Budget 2013 : hausse d’impôts et rigueur au menu

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Outre le matraquage fiscal, le gouvernement Ayrault aurait prévu de stabiliser les dépenses de l’État durant 3 ans.

Outre le matraquage fiscal, le gouvernement Ayrault aurait prévu de stabiliser les dépenses de l’État durant 3 ans.

Un article du Cri du contribuable.

Outre le matraquage fiscal, le gouvernement Ayrault aurait prévu de stabiliser les dépenses de l’État durant 3 ans. C’est un avis de tempête fiscale qui commence pour l’ensemble des ménages. On annonce la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires, un tour de vis sur les niches fiscales, les donations, l’abaissement du seuil à partir duquel les successions sont taxables sans oublier la création d’une tranche super confiscatoire à 75% et le durcissement de l’ISF.

Ce ne sera pas tout : ces mesures seront suivies par d’autres en 2013, millésime durant lequel l’État devra trouver une trentaine de milliards € supplémentaires pour boucler un budget dont chaque ligne sera scrutée par Bruxelles. Hausse de la CSG et alignement de la fiscalité du patrimoine sur celle du travail sont au programme. L’effort demandé aux Français à compter du 1er janvier prochain sera encore plus important que celui exigé par le gouvernement Ayrault durant ses 6 premiers mois de règne.

Le millésime 2013 ne sera pas uniquement placé sous le régime de la purge fiscale mais aussi sous celui de la diète budgétaire. Si le détail des mesures en attente est resté sous le boisseau, le gouvernement a laissé filtrer le mot d’ordre adressé à l’ensemble des ministres afin d’en tester l’accueil auprès des syndicats et du grand public. Jean-Marc Ayrault a informé ses ministres d’une stabilisation des dépenses de l’État jusqu’en 2015 hors charge de la dette et pensions.

Les collectivités locales devront se serrer la ceinture

Parmi les conséquences prévisibles, les hausses de salaire généralisées des fonctionnaires devraient décroître et les effectifs de la fonction publique se stabiliser, des délestages intervenant dans certains ministères en compensation des recrutements massifs annoncés, par exemple, dans l’Éducation nationale.

De même, les dépenses de fonctionnement – que la précédente majorité avait prévu de réduire de 10% entre 2011 et 2013 – diminueront sans que l’on sache encore exactement où. Enfin, les dotations aux collectivités locales seront rationnées.

Pour détourner l’opinion de l’imminence de cette rigueur, rien de tel qu’un bon rideau de fumée : un quotidien a révélé, mardi matin, le coût du bouclier fiscal en 2011 (735 millions d’euros) et l’information a été reprise en cœur par l’ensemble des médias, audiovisuel public en tête. Cette coïncidence est sûrement fortuite !

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