Alain Mathieu renvoie Moscovici et Copé dans les cordes

Impôts, compétitivité, coût du travail : le président de Contribuables Associés revient sur le débat entre Pierre Moscovici, le directeur de campagne de François Hollande, et Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
imgscan contrepoints 836 Moscovici Copé

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Alain Mathieu renvoie Moscovici et Copé dans les cordes

Publié le 12 mars 2012
- A +

Impôts, compétitivité, coût du travail : le président de Contribuables Associés revient sur le débat entre Pierre Moscovici, le directeur de campagne de François Hollande, et Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP (Les Echos, le 8 mars). Alain Mathieu les renvoie dos à dos : les deux énarques oublient un point capital, les charges trop importantes en France sur les entreprises.

Par Alain Mathieu.
Un article du Cri du Contribuable.

Copé : « La priorité absolue, c’est l’emploi, donc la compétitivité »

Copé a raison de dire que la compétitivité des entreprises françaises est une question essentielle. Mais pourquoi la limiter à l’industrie, qui représente moins de 15 % des emplois ? C’est celle de toutes les entreprises françaises qui est en jeu. Il a raison de dire que le coût du travail est fondamental dans la comparaison avec l’Allemagne. En 2002 notre commerce extérieur était équilibré, alors qu’il est maintenant fortement déficitaire. Depuis 10 ans, ce qui a changé, ce n’est pas notre « compétitivité hors prix » avec l’Allemagne (la réputation de qualité des produits allemands n’a pas changé, ni le système d’apprentissage allemand, supérieur au nôtre, ni leur dynamisme commercial, etc).

Ce qui a changé, c’est le coût du travail, et notamment les charges sociales patronales sur salaires, baissées en Allemagne. L’Allemagne a accordé la priorité à la compétitivité de ses entreprises, la France au social (35h + une dizaine de nouvelles allocations sociales : RSA, CMU, AME, APA, PAJE, etc.). Notre déficit extérieur et notre manque de croissance (- 1,4% par an sur l’Allemagne depuis 2006) viennent en grande partie de cette divergence sur le coût du travail.

Moscovici : « Il faut en France une véritable politique industrielle avec une banque publique d’investissement »

Moscovici s’imagine qu’une « politique industrielle » va changer la donne : la France est le seul pays au monde où il y a encore des partisans du Gosplan. Il croit que le moteur de la croissance est la consommation, alors que c’est l’innovation créée par les entrepreneurs.

Tous les deux oublient un point capital, les charges trop importantes en France sur les entreprises : supérieures de 7 % du PIB par rapport à l’Allemagne, elles sont dues à un coût plus important des fonctionnaires (6% du PIB). Il faudrait que la France réduise massivement leur nombre et leurs privilèges (retraites, horaires, absentéisme, etc).

Ce n’est pas deux énarques qui le diront, alors même que Nicolas Sarkozy a déclaré en 2010 que « [s]on devoir est de défendre la fonction publique » (voir Nicolas Sarkozy à Toulon : une convergence schizophrène)En tout cas, l’augmentation du nombre de fonctionnaires ou quasi-fonctionnaires (enseignants, 150 000 « emplois d’avenir » publics pour les jeunes) préconisée par la gauche ne résoudra pas le problème.

—-
Sur le web 

Voir les commentaires (3)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (3)

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

L'inflation s'est accélérée en juillet pour atteindre 6,1 % sur un an, selon l'Insee.

 

L’inflation est de retour

C’est une erreur de penser que ce que l’on appelle communément « inflation » se résume simplement à l’augmentation des prix à la consommation.

L’inflation ne doit pas se définir comme une augmentation des prix à la consommation, mais comme une augmentation de la masse monétaire. L’augmentation des prix à la consommation n’est que l’un des symptômes de l’inflation, tout comme l’est l’augme... Poursuivre la lecture

Les partisans de l'augmentation des impôts font valoir que le taux d'imposition maximal aux États-Unis et dans d'autres pays était beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui (en 1961 aux États-Unis il était de 91 % !) et que l'économie s'en portait pourtant bien.

Quelle est la part de vérité dans cet argument ?

Les politiciens de gauche qui réclament des impôts plus élevés pour les riches font valoir que dans le passé, les États-Unis et d'autres pays ont prospéré lorsque les taux d'imposition étaient très élevés, ce qui prouve que les i... Poursuivre la lecture

ENA, école de fonctionnaires
4
Sauvegarder cet article

Clémenceau disait :

« La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts ».

En effet plus il y a de fonctionnaires, plus il y a d’impôts. Diminuer le nombre des fonctionnaires est un moyen efficace pour diminuer les impôts.

Mais ce n’est pas facile. Car les fonctionnaires savent défendre leurs avantages : emploi à vie, études supérieures gratuites (et même rémunérées), avancement à l’ancienneté, temps de travail réduit, retraites avancées et plus élevées (75 % de la moyenn... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles