Politique de la ville : une faillite à 90 milliards d’euros

Le coût total de la politique de la ville en France se chiffre à 90 milliards d’euros sur 25 ans. Pour quels résultats ?

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Politique de la ville : une faillite à 90 milliards d’euros

Publié le 10 octobre 2012
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Défrayant la chronique pour sa sauvagerie, le meurtre de Kevin et Sofiane, 21 ans,  fin septembre à Échirolles (Isère), illustre une nouvelle fois l’échec de la politique de la ville.

Un article du Cri du contribuable.

En 2013, le ministère de l’Égalité des territoires et du logement, prévoit de consacrer 525 millions supplémentaires aux « quartiers populaires », notamment avec la création de postes de médiateurs et « d’emplois francs ».

À la rentrée, le Qatar et la France ont, par ailleurs, annoncé le lancement d’un fonds en faveur des « territoires déshérités » doté de 100 M€ et abondé à parité par les 2 États. Cela fera 50 millions d’argent public tricolore en plus pour les cités.

Le tonneau des Danaïdes

Ces centaines de millions d’euros s’ajouteront aux dizaines de milliards déjà versés dans ce tonneau des Danaïdes budgétaire.

Dans une tribune publiée il y a près de 3 ans dans Valeurs Actuelles, le criminologue Xavier Raufer chiffrait à 90 milliards d’euros sur 25 ans le coût total de cette politique. Elle aurait coûté 50 milliards d’euros de 1989 à 2002, puis 40 Md€ supplémentaires avec le plan Borloo de 2003. Lequel plan promettait la rénovation des 165 quartiers français les plus dégradés et leur sécurisation.

À quoi ces 40 milliards d’euros ont-ils servi ?

Pas à réduire l’insécurité puisque les différends se règlent désormais en pleine rue et à coups de fusil d’assaut. Pas à favoriser la mixité sociale puisque les citoyens ordinaires désertent les banlieues dès qu’ils le peuvent pour échapper à la loi des bandes.

Pas à améliorer l’emploi dans des zones où le taux de chômage est le double de celui de la moyenne nationale. Ces 40 milliards ont été dilapidés sans que les objectifs du plan Borloo – réduire la fracture sociale – aient été atteints.

Pire, le fossé séparant les zones urbaines sensibles et le reste du pays a plutôt tendance à se creuser qu’à se combler, estime la Cour des comptes. Ainsi, la proportion de personnes vivants sous le seuil de pauvreté dans les « zones sensibles » est passée à 32,4% entre 2006 à 2009, soit 3 fois plus qu’ailleurs.

Associations fantoches

Déjà, au début des années 2000, l’institution de la rue Cambon dénonçait la distribution de subventions massives à 15.000 associations nourries par la politique de la ville, en allant jusqu’à évoquer une « machine sans compteur».

Le Sénat notait à son tour dans un rapport de 2007 consacré à l’efficacité de la politique de la ville que « l’évaluation de l’impact sur les quartiers des subventions versées par l’État est, dans l’ensemble, incomplète » et que des « objectifs et indicateurs de résultats ne sont que très rarement définis ex ante, ce qui est en partie lié au faible développement des conventions entre l’État et les associations bénéficiaires ».

Le Sénat notait aussi que vu l’hétérogénéité des rapports d’activité transmis aux préfectures par les associations, les « financeurs » ne disposent pas d’éléments d’appréciation « en dehors du ressenti qu’ils peuvent recueillir lorsqu’ils se rendent sur le terrain ».

Les fonds publics, observait également le Sénat, jouent un rôle de « subventions de survie » pour certaines associations aux priorités floues et pouvant employer des agents ou des locaux publics sans avoir signé de convention.

Il en faudrait davantage pour que  l’État à tire les leçons de cette faillite à 90 milliards d’euros. Le ministère du Logement vient d’annoncer  une « concertation opérationnelle » sur la politique de la ville entre octobre et décembre 2012, une loi pour 2013 et 150 000 emplois d’avenir pour les jeunes peu ou pas qualifiés des quartiers en difficultés.

À ce rythme-là, la barre des 100 milliards devraient être franchie d’ici à la fin du quinquennat. On parie ?

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Sur le web.

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  • Triste constat qui montre que le déficit budgétaire est artificiel. Si l’Etat abandonnait ses danseuses (logement, culture, transport, agences…), le budget serait excédentaire et on pourrait réduire notablement la charge fiscale, étape indispensable pour le retour à la croissance et la baisse du chômage de masse.

    • Seulement voilà : déficit, clientélisme et chômage sont parfaitement cohérents du point de vue des hommes de l’Etat. Je suppose que ceux-ci sont extrêmement compétents et coordonnés quand il s’agit de leur carrière. La main invisible du marché politique, en somme.

  • Est ce que la rénovation des batiments ou meme recontrcution de nouveaux est inclus dans les 90 milliards?
    Ca peut se revendre des batiments.
    Le quartier où a l’eu l’agression a l’air pas mal au niveau architecture, si on fot les quelques dealers et gros voyous en prison, comme dans la majorité des pays du monde, les logements pourraient etre revendus à bon prix.

  • 1996-2010 : Immobilier en Allemagne -24%, au Japon -21%, inversement proportionnel à la natalité (prix x 2,5 ici due à la pression démographique immigrée).

    grand bétonnage vert Duflot à venir (+19% de béton en 10 ans), etc …
    record de natalité du 93, sécu, police, chômage (40% des jeunes de banlieue),

    Croissance démographique 0,7% (à retrancher du PIB pour PIB/hab),

    ==> surface urbaine +19% en 10 ans atteignant 22%

    1999: 23% de la population à un grand parent immigré, 2010 : 1/3, en 2007 23,9% d’ enfants d’ origine immigrée, 2009 : 223473 sur 824641 naissances d’un parent immigré, sans compter les naturalisés évidemment …

    http://www.youtube.com/watch?v=uM4ii48BQIQ

    2 fois plus d’enfants, salaire 2 fois inférieur en moyenne, environ 1,6 fois plus nombreux à recevoir des allocations chômage, 3,8 fois plus représentés parmi les bénéficiaires du RMI, en moyenne 2,5 fois plus dépendants des aides au logement, nécessitant le financement d’un grand bétonnage, de plein de prisons et de plein de police, plombant l’enseignement … L’État du Benêtland est vraiment très fort de dégager un excédent budgétaire avec l’immigration … Il doit crouler sous les rentrées fiscales avec la souchiennerie … Il vient de qui le déficit alors ? Des retraités et des enfants … Car évidemment les immigrés à la retraite sont des naturalisés … et leurs enfants bénéficient du droit du sol, ça améliore grandement les statistiques …

    • A Yeti
      Un étranger de plus de 65 ans a droit au minimum vieillesse même s’il n’a jamais vécu, travaillé, cotisé en France
      Ce dispositif a été revoter à l’unanimité de nos députés,les mêmes qui nous demandent de cotiser plus longtemps pour une retraite mediocre.

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