Climat : pourquoi le GIEC n’est pas crédible

climat sceptique

Le GIEC continue à être présenté aujourd’hui encore comme la référence en matière de sciences du climat. Une désinformation manifeste, que cet article dénonce.

Un article de Jean-Pierre Bardinet

Voici en introduction un texte plein de sagesse du physicien et enseignant-chercheur à Polytechnique, Serge Galam, sur le renversement de la preuve :

Il est plutôt surprenant que celui qui affirme détenir la vérité voit ses paroles prises pour argent comptant quand celui qui réclame une preuve de cette affirmation non démontrée scientifiquement doit, pour être écouté, apporter la preuve que la vérité défendue sans preuve est fausse. Les techniques, la méthodologie, toute notre approche expérimentale et nos constructions théoriques ont été inventées pour prouver l’existence de ce qui existe. En revanche, il est impossible de prouver l’inexistence de ce qui n’existe pas… La preuve ne peut porter que sur quelque chose d’existant. Dans le débat sur le climat, j’insiste sur le fait que je parle bien d’absence de preuve, et non de doute, à propos de la responsabilité humaine en matière de réchauffement. De même, à propos de la question de savoir si nous sommes dans une phase longue de réchauffement ou de refroidissement. Le doute implique une croyance. Or, en termes scientifiques, soit j’ai la preuve, soit je ne l’ai pas. Il n’y a pas de place pour la subjectivité dans la validité d’un résultat scientifique. Il est urgent de savoir dire : « scientifiquement, on ne sait pas ». Aujourd’hui je ne dis pas que je doute de la responsabilité humaine, je dis qu’il n’y a pas de preuve de cette responsabilité. C’est un fait, pas une opinion.

 

Aspects structuraux

  • La solution est imposée

Dans ses statuts, rédigés par l’UNEP (United Nations Environment Program), il est demandé au GIEC de travailler sur le “Réchauffement Climatique Anthropique” (RCA). Donc, avant même que le GIEC n’ait commencé ses travaux, on lui impose LA SOLUTION : il y a réchauffement (ce qui est vrai, mais il est minime : +0,7°C en 150 ans, non linéaire et une seule fois en phase avec le CO2, sur 1980-1998) ET il est anthropique.

Donc, mécaniquement, les dirigeants du GIEC vont tout faire pour justifier cette solution, et ils n’ont pas hésité à utiliser de la science fausse, comme, par exemple, le modèle d’effet de serre d’Arrhénius, qui avait été réfuté par les physiciens de son époque (expérience de Wood), et que le GIEC a fort opportunément sorti de son chapeau, ou encore d’inventer un nouveau processus physique, le forçage radiatif, qui a la propriété étonnante de violer la seconde loi de la thermodynamique, sans que cela ne pose problème au GIEC…

  • La bureaucratie règne en maître et la science est dévoyée

Une fois que le rapport scientifique est rédigé (compilation de nombre de publications judicieusement sélectionnées), le résumé pour les décideurs (SPM) est préparé entre les dirigeants du GIEC et les représentants des gouvernements. Il est négocié mot par mot, à la virgule près, selon les bonnes habitudes du Grand Machin Onusien. De ce fait, le SPM gomme toutes les nuances, toutes les interrogations, tous les aveux de méconnaissance que l’on peut trouver dans le rapport scientifique. Puis, il est publié et présenté en grande pompe aux États, aux institutions internationales, et aux médias du monde entier pour qu’ils relayent la bonne Parole « GIECquienne » aux peuples de toute la planète.

Après ce faste clinquant et fort onéreux, les scientifiques sont priés de mettre le rapport scientifique en conformité avec le SPM, qui a force de Loi Divine, et leur rapport ainsi remis dans la Ligne du Parti est publié plusieurs mois après le SPM. Jamais la science n’avait été ainsi dévoyée (sauf avec le lyssenkisme, cousin proche du dogme du RCA) et jamais son éthique la plus élémentaire n’avait été ainsi foulée aux pieds.

