L’option Bayrou : un pari perdu d’avance ?

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L’option Bayrou : un pari perdu d’avance ?

Publié le 15 janvier 2012
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Alors que le Parti Libéral Démocrate (PLD) songe à soutenir François Bayrou dans la course à la présidentielle, les libéraux peuvent-ils compter sur le candidat du MoDem pour redresser la France ?

Par Philippe Robert

Samedi 14 janvier, dans un discours fleuve, François Bayrou s'est engagé, s'il était élu, à mettre en place "un plan sérieux et progressif" pour aboutir à l'équilibre budgétaire en 2016.

 

Après la dégradation par Standard & Poor’s de la note de l’État français à AA+ avec perspective négative, on est parfaitement en droit de considérer que le salut de notre pays se trouve désormais tout entier entre les mains de François Bayrou dont la cote ne cesse de monter.

On a aussi tout à fait le droit de penser que le MoDem, justement présidé par l’intègre et clairvoyant François Bayrou, serait actuellement la seule formation politique capable de concevoir et de mettre en œuvre les moyens d’un redressement durable de la France.

Selon le journal Le Monde :

Le candidat centriste estime qu’ « il n’y aura pas d’investissement, d’accès facile au crédit, de taux d’intérêt assez bas pour être intéressants pour les entreprises sans une remise en ordre des finances publiques ».

Dont acte.

Dans l’optique d’un éventuel soutien du Parti libéral démocrate (PLD), dont je suis membre, à la personne et aux idées de l’ambitieux François Bayrou, j’ai donc pris la peine de consulter ses premières propositions formulées dans le cadre de la prochaine élection présidentielle.

Ainsi M. Bayrou a-t-il d’entrée l’intention de supprimer le déficit budgétaire, estimé à 100 milliards d’euros, en trois exercices budgétaires « par un plan sérieux et progressif qui reposera à parts égales sur la diminution des dépenses et l’augmentation des recettes ».

Quel est ce plan ? Dans un ensemble cohérent intégrant une réduction des niches fiscales, François Bayrou promet une hausse de l’ordre de deux points de la TVA ainsi que la création de deux nouvelles tranches de l’IRPP à 45 et 50%. Une hausse de la CSG serait aussi à l’étude.

Cerise sur le gâteau, le pourfendeur déclaré de l’UMPS se dit prêt à proposer, si par bonheur il était élu, « que pour les entreprises de plus de 500 salariés, des représentants des salariés siègent avec droit de vote aux conseils d’administration des entreprises ».

Ainsi, je suis donc au regret de constater que nous sommes loin, avec François Bayrou, de pouvoir espérer voir émerger une vision libérale propre à insuffler une puissante impulsion novatrice de reconquête.

La solution ne se trouve nulle part ailleurs que dans la liberté.

—-
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  • Pour compléter la dernière phrase de l’article : c’est à dire nulle part dans le champ politique français.

  • Il est intéressant de constater que la position du PLD fait débat. Et c’est tant mieux. Que cela soit en interne et sur la place publique, le PLD avance avec les idées qu’il défend depuis sa création, idées qui peu à peu s’installent dans le paysage politique Français et qui reposent sur les fondemments des Lumières. Je remarque en parallèle une miriade de commentaires et de non moins nombreux « commentateurs » en herbe ou non et qui, individuellement, interviennent dans ce débat. Sympa.
    Mais plutôt que de n’avoir de cesse de « critiquer » en snipper ou franc-tireur et de vilipender d’un côté, ou de proposer ou d’enrichir de l’autre, j’invite l’ensemble de cette fameuse « GALAXIE LIBERALE » de salons et d’internautes ou d’ailleurs, de têtes connues ou non, à rejoindre le PLD, seul véritable Parti Libéral en France, et à partager, à débattre, à s’y investir et y investir, à tracter, à militer, plutôt que « phraser et/ou paraphraser ».
    Des échéances nous attendent et, à minima, une élection par an voir tous les deux ans.
    Bougez-vous et faites bouger ce vieux pays ou fourmillent ces Jacobins qui décident depuis trop longtemps, à l’UMP ou au PS, à votre place.
    Thierry VIMAL, PLD.

    • Vladimir Vodarevski
      15 janvier 2012 at 12 h 45 min

      Mais une alliance avec Bayrou peut justement rebuter des libéraux de rejoindre le PLD. Les libéraux se méfient du système politique. Bayrou fait partie du système. Se présenter comme hors système serait plus fédérateur.

    • Je pense que c’est très bien tout ça, je comprends l’opportunisme de certains des dirigeants du PLD à vouloir s’associer avec Bayrou.

      C’est oublier qu’un homme se présente à la présidentielle avec un programme libéral. Il a le courage de le faire. Pourtant, je ne vois aucun des dirigeants du PLD le soutenir.
      http://lechamplibre.perso.neuf.fr/index.htm
      Vous soutenez Bayrou ???
      Parfait, c’est votre droit évidemment, mais le PLD est mort, et votre base ne vous suivra pas.

      • Contrepoints svp vous allez au moins publier un article sur la candidature de Christophe Vincent dont Alain Lib a collé le link dans son commentaire ? Je pense que beaucoup de vrais libéraux apprécieraient et que le candidat en question serait ravi de répondre à vos questions ;o)))

        • Qui est-il ?

          • Vladimir Vodarevski
            15 janvier 2012 at 22 h 41 min

            Bonne question. Mais il est le seul à vouloir se présenter au nom du libéralisme! Cela mérite quelques investigations. Même le PLD ne le fait pas. Je regarde cette candidature avec curiosité, mais j’ai envoyé un message au candidat pour plus de précisions. Une élection présidentielle ne s’improvise pas.

  • Soutenir Bayrou, c’est voter Hollande en faisant perdre Sarkozy. C’est très cohérent avec les attaques incessantes de Bayrou, consacré par les sondages « meilleur opposant ». Ce Bayrou n’a eu qu’une lucidité : sur la dette. Comme tout le monde, sauf la classe politique.
    Votez Bayrou ! Votez Hollande !

  • @ l’auteur: Bayrou propose des conneries. C’est un fait.

    D’ou l’intérêt d’un pôle libéral centriste fort pour l’empêcher de faire trop de conneries une fois élu (probabilité faible, ceci dit).

    Pour le PLD, les choix possibles sont :

    Rester isolé: une impasse financière, politique, quoiqu’en disent certains. Allez avec les candidats sur le terrain, et demandez leurs s’ils sont prêts à se crever le cul et à claquer quelques milliers d’euros à chaque élection pour faire 1%… Les rares « forces vives » du parti qui sont prêtes à aller tracter et coller des affiches pour chercher les voix « avec les dents » en ont marre de la loose.

    Alliance Morin: échec programmé, même le NC ne suit pas la stratégie de Morin, qui est membre à part entière de la majorité sortante, et qui dilapide les fonds du NC dans une campagne vouée à l’échec.

    Alliance UMP: c’est mort, inutile d’insister, je pense.

    Alliance Bayrou: Il n’est pas libéral mais il sait qu’il doit fédérer une sorte d’auberge espagnole centriste pour espérer créer la surprise. Il droitisera son discours, parce que c’est un opportuniste, et qu’il sait qu’avec Hollande Candidat, il n’a pas de réservoir de croissance à gauche.

    Oui, je sais, c’est de l’épicerie, et nous voudrions rester « purs ».

    Mais en politique, si on ne met pas les mains dans le cambouis, on est hors jeu. Et pour un petit parti comme le notre, être hors jeu, c’est être mort.

    Le pire qui pourrait nous arriver (après une victoire de Hollande) est que Bayrou réussisse SANS les libéraux: car là, il n’y aurait aucun contrepouvoir à la surenchère étatiste.

    Alors, oui, Bayrou n’est pas libéral, oui, certaines de ces positions nous hérissent, mais de toutes les options en présence, c’est la seule à nous offrir l’espoir de changer de braquet.

    Je précise que malgré cette alliance, si elle est votée par les adhérents, nous conserverons le programme le plus libéral jamais présenté par un parti en France, à paraitre lundi ou mardi, en fonction de la disponibilité de l’équipe web. Nous entrons dans l’alliance (si le vote nous le permet) pour défendre une ligne ouvertement libérale et sans compromis, et apparemment, le staff de Bayrou est OK pour ça. Ca ne veut pas dire qu’ils nous épousent, mais ils considèrent qu’une fois élus, il faudra gouverner, et qu’ils devront, que ça leur plaise ou nous, intégrer quelques unes de nos analyses.

    Et s’ils ne sont pas élus (probable tout de même), il ne pourront exister qu’en tant que force de rupture avec l’existant. Or, ils n’ont pas d’idées en la matière, il faudra que quelqu’un les leur vende. Et qui propose un vrai programme de rupture, à part nous ?

    Sinon, on peut rester « purs », à bloguer dans notre coin, en savourant les merveilleuses chroniques de Vincent Bénard sur Objectif liberté. Mais faudra pas venir se plaindre après que les politiciens ne nous écoutent pas.

    • Malheureusement, je peux prendre les paris, mais les politiciens ne nous écouterons pas plus une fois qu’on aura montré une (trop) belle capacité de compromis(sion).

    • Vladimir Vodarevski
      15 janvier 2012 at 19 h 30 min

      Vous n’influerez pas Bayrou. Le Modem est juste une structure à son service. Il n’attend de vous que des voix. Il ne vous écoutera pas. J’ai été au Modem. J’en reçois encore des mails.
      Le libéralisme doit exister d’abord par les idées, sinon il n’a aucune base. Vous êtes trop impatient.
      Maintenant, pour les membres du PLD, ce peut-être une stratégie pour avoir des places. Mais sans espoir d’imposer leurs idées.
      Si l’idée est juste de soutenir le moins pire des candidats, il suffit de le dire explicitement, sans alliance.
      Le PLD se saborde en voulant s’intégrer au spectre politique. Une autre stratégie serait d’apparaître comme en dehors du système. Comme le FN. Mais alors, contrairement au FN, les libéraux pourraient faire des alliances.
      Ne pensez surtout pas que vous pourrez exister face à Bayrou. Vous êtes trop tendre. La politique est un monde de requin. Bayrou est un professionnel. Ce qui signifie qu’il ne faut pas le sous-estimer. Il vous bouffera.
      Veuillez m’excuser pour ces termes un peu forts. J’ai l’ipression que vous vous bercez d’illusion, face à quelqu’un qui n’apparaît pas aussi dur que Sarkozy, mais qui l’est, car c’est ça la politique.
      Au fait, dans cette élection, on sait ce que fait AL, le PLD, mais quid du parti libéral conservateur? Sur Facebook, dans un commentaire, j’avais proposé une fédération libérale, pour rassembler tous les courants, sur un projet, qui serait un compromis, une sorte d’étape intermédiaire sur la route vers le libéralisme. Pensez-vous que c’est possible, ou est-ce totalement irréaliste? Je ne connais pas suffisamment la « galaxie libérale » pour me faire une opinion.

      • Ce qui est certain, c’est que d’aucuns ne se reconnaissent pas dans « le libéralisme, oui, mais affilié au catho/conservato/softsocialo-étatisme ». Moi le premier.

        La seule chose qui m’intéresse, c’est la liberté : d’investissement, d’association, de moeurs, de souscriptions à du « care », … La liberté de lécher les pieds, et rien d’autre, ça commence à bien faire.

        Aussi, les alliances bâtardes pour faire parler de soi, que ceux qui veulent en tirer partie en tirent partie (et ça finira nécessairement mal, car dans l’imaginaire collectif, complètement abruti par le socialo-étatisme de tout poil, nous ne serions qu’instrumentalisés en tant que méchant-utiles ; que comme des pères fouettards qu’on ne sortirait tout au plus du placard que pour jouer le rôle des méchants serreurs de ceinture, incapables de verser dans le bisou-bisou usuel [ça encore, j’assume pleinement], et donc, forcément méchant-méchants [bah voyons] ; merci, c’est bon, la liberté, en la matière, elle a quand même assez donné, à tel point qu’aujourd’hui, l’inconscient collectif [« soyouz nerouchimy » et tout le merdier] considère clairement, de son plein et entier gré, que « la liberté, c’est l’esclavage »).

        Mais de grâce, qu’ils arrêtent d’invoquer le libéralisme quant à la chose. Quitte à tourner casaque, qu’ils le fassent clairement et nettement : ce sera toujours ce pourquoi, en soi, je ne leur en voudrai pas. La liberté en tant que faire-valoir, on ne m’y a jamais pris, et on ne m’y prendra jamais.

  • Je pense qu’il faut savoir faire la part des choses entre les postures pouvant parfois être écrites dans les « projets politiques » et les convictions réelles qui seront mises en application une fois le candidat élu.
    F.Bayrou a appris de ses échecs précédents le danger de s’afficher sous un jour trop libéral (pour certains), bref le danger de s’afficher avec une image conforme à ses convictions.
    N.Sarkozy, en 2007, pouvait laisser croire qu’il était le plus libéral. Or, ce n’était qu’une posture… Aujourd’hui, après près de 5 ans de N.Sarkozy, l’entrepreneuriat français a beaucoup plus de contraintes qu’avant, surtout vis-à-vis des marchés internationaux, là où nos concurrents étrangers (y compris européens) en ont de moins en moins. Sur les 5 dernières années, l’état français n’a pas joué son rôle de facilitateur, n’a pas supprimé de contraintes (administratives, organisationnelles, règlementaires et financières) mais au contraire en a rajouter !!!
    De deux maux, il faut choisir le moindre…

  • Je préfère un candidat qui dit la vérité nette et crue à un savant calcul tactique qui se révèlera perdant. S&P qui enlève un A à la France en fait plus pour le libéralisme que tous les Bayrou du monde, Ron Paul si il continue à performer aux primaires des USA encore plus, j’ai voté (sans vraiment y croire) Sarko en 2007, j’ai été cocufié, je ne recommencerai pas avec un Bayrou. Son programme n’a rien de libéral, parfois il glisse même vers le communisme ( Droit de vote syndical au conseil d’administration) . A défaut d’un vrai libéral (Bravo Christophe), quelqu’un sait il si Claude Reichman veut se lancer ? Malgré l’immense estime que j’ai pour Vincent B ou Aurélien V je ne soutiendrai jamais Bayrou.

  • Certains ici se gargarisent d’être des libéraux mais ont-ils simplement compris ce que libéral veut dire?… Le libéralisme n’exclut pas un Etat qui s’affirme pour rendre les conditions possibles à la performance, à l’excellence, aux défis entrepreneuriaux. C’est même la seule chose avec ses pouvoirs régaliens que les vrais libéraux sont en droit d’attendre de sa part.

    Ainsi qu’y a-t-il d’antinomique avec le libéralisme dans la proposition de Bayrou de donner un droit de vote aux représentant des salariés dans les Conseils d’Administration des entreprises de plus de 500 salariés?…

    La hausse de la TVA de 2 points, bayrou l’évoque comme un passage dont nous aurons malheureusement « nécessairement besoin avec une hausse modérée de la TVA pour réduire le déficit qui nous coule, mais il est nécessaire de penser à d’autres bases plus justes, plus équilibrées, pour le prélèvement des cotisations sociales ».

    Pour le reste, allez vérifier objectivement en détails les annonces faites samedi, et nous vous souhaiterons bonne chance ensuite pour trouver candidat plus libéral!…

    http://bayrou.fr/media/PDF/forum1_cloture_fb.pdf

    • Syndicats, (à la française) = mafias, et on a vu et on continue à voir ce que donne des « entreprises » dirigées par ces syndicats. SeaFrance ça vous dit quelque chose ? Combien d’exemples comme celui là vous voulez ? Merci pour votre doc en PJ, je l’ai lu intégralement , Je suis atterré, au delà des 90 % de grandes phrases grandiloquentes il n’y est question que d’interventionnisme, de lois, d’état stratège, de Commissariat aux Stratégies, d’OSEO ++, de Plan de reconquête industrielle, de taxes bien sûr.. Mais bizarrement je n’ai pas aperçu le mot liberté, le mot responsabilité, la notion de création de valeur. Des fois ça ressemble à du Ségolène en grande forme, des fois ça tire plus vers le sarkozysme, l’ensemble est pitoyable. Vous même, rassurez moi, vous êtes payé pour ça, vous n’y croyez pas tout de même ?? Je sais encore mieux maintenant pourquoi ce ne sera jamais Bayrou pour moi, et j’invite tous les lecteurs et les libéraux (qui se gargarisent etc.) à prendre connaissance de cette profession de foi. Encore Merci.

      • Ah d’accord cm!!!!

        Vous auriez voulu lire un discours truffé de « liberté » « liberté » « liberté » et ça vous contenterait. Pas étonnant dans ce cas que vous vous soyez fait empapaouté en 2007!

        Le libéralisme n’a en effet rien à voir avec vos penchants profonds qui participent plus de l’incantation conservatrice que des valeurs des descendants de Tocqueville! Désolé!

        Les vrais libéraux sont justement ceux qui savent que le commissariat au plan des années 60 et 70 a eu le mérite de donner des billes des grands axes, d’armer les créateurs d’entreprises et les développeurs. Que c’est lorsqu’on a voulu en faire un instrument dirigiste à l’image du Gosplan que cet organisme s’est perverti.

        Mais tout ça finalement c’est l’expérience qui nous l’a apporté et pour vous l’expérience libérale…

    • Ce qu’il y a d’antinomique ? Vous plaisantez ?

      Ce qu’il y a d’antinomique, c’est de prendre le pouvoir aux propriétaires de décider en matière de ce qui leur appartient (et oui : puisqu’on donnerait du pouvoir indu aux syndicats, c’est bien qu’on en prendrait à ceux auxquels, par le droit de la propriété, il est dû).

      C’est exactement du même niveau que d’acheter la « paix sociale » en prenant du fric à ceux qui veulent se sortir de la merde, pour le donner à ceux qui s’y complaisent (enfin, « paix sociale » : plutôt ce qui pourrait l’être si, pour commencer, l’état assurait déjà ne serait-ce qu’une once de pet de ses fonctions régaliennes).

      Les gentils syndicats veulent décider du sort des gentils ouvriers, et de la gestion des gentilles entreprises ? Très bien : qu’ils s’en achètent, des entreprises, et montent des coopératives (d’autant qu’il y a assez d’avantages fiscaux [indus, comme toujours] à cela). Là, ils auront toute légitimité à brailler tant qu’ils souhaitent quant à ce qui leur appartiendraient.

      – Autant je veux bien payer des impôts pour assurer les fonctions régaliennes (proportionnellement, ni plus, ni moins que les autres : ça, on est tous censés en profiter à portion égale – même si techniquement, la flat-tax serait déjà bien gentille, puisqu’elle transformerait une égale portion de bénéfice en une égale proportion de cotisation) ;
      – autant je veux bien payer des impôts pour rembourser la dette (proportionnellement, ni plus, ni moins que les autres : la dette, pour une fois, est quelque chose de commun à tous – même si les assistés ont bien plus profité des mannes d’où elle vient que les autres) ;
      – autant je veux bien payer des impôts pour expédier les affaires courantes et rémunérer des improbables (et je suis gentil, vu le panorama politique en France) nettoyeurs d’écuries d’Augias, qui démentèleraient un étatisme qui a prouvé son incompétence peu ou prou totale, quel que soit le domaine où il fout son nez morveux (y compris en matière de fonctions régaliennes)…

      … autant, payer plus d’impôts, pour acheter un hochet et un cornet de glace à ceux qui veulent tout péter ou bloquer, surtout ce qui n’est pas à eux, il y a peut-être un moment où il faut arrêter les conneries.

      Baisser son froc et tendre sa bourse, tout en baissant les yeux, en fermant sa mouille, en se faisant insulter et en disant merci, tout ça dans l’espoir (un peu) d’amadouer (un peu) ceux dont les méthodes relèvent (beaucoup) plus du terrorisme que de quoi que ce soit d’autre, adhérez-y si ça vous botte (vous êtes libres d’être maso), mais laissez la liberté des autres en dehors de tout ça.

      Vous voulez servir de faire-valoir à Bayrou ? OK. En vous souhaitant que, au moins, ça vous vaccinera, de la même manière que les libéraux naïfs qui ont voté pour l’ultra-étatiste qui a gagné en 2007… Après tout, il faut bien se brûler au moins une fois pour savoir que ça fait mal (même si, bon, là, le comique de répétition, ça commence à être un tantinet saoulant : brun, rouge, rose, bleu, orange, un brasier, ça reste un brasier, hein).

      • Au moins tous ceux qui liront vos commentaires et le texte en référence pourront vérifier où se situe la mauvaise foi!!! Où avez-vous pu lire (si vous savez lire et comprendre ce que vous lisez ce qui manifestement est encore à démontrer) qu’il s’agirait de donner ce droit de vote aux « syndicats » relisez bien! Là vous voyez maintenant?… Aux « représentants du personnel » ! Ca y est?…

        C’est même le seul candidat à mentionner depuis des semaines que l’enterrement du rapport Perruchot sur le fonctionnement des organisation syndicales par le vote concerté du PS et de l’UMP est digne de l’inquisition!

        • Et puis même pour calmer cette colère qui vous aveugle allez relire le mode de désignation que Bayrou préconise pour les représentants du personnels siégeant avec droite de vote aux Conseils d’Administration des sociétés de plus de 500 salariés!… Vous aurez peut-être tout le loisir de réfléchir sur ce que cela signifie au fond!…

          • Oui, c’est ça : « mauvaise foi » – paille, poutre, etc. Que les représentants soient issus des syndicats ouvrier usuels ou pas, dès le moment où ils prétendent représenter les salariés, ils endossent, appelons un chat « un chat », une fonction syndicale (c’est la définition-même : un syndicat est fait pour représenter des intérêts ; jouer sur l’appelation ne change en rien la nature de la chose).

            Qu’ils soient encartés dans une association trotskyste, stalinienne, mandaromienne ou n’aient même pas pris la peine de faire une jolie carte avec un joli logo tout-rouge, ça ne change rien à l’affaire. Que Bayrou fasse une différence entre représentants des salariés élus par vote sur « liste ouverte à tout syndiqué et non-syndiqué », c’est du gloubi-boulga.

            D’ailleurs, il a au moins l’honnêteté (qui vous manque) de reconnaître que « les comités d’entreprises […] sont aujourd’hui représentés sans droit de vote, mais avec droit de vote et sans droits de vote, ce n’est pas la même chose »… En effet, ce n’est pas la même chose. Et c’est bien ça le problème, tout autant que vous vous amusiez à tourner autour du pot.

            Et si on leur donne pouvoir de décision sur ce qui ne leur appartient pas, tout ça pour acheter la paix sociale (sans quoi, « la grève, le blocage et tutti quanti – a minima »), c’est et ça reste du ressort de la coercition terroriste et de la confiscation arbitraire.

            Que le privé se syndique davantage, que les patrons et les employés discutent, et que les syndicats soient locaux à l’entreprise, plutôt que des organisations nationales de dépouillage de propriété et de captation des cotisations pour usage détourné, ça me va très bien. Mais ce n’est pas du tout ce dont il est question ici.

            Par analogie, je veux bien discuter de ma toiture avec mon couvreur (au contraire, ça me paraît plutôt sain), mais s’il commence à me casser les burnes avec des idées de panneaux solaires et de toit végétal en mousse, il ne faudra pas qu’il s’étonne que je l’envoie se faire mettre : sur et sous mon toit, c’est moi qui décide. Et bien avec une entreprise, c’est exactement la même chose : les syndicats (ou les gentils représentants des gentils travailleurs, comme vous voulez), je veux bien discuter avec – mais in fine, il ferait beau voir qu’ils décident du destin de ce qui m’appartient. Ou alors, si MA boîte se crashe à cause de leurs décisions, ils me remboursent MA mise, tant qu’on y est, vos gentils représentants…

            Mauvaise foi… mais bien sûr.

          • On aura en effet compris où vous vous situez « Whynot » avec ce commentaire qui suit!!!

            « Ma boite » « Ce qui M’appartient » etc…

            C’est dire le peu de cas que vous faites de VOS salariés qui, selon vous VOUS appartiennent aussi tant que vous y êtes pour retourner au XiXème siècle!

            Co-décision, mobilisation des tous, engagement partagé… vous ignorez le sens de tout ça! Beau progressiste en effet!!!

            Et ça se dit « libéral » avec un gros L hein?!!!

          • Vous ne lisez que ce que vous ne voulez (voire pouvez) bien lire : j’ai pourtant écrit assez distinctement que je suis tout à fait prêt à discuter avec les salariés ou leurs représentants. Ça ne me pose aucun problème d’aucune sorte en soi. Et je le répète, je trouve que c’est même assez sain (si c’est fait dans le calme et la raison).

            Mais IN FINE, il ferait beau voir qu’ils décident de quoi que ce soit concernant ce qui m’appartient, ce dans quoi ils n’ont mis aucune bille, rien, zob, nada (les billes, les fruits du labeur, ils les ont tous les mois, et c’est tout : c’est la règle du jeu, c’est le contrat auquel ils ont souscrit en pleine âme et conscience ; s’ils veulent investir leurs fruits chez moi, ça peut aussi se discuter : mais il n’y a aucune chance que j’accepte de les laisser poser les pieds sur la table sans payer un droit d’entrée, sonnant, et trébuchant ; à ce compte-là, je ne serais pas moins libre en foutant le feu à mes locaux, en m’exilant, et en allant créer ailleurs : rapport gain/risque, tout ça).

            Si vous m’invitez chez vous (pure hypothèse sophiste, hein ; ou pas, puisqu’on discute de cette folie qui consisterait à voter Bayrou pour un libéral), et que je commence, sans vous demander votre avis, à péter les murs, par pur caprice, ou même en argumentant que ça ouvrira les espaces et que tout le monde se sentira mieux, vous allez le prendre comment ? Voilà : exactement. Discuter et décider, voilà deux choses différentes (comme Bayrou le dit si bien) : si je me sens mal chez vous, et bien je me casse et je vais voir ailleurs si j’y suis (présentement, je vais plutôt aller voir ailleurs sans même répondre à l’invitation : pourvu qu’il fasse beau ces weekends-là d’avril et mai). Pareil pour mes employés si ce que JE fais avec l’entreprise qui M’appartient ne leur plaît pas : ils sont libres d’aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte. Je ne les force à rien : mon association avec eux est contractuelle, rien de plus. Chacun est libre de faire ce qu’il veut avec ce qui est à lui (à commencer par sa personne, mais aussi avec ce qu’elle détient sans l’avoir volé à personne : je vois bien que vous avez du mal avec la notion de propriété et d’individualité, mais ça ne change rien à l’affaire).

            Enfin, bon : vos élucubrations sur un prétendu progressisme inéluctable montrent bien ce que valent les apôtres de Bayrou. Comme si le progrès devait ou même pouvait être perpétuel… on sait très bien où mène ce genre de bestialité : « puisque le progrès serait inéluctable, et bien, tirons en partie, planifions-le, organisons-le, et clouons au pilori tout ceux qui ne se rallient pas à cette grande cause, puisqu’ils seraient contre le bien du groupe »… Pas de bol, votre préchi précha socialo-catho-culpabilisateur, ça ne marche pas sur moi.

            Le progrès, ça se mérite ; ce n’est pas un dû – ça se conquière, ça ne s’exige pas. Le progressisme (l’idéologie absurde qui affirme que le progrès est irrépressible, inhérent), ce n’est qu’un avatar de la bestialité socialiste : lisez Mises, si ce n’est déjà fait.

            Évidemment, ce conseil ne vaut que si le libéralisme vous intéresse ne serait-ce qu’un tout petit peu ; ce dont je doute « légèrement ». Car à vous lire, je ne suis que davantage convaincu que la seule liberté qui intéresse Bayrou et ses sbires, c’est celle de se rallier au culte de sa petite personne ; et encore : à condition qu’on la saisisse, c’est « magnifique chance » ; sinon, on n’est que des « méchant-méchants, qui ne veulent même pas faire de bisou-bisous » (une constante, dans le socialisme). Vous le montrez bien par votre dénuement total de culture libérale (invoquer le progressisme comme argument pro-libéral, c’est fort de café, a minima ! Regardez l’histoire, particulièrement celle du siècle précédent, si vous croyez vraiment que le progressisme garantit en quoi que ce soit le progrès : on va rire), il n’y a aucune autre liberté à attendre d’un pari aussi fou (à la base, la seule chose qui m’intéresse chez Bayrou est qu’il évoque la dette : mais je ne goûte pas plus à ses méthodes pour la résorber qu’à celle des marxistes qui veulent tout simplement arrêter de payer). Socialo-étatisme dur, socialo-étatisme mou, rose, bleu, orange, ça reste du socialo-étatisme, et d’une manière ou d’une autre, j’ai plus à y perdre qu’à y gagner (plus ou moins selon la couleur de la chose, avec un peu de bol, certes ; mais enfin, ça ne justifie pas grand chose, surtout pas de plonger dans la fange à pieds joints).

          • @ Alcibiade

            Renseignez-vous sur ce qu’est le libéralisme, car vous n’avez pas l’air de savoir ce que c’est. Par exemple, vous avez l’excellentissime « Libéralisme pour le débutants »: http://www.dantou.fr, la définition de Vincent Bénard sur Obj’ Lib: http://www.objectifliberte.fr/2003/05/libralisme-dfin.html ou encore sur la réfèrence encyclopédique libérale en ligne: http://www.wikiberal.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme

            Ensuite, comparez au discours et au programme de Bayrou. Concluez.

          • Il n’est de pire aveugle que celui qui ne veut voir Whynot! Vous partez d’un curieux a priori que « Il ferait beau voir » qu’on viennent tout casser puisque forcément les représentants des salariés ainsi désignés seraient des vandales donc…

            On aura compris vraiment! Quant au progressisme, oui c’est une part entière du libéralisme dans l’histoire et c’est ce dont il peut être le plus fier. Méconnaitre cela vous regarde, mais ne vous grandit pas!

            Les lecteurs jugeront!

          • Merci Mateo.

            Mais votre interlocuteur derrière son clavier n’a nul besoin de son brevet en libéralisme.

            Et nous savons également ne pas confondre cette philosophie avec l’ersatz neo-réactionnaire que d’aucun ici professent!

          • Si on leur donne droit de décision sur ce qui ne leur appartient pas, oui, par définition, on ouvre la porte au vandalisme sans permettre de s’en défendre. On commence à avoir l’habitude, avec le je-m’en-foutisme quant aux valeurs régaliennes de la part de l’état lui-même, mais ça n’en reste pas moins une atteinte à la propriété.

            Quant au progressisme, non, il s’oppose au libéralisme. Le libéralisme permet certes de progresser, mais à la condition de s’en donner les moyens, et pas par opération d’allez savoir quel esprit magique. Confondre progressisme et progrès, c’est comme confondre socialisme et société : et à mêler pareilles choses, le brevet de libéralisme élémentaire, vous êtes très loin de ne serait-ce que pouvoir y prétendre. Très très loin. Et c’est bien pour ça que l’alliance avec des Bayrouistes comme vous serait une folie furieuse.

          • @ Alcibiade

            Pas besoin de « brevet ». Juste de comparer ce qu’est le libéralisme (si les liens fournis ne vous plaisent pas, vous pouvez aussi aller voir l’article « libéralisme » sur Wikipedia, mais je le trouve plus confus, mions clair que les liens fournis) avec ce que propose Bayrou.

            Les 3 piliers du libéralisme sont la liberté, la propriété et la responsabilité. Toute proposition en opposition avec un ou plusieurs de ces piliers est anti-libérale.

            Fournir un droit sur la propriété d’autrui comme le propose Bayrou est par définition une proposition anti-libérale.

          • Non, non et non!
            Dans la philosophie du droit qu’est le libéralisme, personne ne peut s’emparer de la propriété de quelqu’un, ni des fruits que produits cette propriété.
            En l’occurence, les représentants du personnel n’ont aucun droit de vote à avoir sur une entreprise.
            Seuls les actionnaires peuvent décider de l’usage de cette entreprise.

  • je ne sais pas si on peut compter sur bayrou pour redresser le pays,mais je sais qu’on ne peut pas compter sur les autres.alors mon choix est fait

  • Bayrou est incernable: il tres illiberal sur beaucoup de chose d’un autre cote quand on entend son point de vue sur la responsabilité de l’etat ca fait chaud au coeur:

    http://liberauxdumodem.hautetfort.com/archive/2011/10/13/crise-bancaire-qui-est-coupable.html

    et aucun autre homme politique ne tient ce discours

    • responsabilité de l’etat sur la crise actuelle, je voulais dire

      • Je ne pense pas que le PLD doive s’associer au MODEM, les projets politiques sont trop différents et en terme d’image envers les libéraux ce serait assez catastrophique. D’autant plus que Bayrou n’en a certainement rien à foutre : étant de Pau, je le connais bien, il est très carriériste et se servira sûrement du PLD pour le lâcher après.

        Par contre, donner une consigne de vote pourrait être un bon compromis.

  • Desole de le dire comme ca mais si le PLD veut exister, il doit porter ses idees et en avoir dans les tripes. Bayroux est un SOCIALISTE ETATISTE. C’est un pur produit jaccobin centralisateur qui se veut etre un homme providentiel.
    NON!
    Je promet au PLD de lui faire donnation de fric et de voter pour eux s’ils font ce qui doit etre fait: Se presenter en independants, presenter des candidats aux elections locales aussi. Presenter une ligne claire de mesures allant TOUTE vers une liberalisation reelle du pays.

    Se presenter avec Bayroux laisse penser deux choses:
    1.Vous n’avez pas confiance en vous et votre capacite a faire avancer le liberalisme en France
    2.Et/ou, le liberalisme est un tremplin pour votre carriere politique plus qu’une veritable convition.

    J’ai vote pour Bayroux quand j’etais un gamin. Maintenant je ne vote plus pour les despotes, meme s’ils ont l’air « moins pires » que les autres.

  • Franchement, ce débat me gave un peu … Les tripulation d’un parti qui se déchire car il a pris les mêmes décisions que tous ceux qui se sont déchirés avant …. C’est un peu gavant ! Je souhaite aux libéraux qui rejoignent le Modem qu’ils se fassent élire et aux autres de se regrouper pour construire en marge d’un système qui à mon avis explosera avant la fin de l’année.

    Sur le fond du problème, que les libéraux soutiennent un fonctionnaire issu du sérail me fait doucement rigoler. Maintenant si l’étiquette MODEM nous permet d’avoir des élus. C’est mieux si l’on a des députés libéraux que pas du tout en période de crise. Maintenant sur le plan de faire avancer le libéralisme, c’est uin coup d’épée dans l’eau !

    Enfin franchement, quand vous décidez de soutenir un non libéral, fonctionnaire, fermez là !

    Je veux bien qu’avoir un siège puisse être utile pour accumuler une expérience personnelle qui sera utile plus tard. Mais ne venez pas nous expliquer que Bayrou est libéral, c’est tellement du foutage de gueule que vous êtes en train de vous griller et c’est tout ce que vous faites !

  • Mais quelqu’un peut-il m’expliquer quel est l’avantage pour le PLD d’un tel soutient pour un anti-libéral revendiqué?
    Admettons que Bayrou gagne. Heu, et après?

    Cette position est hallucinante.

    • Il n’y a aucun avantage pour le PLD qui va exploser, c’est évident, mais peut-être certains de leurs dirigeants espèrent ainsi récolter une carrière politique au sein du Modem, si tant est que Bayrou leur laisse des miettes, ce qui n’est pas fait…

      Après tout, il y a des précédents : Bernard Kouchner par exemple.

      • Oui, ça s’appelle faire de la politique, ça sert à empêcher le bétail de la ferme de se fédérer: diviser pour mieux régner. Les libéraux vont s’étriper, se disperser et remettront des années à se reconstituer. Pendant ce temps les carriéristes auront eu des postes, des mandats etc… Ne jamais soutenir ni donner d’argent à un parti politique. La meilleure manière d’écœurer pour longtemps les libéraux était bien d’aller s’acoquiner avec Bayrou… On est ridiculisés et décrédibilisés pour longtemps! LOL!

  • Ha quelle deception, même ce candidat n’est pas si libéral que cela, on est loin de Ron Paul contrairement à ce qui est dit, il est pour le mariage homosexuel (donc inutile de le dire le contrôle des mariages par l’Etat), pour l’avortement et même carément pour une fiscalité progressive semble t’il.

    • Christophe VINCENT
      18 janvier 2012 at 1 h 01 min

      Je ne suis pas Ron Paul en effet mais moi.

      Quant au programme, dire qu’il n’est pas libéral, ça a au moins le mérite d’être drôle.

      Le programme donc :

      http://cvincent.club.fr

    • Christophe VINCENT
      18 janvier 2012 at 1 h 58 min

      J’ajoute que vous vous trompez quant à ma position sur le mariage homosexuel.

      Voilà l’extrait du programme :

      Le mariage homosexuel et la parentalité homosexuelle

      Le mariage, les enfants sont des affaires privées qui ne devraient pas regarder l’Etat (autrement que pour faire respecter les contrats qui ont été passé entre ces personnes, le rôle de la police et de la justice en somme). Mais tant que l’Etat y fourrera son nez, il est injuste que des discriminations soient faites entre les individus sur leurs seules préférences sexuelles. Les homosexuels devraient avoir le droit de se marier entre eux, de faire reconnaître les enfants qu’ils ont élevés, sinon d’en adopter.

      • Je suis heureux d’apprendre que vous n’êtes pas pour que l’Etat s’occupe du probleme, je ne suis pas d’accord pour votre solution dans le cas où l’Etat s’en occupe, mais au fond nous sommes d’accord sur le bute.

    • Je ne vois pas bien en quoi être pour l’avortement serait anti-libéral ?

      • Il est vrai que certains libertariens sont pour, comme Rothbard par exemple.
        Mais pour répondre à la question, l’avortement est le vol de la vie, le foetus étant un humain bien qu’en constitution, sa vie n’est pas violable.
        Mais je disait surtout cela pour comparer à Ron Paul.

        • On peut aussi considérer que le foetus étant dans le ventre de sa mère appartient de facto au corps de la mère qui en fait ce qu’elle en veut. Etre contre l’avortement, c’est donc nier le droit de la mère à disposer de son corps comme elle l’entend. Ce n’est pas très libéral non plus.
          Il y a deux droits opposables. Nous entendons la mère qui dit qu’elle ne veut pas garder le foetus dans son ventre pour des raisons qui lui sont propres, et d’un autre côté, ceux qui sont contre l’avortement se font les porte-paroles du foetus et réclament pour lui un droit à vivre qu’il n’a pas exprimé par définition.
          En définitive, la société voudrait user de coercition pour obliger la femme à garder le foetus et vous trouvez cela libéral ?

        • Disons, on a tout-à-fait le droit évidemment à titre individuel de ne pas approuver l’avortement, mais, comme le souligne si justement Abitbol, la décision d’avorter ou non regarde en tout état de cause la femme enceinte et uniquement elle.
          Dans cette mesure, il convient donc tout simplement de ne pas légiférer et de laisser ainsi à chaque femme le libre choix.
          Et ça, c’est libéral, dans la mesure où ça n’exprime aucun avis, pro- ou anti-avortement, considérant la liberté des principales intéressées comme prioritaire sur la question.

          • Allons même un peu plus loin, et disons que l’Etat doit assurer le droit à vivre des foetus et use de coercition envers les femmes pour les obliger à porter des enfants dont elles ne veulent pas.
            Mais alors, il faut aussi obliger ces femmes à ne pas fumer, à ne pas boire et à ne rien faire qui puisse nuire à la bonne santé et donc à la vie future du foetus.
            Ce faisant, il serait aussi simple de dire que l’Etat est propriétaire du corps des femmes et aussi propriétaire de la vie des foetus et on en parle plus.

          • 4 cellules qui se battent en duel, est-ce un être humain?

  • Sauf que la mère n’est pas seul. Que le Foetus n’est pas exprimé sa volonté et ne puisse le faire c’est aussi vrai pour un nourisson ou un sourd muet, peut ont pour autant les tuers?

    Ce n’est pas la legislation seulement qui va dans le sens de l’interdiction, mais la logique, puisque la société ne pourait pas tenir si on ne considérerait pas qu’un homme n’a pas le droit de faire disparaitre son prochain, vivre est tout de même la première des libertes, même si le foetus est dans une position très vulnérable.

    • Tous cela est bien joli, on parle du droit du foetus, de meurtre, etc… Mais personne n’a encore donné d’arguments concernant les femmes enceintes…
      Alors ? On les soumet par la loi ? On leur interdit de disposer de leur corps par la coercition ? On leur interdit tout ce qui pourrait porter atteinte à la santé du foetus ? On en revient aux faiseuses d’anges ?
      C’est quoi vos solutions, si ce n’est crier à l’assassin ?

      • He bien, un libéral n’est pas systématiquement contre la coercition, il n’est que contre la coercition, c’est à dire que par exemple il n’est pas interdit de reprendre sa voiture à un voleur, même si c’est une coercition pour le voleur. Qui doit l’exercer, je laisse la question en suspend, il y un débat entre minarchistes et anarcho-capitalistes, ou des organisations privés (peut être la personne elle même) ou un Etat qui assure la justice naturel, mais en tout cas le droit d’exercer la coercition est aussi naturel pour défendre un droit naturel qui a été violé.

        Pour ce qui est de la santé du foetus, effectivement, la mère a le droit de boire, fumer, (ce qui est horrible cependant sur un plan moral) même de ce laisser mourir par l’abstinence alimentaire par exemple parce qu’il ne s’agit pas d’un meurtre mais du manque des éléments nécessaire pour que le fœtus reste en vie, élément que la mère n’est pas obliger de donner. Personne ne lui demande de faire quoi que ce soit pour le fœtus, on lui demande simplement de ne rien faire contre lui. De la même manière, il serait un crime d’étouffer un enfant à la naissance, par contre des parents ont le droit de laisser un nourrisson mourir de faim (bien que cette acte soit abominablement atroce).

        • Le « droit naturel  » n’existe pas.
          Personne n’a jamais observé le droit dans la nature, à moins que vous ayez une révélation à ce sujet qui serait un véritable scoop.

          • Ne pas confondre. Le droit naturel ne veut pas dire Etat naturel. C’est deux choses différentes. Sinon personne ne devrait rien faire, il ne serait pas même possible d’aller contre.

            Non le droit naturel est le droit qui est issue de la tradition et de la logique, à savoir les règles de bonne conduite, ou chaque individu à des droit naturel (dites logique si vous voulez) par exemple, vivre, bouger, parler, posséder ex… dans quelle cas chacun doit respecté celui des autres ou bien les droits n’existe pas et ne serait qu’une invention comme une autre, qi’ils soit comme cela ou d’une autre manière ce serait comme peindre un mure en bleu ou en rouge.

            Je sais je prend un peu la rhétorique Spoonerienne.

      • Lisant vos commentaires respectifs sur l’avortement, on peut constater que le point crucial est la nature du foetus.
        Le foetus est-il un être humain dès la conception ?
        est-il un être humain quand il devient viable ?
        Chacun devrait expliquer sa position à partir de ce point là, car celà détermine s’il y a meutre ou non ?

  • « 4 cellules qui se battent en duel, est-ce un être humain? »

    Vous avez été un moment de votre vie ces 4 cellules qui se battent en duel.

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