Comment sortir de la « crise du logement »?

La « crise du logement » ne peut être résolue que par la libération du marché immobilier entravé par les réglementations et la fiscalité.

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Comment sortir de la « crise du logement »?

Publié le 14 janvier 2012
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La « crise du logement » ne peut être résolue que par la libération du marché immobilier entravé par les réglementations et la fiscalité. Ce sont les conclusions de la brochure de l’UNPI destinée aux candidats.

Un article de Bogdan Calinescu, publié en collaboration avec l’Aleps.

Immeubles parisiens place Saint Georges (CC, Thierry Bézécourt)

Lorsqu’un médecin vous recommande plusieurs dizaines de médicaments pour combattre votre maladie, vous commencez à vous poser des questions sur ses compétences. Pourtant, certaines maladies sont tellement graves qu’elles nécessitent des traitements massifs. C’est le cas du logement en France. Depuis des décennies on nous parle de crise du logement, de pénurie et de hausse des prix. Pour remédier à cela, on empile les (mauvaises) réformes et on gaspille des milliards d’euros. On n’a jamais fait ce qu’il fallait.

L’UNPI (Union Nationale de la Propriété Immobilière) vient de faire 60 propositions de bon sens pour réformer le logement en France. Ces propositions s’articulent autour de trois domaines : la construction, les rapports locatifs et le parc HLM. La plupart des propositions faites dans le Rapport de l’IREF intitulé « La vérité sur le logement social » (juin 2011) ont été reprises par l’UNPI.

Voici un résumé de ce que propose l’organisation des propriétaires qui réunit quelque 240.000 adhérents. Pour ce qui est de la construction, l’UNPI est pour la mise en place d’un plan d’épargne défiscalisé, la production de « logements essentiels » à bas coût (à moins de 1 000 euros le m2) et la suppression du permis de construire dans les zones urbaines.

Concernant le parc HLM, on envisage la fusion de l’ANAH, de l’ANRU et Action Logement, la création d’une réelle égalité entre l’imposition du patrimoine mobilier et l’imposition du patrimoine immobilier, la vente en 3 ans de la moitié du parc HLM et la création d’un droit à l’achat et aussi la réduction des plafonds HLM pour que 10 % des ménages y aient accès au lieu de 60 % actuellement.  Le Rapport de l’IREF avait mis en évidence les dérives et les abus du monde des HLM et la nécessité de le réformer. Plus encore, il existe un potentiel de vente de 200 Milliards d’euros non négligeables dans cette période de vaches maigres. Il est plus que nécessaire de laisser le marché agir là où l’Etat et les politiques publiques ont complètement échoué.

Il faut, bien entendu, valoriser le droit de propriété et faire comprendre à nos élus que leurs pouvoirs dans ce domaine doivent être limités. La propriété est un droit, ainsi que sa transmission. Et pour nombreux propriétaires c’est une source de revenu et une retraite. Il faudrait donc accélérer l’accession à la propriété et se débarrasser de ce qui l’entrave. La propriété contribue aussi à la bonne gestion du parc immobilier.

La hausse des prix sur le marché locatif ne peut être stoppée qu’en facilitant la construction. La suppression du permis de construire dans le centre ville est une nécessité. Il faut redonner envie aux investisseurs de construire des logements. De même, des dizaines de milliers de m2 de bureaux sont disponibles. Les transformer en logements serait une solution à la pénurie. Mais pour cela il faut s’attaquer à la fiscalité et aux réglementations qui étouffent le secteur. En général, l’UNPI suggère la libération de l’urbanisme et de la construction et une remise à plat des normes. C’est aussi en revoyant les rapports locatifs qu’on pourra régler les problèmes. Le bailleur est soumis à toute une réglementation contraignante qui le pousse souvent à ne pas rendre disponible son bien immobilier. Il faut laisser respirer les bailleurs !

Les propositions de l’UNPI sont toutes de bon sens et devraient complètement transformer le secteur du logement en France. Pourvu que les candidats les adoptent.

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  • L’Etat, plutôt que de financer par des lois des dispositifs qui permettent aux propriétaires de faire payer leur investissement en partie par l’Etat et l’autre partie par le locataire (qui demandera aussi une aide à l’Etat via l’APL ou autre), devrait lui même financer des logements sociaux de qualité et récupérer les loyers des occupants. Actuellement l’Etat finance des logements privés….
    http://2ccr.unblog.fr/2012/01/06/le-logement-une-priorite/

  • En ce qui concerne, la transformation des espaces de bureaux en espace résidentiel, la règlementation et la fiscalité ne sont pas la cause unique de l’immobilisme actuel.
    En effet, convertir un espace professionnel en espace à usage d’habitation demande un lourd investissement, qui n’est pas automatiquement envisageable.
    En outre, les rendements locatifs professionnels sont 8 à 10 fois supérieur à ceux du résidentiel, ce qui pousse les propriétaires actuels, à attendre la fin de la crise économico-financière afin de retrouver leur preneur professionel, plutot que de se rebattre sur les locataires résidentiels.

  • Habituellement Contrepoint publie des articles interessant . Là c’est nul. Posez vous la question de ce qui fait réellement progresser le prix de l’immobilier et vous avancerez

  • Les commentaires sont fermés.

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