Comment protéger son patrimoine en « Debtocracy » ?

Nous ne sommes plus en démocratie mais en « Debtocracy ». États, régions, entreprises, ménages, c’est une énorme bulle de dettes que nous avons en face de nous, et l’explosion de cette bulle est inéluctable et sera dévastatrice. Comment, dans ce contexte, protéger son patrimoine ?

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Comment protéger son patrimoine en « Debtocracy » ?

Publié le 19 juillet 2012
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Nous ne sommes plus en démocratie mais en « Debtocracy ». États, régions, entreprises, ménages, c’est une énorme bulle de dettes que nous avons en face de nous, et l’explosion de cette bulle est inéluctable et sera dévastatrice. Comment, dans ce contexte, protéger son patrimoine ?

Par Charles Sannat.

Être « pessimiste » c’est bien. Aujourd’hui, je suis de très bonne humeur. Le ciel est bleu, les oiseaux chantent, le soleil brille (un peu comme l’or) alors je vais vous faire quelques propositions de pistes éventuelles de réflexion pour votre patrimoine.

Alors qu’une étude récente de la banque d’investissement UBS recommande à ses clients d’acheter dès maintenant de l’or en raison d’une situation sur le front macro-économique devenant très délicate, comment se protéger et quelle stratégie patrimoniale adopter pour se protéger au mieux de la tempête qui s’annonce ?

D’abord quelques constats.

Je ne pense pas que notre système économique basé essentiellement sur l’idée de croissance infinie dans un monde fini grâce à de l’énergie abondante et peu coûteuse soit viable encore très longtemps sous cette forme. Au-delà de toute preuve, analyse ou autre raisonnement, je vous exprime là mon intime conviction. Donc nous devons nous préparer à rentrer dans ce que je nomme l’ère de la rareté.

Autre sujet, essentiel à mes yeux et pourtant très souvent complètement occulté, la démographie.

En gros la petite planète terre est passée de 1 milliard à 7 milliards d’habitants en un siècle.

La croissance économique a été en réalité portée par une véritable explosion démographique ayant accès à des ressources naturelles permettant de nourrir ce boum économique et de satisfaire un appétit de consommation poussé à son paroxysme ces dernières années.

Le Japon, qui est en avance sur nous d’une vingtaine d’années sur les aspects démographiques et en particulier sur le vieillissement de la population, nous indique clairement qu’il ne peut pas y avoir de croissance forte et durable avec une population déclinante.

Ce problème de la pyramide des âges et du nombre de séniors est un problème mondial qui concerne également la plupart des pays émergents, à commencer par la Chine.

Si vous additionnez d’un côté le vieillissement de la population et de l’autre le phénomène de rareté touchant les ressources naturelles, vous obtenez des fondamentaux économiques désastreux pour les cinquante prochaines années, le reste étant de la littérature, ou du « bruit de fond ».

De la Démocratie à la « Debtocracy ».

Un grand principe de base doit être respecté. Nous ne sommes plus en démocratie mais en « Debtocracy ». Depuis quarante ans, la croissance obtenue l’a été partout au prix d’un endettement de plus en plus important des acteurs économiques. États, régions, entreprises, ménages, c’est une énorme bulle de dette que nous avons en face de nous. C’est cette bulle de dette qui a permis une augmentation exponentielle de la masse monétaire donnant l’illusion d’une croissance économique en réalité totalement malsaine.

L’explosion de cette bulle d’endettement est inéluctable, soit par la récession-déflation, soit par la fuite en avant de l’inflation (pour le moment privilégiée).

Il faut être objectif. Si la bulle de la dette explose, la bulle « monétaire » qui est son corollaire explose. C’est pour cette raison que la prochaine phase de la crise sera monétaire.

Et là, soyons clairs, la gravité n’est pas la même. La raison est très simple. On peut ne pas acheter d’actions, ne pas détenir de PEA. On peut fuir les obligations. Ne pas avoir de contrat d’assurance vie fonds euros, c’est possible. Mais, ON NE PEUT PAS NE PAS DÉTENIR DE MONNAIE.

Conclusion logique : une crise monétaire est par définition dévastatrice.

Comment protéger son patrimoine ?

Reprenons.

1/ Vieillissement de la population égale déflation des actifs. Les séniors détiennent le patrimoine. Les générations suivantes sont aux mieux précaires, au pire en galère (c’était pour la rime). Les juniors n’ont pas les moyens de racheter le patrimoine à prix fort des seniors, qui devront en plus le revendre pour financer la dépendance et une fin de vie de plus en plus coûteuse.

2/ Épuisement des ressources naturelles qui entraine un effet « rareté » et donc une augmentation de cours.

3/ Un effondrement monétaire à venir en même temps qu’explosera la bulle de la dette.

Logiquement, dans un tel contexte, il n’y a pas grand chose à faire. Économiquement parlant, en déflation (car c’est de cela qu’il s’agit) il faut détenir du cash puisque les actifs baissent. Donc le pouvoir d’achat de la monnaie augmente même si les placements ne rapportent rien. Si l’immobilier baisse de 20% cette année, alors avec 100 000 euros qui ne rapportent rien, j’obtiens mécaniquement un gain de 20% en termes de « pouvoir d’achat immobilier ».

Sauf qu’il faut que les banques tiennent. Elles ne tiendront pas. Il faut que les États tiennent. Ils ne tiendront pas. Il faut que les monnaies tiennent. Elles s’effondreront dans un énorme vacarme d’insolvabilité ou d’hyperinflation.

Si on admet ce raisonnement, il en découle qu’il faut détenir quand même des actifs tangibles (de qualité de préférence) qui pourront un jour retrouver une valeur exprimée dans une nouvelle monnaie.

Si nous croisons les trois points évoqués plus haut, nous pouvons penser que les meilleurs placements et les stratégies les plus pertinentes seraient :

1/ Les terres agricoles et/ou une maison de campagne avec un immense terrain (plus il y a d’hectares, mieux c’est).

2/ L’or pour remplacer les monnaies condamnées est la seule alternative crédible. L’un des principaux reproches fait à l’or est de ne pas pouvoir accompagner la croissance puisque la quantité d’or est limitée. Justement, ça tombe bien, il n’y a plus de croissance et nous rentrons même en décroissance (c’est cela la déflation).

3/ Avoir le moins d’actifs financiers possible en banque… compte tenu de la fragilité du système bancaire international.

4/ Je pense que le point bas du CAC40 sera un retour sur les niveaux de 1995 à 1998 soit en gros un CAC compris entre 1500 et 1800 points. Les actions ne sont donc pas un bon investissement, d’autant plus que les profits des entreprises sont dans ce contexte condamnés à baisser.

Néanmoins, une action est avant tout un titre de propriété. Il faut avoir des actions. Le problème c’est lesquelles acheter, quand et comment. Comment ? Par exemple dans un contrat d’assurance vie gérant les titres vifs pour cumuler les avantages de l’enveloppe fiscale assurance vie et ceux des actions en direct. Pour les plus prudents, l’achat au nominatif (hors système bancaire et sur les livres de l’entreprise) est également une solution plus qu’intéressante.

Quand ? Évidemment sur repli. On peut également fractionner ses achats afin de lisser le prix d’achat à la baisse de sa ligne. Enfin quelles actions ? Un indice METEX. Il s’agit de la société Métabolic Explorer. Je ne vous dis pas d’en acheter bien que je sois actionnaire long terme de cette entreprise à titre personnel. Je vous donne ce titre en exemple puisque METEX possède plus de 400 brevets pour pallier l’absence de pétrole notamment dans ses dérivés. METEX c’est de la chimie « verte ». Parfait pour aborder sereinement l’ère de la rareté avec des produits de remplacement compétitifs.

Je regarde également le dossier Agrogénération, le plus gros « agriculteur » français coté à la bourse de Paris, mais pour le moment, j’ai des réticences sur ce titre dont je ne suis pas détenteur. C’est pour vous donner mon approche. Rechercher les valeurs compatibles avec une déflation et l’ère de la rareté. Ce sont celles-là qu’il faut dénicher.

5/ L’immobilier, en particulier locatif, est à fuir. Trève hivernale des expulsions toujours en vigueur… en plein été, autant dire que les mauvais payeurs vont le rester encore un peu. Gel des loyers. Risque de chômage accru pour les locataires, rentabilité proche de zéro et augmentation des charges sans oublier de nouvelles normes d’isolation à venir qui vont coûter des fortunes en ravalements… bref, fuyez tant que vous pouvez. Pour ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas sortir de leurs opérations locatives, pensez aux assurances sur les loyers impayés. C’est incontournable vu la situation.

6/ Un bémol pour l’immobilier d’usage. On vit dans sa résidence principale, pas dans ses lingots d’or et encore moins dans un contrat d’assurance vie. Donc logez vous, logez vous bien, au moins vous en profiterez même si vous perdez de l’argent, vous ne perdrez pas tout contrairement à un placement financier. Attention cependant à votre endettement. Il doit être le plus réduit possible. À mon sens 50% de crédit est un maximum par les temps qui courent et cela devrait vous éviter de vous retrouver trop rapidement en negative equity c’est-à-dire avec un actif valant moins que le capital restant dû du crédit.

7/ Les FCPI, FCP, OPCVM, SIVAC et autres sigles barbares sont à fuir.

8/ Les devises étrangères. Elles peuvent être une source de diversification dans le cas d’une explosion de l’euro. À terme. Néanmoins, toutes les monnaies vont rejoindre leur valeur intrinsèque : 0.

Bon, en gros vous l’aurez compris, il n’y a pas grand chose à faire, mais quand même. Avoir suffisamment d’or, une maison, un grand terrain, le moins de cash possible et se défaire de l’immobilier locatif. Restez cash et assurez ce cash avec 30 à 50% d’or. Voilà la meilleure façon de passer la crise qui arrive. Au pire de la tempête, il faudra savoir profiter des soldes et se positionner sur de très belles valeurs cotées qui ne vaudront plus grand chose. Ce moment ce sera entre 1500 et 1800 points. À ces niveaux pour le long terme vous ne ferez aucune erreur.

9/ Le vin. Excellent placement. Lorsque vous aurez tout perdu vous pourrez chercher du réconfort dans la boisson. Et puis n’oubliez pas, c’est le seul placement qui restera toujours liquide !!!

Mon dernier conseil faites vous plaisir tant que vous pouvez !

Allez, je vous laisse, j’ai rendez-vous pour aller voir un beau voilier. Ma femme va hurler, mais moi, je rêve d’un bateau depuis que je suis gosse, et je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les actifs baissent. D’ailleurs, un bateau, ça ne vaut plus rien en occasion, mais alors c’est incroyable… j’ai découvert ça l’année dernière. Une voiture, ça vaut encore des sous, mais alors les bateaux, on vous les donnerait presque. Donc je vais me faire plaisir. Je vais acheter mon bateau, et comme j’ai analysé la situation, je prends un voilier, comme ça si les prix de l’essence augmentent, je mets les voiles !

C’est ma dernière suggestion. Imaginez que demain votre argent perde toute sa valeur et que vous perdiez toutes vos économies… qu’est-ce que vous regretteriez de ne pas avoir acheté ?

En ce qui me concerne, ma réponse est simple. Mon petit voilier, pour emmener ma femme et mes enfants sur l’eau, contempler le ciel, la mer et le soleil, les mouettes et les huitres, bref, vivre… tout ce qui est pris n’est plus à prendre !

—-
Publié initialement dans Le Contrarien du 18.07.2012.

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  • Et depuis quand la rareté, qui a tjrs existé, ne permettrait pas la croissance ?
    La croissance infinie est permise par le génie humain, et dire que ce n’est pas posible car notre monde est fini c’est sous entendre que la croissance ne peut que se faire par la production de biens matériels.

    Or, 80 % de notre économie, ce sont des services …

  • On peut avoir de la croissance avec une population déclinante, il suffit d’avoir une hausse de la productivité en rapport.
    Affirmer que la croissance économique du 20 ème siècle est liée à l’évolution de la population de 1 à 7 milliards d’être humain est parfaitement absurde économiquement parlant, car la croissance a été réalisée à 95 % par une minorité (500 millions quand même), les occidentaux…

  • J’avoue j’ai pas tout lu. Je me suis arrêté à « nous devons nous préparer à rentrer dans ce que je nomme l’ère de la rareté ».

    L’humanité vient tout juste de sortir de l’ere de la rareté. L’ere de la rareté, c’est quand y a à peine 1 milliards d’humain qui vivotent sur Terre et subissent famines sur famines.

    Fin bref. Je passe mon chemin. Bonne journée

    • @ Raphael : + 1

      j’avoue, j’ai lu l’article en entier, et cela me laisse dubitatif sur l’enseignement économique que l’auteur inculque à ses élèves.
      Ses connaissances me semblent limitées.
      L’article se borne à dire qu’il faut investir dans des actifs qui ont de la valeur, et à démontrer que la vraie notion de vlazur, c’est la valeur subjective, cf l’école autrichienne.

    • Oui. L’analyse sur la rareté est clairement malthusienne et fausse. Cependant les autres remarques (sur comment protéger son patrimoine), compte tenu de l’inévitable effondrement monétaire, elles, se tiennent.

      • Non, L’analyse sur la rareté n est pas forcement fausse a court terme (mais a court terme seulement). Et c est du court terme dont l auteur parle.

  • Dollar Singapourien sinon

  • Deux choses : le « conseil » sur METEX dont on se demande vraiment ce qu’il fait là (pourquoi ne pas rester plus vague ?) et le fait de privilégier l’or, une idée qui se tient bien évidemment mais qui résonne étrangement à la lecture du CV de l’auteur.

  • Je partage l’avis de beaucoup de commentaires . Quant je lis démographie passée de 1 à 7 millards , épuisement des ressources ,rareté , je ne vais pas plus loin . Le maltusianisme est la source de beaucoup de nos problemes. Et au vu de votre CV , il est triste que vous prechiez cette croyance là.

    • Je ne suis pas d’accord avec vous.

      « Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »
      — Kenneth E. Boulding (Président de l’American Economic Association)

      «La plus grande déficience de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.»
      Albert A. Bartlett, physicien

      Ce qu’a voulu dire l’auteur dans ce billet, c’est s’il est respectable de croire dans le génie humain « Ô Science, viens à notre secours ! », mais que les faits sont têtus :

      – cela fait plus de 70ans qu’il n’y a eu aucune avancée significative dans le domaine énergétique (notez le mot significative)
      – rien ne remplace objectivement la polyvalence du pétrole (carburant, PVC, engrais, pesticide, médicaments, etc), et surtout pas les énergies dites « renouvelables »
      – les révolutions du printemps arabe n’ont pas été causées par des peuples aspirant à la Liberté (soudainement ?), mais bien parce que le prix des matières 1ères alimentaires a explosé face au subventionnement massif des pays producteurs nets agricoles afin qu’ils détournent leur culture vers la production destinée aux biocarburants, lesquels biocarburants deviennent bien nécessaires à cause de la rareté du pétrole (CQFD)
      Rien n’a changé depuis les Romains : du pain et des jeux. Supprimez les jeux, et les gens se posent des questions. Supprimez le pain, et les gens se révoltent ! (cf. Rév. Française)
      N’importe qui serait prêt à tuer pour faire bouffer ses gosses.
      – la croissance démographique mondiale et l’aspiration des autres peuples a atteindre le niveau de vie (comprendre de consommation) des occidentaux ne va clairement pas arranger les choses… C’est tout de même 1M500m de personnes en Chine et 1M de personnes en Inde qui se dressent…
      Nous dévorons DEJA à une vitesse hallucinante les ressources planétaires en l’état actuelle des choses, croyez-vous vraiment que cela va s’arranger ?
      – toutes les ressources en terres rares (composants informatiques, microprocesseurs, etc) proviennent quasi uniquement de Chine. Cela créé déjà des tensions géopolitiques, notamment à l’OMC si vous suivez l’actualité…
      – même les détracteurs les plus farouches ont fini par reconnaître que nous avons franchi le fameux Peak Oil aux alentours de 2006. Les plus alarmistes prédisent une pénurie d’ici 2020, les plus optimistes parlent de 2030
      – il reste tout de même des réserves conséquentes de gaz, d’uranium ou de charbon, mais ça ne remplace pas la polyvalence suscitée et ça ne change pas le problème : ça le repousse juste dans les bras de nos enfants/petits-enfants
      – puisqu’il faut du pétrole pour extraire/produire/rafiner du pétrole (transport, machines, outils), un jour la production sera rattrapée par la Loi de l’entropie : lorsqu’il faudra 1 barril consommé pour 1 barril extrait, quel intérêt ?

      Vous parlez des services. C’est un argument qui me fait sourire.
      Pouvez-vous imaginer un seul instant un pays occidental avec une économie basée massivement sur les services ?
      C’est un leurre. Nous aurons toujours besoin d’industrie. D’ailleurs, le débat politique actuel ne porte-t-il pas justement sur notre désindustrialisation galopante qui nous place de facto aujourd’hui en position de faiblesse (balance commerciale pourrie, etc…) comparé à un certain pays voisin qui ont su maintenir un équilibre entre ses secteurs économiques ?