  • Les dérives de fonctionnement du GIEC
    • Rapport de l’IAC

Le rapport de l’IAC (Inter Academy Council), mandaté pour auditer les procédures et l’organisation du GIEC, est particulièrement critique. Outre le manque de transparence, point commun à toutes les enquêtes sur la science du climat, le rapport note notamment que :

  • il n’y a pas de processus formel de sélection des auteurs
  • il n’y a pas de lignes directrices quant aux compétences scientifiques et techniques requises
  • les auteurs principaux ont le dernier mot sur leur chapitre au détriment des réviseurs
  • si des vues divergentes ont été proposées, elles ne sont pas documentées

En plus de la critique très sévère sur les processus de rédaction du GIEC, on trouve aussi plusieurs recommandations, dont, notamment, celles-ci :

  • mettre en place une politique rigoureuse pour éviter les conflits d’intérêts des personnes qui participent aux rapports, incluant le président et les vice-présidents
  • permettre aux réviseurs d’exercer leur autorité, pour s’assurer que les commentaires soient pris en compte par les auteurs et que les controverses soient transparentes dans les rapports
  • indiquer si les probabilités d’un événement ou d’un scénario donné sont basées sur des mesures, une opinion d’expert ou des modèles
  • limiter la durée des mandats pour le président et les vice-présidents à un seul rapport

Le GIEC a toujours affirmé que ses rapports étaient basés sur des processus rigoureux et « non orientés ». Mais l’IAC indique clairement que ce n’est pas le cas.

Depuis cet audit, le GIEC aurait dû mettre en application les recommandations de l’IAC, mais il n’en a rien été (hormis quelques changements mineurs). Et Rajendra Pachauri est resté Président… tout comme les Vice-Présidents.

Notons que le GIEC applique les règles de l’ONU, qui ne sont en principe pas applicables ici : représentation de tous les pays membres et parité homme-femme, au détriment du choix des meilleurs experts mondiaux

    • Livre de Donna Laframboise

La journaliste d’investigation Donna Laframboise a récemment sorti un ouvrage : The Delinquant Teenager who was mistaken for the world’s top climate experts, qui met en exergue tout ce qui est inacceptable dans le fonctionnement du GIEC (par exemple, 30% des sources sont de la littérature grise, ou encore nombre d’experts sont des étudiants n’ayant jamais publié et n’ayant pas encore obtenu leur diplôme).Vous pouvez vous procurer son ouvrage, pour quelques euros (ou dollars), la version PDF en anglais :
https://www.aplusdownload.com/cgi-bin/apluspro/scripts/apluspro.cgi?action=4&item_number=iap0001&iap0001_qty=1&cd=iocmvjwgc

Quid des annonces et des prévisions cataclysmiques et des données d’observation ?

En 2005, l’ONU annonçait 10 millions de réfugiés climatiques pour les prochaines années. On les attend toujours… même si l’ONU essaye d’attribuer au RCA (Réchauffement Climatique Anthropique) plusieurs centaines de milliers de réfugiés, alors que les causes de ces départs sont en général la guerre, la pauvreté, l’insécurité, les régimes dictatoriaux qui pillent les ressources de leur pays et affament leur peuple, ou tout simplement des catastrophes naturelles, comme il s’en produit depuis des millénaires (tempêtes, cyclones, inondations…). L’ONU n’a pas encore osé attribuer un certain quota de réfugiés aux tsunamis, mais cela reste du domaine du possible, car certains médias l’ont déjà fait sans aucun scrupule…. sur ordre ou par bêtise ?

Le GIEC annonçait une montée continue de T, qui devrait être une conséquence de l’augmentation du taux de CO2 : on attend toujours, car T est stable depuis 1999, donc depuis 13 ans, ce qui commence à être significatif, et ce, malgré l’augmentation continue du taux de CO2 troposphérique (mesures au Mauna Loa – taux actuel de CO2 environ 390 ppm).


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On ne connaît pas la part de CO2 anthropique dans le taux global, car l’analyse isotopique ne permet pas de conclure avec un degré de confiance suffisant. Certaines estimations considèrent que ce taux anthropique est marginal, compte tenu des énormes quantités de CO2 qui sont échangées de manière naturelle, d’autres qu’il est significatif, mais la question reste ouverte en l’absence de données fiables.

Notons que :

    • Jamais le taux de CO2 n’a engendré un réchauffement climatique au cours de l’histoire climatique de notre planète. Chaque réchauffement a été suivi, avec un retard de 800 ans à quelques milliers d’années, d’une augmentation du taux de CO2, et jamais l’inverse. La seule période connue de covariation significative CO2-T a été la courte période 1980-1998, ce qui n’est absolument pas suffisant pour en déduire une relation de causalité physique CO2-T, comme le GIEC a osé le faire…
    • la durée de vie du CO2 dans l’atmosphère est de l’ordre d’une dizaine d’années, et non pas d’un siècle ou plus, comme d’aucuns voudraient nous le faire croire.
    • le CO2 est indispensable à la photosynthèse, donc à la Vie, et une réduction à moins de 200 ppm aurait de graves conséquences sur la végétation, les cultures, et toute la chaîne alimentaire. Mieux vaut un taux supérieur à 300 ppm qu’un taux inférieur à 200 ppm…
    • L’Arctique devait se réduire comme peau de chagrin : il est toujours là et sa glace se reconstitue en hiver. Certes, il a perdu de l’étendue de mer de glace à la fin de chaque été boréal depuis le début des mesures, en 1979, avec une fonte particulièrement forte en 2007, mais les causes en sont à rechercher au niveau local. Deux explications sont possibles : des courants marins chauds qui remontent vers le Nord, et les Anticyclones Mobiles Polaires estivaux plus fréquents, ce qui augmente les retours vers le Pôle Nord d’air chaud du Sud.


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    • L’Antarctique devait se réchauffer : il ne le fait pas, et même se refroidit très légèrement (il est à toujours extrêmement froid, et donc sa fonte n’est pas envisageable)

    • Sa mer de glace a gagné, au cours de l’hiver austral, environ 1,7 million de km2 en 2009 et 2011, et la tendance est plutôt à la hausse par rapport aux années 1978-2007. Notons toutefois que la péninsule nord-ouest (2% du continent Antarctique) se réchauffe et perd de la glace, sans doute à cause d’éruptions sous-marines récurrentes.


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    • Les océans devaient monter à plus de 3mm/an (certains, comme le Grand Prophète Al Gore, annonçaient même, sans sourciller, +6 m en 2100) : ils sont en phase de stabilisation (mesures satellitaires Jason et Topex)
    • Les océans devaient gagner beaucoup de chaleur : ils n’en gagnent pas (publication de Spencer) et le GIEC recherche avec acharnement où est cette sacrée chaleur perdue, mais refuse étrangement de remettre en cause ses modèles numériques…
      Source : http://www.drroyspencer.com/2011/06/more-evidence-that-global-warming-is-a-false-alarm-a-model-simulation-of-the-last-40-years-of-deep-ocean-warming/
    • Le flux IR quittant la haute atmosphère devait suivre les prévisions des modèles numériques : une publication de Spencer et Braswell, qui ont analysé les données satellitaires sur plusieurs années (2000-2011) montre que le flux réel est bien supérieur aux prévisions.


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    • Les points chauds des Tropiques devaient être LA preuve de la pertinence du modèle de l’effet de serre du GIEC : les nombreuses mesures satellitaires et par ballon n’en ont jamais trouvé. Bien au contraire, les mesures montrent que les températures tropicales en altitude (1O km environ) sont plus basses que ce que les modèles prévoyaient.


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    • Dans ses premiers rapports, le GIEC affirmait que la baisse d’écart de T entre les pôles et les Tropiques allait diminuer le nombre et l’intensité des tempêtes. Ils ont fait un beau virage à 180°, en annonçant avec les trompettes médiatiques que les événements extrêmes étaient en augmentation à cause du Réchauffement Climatique Anthropique. Curieux, non ? Un jour c’est blanc, le lendemain c’est noir, sans aucune justification ? En fait, quand les températures d’un pôle diminuent, les anticyclones mobiles polaires sont plus fréquents et plus intenses (plus de 1030 hPa), ce qui génère des dépressions plus fortes. Et réciproquement, quand les températures polaires augmentent. Voyez ce document du climatologue français Marcel Leroux: http://www.biokurs.de/treibhaus/180CO2/Echanges-meridiens-Chang-clim.pdf

Théorie de Svensmark et projet CLOUD du CERN

Svensmark et son équipe ont élaboré une théorie très intéressante et novatrice sur le rôle des rayons cosmiques pour la formation des nuages dans la troposphère : le flux de rayons cosmiques dépend, sur les longues périodes de temps, de la position du système solaire dans la Voie Lactée. Ce flux est modulé en fonction du vent solaire généré par l’activité du soleil. Quand le soleil est actif (taches nombreuses), le vent solaire est plus intense et bloque une partie du flux GCR – Galactic Cosmic Rays-, ce qui a pour effet de réduire la formation des nuages d’altitude et de basse troposphère, donc de réchauffer la planète, et inversement.

