Pas de reconquête à droite sans les libéraux

La reconstruction commence aujourd’hui pour la droite déboussolée, sans repères ni valeurs. Sans les libéraux, rien ne sera possible. Les premières échéances auront lieu dans 2 ans, autant dire demain.

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Pas de reconquête à droite sans les libéraux

Publié le 19 juin 2012
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La crise qui nous attend va sans doute venir plus vite à cause de l’aveuglement idéologique des socialistes : plus de dépense publique, plus de taxes, plus de déficits. La reconstruction commence aujourd’hui pour la droite déboussolée, sans repères ni valeurs. Sans les libéraux, rien ne sera possible. Les premières échéances auront lieu dans 2 ans, autant dire demain.

Par Aurélien Véron.

Dessin René Le Honzec/Contrepoints

Avec moins de 41 % des suffrages exprimés, la gauche obtient les pleins pouvoirs en France avec une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Les grandes villes, les conseils généraux, les conseils régionaux, le Sénat, l’Assemblée nationale et la Présidence de la République sont socialistes. Cette domination écrasante ne trouvera pas de contrepouvoirs dans les corps intermédiaires habituels que sont les syndicats et les médias, traditionnels alliés de la gauche. Nous ne pouvons qu’espérer une autre politique que celle menée depuis l’entrée en fonction de François Hollande. L’annonce d’un vaste plan de relance de 120 milliards d’euro proposé à l’Europe par le Président de la République laisse augurer un renforcement de la posture du pouvoir en place : profondément étatiste, dépensière et anti-allemande.

Premier parti de France, l’abstention confirme son avance avec plus de 43% des inscrits. Le Front de Gauche est lourdement sanctionné pour ses provocations caricaturales. Jean-Luc Mélenchon vient de se prendre deux énormes baffes électorales qui ne permettront même pas au Front de Gauche, sauf magouille du règlement de l’Assemblée nationale, d’avoir un groupe constitué. Au contraire, la stratégie des Verts paye. Après avoir obtenu par un arrangement sur mesure un groupe au Sénat, EELV est en passe d’avoir un groupe à l’Assemblée nationale. Sortis de leur sectarisme habituel, les Verts vont être aux manettes à tous les niveaux de pouvoir malgré un taux de représentativité ridiculement bas.

Le second tour des législatives a tout de même puni les éléphants dont les parachutes n’ont pas été d’un grand secours. Ségolène Royal a décroché le pleurnichoir, abattue par la démocratitude au terme de 30 ans de bons et loyaux services socialistes. A 73 ans, Jack Lang est rejeté par les Vosges et devra prendre une retraite forcée malgré le gros succès de la gauche en nombre de sièges. A droite, les candidats qui ont un peu trop fricoté avec le FN ont subi la colère des électeurs. Nadine Morano, Guillaume Peltier, Maryse Joissains et Claude Guéant confirment l’échec de la stratégie de droitisation qu’ils n’ont cessé de préconiser.

L’UMP est sanctionné pour ses 10 années de stratégie du parti unique et pour sa mauvaise gestion du pays ces dernières années. Le camp libéral de l’UMP, quasiment interdit d’action par la droite depuis 2002, subit deux pertes importantes avec la défaite des ministres Hervé Novelli et François Goulard. Espérons qu’ils participeront à la reconstruction de la famille libérale dans et surtout hors l’UMP, forts de leur expérience, de leur réseau et de leurs convictions.

La crise qui nous attend va sans doute venir plus vite à cause de l’aveuglement idéologique des socialistes : plus de dépense publique, plus de taxes, plus de déficits. La reconstruction commence aujourd’hui pour la droite déboussolée, sans repères ni valeurs. Sans les libéraux, rien ne sera possible. Les premières échéances auront lieu dans 2 ans, autant dire demain.

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  • Les idées libérales sont caricaturées, incomprises et souvent haïes par les Français.

    Dans ce contexte là, les libéraux ne me semblent pas avoir beaucoup de poids ni d’influence politiquement.

    Il me semble que la priorité c’est la pédagogie.

    Enfin, pourquoi se placer à droite ? Le libéralisme classique, dans le spectre politique actuel, ne se place ni à droite, ni à gauche.

    Il y a un vide considérable au centre. S’il faut se situer, c’est bien là : centre-droit, centre et centre-gauche.

    • Je suis totalement en accord avec votre propos, l’objectif principal est d’unir les libéraux de France de se positionner hors du cadre gauche droite en prônant le diagramme de Nolan par exemple ou tout autre schéma plus compréhensible, et surtout d’exclure les conservateurs qui nuisent grandement aux idées libérales.

      Un conservateur libéral n’existe pas.

      La pédagogie est urgent, mais elle est boudé par les états, il faudrait une figure pour pouvoir porter ce message qu’est la liberté et faire comprendre aux gens qu’ils n’ont pas a en avoir peur.

  • L’obsession d’Aurélien Véron de ne vivre que par procuration, en s’accrochant encore et toujours aux mêmes chimères… C’est désespérant. Quand t’assumeras tu libéral, au lieu de vouloir te coller ces étiquettes inutiles et stériles « degoche » « dedroate » ? Pas assez d’echecs ont accompagné ces politiques d’entrisme, il en faut encore ?

    L’UMP, la droate française, sont antilibérales. Faut se le mettre bien profond dans le crâne. Tu peux tenter d’aller faire le clown et te compromettre de toute tes forces pour leur plaire, tu seras toujours méprisé et on te crachera dessus. Le quinquennat passé devrait suffire à s’en convaincre.

    Cracher sur les socialistes du PS en parlant d’être avec les socialistes de l’UMP me sidère toujours autant.

    Exister par procuration.

  • La droite n’est pas libérale et ne le deviendra jamais. Tant que les libéraux essaieront de s’allier avec la droite ils n’arriveront à rien.
    Le libéralisme doit faire l’objet de revendications de nouvelles libertés et responsabilités individuelles. C’est évidemment au centre que ça se joue.

    Mais bon, j’ai bien compris que cet article a comme objectif de relancer la droite, anti-libérale, on l’a vu et entendu, et qu’il met le mot « libéral » comme tous les gens de droite l’ont fait pour se déguiser.

  • Exactement. Ce qu’il faut (à mon sens) au libéralisme français, c’est un leader libéral honnête et droit dans ses bottes, à la Ron PAUL, qui refusera toute compromission avec les clowns à roulettes, officiellement ou non socialistes.

    Témoin : même si son fils a appelé à rallier Mitt Romney, Ron PAUL a refusé tout compromis avec son adversaire dans la primaire républicaine, ce qui ne l’a pas empêché d’obtenir un succès et des scores grandissants.

    C’est à mon avis la seule issue possible politiquement au libéralisme.

  • Je rappel que Ron Paul agit dans le cadre du Parti Républicain et non pas au sein d’un parti ad hoc donc opposer la stratégie de Ron Paul à celle d’Aurélien Véron me paraît des plus étonnantes.

    Les libéraux peuvent agir à deux niveaux.

    Le premier est celui de la question institutionnelle: quelle place donne t on à l’État vis à vis du citoyen. Sur cette question la plus part des écoles du libéralisme vont se mettre d’accord sur un État minimal (avec encore des variation mais on arrive grosso modo au même résultat: http://www.institutcoppet.org/2012/06/13/la-question-du-gouvernement-a-travers-les-differentes-ecoles-de-pensee-du-liberalisme/ ). Cette approche peut soit se faire au sein d’un parti ad hoc, soit au sein de la plus part des partis politiques.

    Il y a ensuite le niveau de la conquête du pouvoir, de son exercice et de la mise en oeuvre d’un parti politique. Dans cette optique le positionnement centre droit d’un parti libéral n’est pas idiote. Il y a des exemples en Europe: http://www.contrepoints.org/2011/09/08/44826-apprendre-du-succes-des-liberaux-norvegiens-ou-le-mythe-de-la-troisieme-voie Personnellement le mythe d’un parti libéral apolitique, ni de droite, ni de gauche ne me convainc pas. Une logique droite/gauche ne veut pas dire bipartisme et l’échec de Bayrou vient de rappeler combien cette stratégie était risquée. La politique est une affaire de confrontation de projets et d’idée, vouloir essayer de se hisser au dessus de cela me paraît plus proche de totalitarisme (disparition des oppositions et des différences) que du pluralisme.

    Pour finir, peut être que le PLD n’est pas parfait. Il a cependant le mérite d’exister et de proposer quelque chose. Depuis tout ces mois où je lis Contrepoints je remarque à quel point c’est riche au niveau des idées, et à quel point c’est pauvre dans sa traduction politique. C’est bien beau de dénoncer la droite et la gauche, mais si l’on se contente de dénoncer sans s’engager concrètement alors autant se taire car cela reviendra au même.

