Le socialisme en chemise brune

Le socialisme en chemise brune de Benoît Malbranque est un essai sur les dimensions socialistes du national-socialisme hitlérien, ses fondements idéologiques, sa politique économique, ainsi que les mesures sociales instaurées sous le Troisième Reich. Interview de l’auteur.

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Malbranque

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Le socialisme en chemise brune

Publié le 6 octobre 2012
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Le socialisme en chemise brune de Benoît Malbranque est un essai sur les dimensions socialistes du national-socialisme hitlérien, ses fondements idéologiques, sa politique économique, ainsi que les mesures sociales instaurées sous le Troisième Reich. Interview de l’auteur.

Par Georges Kaplan.

GK : Benoît Malbranque, vous publiez Le Socialisme en Chemise Brune, un « essai sur les dimensions socialistes du national-socialisme hitlérien. » Bénéficiez-vous d’une protection policière ?

BM : Vous pensez que je devrais ? (Rires). Non, d’ailleurs le livre relève de l’analyse historique et pas de l’essai polémique. Son objet n’est pas de dire que le socialisme est une forme de nazisme. Ce serait prendre les choses à l’envers. Mon objectif est d’apporter des réponses à une question en apparence assez banale, à savoir : Pourquoi Hitler intitula-t-il son mouvement National-Socialisme (Nationalsozialismus).

La plupart des historiens n’ont pas voulu prendre l’idéologie nazie au sérieux et ont prétendu sans même le prouver que le nazisme n’avait rien à voir avec le socialisme. Pourtant, Hitler se disait lui-même socialiste, Joseph Goebbels qualifiait son idéologie de « socialisme national », l’ancien numéro deux du parti, Gregor Strasser, disait travailler à une « révolution socialiste », et dans ses mémoires, Adolf Eichmann expliqua même que sa « sensibilité politique était à gauche ». Ce sont des éléments troublants, et cela pose question.

GK : Mais en quoi, précisément, les nazis étaient-ils socialistes ?

BM : Cela tient d’abord à l’histoire du mouvement. Quand il entra en politique, Hitler rejoignit le Parti Ouvrier Allemand, un groupuscule qui inquiétait l’armée par ses tendances communistes et révolutionnaires. Le programme politique de ce parti fut repris à l’identique quand, sous l’impulsion d’Hitler, il changea de nom pour devenir le Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands.

Le NSDAP se présentait comme un parti socialiste, opposé au capitalisme, à la haute finance, aux spéculateurs et aux grands patrons. Il promettait des nationalisations, l’interdiction du prêt à intérêt, l’éducation gratuite, et la mise en place d’un véritable État-Providence. Les Nazis critiquaient les socio-démocrates au pouvoir en disant que leur soi-disant « socialisme » avait abouti à un capitalisme encore plus prédateur et esclavagiste.

GK : Oui mais ça ce sont les promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent – c’est un peu comme quand le PS se dit socialiste : les nazis n’ont pas nationalisé toute l’industrie allemande que je sache ?

BM : Pour Hitler, ces questions étaient in-essentielles. Le régime de propriété n’importait pas. La conservation de la propriété privée n’empêchait pas l’intervention massive de l’État dans l’économie.

Et celle-ci fut effectivement massive. L’État indiquait ce qu’il fallait produire, en quelle quantité, et à quel prix. Il imposait aussi les sources d’approvisionnement et les circonstances de vente. Dès 1933, les industriels et commerçants récalcitrants furent envoyés à Dachau. L’inflation réglementaire toucha aussi le marché du travail. L’économie allemande était devenue dépendante du pouvoir centralisé de l’État Nazi, qui la dirigeait par des plans quadriennaux. C’est ce que les nazis appelaient la Zwangswirtschaft, l’économie dirigée.

Enfin, Les plans de relance massifs tant promis furent mis en place par le régime. Les politiques sociales incluaient des aides aux plus démunis, des allocations par dizaine, et des réductions d’impôts pour les plus pauvres et la classe moyenne. Surtout, les Nazis ont institué un système d’État-Providence que de nombreux historiens ont comparé au Welfare State inspiré par William Beveridge.

Dans Mein Kampf, Hitler avait longuement salué la nécessité d’un mouvement syndical puissant et influent. Pour en finir avec l’exploitation capitaliste, il créa ainsi un syndicat géant, le Front du Travail, et ce dès 1933. Les douze années du Troisième Reich le prouvent : le socialisme d’Hitler n’était pas un argument électoral. Comme disent les anglais, he meant it.

GK : Pourtant, ils n’entretenaient pas précisément de bonnes relations avec les partis de la gauche marxiste : au-delà de la propriété des moyens de production, ils devaient bien avoir quelques désaccords non ?

