Ne laissons pas le terrorisme gagner sa non-guerre !

Mohamed Merah (Non datée, Le Figaro)

Sur le territoire occidental aussi bien qu’en dehors, des gens détestent à ce point notre mode de vie qu’ils sont prêts à trahir les principes de l’islam, ou au moins à en tordre le bras, pour justifier des crimes qui ont un but et un seul : nous faire abandonner nos libertés.

Sur le territoire occidental aussi bien qu’en dehors, des gens détestent à ce point notre mode de vie qu’ils sont prêts à trahir les principes de l’islam, ou au moins à en tordre le bras, pour justifier des crimes qui ont un but et un seul : nous faire abandonner nos libertés.

Par le Parisien Libéral.

Mohamed Merah (Non datée, Le Figaro)

Avant toutes choses, félicitons les forces de l’ordre pour le travail effectué, et pour la mise hors d’état de nuire du terroriste de Toulouse.

Ceci étant dit, ne tombons pas dans le piège d’« un fait divers – une loi. », comme dirait Maître Eolas.

Aurait-il été possible de détecter les plans de Mohamed Merah avant qu’il passe à l’acte ? Oui, peut-être. Si la DCRI mettait un policier derrière chaque personne suspecte, alors on aurait su, dès que le tueur de Toulouse eut commencé sa chevauchée infernale, que quelque chose se préparait.

On voit bien que cela n’est ni réaliste, ni souhaitable. La DCRI a sans doute des milliers d’hommes sur le terrain, chargés de surveiller des dizaines de milliers de cas suspects, et elle empêche probablement des centaines de cas dont nous n’entendons jamais parler, et pour cause : ils n’ont pas eu lieu.

De plus, grâce à Mohamed Merah, la marque Al Qaeda revient sur le devant de la scène. N’oublions pas qu’Al Qaeda n’est pas McDonald’s, ni l’Armée. C’est manifestement, disent les spécialistes, un groupe horizontal et non pas pyramidal ou vertical, et une sorte de franchise sans droit d’entrée à payer, ni charte commune en dehors de la fascination pour la violence, et ce soi-disant au nom de l’islam.

Ce qui est sûr, c’est que sur le territoire occidental aussi bien qu’en dehors, des gens détestent à ce point notre mode de vie qu’ils sont prêts à trahir les principes de l’islam, ou au moins à en tordre le bras, pour justifier des crimes qui ont un but et un seul : nous faire abandonner nos libertés. Les terroristes savent très bien que, conventionnellement, jamais ils ne gagneront une guerre contre l’US Army ou contre les Forces armées françaises. La supériorité technologique est manifeste. Non, leur combat est ailleurs. Il s’agit de nous ramener à leur niveau, à un régime de terreur. À chaque fois que nous adoptons une loi liberticide, nous nous rapprochons d’eux.

Comme Libertés Chéries le blog, on peut s’interroger sur la volonté du Président de la République de vouloir, par exemple, créer un délit de voyage à l’étranger pour y suivre des travaux d’endoctrinement. Tous les ans, des jeunes vont à l’étranger pour s’endoctriner volontairement, y compris des libéraux. Et si (ou plutôt quand) l’extrême gauche communiste arrive au pouvoir, cette loi ne se retournerait-elle pas contre les libéraux et les conservateurs qui vont faire un séjour à Washington chez leurs homologues du GOP ou des libertarians ?

Il ne faut pas tirer de conclusion de portée générale de cette tragique affaire de Toulouse. Mohamed Merah n’est pas un idéologue, c’est un fou. Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur de ce monde. Désigner un meurtrier comme « activiste d’une cause » est grave de conséquences. Nous avons déjà toutes les lois possibles pour lutter contre le terrorisme. C’est Lionel Jospin (de gauche donc « humaniste »…) qui a autorisé la police à fouiller les coffres de voiture sans motif préalable. Sommes-nous plus en sécurité pour autant ?

Chez les libéraux, nous avons en tête la maxime suivante :  Ceux qui renoncent à leur Liberté au nom de leur Sécurité ne gagnent jamais en Sécurité. Ils se contentent de perdre leur Liberté. Ne laissons pas les hommes politiques satisfaire leur penchant naturel pour toujours plus de pouvoir.

Quant au terrorisme même, tout est si relatif ! N’oublions pas que nous avons finalement fait la guerre à Khadafi non parce qu’il a assassiné les passagers de vol UTA, non parce qu’il avait pris en otage deux Suisses innocents, mais parce que ses crimes, chez lui, sur son propre peuple, étaient devenus trop gênants.


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