Les dirigeants européens boudent François Hollande

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Pour le candidat François Hollande et son équipe de campagne, l’internationale socialiste, c’est bien, tandis que l’internationale anti-socialiste, c’est mal.

Pour le candidat François Hollande et son équipe de campagne, l’internationale socialiste, c’est bien, tandis que l’internationale anti-socialiste, c’est mal.

Un article de l’aleps.

Le Parti Socialiste, notamment par la bouche de Pierre Moscovici, ne décolère pas, et dénonce un complot anti-Hollande fomenté par les dirigeants des pays occidentaux. Pas de rendez-vous avec Obama, refus de recevoir le candidat français de la part de David Cameron et Angela Merkel. Mario Monti lui-même, pourtant de centre gauche, ne veut pas le rencontrer. Pourtant tous ces gens sont assez informés pour savoir qu’ils vont peut-être devoir compter avec Hollande si la tendance actuelle se confirme.

Mieux : certains d’entre eux, comme Angela Merckel, soutiennent ouvertement le candidat président. « C’est un cadeau empoisonné » a dit Dominique de Villepin. Et François Hollande de s’en saisir : ce sont les Français qui votent, pas les étrangers.

Le PS joue donc la carte franchouillarde, voire xénophobe de l’électorat français, faute de pouvoir jouer la carte européenne, dont il s’est défaussé en remettant en cause la ratification de l’accord signé à Bruxelles il y a un mois.

Évidemment, il ne viendrait à l’esprit de personne que François Hollande ne se soit pas gêné pour aller soutenir les candidats du parti socialiste allemand, le SPD, au cours des dernières élections générales. Cette amnésie partielle s’explique. L’internationale socialiste est une famille noble, à l’idéal élevé, elle unit les prolétaires du monde entier. Par contraste, l’internationale des chefs d’État européens n’est qu’une coalition d’intérêts plus ou moins avouables, et manipulée par le monde de la finance. Pouah !

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