Les dépenses de protection sociales augmentent, pas les recettes

La DREES vient de publier les comptes de la protection sociale… de 2010. Il aura fallu deux ans et demi à cet organisme de statistiques pour sortir ses chiffres.

La DREES a récemment publié les comptes de la protection sociale… de 2010. Il aura fallu deux ans et demi à cet organisme de statistiques pour sortir ses chiffres.

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

La Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et de la Statistique, bref, la DREES, vient de publier l’étude complète des coûts de la protection sociale en France en 2010. Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez le télécharger ou le lire en cliquant ici.

Si la lecture des huit pages et des graphiques ne vous attire pas particulièrement, en voici un rapide résumé :

La crise qui a débuté en 2008 et provoqué une récession dans la plupart des pays européens se prolonge par une croissance atone en 2010. Le ralentissement économique continue d’affecter les ressources de la protection sociale, alors que les dépenses publiques de protection sociale continuent leur progression et jouent leur rôle d’amortisseur de la crise. Les ressources de la protection sociale (hors transferts) s’établissent à 633,1 milliards d’euros en 2010. Elles augmentent de 1,8% en 2010, après 0,5% en 2009. Les dépenses s’élèvent pour leur part à 654,2 milliards d’euros, dont l’essentiel sous forme de prestations de protection sociale (620,8 milliards, soit 32,1% du produit intérieur brut). Celles-ci augmentent de 3,2%, après une hausse de 4,8% en 2009. Si les prestations de vieillesse-survie et de santé progressent assez modérément (respectivement de +3,5% et +3%), la crise tire celles des risques emploi et pauvreté à la hausse (respectivement +5% et +5,6%).

Ce qui m’étonne toujours, c’est qu’il faille deux ans et demi pour sortir une étude comme celle-ci. La DREES (qui fait double ou triple emploi avec d’autres organismes de statistiques à commencer par l’INSEE) est censée fournir des chiffres au ministre… Comment accepter d’attendre deux ans et demi pour avoir des chiffres aussi importants que ceux-ci ? Soit le ministre travaille à l’aveugle et c’est intolérable, soit il avait déjà ces chiffres depuis longtemps et cette administration ne sert à rien et il y a là matière à faire faire des économies au ministère de la santé…

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