      De plus, afin de pouvoir produire et vendre vos « services », vous ne pouvez pas échapper au pétrole et autres matières 1ères : logistique, outils, machines et autres technologies.
      Si on se retrouve en situation de pénurie, comme cela ne peut QUE arriver (sauf à prédire dans le marc de café une hypothétique découverte de l’Homme : l’énergie inépuisable, douce utopie…), vous aurez un grave problème : non seulement vos « services » vont se retrouver très affectés, en 1er lieu pour la logistique

      Pour finir, je vous laisse une petite vidéo d’un Monsieur qui expliquera la situation, bien plus pédagogiquement que je ne saurais le faire :

      http://www.youtube.com/watch?v=P7DY6wqRNfk

      (sautez à minute 12:00 si l’intro vous saoule)

      p-s : notez bien que mon propos n’a rien d’écologiste. Je me fiche éperdument comme de ma 1ère paire de chaussettes que l’Homme puisse « détruire » la planète, au sens écologiste du terme. C’est d’ailleurs d’une arrogance totale : elle était là avant nous et elle sera encore là après nous.
      Non, mon véritable propos est bien résumé dans les 2 citations qui introduisant mon commentaire, et si dans la vidéo (certes un peu longue mais véritablement intéressante).

      • @ Altern

        Et bien moi, je suis d’accord avec vous. Il y a quand même des données physiques et geostratégiques que l’on ne peut pas négliger.

        Non seulement les chinois ont quasiment toutes les ressources en terres rares mais en plus ils sont en train de bien se positionner sur le marché des métaux (en rachetant le LME par ex). Ils ont une vision de leur intérêt sur le très très long terme.

        Et il est clair que sur le plan de l’énergie, il n y a pas eu d’avancées majeures depuis un moment, sachant qu’on ne sait même pas si on maîtrisera la fusion nucléaire avant un bon moment.

        De toutes façons, si il n’y avait pas de problèmes énergétiques, le pétrole, le gaz et l’électricité ne seraient pas de plus en plus cher.
        Idem pour les métaux (voir le prix du cuivre)

      • En lisant le début de votre message, j’ai eu envie de répondre, point par point.
        Puis j’ai continué à lire, et j’ai eu envie de rire.
        Vous êtes malthusien. Et comme tous les malthusiens et leurs prédécesseurs, vous avez tort, aveuglé par les peurs que vous avez envie d’avoir.
        Alors je ne réponds même plus point par point. C’est inutile. Vous dites trop de bêtises et vous ne changeriez pas d’avis.
        Mais je vous plains…

        Inutile de vous parler des gaz de schiste et des schistes bitumineux, inutile de mentionner les avancées sur les algues ou les bactéries producteurs d’énergie, inutile de rappeler que l’homme à toujours su s’adapter, que des malthusiens dans votre genre annonçaient la fin des réserves mondiales de charbon avant la fin du XIXème siècle, inutile de vous conseiller d’avoir foi en l’homme…

        • Non, inutile en effet car ces arguments sont connus ET démontés dans la vidéo précédente que vous n’avez pas visiblement pris la peine de consulter.

          Les gaz de schistes sont une vaste blague, cf. les forages stoppés nets par BP en Pologne, car les réserves suspectées ne valent en fait même pas le coût d’une exploitation !
          Et cela ne veut pas dire qu’ils n’existent pas ces gisements !
          On sait que cela existe mais on ne sait pas combien.
          Et de toute façon, ca reste une ressource par definition FINIE.

          Mais restez avec vos certitudes…
          Avec votre « foi en l’homme ».
          Pour ce que cela vous servir, je vous les laisse bien volontiers…
          En ce qui me concerne, vous ne me faites pas rire. Vous me faites pitié.
          Cependant, ça me rassure quelque part. Le darwinisme sera respecté : ceux qui auront anticipé s’adapteront plus facilement, et ceux qui refuseront obstinément de constater le gigantesque « reset » qui s’annonce en subiront les conséquences.
          Ca me va.

          Malthusien ? Non. On dirait un de ces « hommes de paille », comme « néo-libéral ou ultralibéral » que certains adorent agiter, faute d’arguments…
          Pragmatique, c’est tout.

  • @Billy :

    Vu les temps de crise qui arrivent, et l’inflation que je constate sur les munitions, je les réserve pour les étatistes et les fanatiques dans votre style.

    Après vous, donc…

  • Bravo pour votre article plein de bon sens.

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