Les « banques du temps » : une échappatoire à l’impôt ?

Phénomène en pleine expansion en Espagne, les « banques du temps » permettent à ses utilisateurs d’échapper complètement à l’impôt et aux diverses règlementations.

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Les « banques du temps » : une échappatoire à l’impôt ?

Publié le 9 septembre 2012
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Phénomène en pleine expansion en Espagne, les « banques du temps » permettent à ses utilisateurs d’échapper complètement à l’impôt et aux diverses règlementations.

Par Georges Kaplan.

Alipio, un espagnol un peu baba cool et au demeurant fort sympathique, pense que la crise qui frappe si durement l’Espagne est l’occasion d’un retour à la terre et veut donc créer une coopérative agricole autonome [1]. Pour ce faire, il a réuni une petite équipe – composée notamment de María, une architecte au chômage et d’Alberto, un comptable qui a du temps libre – qui accepte de l’aider gratuitement à donner vie à son ambitieux projet. Quoique « gratuitement » n’est peut être pas tout à fait le bon terme : Alipio paye les membres de sa petite équipe mais il ne les paye pas en euros ; il les rémunère en temps. En effet, Alipio, María et Alberto ne sont pas de vieux amis – il y a quelques mois encore ils ne connaissaient pas ; ils se sont rencontré sur un site communautaire d’un genre nouveau : Comunitats.org.

Créée par Teresa Cristobal et Alvaro Solache, Comunitats est une des 291 « banques de temps » que comptait l’Espagne au dernier pointage. C’est un phénomène en pleine expansion : depuis le début de la crise leur nombre a plus que doublé. Le principe en est très simple : si vous avez du temps libre et des compétences, les banques de temps vous proposent d’offrir vos services aux autres membres de la communauté contre une rémunération qui ne sera pas payée en euros mais sous forme d’un crédit sur votre compte de temps. Avec ce crédit, vous pourrez à votre tour bénéficier des services d’autres adhérents du système et ainsi de suite. Pour Alipio, María, Alberto et les milliers d’espagnols qui participent à de tels systèmes, les banques de temps constituent une forme de coopération solidaire, une économie véritablement au service de l’Homme, une alternative crédible au règne du Dieu-argent.

« Notre monnaie à nous, ce n’est pas l’argent. »

À vrai dire et sans vouloir aucunement dévaloriser l’initiative des créateurs de Comunitats, les banques du temps n’ont pas grand-chose de nouveau. Plusieurs systèmes parfaitement analogues ont vu le jour un peu partout dans le monde sous des noms différents. En France, par exemple, les banques de temps se sont développées à partir des années 1990 : on appelle ça un Système d’échange local (SEL) et il y en aurait pas moins de 300 qui continuent à fonctionner sur l’ensemble du territoire. La plupart de ces petites communautés d’échange ont été fondées par des gens qui, à l’image d’Alipio, María et Alberto, souhaitaient abandonner un modèle économique qu’ils jugeaient inhumain – le capitalisme et l’économie de marché – et le remplacer par un système d’échange qui n’est pas sans rappeler furieusement les utopies socialistes du XIXème siècle. Ce fut notamment le cas du premier d’entre eux, créé en Ariège fin 1994 : comme María aujourd’hui, ses membres affirmaient sans doute avec une pointe d’espoir mêlée d’orgueil que « notre monnaie à nous, ce n’est pas l’argent ». [2]

C’est vers la fin de ces mêmes années 1990 que j’ai entendu parler pour la première fois des SEL. Ce n’était pas dans un article altermondialiste ni au journal de 13h mais lors d’un cours d’économie où mes camarades d’université et moi-même étudions les questions monétaires. À l’époque, pour ceux de nos professeurs qui s’étaient spécialisés dans ce domaine ô combien ardu, la création des premiers SEL était une source d’excitation intarissable et un sujet d’étude prioritaire. Il faut dire que cette agitation était bien compréhensible : ce que nos professeurs avaient parfaitement compris, contrairement aux fondateurs des SEL eux-mêmes [3], c’est que les unités de temps que s’échangeaient les membres de ces systèmes n’étaient rien d’autre que des monnaies, des monnaies privées, des monnaies parallèles créées dans la plus parfaite illégalité au nez et à la barbe du législateur mais des monnaies à part entière. Aussi improbable que cela puisse paraître, les créateurs des SEL, alors qu’ils pensaient avoir réalisé une forme d’utopie socialiste, avaient donné vie au vieux rêve de bien des économistes libéraux.

Une monnaie, c’est un bien physique ou virtuel qui remplit trois fonctions : c’est un intermédiaire général des échanges qui nous permet de dépasser les nombreuses difficultés techniques que pose le troc, c’est une réserve de valeur qui nous permet de différer nos dépenses dans le temps et c’est une unité de compte qui nous permet d’exprimer la valeur des biens et des services sur une échelle commune. Les francs, comme que le sel (i.e. chlorure de sodium) qui servait à payer les soldes des légionnaires romains ou le riz avec lequel on versait celles des samouraïs remplissaient ces trois fonctions et étaient donc, de plein droit, des monnaies au même titre que nos euros actuels. Fort de cette définition, considérez maintenant les unités de temps qui sont créditées ou débitées des comptes de nos amis espagnols : elles leur permettent d’échanger des biens et des services entre eux, elles conservent leur valeur dans le temps et servent d’unité. Ce sont des monnaies, des monnaies virtuelles qui, exactement comme nos euros modernes, n’ont de valeur que parce que leurs utilisateurs ont confiance en leur pouvoir d’achat.

De l’État-providence à l’État-gendarme, il n’y a qu’un pas…

Ce n’est un mystère pour personne : le succès des banques de temps tient au simple fait que, leurs monnaies n’étant pas officiellement reconnues comme telles par l’État espagnol, les utilisateurs échappent complètement à l’impôt et aux diverses règlementations. Lorsque vous vendez un service payé en unités de temps, vous ne facturez aucune TVA, vous ne serez pas assujettis à l’impôt sur le revenu et vous pouvez tout à fait travailler pour un taux horaire inférieur au salaire minimum imposé par la loi. Si quelques dizaines de milliers d’espagnols ont jugé bon de participer au développement des banques de temps, c’est essentiellement que l’économie officielle – celle qui est taxée et réglementée – ne leur offrait aucune autre option que le chômage. Autrement dit et au risque de choquer les plus sensibles d’entre nous, il y a deux économies en Espagne : l’officielle, celle qui est administrée par l’État et qui est en chute libre et l’officieuse, celle qui s’est développée sans l’État et même en dépit de lui qui explose et pèse désormais près d’un bon quart du PIB officiel.

Les cyniques et les libéraux déduiront sans doute de ce qui précède que la survie des banques de temps ne tient plus qu’à un fil. Tôt ou tard, l’État espagnol – comme l’État français il y a une vingtaine d’année – cherchera à remettre la main sur cette économie parallèle qui a le front de se développer sans ses bons services et surtout, sans s’acquitter de l’impôt. On voit déjà quelques économistes – qui se trouvent être par ailleurs fonctionnaires – s’alarmer de la dangerosité de cette économie informelle qui réduit les recettes fiscales de l’État et donc sa capacité à gaspiller l’argent des contribuables. Plus sérieusement, on comprendra la multitude des petits artisans espagnols qui, écrasés d’impôts et de réglementations, doivent en plus subir la concurrence forcément déloyale d’une véritable économie de marché. La reprise en main fiscale n’est qu’une question de temps : de l’État-providence à l’État-gendarme, il n’y a qu’un pas et il est vite franchi.

Oh bien sûr, me direz-vous, il suffirait au gouvernement de Madrid de taxer les revenus payés en unité de temps au même taux et sur la même assiette que ceux qui sont rémunérés en euros. Détrompez-vous : c’est beaucoup plus complexe que ça ! Si le gouvernement espagnol devait un jour étendre ses filets fiscaux à cette économie réputée informelle, cela reviendrait ipso facto à reconnaître officiellement que les unités de temps sont bel et bien ce qu’elles sont : des monnaies concurrentes de l’euro. Or ça, voyez-vous, aucun gouvernement ne peut le souffrir parce qu’admettre l’usage d’une monnaie autre que celle de l’État c’est priver ce dernier de son instrument fiscal absolu : le monopole monétaire.

Ultima Ratio Regum

Je ne doute pas un instant, ô lecteurs, que ces choses de la vie vous sont familières mais une petite piqûre de rappel ne peut pas faire de mal. Lorsqu’un État est endetté – c’est-à-dire qu’il a durablement dépensé plus qu’il ne collectait d’impôts – il est naturellement tenté d’user de son pouvoir souverain pour envoyer paître ses créanciers. Techniquement, cela ne pose aucune difficulté [4] et la banqueroute (i.e. le défaut de paiement dit-on aujourd’hui) est un usage largement répandu chez les princes dispendieux. Néanmoins, ces derniers s’exposent alors à deux désagréments majeurs : le premier, c’est qu’ils devront se passer de créancier pendant quelques décennies ; le second, c’est que lorsque ses sujets réaliseront qu’en ultime analyse, les marchés financiers qu’ils vouaient si volontiers aux gémonies c’était eux, ils risquent d’avoir quelques difficultés à avaler la pilule. Mais le génie créatif de l’administration fiscale n’ayant pour ainsi dire pas de limite, nos gouvernants se sont dotés d’une arme qui règle définitivement le problème : le monopole monétaire et son corollaire naturel, l’inflation.

Le monopole monétaire, bien plus que l’artillerie, c’est l’ultima ratio regum, l’argument ultime des rois. Si, par hypothèse, le prince s’est engagé à rembourser un certain nombre d’euros selon un échéancier fixé à l’avance, il peut tout à fait réduire la valeur réelle de sa dette tout en honorant ses obligations : il lui suffit de réduire la valeur des euros. Pour ce faire, il n’a besoin que de deux instruments : une monnaie dont il contrôle la production et un dispositif légal qui interdit à quiconque, sur son territoire, d’utiliser une autre monnaie – i.e. le cours légal de la monnaie. Une fois en place, il suffit de dévaluer la monnaie en augmentant la teneur en bronze des pièces en or ou en faisant tourner la planche à billet – cela dépend des époques. L’opération permet non seulement de rembourser vos créanciers en monnaie de singe et de pomper la richesse réelle des épargnants en toute discrétion [5] mais offre aussi l’immense avantage de n’être visible du commun des mortel qu’au travers d’une hausse généralisée des prix… qui sera fort opportunément mise sur le dos des commerçants, banquiers et autres spéculateurs.

C’est là la principale vertu de l’euro (peut-être même la seule) : nos gouvernants n’ayant plus d’accès direct à la planche à billet, ils sont obligés de nous fiscaliser de manière relativement transparente. Sauf que, par les temps qui courent et au vu de la situation financière des États européens, l’hypothèse d’un grand mouvement d’inflation de l’euro ou d’une explosion pure et simple de la zone du même nom (suivie d’une dévaluation massive des monnaies qui en résulteraient) se fait de plus en plus probable. Nos très dispendieux gouvernements ont donc, plus que jamais au cours de la dernière décennie, toutes les incitations du monde à préserver leur monopole monétaire. Nous allons donc très prochainement assister à une reprise en main des banques de temps espagnoles ; Alvaro, Teresa, Alipio, María et Alberto se verront expliquer – à leur plus grande surprise – que leur petite expérience ultralibérale manque cruellement de patriotisme fiscal. Comunitats fermera ses portes ou verra son domaine d’activité sévèrement restreint et nos amis espagnols pourront goûter encore un peu plus aux délices du chômage de masse et de l’appauvrissement généralisé sous perfusion étatique.


Sur le web.

Notes :

  1. Cet exemple est tiré d’un reportage diffusé par Arte en début d’année (Tabea Tiesler, René Gorski et Robert Bohrer, Espagne : des banques de temps communautaire).
  2. Si cette distinction sémantique entre argent et monnaie vous perturbe, rassurez-vous : vous n’êtes pas le seul.
  3. À l’exception, peut-être, de M. Franck Fouqueray qui avait créé un système équivalent au Mans en 1990 (Troc Temps) mais se gardait bien de parler d’autre chose que de troc.
  4. On rappellera ici et fort opportunément que l’État, par définition, contrôle la police et l’armée ; les marchés financiers ? Combien de divisions ?
  5. Puisque ces derniers n’ont pas d’autre choix que de conserver leur épargne dans la monnaie de l’État.
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  • Et ben, il y’a un paquet d’agoristes qui s’ignorent en Espagne. Je me demande s’il se laisseront faire, quand le gouvernement va vouloir mettre un terme à tout ça.

    S’il sont vraiment nombreux, ça risque de poser problème…

    En tout cas, on voit bien comment les gens en reviennent toujours spontanément au libéralisme, dés lors qu’on leur lâche la bride.

  • L’état qui sort de son domaine pourrit tout de toute façon , nous en avons la démonstration flagrante!

  • L état peut taxer en évaluant en euros la valeur de marche des prestations comme il le fait pour des avantages en nature.

  • Je suis tout à fait d’accord sur la partie technique, tous les systèmes de type SEL autres monnaies alternatives, sont effectivement, du travail « au noir », et leur généralisation serait de l’ultralibéralisme… Mais sauter le pas et dire que c’est très bien, en reprochant à l’état de ne pas laisser faire (après avoir expliqué à juste titre qu’il n’avait pas vraiment le choix), c’est l’ultralibéralisme qui parle… et je suis désolé, mais l’économie libre, sans taxes et donc sans état, c’est juste l’anarchie, plus de système d’éducation, plus d’infrastructures, ou alors aux mains d’empires monopolistiques privés, et s’il est bien une chose plus détestable qu’un monopole publique, c’est je crois, un monopole privé.

    Mais bon, je ne m’attends pas a convertir grand monde ici, il faudrait bien plus que ces quelques lignes, et il y a peu de chances que je fasse mieux que les livres déjà existants ;).

    • Joli salmigondis de poncifs et de concepts n’importequoitesques.
      – L’absence de règle, c’est l’anomie, pas l’anarchie.
      – l’ultralibéramisme et autre néocapitamisme qui mange des bébés communistes, ça n’existe pas
      – économie libre sans taxes donc sans état : non sequitur idiot
      – la suite sur la disparition, pouf, des services et de l’infrastructure est aussi un non sequitur, au moins aussi idiot
      – un monopole en absence d’état, ça, c’est de la nouveauté qu’il faudra expliquer

      Effectivement, il y a de grande chance que n’importe quel bouquin, même moyen, d’économie fasse mieux que ça.

      • Ah merde, H, tu m’a grillé. Tant pis

      • Oula, j’ai bien fait de revenir voir, qu’est-ce que j’ai pris ^^.

        – Ok, j’ai fais un raccourcis mode «gros sabot» pardon… je voulais dire que sans impots, on ne finance plus rien, pas même police et armée, hors, sans force pour la faire respecter, qui aura confiance en la loi ? Certains la respecterons, mais pas tous, ce n’est pas, en en effet, techniquement de l’anarchie, mais je ne crois pas qu’on veuille revenir à ça.
        – Je veux bien que tu m’explique comment on finance un état sans taxes ? sur la base du dont ? On institutionnalise encore plus le lobbying qui avantage, c’est vrai, si peu les riches industriels ? Ou alors l’état est une entreprise qui fait payer ses services à ceux qui les consomment, peut être ?
        – Si personne ne finance les infrastructures qui seront utiles à long terme pour faire fructifier l’économie (catalyseur), ou entretiens celles qui ne sont pas directement profitable (sans une taxe sur toute la valeur produite indirectement), on fait comment ?
        – Je ne parle pas d’un monopole « légal », mais d’un monopole de fait, un peu comme microsoft dans le marché des OS, sans des limites et réglementations légales (parfois apparement stupides), on pouvait attendre longtemps que la concurrence se développe, et on ne peut pas dire que ce monopole de fait ait fait beaucoup de bien à l’innovation pendant 10ans…

        ++

        • – quand on connaît l’origine du mot fisc (et de celui du mot impôt) on comprend à quoi on a à faire. Il y a plein de choses qu’on peut financer sans impôt. Et en plus, ça a déjà été fait. Le minimum, c’est de se renseigner. Internet est grand, et il y a d’excellentes références. Tiens, commencez par Spooner et Bastiat. Faciles à lire.
          – le don est une excellente base pour financer un service dont on veut bénéficier, oui. Là encore, exemples multiples dans l’Histoire. Un peu de recherche historique permet de se cultiver.
          – dites moi, les fibres, internet, tout ça, ça été financé sur fonds publics ? Non. Très très très majoritairement sur fonds privés. L’électricité aussi (avant que l’Etat arrive avec ses grosses pattes). Oh, et puis tiens, les chemins de fer aussi, dites donc. En fait, … à peu près tout. Là encore, un peu d’histoire permet d’éviter de croire que la situation actuelle est la plus normale.
          – microsoft n’a pas de monopole de fait des OS. Les mots ont un sens. Il existe unix & linux (qui ont une part de marché non négligeable, surtout si vous gérez des serveurs) ; il y a macOS. Sur les téléphones portables, il me semble que iOS et Android sont largement devant M$. Bref : très très mauvais exemple (et pour l’innovation, je trouve qu’en 10 ans, on a eu pas mal de choses, il me semble). Pour votre gouverne, l’histoire a aussi prouvé (eh ouais) que les monopoles de fait ne pouvaient tenir que s’ils se transformaient en monopoles de droit ou si celui qui tenait le monopole de fait allait casser les genoux des concurrents (physiquement). C’est soit la mafia, soit l’état. Aucun, zéro, zilch, nada, keud exemple de monopole de fait qui tient sur la durée.

    • OH le bel aveu. Alors tu te sais adepte d’une religion, et tu y restes ? Tu renonce à questionner tes dogmes, à te servir toi même de ton cerveau ?
      Non mais franchement … tu crois vraiment que le libéralisme (ultra, forcément ultra) c’est l’anarchie ? que les SEL vont détruire les systèmes d’éducation et les infrastructures ? que les banques du temps ont devenir des « empires monopolistiques privés » (sic)?
      Et d’ailleurs, c’est quoi, un monopole privé ? Un genre de licorne rose invisible, mais avec un couteau entre les dent (c’est important le couteua entre les dents : ça signe le dangereux anarchiste, et c’est ce qui rend cette fameuse licoren bien plus dangereuse que le pitbull, bien réel lui, du monopole public) ?

      Si c’est le genre de choses que tu as lis dans les fameux « livres déjà existants » dont tu causes (Picsou magazine ?) , je penses que tu devrais changer de lecture …

      • Hé, Picsou c’est très bien 🙂

      • Je ne suis pas adepte d’une religion, je m’intéresse aux différents systèmes de pensés, et je n’ai rien contre le libéralisme, à priori (qui serait contre la liberté à priori ?), mais le libéralisme total, l’économie « libre », je crois qu’on en revient (vous allez me dire qu’on a pas essayé, bien sur, ce n’est jamais « assez » libre, je connais ça en tant que linuxien, quoi qu’on fasse, y’a toujours quelqu’un pour trouver que ce n’est pas assez libre). Et oui, j’aime me servir de mon cerveau, je sais qu’il est limité, mais j’essaye. 😉

        Si on laisse les SEL se généraliser, bien sur, les gens veulent leur argent tout de suite, et pour eux, la retraite ? l’assurance maladie ? l’éducation du medecin dont on aura besoin pour nos vieux jours ? Il y a toujours plus urgent…

        Je ne dis pas non plus que « les banques de temps vont devenir des empires monopolistiques privés », Je dis que si on attends des entreprises privés qu’elles développe des infrastructures, on peut facilement anticiper qu’elles feront tout pour que leur investissement ne profitent qu’a elles, et de gagner au maximum la mainmise sur le marché, n’ayant aucune limites légal sur le marché, il y à des chances pour que l’une d’entre elle prenne le marché (par fusion/acquisition que sais-je), et se retrouve en position de monopole de fait, interdisant toute concurrence (barrière à l’entrée sur le marché, artificielle ou non). Hors, ces entreprises massives, dignes des empires industriels du XIXeme siècle, ne rechigne pas à l’accumulation de profit.

