Que ferions-nous sans État-providence?

Un monde sans État-providence est-il pensable? Que deviendraient les laissés-pour-compte?

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Que ferions-nous sans État-providence?

Publié le 28 décembre 2011
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Un monde sans État-providence est-il pensable? Que deviendraient les laissés-pour-compte?

Par Le Minarchiste, depuis Montréal, Québec

Pour la gauche, un monde sans État-providence serait impensable car dans une telle société, les plus démunis seraient laissés-pour-compte. Que ferions-nous des paralysés, des invalides, des trisomiques, des vieillards terrassés par l’Alzheimer? Pour eux, le soutien du gouvernement est indispensable pour que ces individus ne soient pas un fardeau pour la société. À leur avis, la « solution libertarienne non-avouée » consiste à adopter une stratégie eugénique, c’est-à-dire à les laisser crever, ou encore à forcer leur famille à les prendre en charge à leurs frais. Et à ce qu’il paraît, cet argument est infaillible pour désarçonner les libertariens!

 Sur le blog de Papiptibi:

Votre sœur met au monde un enfant atteint de paralysie cérébrale. Deux ans plus tard, les deux parents décèdent. Vous exigeriez de cet enfant (qui vit et vivra dans un état semi-végétatif) qu’il fasse sa part dans la production de biens et services, pour avoir le droit d’espérer que l’État prenne soin de lui? (…) Vous choisissez le beurre, ou l’argent du beurre? Le désengagement de l’État, ou l’engagement forcé (sur les plans financier et humain) du citoyen envers un tiers (son neveu, dans l’exemple ci-dessus), au moyen d’une législation coercitive? (…) Kossé kon fait avec ces épaves-là? On les krisse à la poubelle? On les passe dans le blender?  On en tire de la viande pour la saison des barbecues?

Et selon Darwin , un blogueur gauchiste:

L’exemple que vous donnez (un enfant atteint de paralysie cérébrale) est un classique pour désarçonner les libertariens. En général, ils éludent cet argument, car leur réponse les amènent inévitablement à appuyer une forme d’eugénisme ou de darwinisme social. (…) Les libertariens, y compris les minarchistes, répondent toujours que les personnes qui ne peuvent satisfaire elles-mêmes à leurs besoins n’ont qu’à se reposer sur leurs proches et que cela favorise la charité volontaire et la collaboration. Sauf que bien des gens, et de plus en plus, n’ont pas de proches !

Que fait-on d’eux ? On compte sur une bien aléatoire charité qui sera toujours plus généreuse envers ses proches. Et les autres ? On les laisse crever ? Dans ce sens, la comparaison que je fais avec l’eugénisme ou le darwinisme social est loin d’être une exagération…

N’ayant pas de réponse claire et nette à ce sujet autre que l’eugénisme (objectif qu’ils n’avoueront jamais, ou très rarement), ils cessent le débat ou le dévie sur d’autres questions (…) 

Évidemment, il y a beaucoup de faussetés dans ces commentaires. La solution libertarienne à cette problématique n’est pas eugénique et ne consiste pas non plus à imposer le fardeau de ces gens à leur famille. Encore une fois, les gauchistes ne connaissent rien de la philosophie libertarienne.

Tout d’abord, il y a une chose à mettre au clair : si un parti libertarien prenait le pouvoir demain matin au Québec ou au Canada, il ne serait absolument pas une priorité pour lui de couper l’aide aux individus incapables de subvenir à leurs besoins eux-mêmes. Cette forme de soutien étatique n’est pas une cause significative des problèmes de société auquel nous faisons face présentement, incluant un déficit fiscal aberrant et un endettement à faire pleurer. En fait, il est fort possible qu’un tel parti ne s’y attaquerait jamais, même si le libertariannisme pur-et-dur rejette cette forme d’aide. Autrement dit, il y a bien d’autres problèmes à s’occuper avant de considérer de couper l’aide aux plus démunis. D’ailleurs, si mes impôts ne servaient qu’à aider directement ces gens, je n’aurais pas à tenir ce blog

Ceci étant dit, prenons comme hypothèse que demain matin, tous les nouveaux cas de trisomie, de paralysie cérébrale, ou de toute autre forme d’invalidité, ne feront plus l’objet d’aucun soutien gouvernemental. Qu’est-ce qui arriverait dans une économie basée sur le libre-marché?

