Sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, il faut agir maintenant

Le débat sur la sortie de l'Union Européenne gagne du terrain au Royaume-Uni. Un débat qui doit avoir lieu maintenant et non après.
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Drapeau britannique

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, il faut agir maintenant

Publié le 17 juillet 2012
- A +

Le débat sur la sortie de l’Europe gagne du terrain au Royaume-Uni. Un débat qui doit avoir lieu maintenant et non après la négociation de nouveaux traités, selon l’un des premiers intéressés.

Par Richard North, depuis Bradford, Royaume-Uni.

Avec la fièvre rampante des référendum, The Independent (journal britannique de centre-gauche, NdT) est déjà prêt et nous sert des arguments en faveur du maintien dans l’UE, explicités par Ben Chu. Les éléments avancés sont tous très prévisibles, et ont été utilisés jusqu’à saturation auparavant.

Toutefois, ce n’est pas sur ce terrain que la bataille aura lieu. À mesure que la situation avance, les chances de faire face à non pas un, mais à deux référendums augmentent. Comme évoqué dans un scénario imaginé dans un de mes précédents articles, nous faisons face à la possibilité d’un référendum sur un Traité quelque part en 2015, vers ou pendant les élections législatives — si l’UE survit jusque là.

Il est possible que ce ne soit pas un référendum « dedans/dehors », mais plutôt un référendum qui demande si nous approuvons un nouveau Traité qui donne considérablement plus de pouvoirs à l’UE. Quelle que soit la réponse, le Royaume-Uni aura négocié de multiples clauses d’exemption, et une pression sera mise pour accepter le Traité sous le prétexte que le refuser mettra l’euro en danger.

Toutefois dans ce scénario, une réponse affirmative placerait le Royaume-Uni dans la position de cinquième roue du carrosse dans une Union Européenne transformée en États-Unis d’Europe, centrés autour des pays restants de la zone euro. Donc il doit y avoir un lien entre le « oui » au Traité et un référendum pour rester ou sortir de l’UE, ce dernier conditionnant le premier.

Ce que nous pourrions voir est un David Cameron (Premier Ministre britannique, NdT) qui nous confronte à un référendum sur le Traité avant les élections législatives, tout en faisant campagne pour le “oui”, avec une promesse d’un référendum pour rester ou sortir après les élections.

C’est, en effet, ce que David Cameron déclarait hier à la Chambre des Communes. Le statu quo en Europe est “inacceptable”, a-t-il dit, ajoutant “je crois que nous devrions faire preuve d’une patience stratégique et tactique ici”. Ce qu’il voulait voir était « un nouvel accord pour lequel nous recherchons un nouveau soutien ». Vint ensuite le cœur du problème. « Le bon moment pour déterminer les questions à propos des referendums et le reste se trouve après que nous ayons eu ce nouvel accord. C’est ce que nous devrions faire ».

Ce scénario mettrait le parti travailliste et les libéraux démocrates sur le grill, et pourrait bien donner aux conservateurs l’avantage décisif dont ils avaient besoin pour gagner. Cela détruirait également « UKIP » (Parti cherchant à obtenir le retrait du Royaume-Uni de l’UE, NdT).

Ensuite, et seulement ensuite, viendrait la tâche de se battre contre le vrai referendum mais, dans le nouvel environnement, ce serait largement possible de gagner — en fournissant aux partisans de la sortie de l’UE une occasion de s’unir, et de commencer à réfléchir à leur campagne maintenant.

Pour le premier round, je propose que nous abandonnions les termes d’eurosceptique et euroréaliste, pour adopter « outer » (partisan de la sortie de l’UE) et « inner » (partisan du maintien dans l’UE). Cela clarifierait les choses.

C’est ce qu’essaye de faire Philip Johnston ce matin, et il a partiellement raison. Il n’y a qu’une seule question, dit-il, « sommes-nous dedans (« in ») ou dehors (« out ») ? Mais il ajoute ensuite « tout effort pour renégocier les termes d’une adhésion du Royaume-Uni à l’UE n’est qu’un écran de fumée ».

Ici, j’ai un léger désaccord, et cette affirmation ne peut pas être laissée telle quelle. De facto et de jure, un retrait implique une négociation, et l’accord proposé entre le Royaume-Uni et l’UE doit définir le champ de bataille. La plupart, si ce n’est tous les points soulevés par Ben Chu peuvent être résolus dans des négociations de départ, conformément à l’article 50. Nous devons abandonner l’idée qu’un départ correspond à une « mort subite ».

Mais Johnston a totalement raison à propos d’une chose. Tout essai pour vendre une renégociation avant un départ serait une escroquerie. Nous devons nous débarrasser de cette blague. Oublier la renégociation. Le problème à résoudre est en effet “dedans ou dehors”. Ensuite, et seulement ensuite, on commence à parler avec les « collègues ».

Article original – Traduction eDoK/Contrepoints

Voir les commentaires (3)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (3)
  • En effet, l’Ecosse risque de dégager.

    En même temps, quand quelqu’un me dit qu’il veut être libre, d’une part, mais que dès que ce sera fait, il engagera le turbo-socialisme à fond les manettes… j’aime autant qu’il aille voir ailleurs si j’y suis (faut quand même en entendre, par là-bas, déclarer que, une fois indépendants, ils rejoindront l’euro !!! Merde, ça en dit long).

    Et s’ils pouvaient emmener Mid-West et Wales avec eux, franchement, bon débarras. Je n’en aimerais Albion que davantage.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par David Camroux. Un article de The Conversation

L’alliance AUKUS, réunissant l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis, a officiellement vu le jour le 22 novembre 2021, lors d’une cérémonie de signature discrète à Canberra, environ deux mois après l’annonce publique et spectaculaire de l’accord par les dirigeants des trois pays concernés.

Dans l’intervalle, une avalanche d’analyses s’est concentrée sur les aspects stratégiques et géopolitiques de cette entente pour l’Australie et les États-Unis, tendant à minimiser ses dyn... Poursuivre la lecture

L’Angleterre et l’Australie ne sont plus aux antipodes. La géopolitique post-Brexit opère un bouleversement copernicien sur le plan du commerce international et de la libre circulation.

Boris Johnson a admis que l’adhésion de la Grande-Bretagne à la CEE en 1973 et la fin de ses conditions commerciales préférentielles avec le Commonwealth « ont eu des effets assez dévastateurs sur de nombreux agriculteurs australiens ». Le ministre australien du Commerce a déclaré que l’accord commercial post-Brexit « corrigerait un tort historique ».Poursuivre la lecture

Boris Johnson pensait sans doute avoir vécu la pire semaine de sa vie de Premier ministre la semaine dernière, c’était sans compter le week-end. David Frost, le secrétaire d’État chargé du Brexit, a posé sa démission samedi. Véritable gardien de l’esprit du thatchérisme au sein du parti conservateur et allié de la première heure, David Frost a considéré l’adoption de nouvelles mesures coercitives pour combattre la pandémie comme la goutte d’eau faisant déborder le vase.

Fronde contre le passeport vaccinal

En début de semaine, pratiquem... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles