Ne laissons pas enterrer le rapport Gallois

Pour les entrepreneurs, le rapport Gallois propose quelques bonnes solutions, à mettre en oeuvre absolument, en parallèle d’une baisse massive des dépenses publiques.

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Ne laissons pas enterrer le rapport Gallois

Publié le 23 octobre 2012
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Pour les entrepreneurs, le rapport Gallois propose quelques bonnes solutions, à mettre en œuvre absolument, en parallèle d’une baisse massive des dépenses publiques.

Par Guillaume Cairou.

Louis Gallois en 2009

Alors que Louis Gallois est présenté depuis des mois par toutes les instances publiques comme l’auteur d’un rapport qui doit restaurer la compétitivité de la France, la presse rapporte une étonnante distanciation de la part du pouvoir qui l’a pourtant désigné à cette fin en raison de son indépendance.

Je lance un appel à l’ensemble des entrepreneurs de France afin qu’ils serrent les rangs derrière ce rapport. Nous, entrepreneurs de France, devons montrer que notre détermination est intacte et qu’une stratégie de terrain claire peut nous permettre de faire rayonner la France.  Ce que propose le rapport Gallois semble être ce que nous réclamons depuis des mois : travailler à une baisse du coût du travail, pour que les produits français soient moins chers, pour que les entreprises françaises puissent investir, embaucher, augmenter les salaires et exporter.

Il n’y a pas d’autres remèdes viables pour soigner la France de sa compétitivité en berne. Il faut une baisse des cotisations patronales et une réduction des cotisations salariales pour qu’enfin les dirigeants de PME qui envisagent de supprimer des emplois ou délocaliser, retrouvent confiance.

Nous entrepreneurs de France considérons que les mesures proposées jusqu’à aujourd’hui sont insuffisantes pour préserver nos salariés, nos entreprises et l’économie de notre pays.

Réduire massivement la dépense publique au delà des 10 milliards déjà prévus dans le projet de loi de finance débattu au Parlement est une urgence. Il faut tripler cet effort.

La question de la compétitivité ne peut plus être uniquement l’objet de comités, de réunions et de conférences. Elle doit être remise au cœur des préoccupations de notre Gouvernement parce que nous, entrepreneurs de France, la subissons au quotidien sur le terrain.

Comment voulez-vous créer des emplois en France si les charges qui pèsent sur le travail sont les plus importantes d’Europe ? Aujourd’hui, alors que la croissance est déjà à zéro dans beaucoup de nos entreprises, comment répondre à chaque salarié qui nous demande de compenser la perte de salaire entrainée par la suppression de l’exonération fiscale et sociale sur les heures supplémentaires ?

Dans une économie ouverte, soumise à la concurrence internationale, un financement assis aussi fortement sur le travail pénalise beaucoup trop l’emploi et la compétitivité à laquelle nous, entrepreneurs de France, sommes si attachés.

Veillons à contredire Alfred Capus qui affirmait « Toutes les vérités sont bonnes à dire, mais c’est nous qui ne sommes pas tous bons pour les entendre. »

À prises de risques égales, n’oublions pas une réalité simple : nous entrepreneurs de France gagnerons 3 à 4 fois moins après impôts que si nous étions anglais ou allemands.

Entrepreneurs de France, unissons-nous contre ce déni de réalité !

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  • Le rapport ferait l’apologie des deux richesses phares de la France, l’énergie nucléaire et les gaz de schiste. Ce avec quoi Jacques Attali est d’accord. C’est ce point particulier du gaz, naturel, pour lequel on s’interdit aujourd’hui l’exploRATIOn qui me semble le plus hallucinant.

    • Certes. le formatage des esprits, qui ne voient pas le problème dans cette interdiction, en dit long sur le contrôle du pays.

  • J’ai lu que le rapport envisageait de relocaliser une partie des charges sur les entreprises sur l’IR. Ce serait une très bonne mesure.

  • Ce que tout le monde oublie :
    Charges élevés
    ==> marges des entreprises faibles
    ==> investissement des entreprises faibles
    ==> R&D des entreprises faibles
    ==> Peu d’innovations, de nouveaux produits ou de conquête de marché
    ==> Peu d’embauche

    La baisse des charges ne crééra directement que très peu d’emplois. Elle les créera de manière indirect via les investissements réalisés. Mais le gouvernement a un autre plan. Il veut s’accaparer tout les éléments de cette chaîne à son profit. Via les charges élevés, il s’accapare les marges des entreprises. Il dit alors faire lui même les investissements via sa nouvelle banque publique, lui même la recherche via ses structures de recherche et d’innovation, lui même la stratégie via ses différentes agences et impôts différenciés. Bref, il veut casser le cercle vertueux du capitalisme au profit de l’Etat et de ses clients haut fonctionnaire. Il pense comme d’habitude que ses énarques sont plus à même de faire le travail des industriels tout comme Montebourg débarque après la bataille en reprochant après coup sans honte à PSA sa stratégie des 10 dernières années.

    • Exactement. Et cette même logique est appliquée aux ménages :
      On massacre toutes les possibilités d’investissement productif direct par un impôt confiscatoire, ainsi les particuliers sont obligés de passer par les véhicules relativement épargnés : Livret A (logement social) LDD (investissement dans les entreprises par l’Etat) et Assurance Vie (dette des Etats)

      Le PEA qui pouvait encore servir aux investissements productifs librement choisis par l’individu subit la TTF et sera par ailleurs réorienté vers les PME. A voir comment notre liberté sera une fois de plus restreinte.

    • Ces marges faibles n’ont pas qu’un impact sur l’investissement, mais aussi sur la survie et la dynamique de création des entreprises.

      Le tout ayant pour effet « collatéral » d’enferrer les individus dans le salariat, au grand bonheur des syndicats qui y voient des moyens d’accroitre leur pouvoir, et n’ont aucun intérêt à ce que la guerre de tranchées salariat contre capital se termine.

      En plus les salariés, n’ayant pas la possibilité d’investir dans leur entreprise, s’en remettent à l’épargne, et mettent des sommes faramineuses sous contrôle de l’État ou des banques qui en font n’importe quoi …

      Tout ça est une vrai machine à concentrer le pouvoir, et accroitre les inégalités de manière complètement injuste …

    • Nous avons là, sous nos pieds, ici & maintenant, un gisement d’énergie : du gaz naturel.
      Allons explorer, expérimenter, au moins une fois.

    • Les socialistes restent socialistes donc anti-libéraux.Ils ont compris la leçon de l’échec du collectivisme de l’URSS, mais leur but reste le même abolir la propriété privée. Au lieu de confisquer les entreprises et la proprieté individuelle, il contourne le probleme et font un travail de sape. Donc transport collectiviste et politique anti-transport individuel, logement collectiviste et politique anti-propriétaire (Foncier rare Taxe diverse Reglement absurde) ect…

      • Dans l’idéal collectiviste, ce processus devrait s’accompagner de l’appropriation des moyens de productions par les travailleurs … on n’en voit point poindre le nez.

        Donc non, ce n’est même pas du collectivisme, juste du délire étatiste centralisateur, un succédané de l’absolutisme verni de propagande.

  • Non la France n’est pas victime du collectivisme soviétique. Ici pas de nationalisation inutile.
    Juste une BPI , des impôts confiscatoires et des lois suffisent à planifier l’économie.
    Un système politique beaucoup plus proche du national socialisme.

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