d’un média comme @Contrepoints. Sur ce, belle journée! PhB

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