82% des Français n’ont pas voté PS (ou UMP)

législatives 2012

Les vrais scores du premier tour des élections législatives 2012 ne sont pas du tout ceux que l’on présente habituellement. Ils vont même beaucoup vous surprendre.

Par la rédaction de Contrepoints.

Législatives 2012 : les résultats ne sont pas ceux que l'on attend
Parti Socialiste-Assemblée nationale (CC BY-NC-ND 2.0)

Le vrai score du premier tour des législatives 2012.

La démocratie reposant sur le principe de la volonté populaire, pour connaitre les scores des candidats, il convient de les calculer par rapport à la totalité des citoyens ayant le droit de vote.

Cela signifie : la proportion de cette population ayant effectivement voté pour chaque parti. Pour ce faire, il faut tenir compte des non-inscrits, qui augmentent d’année en année, et représentent environ 8% de la population. Nous comptons sur l’INSEE pour affiner ce chiffre si important pour notre démocratie. De plus, il faut également tenir compte des abstentionnistes et des électeurs ayant voté blanc ou nul, les fameux « non exprimés », qui s’expriment pourtant bel et bien, puisqu’ils font l’effort et le déplacement, pour dire précisément : tous ces candidats ne me conviennent pas. Si on n’appelle pas ça s’exprimer, alors quoi ?

Voici donc, en exclusivité pour Contrepoints, les vrais scores des partis au premier tour des législatives 2012, sur la base des chiffres officiels :

PS et affiliés : 17,8% (82,2% des électeurs n’ont pas choisi le PS et ses affiliés, qui pourtant pourraient obtenir une « majorité absolue »)

UMP et affiliés : 17,7% (82,3% des électeurs n’ont pas choisi l’UMP et ses affiliés)

FN : 7.1% (92.9% des électeurs n’ont pas choisi le FN)

FdG et extrême gauche : 4.1% (95,9% des électeurs n’ont pas choisi le FdG et l’extrême gauche)

Écologie : 3,3% (96,7% des électeurs n’ont pas choisi l’écologie)

législatives 2012
législatives 2012

Au même titre, on rappellera utilement que 64% des Français n’ont pas voté François Hollande au deuxième tour de l’élection présidentielle.

Le désaveu démocratique