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Professeurs: Comment sortir du cercle infernal

Publié le 2 janvier 2012
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Les enseignants se replient sur eux-mêmes. Mais il ne faut pas attendre les circulaires pour changer de méthode et sortir du cercle infernal.

Un article de SOS Éducation

Les professeurs se plaignent, c’est bien connu. C’est presque devenu une image d’Épinal. Pourtant il n’en a pas toujours été de même. Le métier et les attentes ont évolué. Aujourd’hui, non seulement leur souffrance est bien réelle, mais le système est tel qu’il les pousse à se plaindre entre eux.

  • Inertie de la hiérarchie : le chef d’établissement a souvent du mal à soutenir son équipe ; les inspections n’ont rien d’une démarche qualité, mais sont plutôt infantilisantes ; le ministre semble faire la sourde oreille…
  • Pression des parents : « c’est de votre faute, mon enfant est parfait ; avec toutes les vacances que vous avez… faites votre travail »
  • Violence croissante et impunie des élèves : « qu’est-ce qu’elle me cherche celle-là, j’ai rien fait ; va te faire… »
  • Regard accusateur des collègues : « quand même, avec moi ça marche mieux »

Les professeurs se replient sur eux-mêmes. Ils se plaignent d’autant plus. Ils ont de moins en moins la force de s’en sortir tout seuls. Les autres les accusent d’autant plus. Le cercle infernal se referme.

SOS Éducation milite pour que la souffrance des professeurs soit reconnue.

L’association invite aussi régulièrement des professeurs à venir échanger avec d’autres collègues sur des thématiques bien précises.

Il s’agit de reconstruire un dialogue essentiel entre professionnels sur « comment je fais avec mes élèves pour enseigner au mieux ma discipline ». Partager ses expériences, des plus réussies aux moins réussies, permet à chacun d’avancer dans sa réflexion sur la pratique de son métier.

Pas besoin d’attendre les circulaires pour changer de méthode : les résultats positifs des pratiques efficaces parlent d’eux-mêmes.

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  • Les profs se plaignent beaucoup, comme tous les Français. Les récentes statistiques montrent une fois de plus que nous sommes le peuple le plus pessimiste de la terre. Plus que le Afghans en guerre. Nous avons une culture du pessimisme, alimenté par les syndicats qui, pour toucher leurs subventions, doivent prouver que tout va mal. Relayés par la gauche et les journalistes, de gauche à 98%.
    Les profs sont les plus beaux fleurons de la gauche et de la syndicalisation, il est donc logique qu’ils se plaignent tout le temps et qu’ils se conçoivent comme les damnés de la terre.
    D’un autre côté, ils ont idolâtré des gens comme Meirieu, ils ont voulu être les copains de leurs élèves, ont parfois sollicité le tutoiement, ils ont fait passer l’épanouissement de l’élève avant le savoir. Ils militent pour la démonétisation du bac et contre la sortie précoce du système scolaire et doivent donc fort logiquement passer leur temps à négocier avec des ânes qui n’ont pas soif.

    Les profs ne font que récolter ce qu’ils ont semé.

  • Je plains sincèrement tous ces enseignants victimes de petits barbares et de leurs parents, mais aussi des méthodes éducatives spécialement conçues pour échouer et abaisser le niveau intellectuel de la nation. Enfin, les enseignants devraient commencer par former un syndicat réellement représentatif, les syndicats officiels étant des assemblées de pleutre au mieux, de traîtres dans la plupart des cas.

    • Victimes ?
      Comme tous les fonctionnaires, cf. magistrats, ils accusent tout, sauf eux-mêmes.

      C’est la faute à la hiérarchie.
      C’est la faute aux méthodes.
      C’est la faute aux parents d’élèves.
      C’est la faute au manque de moyens.

      Bref, la faute aux autres, jamais à eux. Typique de l’infantilisme de cette corporation jamais sortie du système éducatif.

      (Manque plus que la faute à Sarkozy et au capitalisme)

  • La solution : privatisation des écoles
    De cette manière tout le monde sera de nouveau libre et responsable ce qui réglera 99% des problèmes d’un seul coup.

  • Les profs l’ont bien cherché.

    Combien d’entre-eux ont bataillé pour révolutionner les méthodes d’enseignement traditionnelles (celles qui ont fait leurs preuves) et ériger l’élève au même niveau que l’enseignant ?

  • Voici ce que les profs (de l’EdNat) attendent des élèves:

    http://www.youtube.com/watch?v=x2XVretIDDo

    C’est très simple.

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