BM : Les relations entre Nazis et communistes étaient ambigües. Les Nazis étaient antibolchéviques parce qu’ils observaient que c’était un désastre et que les dirigeants russes étaient presque tous juifs. Mais en même temps ils reconnaissaient qu’au fond leur idéologie politique était juste. Goebbels disait que le bolchevisme était « sain dans son principe » et Hitler expliquera qu’entre nazisme et bolchevisme il y avait plus de points communs que de divergences.

Dans les deux partis, on reconnaissait de profondes similarités dans les programmes politiques. De fait, les années 1920 furent marquées par des allers-retours massifs d’électeurs entre le parti nazi et le parti communiste. Les différences concernaient principalement l’internationalisme, encore que Staline développa en URSS un « socialisme dans un seul pays ».

N’oublions pas non plus que les plus grands adversaires des marxistes étaient les socio-démocrates. La lutte entre les différents partis du courant socialiste a toujours été très vive. Les antibolcheviques les plus acharnés d’Europe étaient les communistes Karl Kautsky et Rosa Luxembourg, et les socialistes comme Léon Blum.

Les communistes, les Nazis et les socio-démocrates se combattaient les uns les autres parce qu’ils étaient concurrents. Les tentatives de rapprochement des uns vers les autres n’aboutirent jamais, au grand dam des Nazis. Goebbels travailla ardemment pour collaborer avec les leaders communistes et les socialistes. Dans une lettre ouverte destinée à récupérer l’électorat marxiste, il les appela même « mes amis de la gauche ».

GK : On a souvent souligné le soutien que les milieux d’affaires ont apporté aux nazis ; ce n’est pas très cohérent avec un parti qui se réclame du socialisme…

BM : C’est une très vieille rengaine. Ce sont les soviétiques qui ont accusé en premier les Nazis d’être les agents du Grand Capital, et cette thèse a été utilisée abondamment par les historiens de l’Allemagne de l’Est. Aujourd’hui, elle est entièrement rejetée par l’historiographie du nazisme. On peut toujours citer les quelques cas individuels comme Fritz Thyssen, c’est vrai. Mais dans son ensemble, le grand capital resta loin d’Hitler, et appela même longtemps à lui barrer la route. Les grands industriels soutenaient en masse les partis de la droite conservatrice. Surtout depuis les travaux de l’historien américain Turner, les historiens du nazisme se sont détachés nettement de ce vieux mythe très utilisé dans les années de la Guerre froide.

GK : Vous faites un lien direct entre les politiques économiques hitlériennes et la nécessité de construire le Lebensraum, l’espace vital allemand : en quoi est-ce lié et n’y avait-il pas d’autres raisons ?

BM : Le racisme d’Hitler ne permet pas à lui seul d’expliquer correctement l’expansionnisme militaire et la construction du Lebensraum. J’ai donc essayé de déceler d’autres causes complémentaires plus significatives.

D’abord, l’« espace vital » était un objectif de politique économique. Les Nazis essayèrent de développer l’autarcie économique par un protectionnisme massif, pour « échapper » au commerce international. C’est ce qu’expliquait déjà le philosophe socialiste Fichte, qui parlait d’« État commercial fermé ». Il fallait étendre les frontières du Reich jusqu’à ce qu’il permette ce que Keynes appelait l’« autosuffisance nationale ».

Entre l’expansion militaire et les politiques économiques, le lien est assez direct. La politique économique d’Hitler fut d’abord une réponse à la crise des années 1930. Le régime national-socialiste mit en place plusieurs plans de relance massifs, une politique de grands travaux issue des principes keynésiens. En parallèle, l’Allemagne se coupa du monde par un protectionnisme agressif. L’échec de ces deux politiques se traduisit par des déficits abyssaux.

À partir de 1938, Hitler expliqua que la guerre était inévitable parce que les finances du Reich étaient dans une situation trop catastrophique. L’expansion militaire fut une réponse rapidement trouvée, surtout qu’elle faisait échos aux considérations raciales du mouvement. Elle permettrait de maintenir en vie l’État national-socialiste. L’Allemagne ferait aussi un pas vers l’autarcie en constituant son « espace vital ».

Au-delà des considérations purement économiques, il est vrai également que les succès militaires pouvaient permettre de faire oublier la détérioration sensible du niveau de vie des Allemands.

GK : On a souvent tendance à réduire le nazisme à l’antisémitisme ; vous soutenez que la haine pathologique des nazis pour les juifs trouve aussi ses racines dans leurs convictions socialistes… N’est-ce pas un peu tiré par les cheveux ?

