Vent de révolte contre la dette aux États-Unis

Plusieurs États poussent en faveur d’une modification de la Constitution américaine, qui obligerait Washington à faire valider par les États la hausse du plafond de la dette publique. Un moyen puissant pour empêcher son envolée continue.

Plusieurs États poussent en faveur d’une modification de la Constitution américaine, qui obligerait Washington à faire valider par les États la hausse du plafond de la dette publique. Un moyen puissant pour empêcher son envolée continue.

Par Pierre-Yves Saint-Onge.

Un mouvement se déclenche tranquillement aux États-Unis contre l’expansion de la dette du gouvernement fédéral. Plusieurs États ont approuvé le “National Debt Relief Amendment”, une demande de modification de la constitution qui forcerait, en 18 mots seulement, le gouvernement fédéral à avoir l’appui d’une majorité des États avant d’augmenter la dette nationale. Le texte en question:  “An increase in the federal debt requires approval from a majority of the legislatures of the separate states.”

Selon le sénateur du Dakota du Nord Curtis Olafson: “Our Founders wisely foresaw that they would need to include in the Constitution a method to empower the American citizens to rein in an overreaching federal government. Article V, via the state legislatures, the government closest to the people, gives us that power. If ever there was an issue for which we should be invoking the power of Article V, it is our out-of-control federal debt crisis.”

L’année dernière, les assemblées du  Dakota du Nord et de la Lousiane l’ont approuvé. Avec l’appui de 36 autres législatures, cet amendement prendra effet. Cette année, l’amendement a passé les sénats de l’Arizona et de l’Oklahoma.

Selon cet article V de leur constitution, une super-majorité des États peut demander un amendement, sans devoir réviser le document dans son ensemble, ce qui serait un exercice très dangereux.

Comment réagira Washington ? C’est à suivre. Répondraient-ils à un refus d’augmenter le plafond de la dette en coupant dans les budgets envoyés aux États pour commencer ? Ça ne serait pas la première fois : dans les années 70, quand certains États ont rouspété après l’insistance du gouvernement central de baisser la limite de vitesse à 55mph, ils ont simplement menacé de couper les fonds de construction des autoroutes aux États qui ne se pliaient pas.

Il faut croire que c’est partout pareil… au Québec, ça marche à l’envers par contre: quand le gouvernement veut couper dans les commissions scolaires, celles-ci nous disent qu’ils n’auront pas le choix de couper dans les services…


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