    Si le PLD arrive à devenir un parti de centre droit crédible dans le rôle d’un parti de gouvernement alors la cause du libéralisme en France aura fait un grand pas en avant. Cela vaut le coup d’essayer non?

    • Vianney, je pense que l’existence d’un parti libéral est nécessaire, pour peu qu’il ait un langage assumé (ce n’est pas tout à fait le cas du PLD, mais ca peut s’arranger très vite).

      Je pense aussi que sa place est au centre droit (oui, on peut être ferme sans etre rattaché à un extrême).

      Mais il est absurde de chercher à s’allier avant de représenter quoi que ce soit. Ca ne peut mener qu’à avaler encore des couleuvres.

  • Pas d’accord avec Ropib ni Alainlib.
    Le libéralisme a toujours été, est, et sera toujours minoritaire. Quasiment par définition, il est dans l’opposition au gouvernement puisqu’il en préconise la diminution.
    Il n’a donc que deux voies possibles :
    * la voie de la pureté inactive, dont la logique est incarné par les zélateurs de l’abstention au motif que tous les politiciens sans exception supportent (endurent) l’état et se servent de lui donc le soutiennent.
    * la voie de la compromission et des alliances (mais alors ; avec qui ?)
    L’observation de l’Histoire montre que la première ne mène à rien du tout, à l’instar de nos frères anarchistes encore plus absent de la scène.
    Et qu’au contraire la seconde est féconde. Partout dans le monde et même dans l’histoire pas si ancienne de la France, le libéralisme n’a pu exister qu’en association. Et seulement avec les forces « de droite », y compris les plus extrêmes.
    Par exemple une chose aussi cruciale que la libéralisation ou du moins une vraie concurrence de l’enseignement est porté par les forces les plus conservatrices, les nostalgiques d’une école à l’ancienne (dont il importe peu qu’elle représente un fantasme ou une réalité) type « SOS éducation ».
    L’exemple « en face » est tout aussi illustratif : comparez la place et l’influence des gauchiste qui ont choisi la voie de la pureté à celle de ceux (les verts ou « pastèques ») qui ont choisi celle de l’alliance (sans renoncer pourtant à leur sectarisme !).

    Il faut suivre l’exemple des verts : parti autonome mais alliance claire et négociée, où on ne renonce pas à dire ce qu’on pense mais où on soutient des options différente pour pousser les pions importants.

    Le pion n°1 c’est la liberté d’éducation ( financement de l’enseignement intégralement par les bénéficiaires avec libre choix) et la libération du champ médiatique (démantèlement de FT, suppression totale des subventions directe et indirecte aux médias) ; après quoi, dans 50 ans …
    En contrepartie, il faudra supporter voire soutenir des positions anti-libérales parfois extrêmes, et des gens qui incaren ce genre d’idée contraire aux nôtres. S’allier avec l’UMP (éventuellement en faire partie) voire avec le FN comme un vert libertaire décroissant malthusien peut s’allier avec un communiste autoritaire productiviste.

    Pour exister, il faut assumer notre minoritude.

    • L’écologie est la nouvelle gauche. Le PS fait partie du camp de la centralisation des moyens de production et de gestion, nouvellement à droite (parce que c’est comme ça).

      Je pense que c’est une spécificité française que les conservateurs se maquillent en libéraux et que les constructivistes se maquillent en antilibéraux. Le libéralisme a été indistinctement utilisé par les uns et les autres, mais toujours pour centraliser le pouvoir.
      Le 20è siècle a été marqué par le clivage autour de la propriété des moyens de production. Aujourd’hui ça ne rime plus à rien, l’échiquier politique va se reconstruire autour de l’individualisation des moyens de production. Les libéraux devraient se retrouver autour de revendications de libertés et responsabilités individuelles (la droite -UMP et PS- refuse l’individualisation et essaye de la rendre illégale, la gauche -les écolos- essaye de l’avaler dans des organisation collectives et l’intégration dans une planification contrôlée idéologiquement, sans métrique).

