Aides publiques au logement : coûteuses et inefficaces

Les aides personnelles aux logement dont bénéficient les ménages modestes sont coûteuses et inefficaces dans la mesure où elles renforcent paradoxalement l’augmentation des loyers.

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Aides publiques au logement : coûteuses et inefficaces

Publié le 29 juillet 2012
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Les aides personnelles aux logement dont bénéficient les ménages modestes sont coûteuses et inefficaces dans la mesure où elles renforcent paradoxalement l’augmentation des loyers.

Un article du Cri du Contribuable.

Dans un récent rapport, l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) évalue le montant des aides personnelles au logement. Selon cette administration, elles concernent 6,3 millions de personnes, pour un montant de 15,938 milliards d’euros par an. Elles représentent plus du tiers de la totalité des aides au logement qui atteint 40,6 milliards d’euros par an.

Ces aides personnelles ciblent les ménages dits modestes, puisque l’ensemble des bénéficiaires appartiennent au 3 premiers déciles (c’est-à-dire les 30 % les plus pauvres) et seulement 33,7 % d’entre eux ont un emploi. L’effet redistributif de ces aides est fort et permet de diminuer le taux d’effort des bénéficiaires (c’est-à-dire la part du loyer dans leurs revenus), mais il s’est atténué ces dernières années.

En effet, les politiques publiques de raréfaction du foncier en œuvre depuis plus de 15 ans, responsables d’une hausse de plus de 150 % du prix de l’immobilier, a eu bien évidemment des conséquences sur la hausse des loyers. L’IGAS mesure une augmentation des loyers de 31,5 % sur 10 ans, que l’augmentation des aides n’a pas réussi totalement à compenser.

Des aides destinées aux pauvres mais alimentant la hausse des loyers

L’IGAS ne le met pas en évidence, mais d’autres études ont déjà prouvé que les aides aux logement pour les ménages modestes renforcent l’augmentation des loyers. Il n’est donc pas faux de dire que l’ensemble des augmentations des aides a donc bénéficié aux propriétaires et non aux locataires. Les ménages souffrent ainsi de deux effets pervers des politiques du logement : la raréfaction de l’offre de biens et l’augmentation artificielle des capacités financières des locataires.

L’IGAS dénonce un système inefficace dont la complexité provoque le versement d’aides indues : 1,571 milliard d’euros en 2010, soit 10 % du montant des aides distribuées. La fraude représenterait quant à elle 20,5 millions d’euros seulement.

Plusieurs mesures d’économie sont proposées comme la suppression des aides pour les étudiants encore rattachés au foyer fiscal de leurs parents (hors boursiers et emménagement dans une agglomération différente de celle des parents). Cette mesure ne permettrait d’économiser que 400 millions d’euros… Une paille face à l’effort qui doit être fait pour fluidifier ce secteur, et qui ne servira à rien face à l’augmentation future des loyers qu’entraînera paradoxalement leur blocage dès le 1er août.

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