Pour une journée européenne de la chute du mur de Berlin

Il y a 23 ans, le 9 novembre au soir, chutait le mur de Berlin. Cette date pourrait être une journée européenne pour célébrer la paix et la lutte contre tous les totalitarismes.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Pour une journée européenne de la chute du mur de Berlin

Publié le 11 novembre 2012
- A +

Il y a 30 ans, le 9 novembre au soir, chutait le mur de Berlin. Cette date pourrait être une journée européenne pour célébrer la paix et la lutte contre tous les totalitarismes.

Par Vladimir Vodarevski.

Rostropovitch donnant un concert après la chute du mur de Berlin – Musée Grévin

Le 9 novembre 1989 tombait le mur de Berlin. Aujourd’hui, il y a des journées en l’honneur de beaucoup de choses. Mais je n’ai pas entendu parler d’une journée de commémoration de la chute du mur de Berlin. Pourtant, voilà qui pourrait être le jour de la fête de l’Europe. En effet, cette chute du mur de Berlin a beaucoup de signification.

C’est d’abord la véritable fin de la deuxième guerre mondiale. Celle-ci avait commencé par l’attaque de l’alliance des nazis et des communistes contre la Pologne. En 1945, l’Europe de l’Ouest était libérée, grâce à l’aide des États-Unis d’Amérique, mais l’Europe de l’Est subissait le joug communiste, qui engageait alors la guerre froide par la menace qu’il faisait peser sur le monde libre.

Ensuite, cette date doit nous rappeler une partie des causes de la seconde guerre mondiale, causes dont l’Europe a pris le contrepied pour se construire. En 1929 s’est déclenchée une crise économique aux USA, provoquée par la politique de crédit facile de la banque centrale US. Le président des États-Unis d’Amérique Edgar Hoover a aggravé cette crise, notamment par des mesures protectionnistes (Voir à ce sujet La grande dépression démystifiée, La vérité sur la grande dépression et le New Deal, et Les vérités sur la crise de 1929). Or, nous connaissons aujourd’hui une crise provoquée à nouveau par la politique de crédit aux USA. Et les politiciens commencent à accuser la concurrence déloyale de l’étranger comme cause de la crise, tout en appelant au protectionnisme. Un devoir de mémoire apparaît indispensable en l’occurrence.

D’autre part, la chute du mur de Berlin n’a pas été provoquée par l’extérieur, de même que la chute des pays communistes. Ce sont les citoyens des pays communistes qui ont fait tomber le communisme. Pour une raison très terre à terre : le communisme ne procurait pas de bonnes conditions de vie. Le bien-être est mieux assuré par une économie libérale que par une économie communiste. Le communisme se caractérise par deux classes sociales. La classe des nantis, les gouvernants apparatchiks, qui ont tout. Et le peuple, qui survit. L’économie de marché est critiquée pour ses inégalités, mais le plus pauvre a plus de bien-être que le citoyen moyen d’un pays communiste. La répartition des richesses est plus équitable que dans le communisme, ou le socialisme. La chute du mur est le symbole de l’échec social du dirigisme, et de la victoire, sur le plan des conditions sociales de vie, de l’économie de marché.

La chute du mur de Berlin, c’est aussi, bien sûr, une grande victoire de la liberté sur ce totalitarisme qu’est le communisme.

Enfin, le 9 novembre rappelle la raison première de la création de l’Union Européenne. Ce n’est pas l’économie. C’est la paix.

Le 9 novembre pourrait donc être une journée européenne de la paix, de la lutte contre le communisme, le nazisme, et tous les totalitarismes, ainsi qu’un rappel des catastrophes que peuvent provoquer le protectionnisme et l’interventionnisme en matière économique et sociale.

—-
Sur le web.

Lire aussi : La chute du mur : une perspective personnelle une génération après

Voir les commentaires (2)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (2)
  • Ces profs. demi-éduqués de l’éducation nationale ne se sont pas targués de nous faire une explication de texte ni des gloires du communisme, ni de la signification que la chute du mur de Berlin avait pour l’Europe. Silence radio, il y avait dissonance cognitive chez les idéologues (et encore j’imagine).

  • Absolument. Très bonne idée.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
Un grand penseur et un grand passeur

Au total, les options politiques et les valeurs qu’il défend font de lui un libéral, mais un libéral d’une espèce un peu curieuse puisqu’on a pu dire de lui qu’il a passé sa vie à aller à gauche en tenant des propos de droite et à droite en tenant des propos de gauche.

Quand en 1980, on lui demande s’il est le dernier libéral, il revendique son libéralisme mais répond :

Non. Aujourd’hui il y en a beaucoup qui me rejoignent. À la limite, je pourrais être à la mode.

C’est aussi en libéra... Poursuivre la lecture

Première partie de cette série ici.

Seconde partie de cette série ici.  

 

 

L’opium des intellectuels

Ces intellectuels de gauche, dont Aron est si proche, à tout le moins par sa formation normalienne et philosophique, il les accuse de trahir leurs propres valeurs en se laissant subjuguer, à la fois par une doctrine du XIXe siècle que l’histoire a démentie, par un État dont la nature totalitaire devrait leur être odieuse et par un parti qui en est le représentant et l’exécutant dans nos frontières. Contr... Poursuivre la lecture

Christine Sourgins, historienne de l’art et esprit indépendant, est notamment connue pour ce courageux essai réédité en 2018. Un essai critique sur ce que l’on nomme l’Art contemporain, dont elle dénonce les mirages et vacuités.

Le terme « Art contemporain » lui-même résulte, selon elle, d’une manipulation de langage, qui vise à rendre dominante une partie de l’art vivant, s’en prétendant la totalité. À ne pas confondre avec l’Art moderne, qui en est d’une certaine manière l’antithèse, bien qu’il tienne de lui (et qu’il a détrô... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles