Temps de travail et productivité

Les Français travaillent plus vite que les autres, donc ils travaillent moins !

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
imgscan contrepoints 630 Productivité

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Temps de travail et productivité

Publié le 21 janvier 2012
- A +

Les Français travaillent plus vite que les autres, donc ils travaillent moins !

Un article de l’aleps

La mesure de la productivité a toujours été une opération délicate. Par exemple, faut-il s’affoler du fait que les Français, avec leurs 1 679 heures par an travaillent moins que les Allemands (1 904) ou les Anglais (1 856), tandis que les Roumains se tuent au travail avec 2 095 heures ? Cette découverte a suscité bien des commentaires la semaine passée. Alors, les Français sont-ils fainéants ou très habiles ?

Le calcul de la productivité horaire rapporte la valeur du bien ou du service offert à la durée du travail effectué. Pour fabriquer la même chose, si un Français met moins de temps que l’Allemand, il est plus productif. Au lieu de s’abrutir au bureau, au magasin ou à l’usine, il part en week-end. Normal ! Par ailleurs, il est possible que les Français fassent un travail non comptabilisé par les statistiques officielles : travail clandestin (fait peut-être par des clandestins), ou travail à la maison (qui n’entre pas dans le calcul du produit intérieur brut).

À cette version optimiste, on peut opposer que nous sommes mauvais exportateurs, et que nous n’arrivons pas à être compétitifs, notamment par rapport aux Allemands. Et si les Allemands travaillaient aussi vite que nous, voire plus vite ? Il n’y aurait alors rien de réjouissant dans les comparaisons qui sont faites.

Pour trancher définitivement, il faut aussi rappeler la structure de notre PIB : nous sommes ceux qui, en Europe, produisons le plus de services publics, et le moins de produits marchands : 10 points d’écart avec les Allemands. Si le nombre d’heures travaillées est déterminant pour la concurrence sur les marchés, il n’a pas grande importance pour la production des services publics, qui ne s’exportent pas, ne subissent aucune concurrence, et sont payés par le contribuable, ou l’assuré, ou l’administré, ou l’usager – et au coût de la rémunération du personnel. Comment nos comptables nationaux enregistrent-ils la valeur du travail effectué par un fonctionnaire ? Rigoureusement au salaire complet de ce fonctionnaire. Nous ne voyons guère dans tout cela motif à réjouissance. Car ce système ne produit que des impôts et des déficits.

—-
Sur le web

Voir les commentaires (7)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (7)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le pouvoir d'achat a été un sujet central lors des campagnes électorales qui viennent de se dérouler. La NUPES, première force d'opposition qui a obtenu 137 sièges à l'Assemblée, s’est fait le parti de l’amélioration de ce dernier avec un SMIC  qui serait porté à 1500 euros, le dégel du point d’indice des fonctionnaires et le blocage des prix sur les produits de première nécessité.

Il faut donc examiner comment se situe le pouvoir d’achat des Français par rapport aux autres pays européens. De nombreuses études existent en ce domaine. M... Poursuivre la lecture

inflation zero pouvoir achat
4
Sauvegarder cet article

Élections obligent, nos politiques et leurs commentateurs ont inventé un mythe : les gouvernements auraient le pouvoir magique d’augmenter le pouvoir d’achat des Français.

Comment est née cette idée ? Le mystère reste entier pour le moment.

Quoi qu'il en soit, cette faculté économique attribuée en priorité au Président, bien que réfutée timidement par lui-même au cours d’un bref face-à-face télévisé avec un électeur, est acceptée telle quelle par tous les commentateurs que j’ai entendus. Aucun n’a émis le moindre doute sur ce po... Poursuivre la lecture

Dans un quartier populaire de Dijon, le président en campagne s’est trouvé confronté à une foule à qui la moutarde était montée au nez :

"J’étouffe avec les prix du gazole."

"Mon salaire n’a pas bougé depuis six ans, toutes mes factures ont augmenté."

"Je suis père de famille, j’ai quarante-six ans, je n’arrive plus à vivre de mes revenus."

 

Pourtant, en 2017, le candidat Macron assurait aux électeurs qu’il saurait doper le pouvoir d’achat.

Le Monde du 7 mai 2017 sur ce sujet :

"L... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles