Discours de Hollande au Bourget : un déferlement d’approximations

Ce dimanche au Bourget, le candidat PS a la Présidentielle nous a offert un discours démagogique rempli d’approximations.

Ce dimanche au Bourget, le candidat PS à la Présidentielle nous a offert un discours démagogique rempli d’approximations. Petite relecture de ses propos pour en déceler les imprécisions.

Un article du Parisien Libéral


Ça se confirme. Le candidat socialiste prend les français, y compris ses électeurs, pour des imbéciles.
Prenez son discours, disponible sur son site web francoishollande.fr. Il y a tant de points critiquables.

Je le fais ici en Seine-Saint-Denis, ce département aux multiples couleurs, le plus jeune de France.

C’est faux, le département le plus jeune est Mayotte (moyenne d’age, 22 ans), dont j’ai déjà été dit qu’il fallait stopper la départementalisation et lui redonner son indépendance.

Présider la République, c’est être viscéralement attaché à la laïcité, car c’est une valeur qui libère et qui protège. Et c’est pourquoi j’inscrirai la loi de 1905, celle qui sépare les Églises de l’État, dans la Constitution.

Ça fait peur ! Hollande ne connait pas la constitution.

Article premier :
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.
Source : site du conseil constitutionnel.

Et j’introduirai le non-cumul des mandats pour les Parlementaires.

Sauf pour lui-même sans doute : Premier secrétaire du Parti socialiste de 1997 à 2008, pendant la troisième cohabitation puis dans l’opposition, maire de Tulle de 2001 à 2008, il est député de la première circonscription de la Corrèze, et préside le Conseil général de la Corrèze depuis 2008.

Présider la République, c’est faire respecter les lois pour tous, partout, sans faveur pour les proches, sans faiblesse pour les puissants…

Sauf en cas de vol du scooter de Thomas Hollande…

… en garantissant l’indépendance de la justice, en écartant toute intervention du pouvoir sur les affaires, en préservant la liberté de la presse, en protégeant ses sources d’information, en n’utilisant pas le renseignement ou la police à des fins personnelles ou politiques.

Quelle est donc la position du candidat PS à l’égard d’Hadopi ? Loppsi ?

Présider la République, c’est être impitoyable à l’égard de la corruption. Et malheur aux élus qui y succomberont !

Ouh là, et si on commençait par le Parti Socialiste ??

Je pense à nos morts en Afghanistan, auxquels je veux rendre hommage ici, avec émotion, avec dignité, avec respect, comme aux blessés qui souffrent dans leur chair. […] Notre mission est terminée. Elle avait été engagée il y a plus de dix ans par Lionel Jospin et Jacques Chirac dans un but précis, qui était de répondre à l’attaque terroriste sur les États-Unis. Je l’avais pleinement approuvée. Et bien aujourd’hui, cette mission est achevée. Il est donc temps de décider le retrait qui s’impose, et je l’ai décidé de longue date.

Le retrait est de toutes façons déjà planifié pour 2014, avec des options entre temps.

Je suis président d’un Conseil général, celui de la Corrèze. Un département célèbre pour ses personnalités politiques, mais qui est exigeant.

Et célèbre aussi pour sa dette.

Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies. Désormais, il est possible en une fraction de seconde de déplacer des sommes d’argent vertigineuses, de menacer des États. Les produits financiers toxiques, c’est-à-dire sans lien avec les nécessités de l’économie réelle seront purement et simplement interdits. Les stocks options seront supprimées. Et les bonus encadrés.

Les stocks options sont déjà taxées à 54%. Plus personne n’en veut. Quant à l’encadrement des bonus, c’est juste pour les financiers, ou bien pour TOUS les commerciaux à la com’ ?

Enfin, je proposerai une taxe sur toutes les transactions financières, non pas le rétablissement de l’impôt de bourse, ce qui va être fait et qui a été supprimé il y a quelques mois – c’est vous dire la cohérence ! Non, je proposerai une véritable taxe sur les transactions financières, avec ceux en Europe qui voudront la mettre en œuvre avec nous. Je proposerai aussi, si l’on veut éviter d’être jugés par des agences de notation dont nous contestons la légitimité, de mettre en place au niveau européen une agence publique de notation.

Casser le thermomètre plutôt que de traiter la fièvre ? Pourquoi pas… Sinon cette agence publique existe déjà, elle s’appelle Bruxelles (Commission, Eurostat) et Paris ne l’écoute pas.

Je créerai une banque publique d’investissement qui, en complément des fonds régionaux, accompagnera le développement des entreprises stratégiques.

Cette banque publique (passons sur le désastre Crédit Lyonnais) existe déjà : c’est la CDC Entreprises.

Je favoriserai la production en France en orientant les financements et les allégements fiscaux vers les entreprises qui investissent sur notre territoire, qui y localisent leurs activités, qui y mettent leurs emplois et qui sont en plus offensives à l’exportation.

Pourquoi ne crée-t-il pas directement d’entreprise, plutôt ?

Je mobiliserai l’épargne des Français en créant un livret d’épargne dont le produit sera entièrement dédié au financement des PME et des entreprises innovantes.

Ça existe déjà : c’est le livret de développement durable. François Hollande est trop riche pour avoir entendu parler de ce genre de produits ?

J’exigerai des entreprises qui se délocalisent qu’elles remboursent immédiatement les aides publiques reçues.

Mais pourquoi donc leur avoir versé préalablement des aides ?

Je donnerai priorité aux PME : ce sont elles qui embauchent, ce sont elles qui doivent être aidées avant tout, c’est pour elles que nous élargirons le crédit impôt recherche, que nous abaisserons l’impôt sur les sociétés, que nous créerons une agence pour les PME.

Cette agence existe déjà, c’est Oseo.

Partout, des privilèges apparaissent à mesure qu’une nouvelle aristocratie – j’emploie le mot à dessein – arrogante et cupide s’installe et prospère. 1% des Français privilégiés se séparent du reste de la société.

Le député de Correze se moque de nous ! À 5700 euros par mois grand minimum, il est déjà dans les 4% de tops revenus ! (Chacun peut aller vérifier sur ce site). Et son indemnité de parlementaire n’est pas sa seule source de revenus !

Effrayant d’approximations. Celles-ci tentent maladroitement de masquer le fait que Hollande ne propose que la poursuite du conservatisme ultra étatiste par d’autres moyens.

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