BM : D’abord, on a toujours tort de réduire le nazisme à l’antisémitisme, bien que ce raccourci soit toujours fondé sur des sentiments très nobles de compassion vis-à-vis de l’horreur que constitue la Shoah. C’est humain, c’est compréhensible, mais cela revient à falsifier l’histoire. De nombreux Nazis ont affirmé qu’ils n’étaient pas antisémites. C’est le cas de Göring, de Ribbentrop, d’Hans Frank, de von Papen, et de bien d’autres. On l’oublie souvent.

Je suis parti d’une observation : les socialistes du XIXe siècle ont été les plus grands promoteurs de l’antisémitisme, et ce de l’aveu même des historiens. Nous trouvons de l’antisémitisme chez Marx, Proudhon, Fourrier, Leroux, Toussenel : les noms se pressent. Même Jean Jaurès tomba dans ce piège. Furieux contre cette tendance, Auguste Bebel, le grand leader des socialistes allemands, qualifiera l’antisémitisme de « socialisme des imbéciles ».

Là encore, c’est un constat qui pose question. Pour ces socialistes, le Juif était le représentant ultime du grand capitalisme et de la haute finance. Chez Hitler aussi, l’antisémitisme fut lié à l’anticapitalisme. Selon lui, ils dominaient les grandes entreprises, les grandes banques, et la presse. Le capitalisme était leur « création géniale » comme il le dira une fois, l’arme avec laquelle ils asservissaient le peuple allemand.

GK : Autre idée très répandue : Hitler était-il fou ?

BM : Nous aimerions tous que ce soit le cas. Les choses seraient tellement plus simples. Malheureusement, Hitler fut loin d’être un malade décérébré. Il était cultivé, maniéré, et souvent charmant. Selon les dires de son entourage, il lisait toujours au moins un livre par soir. Les témoignages dont nous disposons montrent qu’en plus d’un talent d’orateur, Hitler possédait une intelligence certaine. Ses biographes se refusent désormais à parler de folie. Hitler était un homme rationnel prisonnier dans une idéologie politique destructrice.

Les Nazis, d’une manière générale, n’étaient pas fous non plus. Le docteur Gilbert, psychologue lors du procès de Nuremberg, fit passer aux dignitaires nazis un test de QI. Ils eurent presque tous largement au-dessus de la moyenne. Selon le témoignage de Goldensohn, le psychiatre du procès, les Nazis étaient tout sauf des malades mentaux.

GK : La question qui tue : le Front National est-il national-socialiste ?

BM : Lisez le livre, et vous verrez par vous-même. Mais répondre à ce genre de questions n’est pas mon rôle. La comparaison entre le nazisme et une formation politique d’aujourd’hui, de gauche ou de droite, n’a pas sa place dans un livre d’histoire. Pour de telles questions, c’est au lecteur de se forger sa propre opinion.

Le principal problème que je soulève dans l’épilogue du livre est surtout la tendance générale de notre époque, et non le positionnement politique de telle ou telle formation politique. Mais vous avez raison, l’étude de l’histoire amène à se poser ces questions dérangeantes.

Le socialisme en chemise brune de Benoît Malbranque est téléchargeable gratuitement ici ou sur le blog éponyme.

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Sur le web.

Lire aussi : le document historique publié par Contrepoints, Pourquoi nous sommes socialistes par Joseph Goebbels et Mjölnir.

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  • Lire l’article de Goebbels / Pourquoi nous sommes socialistes !!!

  •  » La question qui tue : le Front National est-il national-socialiste ? »

    pourquoi cette question ?

    c’est non seulement stupide, mais aussi tendancieux !

    vous voulez insinuer quel doute ?

    Le Front National vient de fêter ses 40 ans…….

  • Il y a un mécanisme de pensée commun aux « progressistes » d’aujourd’hui et aux nationaux-socialistes. C’est la croyance en la pureté intrinsèque du peuple et dans l’impureté de l’argent qui circule, l’argent que produit le capitalisme. Non pas la richesse en elle-même, car la richesse foncière, celle qui s’enracine dans le terroir, a toujours été considérée comme légitime, de même que celle des pensionnés de l’état. Maurras et Mitterand seraient tombés d’accord là-dessus.
    Mais l’argent qui circule, celui qui passe par-dessus les frontières, pourrit tout, pensent les socialistes, nationaux ou pas. Il existe un complot apatride d’autant plus insidieux qu’il pénètre partout, s’infiltre partout, tente de se faire invisible. Pour les uns, les auteurs du complot sont les juifs, pour d’autres la grande finance. Hitler, dans ses discours, associaient toujours la ploutocratie enjuivée et les grandes banques anglo-saxonnes.
    De nos jours, on met en veilleuse l’histoire du complot des sages de Sion, ça fait pas bien dans le paysage. Mais le reste n’a pas tellement changé.
    C’est un automatisme mental de la part de ceux qui pensent que le monde ne devrait pas changer parce qu’ils ont peur d’y perdre leurs acquis et leur mode de vie: il y a quelque chose de pas normal qui tombe sur nous, de diabolique, et qui s’instille partout; il faut supprimer ceux qui sont les porteurs de cette peste et qui la répandent partout. Alors le monde redeviendra sain (et saint ?). Les classes moyennes déclinantes sont facilement attirées par cette vision des choses.
    Selon l’époque, ceci aboutit à bruler des sorcières, à donner une dimension industrielle à la technique du pogrom ou à promouvoir la version rouge ou rose vif (ou rose-vert) du totalitarisme de gauche.
    Malbranque a raison de citer Jaurès parmi les antisémites. En 1894, lorsque Dreyfus a été arrêté, il a interpellé à la chambre le président du conseil Dupuy en lui reprochant d’avoir été trop indulgent avec Dreyfus parce qu’il était juif. Il a ensuite changé d’avis, ce qui est tout à son honneur. Mais son premier réflexe était bien l’antisémitisme.

    • Ce discours est en effet très présent aujourd’hui, dans toutes les strates, du café du commerce à François Hollande.

    • C’est très juste… Et l’une des priorités des libéraux devrait d’ailleurs être de réhabiliter l’argent, qui quand il est libre et pensé justement, est l’expression décentralisée (collective !) de l’utilité sociale: un outil indispensable à la coopération des hommes.

  • L’espace vital, la Terre elle même, la race des Seigneurs, l’immortalité par manipulation génétique.

  • On voit bien ou le FN est allé pêcher son programme économique

    • « On voit bien ou le FN est allé pêcher son programme économique »

      Que pensez vous des programmes économiques mis en oeuvre depuis des décennies alternativement par la « gauche » et par la « droite » ??

      mais peut être pensez vous que, des millions de chômeurs, des millions de travailleurs pauvres, des montagnes de déficits et de dette, la moitié de notre jeunesse condamnée à la précarité et à l’assistanat , sont les excellents résultats des excellentes politiques économiques mis en oeuvre depuis tant d’années.

      Savez vous que l’excercice de la politique produit des Résulats, et que la politique ne se juge QUE sur SES Résultats !!

  • Pour l’aspect Etat-Providence du régime nazi, on lira avec profit le livre de Götz Aly, Comment Hitler a acheté les Allemands.

    Quant au NSDAP, Anton Drexler, son fondateur, aurait été membre du SPD.

  • Bravo à Benoît Malbranque pour son texte ! L’ignorance en économie des Nazis était aussi grande que leur propension à mettre la société civile en esclavage. Le XXe siècle fut vraiment le siècle du socialisme !

  • A ce sujet, voire l’analyse tout à fait pénétrante de Fabrice Bouthillon : Nazisme et Révolution (française). C’est écrit dans une langue magnifique, c’est drôle, c’est vraiment super sympa à lire et surtout, c’est parfaitement amené alors même que l’idée de départ tranche avec l’historiographie traditionnelle : le nazisme comme centrisme.

    • A lire l’ensemble de vos commentaires, il y aurait des passages secrets entre certains libéraux, frontistes et national socialisme (celui-ci, c’est qui le rajoute, parcequ’ils ont réellement existé avec le FN).

      troll

  • le fn est économiquement tres à gauche, , c’est pas pour rien que c’est le premier parti ouvrier. comparez leur programme économique avec celui du pcf des années 70. le totalitarisme (nazisme ,fascisme et communisme )est dérivée du socialisme.le parti nazi s’appelait national SOCIALISTE des ouvriers allemands, contrairement à ce que la plupart des gens pensent s’étaient un parti d’extreme GAUCHE (comme le fascisme et le communisme). Ce n’est qu’APRES la seconde guerre mondiale que l’on a dit que c’était d’extreme droite.Mussolini avant de fonder son parti fasciste a été rédacteur en chef d’un journal SOCIALISTE. LAVAL a été communiste avant la 2 guerre mondiale. Miterrand et son pere ont collaborer avec le régime de pétain. La tres grande majorité des collaborateurs en france étaient des gauchistes. En france, 80 % des colllabos venaient de la gauche. je vous conseille de lire Un paradoxe français, Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance de simon epstein

  • Les commentaires sont fermés.

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Éditorialiste commentant à chaud l’actualité (au Figaro puis à l’Express) en même temps qu’universitaire, il a toujours veillé à intégrer ses jugements ponctuels dans une vision du monde... Poursuivre la lecture

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