Le capitalisme de copinage

De tout temps, la collusion Big Business – Big Government a été dénoncée par de nombreux libéraux.

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Le capitalisme de copinage

Publié le 13 janvier 2012
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De tout temps, la collusion Big Business – Big Government a été dénoncée par de nombreux libéraux. Ainsi Bastiat dénonçait-il ce qu’il appelait la « recherche de rentes ». Aujourd’hui, cette même idée, plus que jamais d’actualité, se répand chez les anglo-saxons sous l’appellation « crony capitalism ».

Par Damien Theillier

L’expression « capitalisme de copinage » (« crony capitalism » en anglais) désigne une économie dans laquelle la réussite en affaires dépend de relations étroites entre le business et le pouvoir : favoritisme dans la distribution des autorisations légales, subventions gouvernementales, allégements fiscaux, etc.  Plus grand est le budget de l’État, plus les occasions de copinage existent.

Le capitalisme de copinage avec le pouvoir politique est une perversion du capitalisme de laissez-faire ou de libre marché. C’est ce que dénonçait Bastiat en parlant de la recherche de rentes. Bastiat a montré que lorsqu’un gouvernement outrepasse sa fonction de protection des personnes et des biens, cela incite des groupes d’intérêt à rechercher des privilèges et à influer sur le gouvernement pour obtenir des avantages au détriment des contribuables et des consommateurs. Les revenus et les richesses sont alors redistribués et les ressources gaspillées.

C’est aussi ce que décrit très bien Ayn Rand dans La Grève, son roman-culte. C’est ainsi que James Taggart utilise ses amitiés politiques avec le producteur d’acier Boyle Orren pour influencer l’Alliance nationale des chemins de fer et faire passer des lois à son avantage. À son tour, Boyle emploie Taggart pour user de son influence à Washington en vue de contrer son concurrent Hank Rearden. Le capitalisme n’est pas nécessairement libéral.

L’École du Public Choice, à la suite du prix Nobel d’économie James Buchanan, a repris ce thème pour le développer scientifiquement au sein de l’université George Mason en Virginie. (À lire : Bastiat et les choix publics).

 

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Voici  quelques vidéos pédagogiques pour comprendre le phénomène. Elles sont produites aux États-Unis et sont sous-titrées par l’Institut Coppet. (https://www.youtube.com/user/Icoppet/videos)

 

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Sur le web

 

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Je suis souvent interrogé sur la façon dont la doctrine libérale traite du chômage et de la couverture de cet accident financièrement et humainement dramatique. Après le rejet par le Conseil d’État du projet de réforme de l'assurance chômage, la réponse libérale prend toute sa valeur, même si elle est a priori surprenante.

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Bastiat
2
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Par Dan Sanchez.

 

Que faudrait-il pour que la liberté redevienne "une idée dont le temps est venu" ?

Ou, comme l'a dit Leonard Read, "De quoi la philosophie de la liberté a-t-elle le plus besoin ? ».

Sa réponse était : "de plusieurs milliers de penseurs créatifs, d'écrivains, de bavards, comme Frédéric Bastiat l'a été pour la philosophie de la liberté...".

Read estimait que dix mille pourraient faire l'affaire.

"Dix mille Bastiat ?" écrit-il, sachant que c'est un défi de taille. "Eh bien, diffic... Poursuivre la lecture

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