L’option Bayrou : un pari perdu d’avance ?

Les libéraux peuvent-ils compter sur le candidat du MoDem pour redresser les finances publiques de la France ?

Alors que le Parti Libéral Démocrate (PLD) songe à soutenir François Bayrou dans la course à la présidentielle, les libéraux peuvent-ils compter sur le candidat du MoDem pour redresser la France ?

Par Philippe Robert

Samedi 14 janvier, dans un discours fleuve, François Bayrou s'est engagé, s'il était élu, à mettre en place "un plan sérieux et progressif" pour aboutir à l'équilibre budgétaire en 2016.

 

Après la dégradation par Standard & Poor’s de la note de l’État français à AA+ avec perspective négative, on est parfaitement en droit de considérer que le salut de notre pays se trouve désormais tout entier entre les mains de François Bayrou dont la cote ne cesse de monter.

On a aussi tout à fait le droit de penser que le MoDem, justement présidé par l’intègre et clairvoyant François Bayrou, serait actuellement la seule formation politique capable de concevoir et de mettre en œuvre les moyens d’un redressement durable de la France.

Selon le journal Le Monde :

Le candidat centriste estime qu’ « il n’y aura pas d’investissement, d’accès facile au crédit, de taux d’intérêt assez bas pour être intéressants pour les entreprises sans une remise en ordre des finances publiques ».

Dont acte.

Dans l’optique d’un éventuel soutien du Parti libéral démocrate (PLD), dont je suis membre, à la personne et aux idées de l’ambitieux François Bayrou, j’ai donc pris la peine de consulter ses premières propositions formulées dans le cadre de la prochaine élection présidentielle.

Ainsi M. Bayrou a-t-il d’entrée l’intention de supprimer le déficit budgétaire, estimé à 100 milliards d’euros, en trois exercices budgétaires « par un plan sérieux et progressif qui reposera à parts égales sur la diminution des dépenses et l’augmentation des recettes ».

Quel est ce plan ? Dans un ensemble cohérent intégrant une réduction des niches fiscales, François Bayrou promet une hausse de l’ordre de deux points de la TVA ainsi que la création de deux nouvelles tranches de l’IRPP à 45 et 50%. Une hausse de la CSG serait aussi à l’étude.

Cerise sur le gâteau, le pourfendeur déclaré de l’UMPS se dit prêt à proposer, si par bonheur il était élu, « que pour les entreprises de plus de 500 salariés, des représentants des salariés siègent avec droit de vote aux conseils d’administration des entreprises ».

Ainsi, je suis donc au regret de constater que nous sommes loin, avec François Bayrou, de pouvoir espérer voir émerger une vision libérale propre à insuffler une puissante impulsion novatrice de reconquête.

La solution ne se trouve nulle part ailleurs que dans la liberté.

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