        Le monopole public, a un avantage, a condition (difficile, et à mon sens, non remplie actuellement), que la démocratie fonctionne, on peut dans se cas, en tirer le meilleur partis pour son impôt.

    • Un système d’impôts volontaires serait-il non viable ? On pourrait encore avoir un état démocratique, mais limité et sans son oppression fiscale. Et puis, ce serait marrant de voir les politiciens faire du porte à porte pour récolter des fonds.

      Pouvez-vous donner un exemple de monopole privé qui aurait été pire qu’un monopole public, excepté par vos suppositions improbables ou de la S-F ?

      • Un système d’impôts, ou plutôt de contributions, purement volontaires est non seulement possible, mais nécessaire au fonctionnement efficace de nos institutions.

        • Et un frein efficace à leur développement pléthorique.

          • Je ne suis pas du tout d’accord ? vous voulez voir un système ou les politiciens font du porte à porte pour avoir des sous ? Le parlement américain est un bon exemple, et hélas, la commission européenne, institution totalement non démocratique, qui ne travaille que sur rapport d’experts appointés par les lobbys des diverses industries… on sait d’où vienne les sous, les entreprises sont bien là pour protéger leurs intérêts…

            Je sais pas vous, mais moi je ne trouve pas ça terrible, comme système…

    • « du travail « au noir » »

      Qui est du travail légitime et conforme à la justice puisque ça ne viole les droits de personne. Mais les voleurs et les salauds diront le contraire parce qu’ils ne peuvent prélever leur tribut dessus.

      Tu noteras que dans l’économie parallèle, il n’y a pas de chômeurs : chacun est libre de produire et d’échanger selon ses règles pas forcément écrites (un contrat oral est un contrat à part entière et engage ceux qui l’ont conclu). Donc pas besoin d’ouvrir des Goulags pour arriver au plein emploi comme dans les systèmes collectivistes. En France, on n’a pas de Goulag, mais on a Paul Emploi où les demandeurs d’emploi servent de faire valoir à la clique de parasites qui se prostituent à intervalles réguliers.

      • Bien sur, vous profitez des infrastructures d’un pays, votre formation à été largement subventionnée par l’état, mais vous travaillez sans rien rendre pour tous ça… alors «vous ne faites de mal à personne»… les suivants, ceux qui grandirons sans écoles, sans hôpitaux, sans protection des pompiers, de la police, etc, par ce qu’il n’y a plus d’argent pour payer tout ça… c’est sur, ne seront pas lésés…

        franchement…

        • Les écoles et les hôpitaux doivent être rendus au privé qu’ils n’auraient jamais quitter et financés par des chèques éducation et santé.

          Les pompiers, la police et la sécurité civile au sens large ne représentent même pas 5% des dépenses publiques actuelles (moins de 50 milliards) : il y a donc de la marge pour dégraisser le mammouth (plus de 1100 milliards), sans pour autant que les « suivants » grillent dans des incendies ou se fassent égorger dans la rue.

          Au contraire, l’Etat socialiste a la mauvaise habitude de tailler d’abord dans les dépenses régaliennes (voir ainsi le budget misérable de la justice ou celui de l’armée), laissant bien souvent en déshérence ces fonctions essentielles, ce qui approfondit le délitement social.

          Franchement, arrêtez ces pathétiques gémissements…

  • Rien de nouveau sous le soleil, c’est la Banque du Peuple de Proudhon.

  • L’un des principaux ennemis des banques de temps, ce sont les gauchistes qui tendent à les infiltrer avec leurs concepts moisis, et à transformer des lieux d’échange honnêtes en nid à boulets improductifs et marxisants.

    Wait & see

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