Le clientélisme de Michelle Alliot-Marie n’a pas payé

Michèle Alliot-Marie en 2008

Michèle Alliot-Marie, ancien ministre de l’Intérieur et députée sortante battue, a pioché près de 8,3 millions € dans les fonds de son ministère pour financer des projets dans sa circonscription.

Michèle Alliot-Marie, ancien ministre de l’Intérieur et députée sortante battue, a pioché près de 8,3 millions € dans les fonds de son ministère pour financer des projets dans sa circonscription.

Article publié en collaboration avec le Cri du Contribuable.

Michèle Alliot-Marie en 2008

Michèle Alliot-Marie a adressé ce message aux électeurs d’Itxassou : « J’ai pu en 2008 aider au financement de l’acquisition d’un immeuble Leku Ona pour une somme de 100 000 euros, en 2010 à la construction d’une crèche pour un montant de 20 000 euros sur les crédits du ministre de l’Intérieur, en 2011 à la réhabilitation d’un mur du bâtiment Athari d’un montant de 46 500 euros sur les crédits du conseil national pour le développement du sport, en 2012 pour la réhabilitation de l’association Istuarrak  d’un montant de 100 000 euros sur les crédits du ministre de l’Intérieur. »

Idem pour les électeurs de la ville de Cambo-les-Bains : « Chez vous à Cambo-les-Bains, j’ai pu en 2008 aider au financement de l’acquisition de bus navette pour la société SIVOM pour une somme de 117 000 euros, l’aménagement des locaux de la mairie pour un montant de 30 000 euros, l’aménagement de la maison de santé et du thermalisme d’un montant de 60 000 euros, l’extension de la crèche d’un montant de 70 000 euros, en 20009 pour les travaux de voirie pour un montant de 100 000 euros et en 2011 rénovation de la piscine municipale pour un montant de 40 000 euros sur les crédits du ministre de l’Intérieur ».

Le ministère de l’intérieur dispose de fonds dédié à « des travaux divers d’intérêt local » qui sont distribués aux députés au titre de la « réserve parlementaire ». Tout est donc légal…

Mais selon la Cour des comptes « aucune information n’a été donnée sur la situation financière particulière des communes de ces départements qui pourraient justifier ce traitement durablement avantageux« .

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