      Oui faire des alliances est possible, à partir du moment où on a une existence propre. Les écologistes ont en effet leur propre parti. Aujourd’hui les partis libéraux existants continuent de se positionner par rapport au clivage du 20è siècle, dans les faits ils se positionnent comme antilibéraux: ça ne sert à rien de dire que l’état ne doit pas influer sur l’économie mais qu’il doit conserver ses prérogatives régaliennes alors que l’État-Nation est en train d’exploser sous nos yeux. Essayer de maintenir l’état coûte que coûte est ridicule (et en effet à ce compte là, pourquoi pas en revenir à une économie et une sociologie territoriale du Moyen-Age comme le propose le FN ?).
      Moi je veux bien admettre cette histoire d’alliance claire et négociée, mais avec qui ? Le PS et l’UMP sont un seul et même camp, je suis désolé, du coup ça ne peut pas être clair. Le FN est en train de faire exploser l’UMP, le plus logique serait du coup une alliance avec les écologistes (qui eux au moins acceptent de se projeter dans cette individualisation des moyens de production et dans la fin de l’État-Nation), pour faire exploser le PS. Il faut une grande alliance à droite des étatistes et des capitalistes industriels: les intérêts des uns et des autres sont désormais totalement intriqués (il n’y a finalement que les néo-gaullistes qui soient à peu près cohérents, eux au moins ne se cachent pas de ça).

      Il y a trop de politiques de droite qui disent être libéraux juste pour pouvoir bénéficier du financement de certains grands patrons qui font tout pour qu’aucune compétition n’existe dans l’économie française. Il faut leur prendre la parole, les dénoncer comme des menteurs, sinon le libéraux continueront de ne pas se reconnaître comme tels.

      Il faut assumer notre identité, la « minoritude » est partout.

      • Qui par mis les politiques de droites se revendiquent comme libéraux? Mis à part Novelli je ne vois personne.

        • Plus grand monde depuis 2008, et c’est une bonne chose, c’est l’occasion. Avant il y avait (c’est l’exemple qui me vient à l’esprit, je sais c’est triste) Madelin.
          Novelli me semble être un homme du passé, sur qui, c’est vrai, on peut peut-être compter, à voir. J’attends par exemple, plutôt que la remise en cause des 35 heures l’éclatement complet de l’idée de temps de travail (au niveau de la semaine mais aussi au niveau de la vie, en supprimant la retraite, qui est un principe scandaleux), d’exclusivité contractuelle… de salariat.

          Je pense que ça va forcément venir.

      • Je suis plutôt d’accord. mais
        Le PS et l’UMP sont dans un seul et même camp ? Ca se défend, mais c’est sans importance. Leur explosion ? Dans tes rêves ; ni le PS ni le principal parti de droite n’ont jamais explosé même après les pires erreurs les plus gravement sanctionnées ; parfois il change de nom et vaguement de personnel (SFIO ->PS, RPR ->UMP), et au pire du pire il se font simplement remplacer par un autre parti fondamentalement pareil, avec les même hommes et rapidement les même « idées »
        Il faut choisir une des deux écuries, la rose ou la bleue, et s’y tenir. La bleue, a priori, mais la rose, pourquoi pas … et même pourquoi pas les deux, si jamais le libéralisme attire assez pour justifier l’existence de deux parti, un libéral-rose et un libéral-bleu !

        S’allier avec les écolo ? ils sont encore plus étatiste que les coco, leur rêve c’est un totalitarisme mondial. Au point que pour moins il n’y a plus que deux vraies idéologies qui s’affrontent : l’écolo et la libérale (les étatiste n’étant au fond que pleins de vide, au point de prendre un moyen –le pouvoir et l’état– pour une fin en soi )

        • Pour moi il y a (territoriaux vs.) industriels vs. pirates vs. écolos (vs. multi-communautaires).
          Je ne sais pas… Sur le 20è siècle on a une certain constance, sur 2 siècles ça commence à être juste, sur 3 siècles on ne peut clairement plus parler d’immuabilité. Je pense que ce qui se passe à l’heure actuelle peut déverrouiller un certain nombre de choses.

    • Hors de question d’accepter des positions des extrémistes qui renie les valeurs de liberté pour une étatisation toujours croissante, c’est vraiment contre productif et se prostitué lâchement que d’accepter des alliances avec ce genre d’individus.

  • L’espace politique des libéraux pourrait trouver une incarnation dans un mouvement populiste de droite à l’image de l’UKIP ou du PVV, malheureusement l’horizon est bouché par le FN socialisant et l’UMP mollasse. Pas grand chose à espérer de la politique française donc.

    Quant à la ligne centriste-bobo du PLD, elle n’a évidemment aucun avenir quand on voit à quel point la société française se fracture et se radicalise.

    • La société française se fracture et se radicalise parce-que nous sommes en déclin à tous les étages, par le phénomène des vases communicants de la mondialisation.
      Ceci dit, ce sentiment de déclin n’est probablement pas perçu par les pays emmergents.

    • Vous avez quoi contre les bobo ?

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