Svensmark et son équipe ont procédé à des expérimentations en laboratoire (projet SKY), qui ont permis de conclure favorablement, avec des limitations, sur le rôle de catalyseur des rayons cosmiques pour la formation d’aérosols.

Un projet de grande envergure a été lancé au CERN, le projet CLOUD, avec la participation de 17 institutions de divers pays (Allemagne, Portugal, Finlande, Autriche, Suisse, Italie, É.-U. et Russie).
Une première série d’essais a mené à la publication d’un article dans Nature, revue scientifique connue pour ses positions très orientées en faveur du GIEC. L’article a été proposé le 9 septembre 2010 et publié le 24 août. 2011. Comme CLOUD pose problème aux modélisations du GIEC, les discussions bilatérales ont été longues et difficiles, ce qui laisse à penser que des compromis ont été négociés, afin de ne pas pénaliser l’image du GIEC.

  • Voici, de manière synthétique, les résultats de CLOUD :
      1. A plusieurs km d’altitude, la présence de vapeur d’eau et d’acide sulfurique permet la création d’agrégats qui vont engendrer la formation de gouttelettes d’eau liquide. Le taux de formation de ces agrégats est augmenté d’un facteur de 2 à 10, voire plus, par les rayons cosmiques (GCR – Galactic Cosmic Rays).
      2. En basse troposphère (altitude de l’ordre de 1 km), la présence de vapeurs d’acide sulfurique et d’ammoniaque, même avec un flux GCR ne suffit pas à expliquer la formation des nuages bas. En effet la nucléation observée pour la basse troposphère dans l’enceinte CLOUD se produit à des taux d’un dixième à un millième plus faibles que dans la réalité, même avec un apport GCR.
      3. Il existe donc, pour la basse troposphère, des vapeurs nucléantes qui ne sont pas identifiées, et cette identification fera l’objet d’une recherche expérimentale dans la suite du projet CLOUD.
      4. Le processus adopté par les modèles numériques pour la nucléation en basse troposphère, qui ne prenait en compte que l’acide sulfurique et l’ammoniaque, est donc erroné.

Conclusion

Si l’on rajoute les courriels des ClimateGates I et II, montrant que « the Team » (la petite équipe de scientifiques ayant la plus grande influence au sein du GIEC) s’occupe plus de « politique » que de science, en faisant tout pour défendre « LA CAUSE », tout ceci nous montre que le GIEC n’a plus aucune crédibilité scientifique. Le plus terrible dans cette saga, c’est que les travaux du GIEC, qui font hélas office de référence mondiale, ne montrent avec les modèles numériques que des prévisions climatiques cataclysmiques, que les médias font sans cesse caisse de résonance en noircissant le tableau, et que les politiques mettent en place des mesures aussi contraignantes qu’onéreuses pour le contribuable (taxes carbone, réglementations, normes, subventions pour le renouvelable…). En attendant des actions encore plus contraignantes et onéreuses… qui sont retardées pour cause de crise économique et financière…

Il n’y a pas d’équivalent du GIEC dans les autres disciplines scientifiques : cela ne présenterait aucun intérêt et risquerait d’asservir la science à une science officielle, comme ce fut le cas avec le lyssenkisme. Alors, pourquoi avoir créé une structure politico-scientifique comme le GIEC, si ce n’est pour utiliser de la science fausse comme caution afin de faire passer des idées radicales et de les faire mettre en application ?

Le GIEC a été créé dans ce but sous l’égide de l’ONU, du PNUE et de l’OMS, car il fallait qu’il puisse avoir une influence planétaire et qu’il puisse, de par ses travaux orientés unilatéralement dans le sens anthropique, justifier la création d’une gouvernance écologique mondiale, dirigée par un petit groupe d’écologistes intégristes.

Cette saga du GIEC est le plus grand scandale planétaire de notre époque. Il est plus que temps de dissoudre le GIEC, qui ne sert plus à rien, d’arrêter de faire du catastrophisme permanent, d’arrêter cette propagande de la peur et de la culpabilisation en nous lavant le cerveau avec des prévisions aussi cataclysmiques que fausses, d’arrêter ce delirium carbonum qui pénalise nos économies, et de laisser la science travailler tranquillement, sereinement, sans aucun lien avec les écologistes radicaux et les politiques.

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