Gaz de schiste : ce Made In France dont on ne veut surtout pas

Non, nous n'aurons pas de gaz de schiste Made In France. Continuons à payer l'Algérie et la Russie pour leur gaz, c'est tellement mieux.
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Gaz de schiste : ce Made In France dont on ne veut surtout pas

Publié le 20 février 2012
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Les candidats à la présidentielle, emmenés par Bayrou, ont récemment redécouvert les vertus du Made In France. Et s’ils n’ont guère d’intérêt personnel dans la crise qui touche les Français et dont ils sont douillettement protégés, ils ont confusément assimilé le désir de beaucoup de leurs électeurs dans une nouvelle vague d’industrialisation française. Las !

Cette industrialisation se heurte de plein fouet avec l’autre souhait, parfaitement antithétique, d’un avenir plus vert, plus écolo, plus nature, et surtout furieusement moins industriel.

Et cela devient particulièrement cocasse lorsqu’on sait que la France pourrait très bien lancer, sur son sol, une nouvelle industrie à peu de frais, rentable et particulièrement efficace pour lui assurer, au moins en partie, une bonne indépendance énergétique, mais qu’on n’en fera absolument rien parce qu’il en a été décidé ainsi, unilatéralement.

Une très récente étude, de deux chercheurs de l’Université du Texas, vient de paraître, dont les conclusions sont pour le moins particulièrement tempérées : il n’y a aucune indication directe que la fracturation hydraulique pour l’exploitation du gaz de schistes contamine les nappes d’eau souterraines.

Pour ceux qui s’en sentent le courage, l’étude complète est disponible ici même. Et comme le sujet est évidemment très polémique, je vais éclaircir la phrase précédente : le Dr. Groat a donc réalisé une étude qui ne permet pas de prouver un lien entre la fracturation hydraulique et une pollution des nappes phréatiques. Il ne nie donc pas qu’il y ait des nappes contaminées, mais comme il le dit lui-même, « la plupart des problèmes cités dans le développement des gaz de schiste et qui ont un impact sur l’environnement se produisent en surface ou près de la surface du sol » et résultent surtout du processus classique de forage comme des malfaçons en cimentant des puits ou d’autres défaillances techniques.

Autrement dit : un travail de cochon va entraîner des cochonneries, certes, mais aucune preuve n’a été trouvée que la pollution existerait aussi dans le cas d’un travail bien fait. Et des forages bien fait, sans pollution, il y en a, ce qui tendrait à prouver qu’exploiter proprement les gaz de schistes est possible.

Heureusement, en France, on n’en a pas besoin.

D’une part, on a toute l’énergie qu’il nous faut : pas de Made In France pour le Gaz de Schiste !

Clean EnergyEn réalité, on préfère largement envoyer nos beaux euros bien coûteux à Abdel en Algérie et à Vladimir en Russie, qui sont d’ailleurs très heureux de les recevoir, plutôt que produire notre propre énergie, chez nous, quitte même à en revendre aux autres pays qui seraient, pour le coup, heureux de nous donner leurs euros. Quelle joie, finalement, de participer, tous et de bon cœur, à la richesse de ces pays qui ont bien besoin de notre argent alors que la crise les frappe durement ! Quelle joie de savoir que de riches capitalistes à l’autre bout du monde, qui ne paieront jamais la moindre taxe en France, récupèrent une part croissante de nos richesses. Une telle dépendance, voilà qui doit faire plaisir à tous nos dirigeants politiques, au passage…

D’autre part, nous n’avons pas le savoir-faire nécessaire pour implanter les exploitations de gaz de schistes chez nous. Ainsi, Total ne dispose d’aucun ingénieur, géologue ou chercheur capable de lancer cette activité sur notre territoire. C’est trop dur, trop complexe. On ne sait pas faire, voyons ! En outre, Total est une toute petite entreprise qui n’a pas les moyens de se lancer dans ce genre d’aventures nauséabondes. Ce serait vraiment dommage de risquer que celle-ci se lance dans une telle histoire et se retrouve, bêtement, à payer des taxes, ici, en France, pour du travail et de la production locale !

Enfin, il y a fort à craindre que de telles exploitations créeraient des milliers d’emplois, ce qui serait une catastrophe pour Pôle Emploi dont l’avenir dépend directement d’un nombre croissant de chômeurs en ces temps de crise. Et je n’évoquerai pas ici la calamité que représenterait une baisse conséquente du prix du gaz : chacun sait, surtout depuis que Free est arrivé dans la téléphonie mobile, que la baisse des prix est le début des ennuis graves pour les concurrents qui vendent à prix d’or leurs produits et services. Le consommateur, aimable ruminant qu’il faut traire aussi régulièrement que possible, ne doit pas subir l’atroce incertitude de prix qui baisseraient sensiblement.

J’ai déjà parlé, dans les éditos (ici et , par exemple), des gaz de schistes, de leur exploitation, et de l’hystérie écologiste qui accompagne le sujet.

Il est par exemple particulièrement savoureux de constater que ces écolos n’hésitent pas une seconde à taxer tous ceux qui sont en faveur de l’exploitation de cette ressource de dangereux pollueurs, toujours à la solde d’industries pétrolières sans foi ni loi. Inversement, personne ne doutera de l’honnêteté des écolos qui refusent catégoriquement (colères à se rouler par terre comprises) ces gaz de schistes, et personne n’envisagera qu’ils aient pu être payés par l’une des puissances pétrolières que l’apparition de concurrents sérieux enquiquineraient pourtant furieusement.

Il est aussi très intéressant de constater que chaque nouvelle source d’énergie sérieuse, qui peut vraiment aboutir à une exploitation rentable, sera systématiquement honnie par ces mêmes écologistes. Le solaire est parfait tant qu’il est lourdement subventionné (donc pas rentable). L’éolien, c’est trop de la balle surtout que sans les aides d’État, personne n’en veut (dangereux, bruyant, intermittent, écologiquement catastrophique). Le pétrole, c’est cracra. Le charbon, ça file des maladies. Le nucléaire, c’est encore pire.

Bref : jamais bon. Alors qu’on se demande exactement ce qui peut empêcher d’imaginer, techniquement, une exploitation propre des sources connues et rentables. On se demande exactement aussi pourquoi la France devrait absolument et fermement se priver d’une source d’énergie et de savoir-faire qui lui permettront de diriger ses maigres ressources ailleurs que dans l’achat de pétrole pour fonctionner, au fur et à mesure que ses réacteurs nucléaires seront démantelés.

On a, ici et maintenant, l’occasion de tester, de peaufiner, d’améliorer une technique d’exploitation qui donnerait à la France une vraie capacité d’influer sur son futur et sur le bien-être de la population. On pourrait faire du Gaz de Schiste Made In France, le vendre, et en tirer bénéfice substantiel pour sortir de la merde récessionniste ce pays englué dans le socialisme et le verdisme de Prisunic.

Mais non : vous pouvez être sûr que cette chance ne sera pas prise au nom de toutes les générations à venir qui préfèreront avoir des parents et des grands-parents chômeurs et assistés par un État bouffi et endetté jusqu’à l’os plutôt que des ancêtres fiers d’avoir construit quelque chose.

Ce pays est donc foutu.

—-
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  • Les khmers verts sont très puissants en France. Dommage.

  • C’est tout à fait cohérent que les gauchistes, écologistes et assimilés ne souhaitent pas l’exploitation du gaz de schiste. Cela permettrait à la France de se développer et le développement, associé à l’amélioration du niveau de vie des populations, sont les ennemis mortels de la gauche : déjà à la fin du XIXème siècle Lénine écrivait que malheureusement la révolution prolétarienne n’aurait jamais lieu en Russie parce que le pays se développait et les masses populaires s’embourgeoisaient (la révolution a eu lieu plus tard à la suite de la 1ère guerre). Les gauchistes et les écolos sont les dignes héritiers de la pensée léniniste : le progrès économique et social minent irrémédiablement leur fonds de commerce qui consiste à profiter de la misère réelle ou supposée pour dominer les sociétés et perpétuer la misère réelle.

  • Il est intéressant de voir que les sources de cette article n’ont pas été « prospecté » correctement. Le Dr Groat travaille pour « Energy Institute » une corporation des « professionnel de l’énergie » basé au Texas dont la majorité des adhérents sont des professionnels issus du milieu pétrolier et gazier.

    D’autre part l’étude N’ARRIVE PAS A PROUVER qu’il y a une incidence de la fracturation « hydraulique » sur la contamination des nappes car « il n’y jamais eu d’étude prouvant que l’eau des nappes était propre avant la fracturation ». D’autre part cet article vise à inciter les autorités américaines à mieux contrôle le respect des règles de sécurité d’exploitation!
    Quelque notions en hydrogéologie suffisent pour prendre conscience que l’injection à haute pression de plus de 600 composés chimiques à environ 4000m de profondeur crée un haut risque de contamination des nappes phréatiques.

    Je vous recommande un reportage très didactique sur :
    http://www.dailymotion.com/video/xhfvhy_gasland_news?fbc=349

    • Sans aucune notion en hydrologie ou en géologie, on peut simplement prendre conscience que les nappes phréatiques exploitées sont à moins de 40 mètres de profondeur moyenne, tandis que les gaz de schistes sont entre 2 et 4 kilomètres de profondeur : ça ne fait jamais que 2, 3 ou 4 kilomètres d’épaisseur de roches comme isolant ! Pas banal, comme commentaire !

      • @h16 et bubulle.
        Les nombreux accidents issus de la contamination des nappes sont dus au tube de béton du forage qui se fissure sous la pression de l’injection hydraulique, les pressions d’injection sont au alentour de 500 Bar (soit environ 500Kg/cm²). Il n’y a pas ce type d’accident pour la fracturation des gisements de pétrole car les pressions sont bien inférieurs.
        Le risque de contamination « via la roche » de l’arrivé du forage (à – 4000m) à la nappe phréatique (-40m) est théorique et à priori minime.

        Il n’en reste pas moins l’idée qu’environ 4000m cube d’eau chimiques sont injectés pour effectuer une fraction, et seulement la moitié sont laissé sur place. Que fait-on du principe de précaution?

    • J’adore le commentaire délicieux : il tombe dans le panneau expliqué dans le billet (« oh, ceux qui font des études pro-gaz sont tous vendus à la solde pétrolière »), et donne comme référence une vidéo, Gasland, pathétique assemblage de contre-vérités maintes fois réfutées. Bref. Merci d’avoir participé.

  • De toute façon, lorsque le pétrole deviendra trop cher et le prix du gaz international suivra, la France sera obligée de prospecter le gaz de schiste. !! A moins de se faire hara-kiri toute seule !!
    A ce moment la il va falloir « inspecter » aussi les raisons « profondes » de la secte écolo , et, peut-être envoyer quelques coupables en prison !!

  • Malheureux!
    Vous devriez avoir honte de ces propos si politico-incorrect! comment pouvez-vous à ce point aller à contre courant de cette merveilleuse pensée unique que le monde, que dis-je l’Univers nous envie?
    Vouloir rendre la France un peu moins dépendante de la pisse et des pets du diable vous entraine sur la dangereuse voie de la xénophobie, voire de l’incitation à la haine raciale!
    Ne seriez-vous pas un de ces dangereux souverainistes voire un suppôt de ces idéologies extrêmes qui auraient pu vous embrumer le cerveau, enfin si tant est que les réacs de votre espèce en aient un?
    En proposant ainsi de créer quelques richesses supplémentaires à ce pays qui n’en a sans doute pas besoin puisque l’on n’y propose que de mieux répartir celles, surabondantes, qui existent, vous vous rangez du côté de ces voyous réactionnaires qu’il faudra bien éliminer définitivement quand nous instaurerons enfin le paradis vert auquel tout « citoyen » (il faudra bien cependant trouver un autre terme quand la notion de nation aura rendu l’âme) se doit d’aspirer pour son bien et celui de son voisin, même si celui-ci est un peu réticent….
    Vous devriez avoir honte, monsieur!

  • Développement économique oui, pollution non.
    Il est plus profitable pour notre pays d’investir dans les économies d’énergies (isolation des batiments, transport en commun, etc) que de continuer à consommer toujours plus d’énergie et à polluer.
    Si on s’en sort aujourd’hui avec le toujours plus d’énergie, prépare-t-on l’avenir pour nos enfants ?

    • Sophisme, cf: « l’effet rebond »
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_rebond_(économie)

      Il est clair qu’il faut économiser quand on peut mais ca ne résout pas le problème.

      « prépare-t-on l’avenir pour nos enfants ? »

      Si on leur laisse cette énergie au prix de conditions plus difficiles:
      -Soit il n’y touchent pas et eux aussi auront des conditions difficiles.
      -Soit ils les mangent et c’est eux « qui ne préparent pas l’avenir de leurs enfants »

      Sur le très long terme:

      Tout les pays qui atteignent un certain niveau de vie voient leurs natalité baisser hors flux migratoire (de gens qui aspirent au même niveau de vie) et on un gain d’efficacité énergétique (+20% en 20 ans) puisque l’énergie coute cher et les recherches sont loin d’être finies.

      La croissance de l’humanité n’est par la force des choses pas infinie, et son impact est destiné à s’améliorer. Mais pour cela il faut d’abord de l’énergie primaire pour que les gens deviennent riches, vivent bien et que la recherche dispose de fonds.

      Ce priver un instant d’une énergie ne fait au mieux que retarder l’évolution de la société, exploser la natalité tout en proposant de moins bonne conditions sans rien changer à la pollution finale.

    • Ce que dit ce billet est justement qu’on peut exploiter sans polluer. Vous aimez tant le nucléaire que ça ?

    • Philippe : « Il est plus profitable pour notre pays d’investir dans les économies d’énergies (isolation des batiments, transport en commun, etc) »
      ————————————————–

      Parler de profitable tout en citant deux « solutions » qui ont besoin de subventions massive pour exister, ça frise quand même le foutage de gueule.

      Si c’est profitable, ne vous inquiétez surtout pas, les Français (un des peuples qui a le plus fort taux d’épargne au monde) s’y mettront tout seul.
      Si c’est préconisé par l’Etat, qui n’est pas fichu de gérer sa propre caisse, c’est que c’est PAS profitable (excepté pour quelques lobbies bien introduits).

      De manière plus générale, quand c’est une solution venant des pastèques, demandez un deuxième, voire troisième avis.

  • Oui la France doit exploiter ses réserves de gaz de schiste.

    Le gisement de gaz de Lacq a permis le développement économique de notre pays mais il est épuisé. Conséquence en 10 ans le prix du gaz a augmenté de plus de 70%. Source: http://www.lemonde.fr/economie/infographe/2009/03/13/evolution-du-prix-du-gaz-en-france-depuis-2000_1167423_3234.html
    Cela veut dire des entreprises qui ferment, des emplois de perdus, des points de croissance en moins, une balance commerciale déficitaire. Ce gaz nous en avons besoin pour nous chauffer, nous nourrir, pour nos entreprises, pour nos services de secours et l’ensemble de notre économie.

    Grâce au gaz de schiste, en quelques années les États-Unis sont passés d’un pays importateur de gaz à un pays exportateur tout en créant des emplois. Le prix du gaz a baissé dans ce pays (malgré la hausse du pétrole) alors qu’il monte dans le notre et la balance commerciale s’est améliorée: tous les américains bénéficient de cette politique énergétique volontariste.

    Pour ma part je suis pour l’exploitation du gaz de schiste dans les zones qui s’y prêtent (faiblement peuplées, pas de réserve naturelle, etc).

    Notre monde, notre société, notre économie et notre style de vie dépendent de l’énergie, il est crucial pour la France de viser au maximum l’indépendance énergétique tout comme les Etats-Unis le fond. C’est une question de bon sens, mais aussi une question de survie.

    Si nous n’avons pas le courage de prendre les mesures qui s’imposent pour protéger notre économie, alors nous acceptons de nous subordonner aux algériens, aux russes et aux autres pays producteurs qui contrairement à nous n’ont aucune considération pour les données environnementales et qui ne manqueront pas d’appauvrir notre pays.

    Ne vous laissez pas laver le cerveaux pas les associations bien pensantes et malfaisantes.

    ++
    Olivier

  • Exploiter le gaz de schiste oui, mais aux usa, les proprios ne peuvent pas refuser une exploitation de gaz de schiste:

    http://www.propublica.org/article/forced-pooling-when-landowners-cant-say-no-to-drilling
    http://projects.propublica.org/tables/forced-pooling

    La liberté/responsabilité avant tout
    (mais peut-être que ce ne sont que des fakes)

  • Si Abdel en Algerie, ou Vladimir en Russie coupent le Robinet, là et seulement là ton pays sera foutu, et tu commencera par aller couper du bois à la foret, et porter tes enfants sur une mule, alors merci qui? merci Abdel et Vladimir.

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