La mélenchonisation de la politique française, grâce à l’UMP

Après 5 ans de hausse d’impôts et de taxes, de progression de l’Etat dans tous les domaines, de prise de parole anti libérale sans répartie, nous y sommes ! Mélenchon fait le spectacle, et définit l’agenda politique.

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Jean-Luc Mélenchon (Crédits Pierre Selim, licence Creative Commons)

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La mélenchonisation de la politique française, grâce à l’UMP

Publié le 9 avril 2012
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Après 5 ans de hausse d’impôts et de taxes, de progression de l’État dans tous les domaines, de prise de parole anti-libérale sans répartie, nous y sommes ! Mélenchon fait le spectacle, et définit l’agenda politique.

Par le Parisien Libéral.

Après 5 ans de hausse d’impôts et de taxes, de progression de l’État dans tous les domaines, de prise de parole anti-libérale sans répartie, nous y sommes ! Mélenchon fait le spectacle, et définit l’agenda politique.  Que nous promet notre bolivariste de salon, notre révolutionnaire sénateur ?

  • une France bunkerisée (sortie de l’UE)
  • une France smicardisée (à 1700 euros par mois)
  • une France où la fraternité et « l’amour » (!) deviendraient obligatoires

Comment est-il possible que le vote extrémiste (Mélenchon + fille à papa de Saint Cloud) représente plus d’un électeur sur quatre ?

Tout le problème vient du fait que pendant 5 ans, le gouvernement n’a rien fait pour promouvoir les idées libérales telles que Alternative Libérale, le Nouveau Centre, les Libéraux du Modem, le Parti Libéral DémocrateGauche Libérale et les Réformateurs les défendent.

Où est le salaire complet (chacun touche son brut, y compris les charges sociales, et fait lui-même un chèque à la Sécu ou à Axa, lire Wikibéral) ? La mise en concurrence de la Sécurité Sociale ou la liberté de quitter la Sécu (lire le blog Quitter la Sécu) ? La flat tax ? Le recentrage de l’État sur ses seules fonctions régaliennes (police, justice, armée, diplomatie) de préférence au niveau fédéral européen ? La dépolitisation de l’aide sociale (suppression de toutes les aides et allocations) et son remplacement par un Revenu Universel Garanti ? La dé-nationalisation de l’Éducation Nationale ? La suppression du SMIC ? La privatisation de la Poste, la SNCF, EDF, France Télévision ? La mise en faillite pure et simple des entreprises en difficulté, y compris les banques ? L’arrêt des dispositifs liberticide type Hadopi, Loppsi, Stic, Pass Navigo, vidéosurveillance généralisée, Carte Nationale d’Identité numérique (lire Contrôle du citoyen, la carte d’identité numérique arrive, un poste du 10 Juillet 2011)? La fin du soutien aux dictatures et la clôture des relations diplomatiques avec les dictatures, communistes notamment ? L’arrêt de la guerre à la drogue et la dépénalisation de la consommation ? L’acceptation de l’installation des scanners corporels dans les aéroports alors même que le motif soi-disant terroriste est faux (lire Quand l’État se plante, il ne s’excuse pas, un billet du 24 octobre 2011) ? La suppression des 35h et la liberté de contracter au travail ?

Au contraire, nous avons eu des masses d’argent public données à la SNCF, à France TV ou à Dexia (même si les autres banques ont remboursé les aides publiques), le maintien des 35 h, le maintien des 17 000 lois votées en 5 ans, 51 taxes et impôts créés ou relevés depuis 2007 (taxe sur les mutuelles, taxe sur les supports numériques, taxe Coca Cola, taxe sur le poisson, taxe sur les abonnements 3G, taxe sur les rémunérations variables des opérateurs de marché, la taxe sur les transactions financières, etc etc.) , la France ridiculisée au niveau diplomatique à Pékin 2008 et humiliée par la venue de Khadafi, la France trahissant ses lois sur le recel quand elle a acheté des listes volées de comptes bancaires en Suisse, l’extension du domaine du secret défense, le maintien en état des canards boiteux, le rejet de la directive Bolkestein, toujours pas appliquée, et évidemment le vote de budgets en déséquilibre, la progression de la dette publique et la part de la dépense publique atteignant maintenant 57% du PIB, un record.

Autrement dit, non seulement l’UMP n’a pas rejeté l’ultra-étatisme qui sévissait déjà en France, mais a même fait le lit du socialisme qui est si populaire ces jours-ci. Mélenchon a beau jeu de rêver d’un État tout puissant, un État nounou qui tordrait le bras à la finance, piétinerait les libertés individuelles et se substituerait au marché dans autant de domaines que possible : c’est la politique menée depuis 30 ans. Mélenchon peut ouvertement faire du révisionnisme en affirmant que les communistes n’ont pas de sang sur les mains, puisque la justice ne poursuit toujours pas celles et ceux qui se réclament de cette idéologie criminelle.

S’il n’y avait eu l’autonomie des universités de Valérie Pécresse et le statut de l’auto-entrepreneur d’Hervé Novelli, on pourrait se poser des questions. Mais ces deux mesures montrent que l’UMP peut encore se ressaisir, plutôt que de loucher vers la fille à papa de Saint-Cloud et Mélenchon et, de facto, valider les thèses des socialo-communistes. Il reste deux semaines pour rectifier le tir. Autrement, les libéraux regarderont du coté de Frédéric Bastiat 2012. Un mort ne peut pas faire pire que les vivants !

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