La plupart des gens s’inscriraient à des régimes d’assurance couvrant ces formes d’invalidité. Il existe déjà des assurances-maladies graves, des assurances-soins longue durée. Il pourrait bien y avoir une assurance pour ces autres conditions. Vous attendez un enfant et voulez vous protéger contre le risque qu’il soit trisomique ou paralysé cérébral? Pas de problème, vous n’avez qu’à souscrire une police d’assurance couvrant ce risque. Ainsi, vous payez une prime mensuelle et en échange, on subviendra aux besoins essentiels de votre enfant jusqu’à sa mort s’il s’avère qu’il est trisomique. Évidemment, certaines personnes n’auraient pas les moyens de payer de telles assurances. C’est là que la charité pourrait entrer en ligne de compte ou encore des sociétés d’aide mutuelle.

Avant que l’État-providence ne prenne tant d’ampleur aux États-Unis (suite à la Grande Dépression et au New Deal), les américains les plus démunis comptaient sur les sociétés d’aide mutuelle (mutual-aid societies) à cet égard. Celles-ci sont méconnues de nos jours car elles n’ont plus l’importance qu’elles avaient, ayant été évincées par l’État.

Ces organisations récoltaient des cotisations et payaient des indemnités à leurs membres en cas de besoin. À New York, en 1909, 40% des familles gagnant moins de $1.000 par année étaient membres de ces sociétés. Celles-ci comptaient notamment beaucoup de nouveaux immigrants parmi leurs membres. Les services offerts par ces sociétés incluaient l’assurance-chômage, l’assurance-vie, des hôpitaux et des orphelinats, mais il n’y avait pas de définition précise.

Suite aux années 1920, ces sociétés d’aide mutuelle ont connu un déclin graduel. Premièrement, lorsque l’American Medical Association a pris le contrôle de la profession de médecin, elle s’est vite chargée d’éliminer la concurrence que représentaient les sociétés d’aide mutuelle en rendant leurs hôpitaux non-conformes sous des prétextes souvent futiles et ridicules. Puis, l’avènement de Medicare a eu comme impact d’annihiler ces organisations. Deux d’entre elles ont survécu sous forme d’entreprises privées, soit Prudential et Metropolitan Life, qui sont de nos jours des entreprises d’assurance d’envergure mondiale, mais la plupart ont disparu.

Y aurait-il suffisamment de dons de charité pour prendre en charge tous ceux qui en ont besoin? Évidemment, il ne faut pas oublier que dans une société libertarienne, il n’y aurait à peu près pas d’impôts. Donc, les contribuables auraient beaucoup plus de revenus disponibles et seraient plus en mesure d’augmenter leurs dons de charité sachant que l’État-providence n’existe plus. Et en payant moins d’impôts, certaines personnes pourraient décider de travailler moins pour s’occuper d’un proche en détresse, sans nuire à leur niveau de vie.

En somme, pour répondre à « Papitibi », disons que votre sœur apprend qu’elle est enceinte, mais qu’à la naissance on réalise que l’enfant a la paralysie cérébrale. Supposons que celle-ci avait souscrit à une assurance la protégeant contre ce risque, son assureur lui versera une indemnité pour le reste des jours de l’enfant, donc au décès des parents, l’enfant ne sera pas un fardeau pour vous et les autres membres de votre famille. Supposons par contre que votre sœur n’avait pas les moyens pour une telle assurance, mais qu’elle faisait partie d’une société d’aide mutuelle à laquelle elle contribuait une petite portion de son salaire, si maigre soit-il, cette société s’assurera de veiller à ce que l’enfant soit traité dignement dans un de ses établissements commandités par une corporation voulant améliorer son image (présentement celles-ci gaspillent des milliards pour se donner une image « verte », ces sommes pourraient être détournée vers quelque chose de plus utile…) ou par des dons de charité d’individus appréciant vivre dans une société libre et ordonnée.

En fait, ce que les gauchistes négligent de considérer est que les soins et services prodigués aux démunis ne sont pas gratuits. Ils sont financés par une assurance publique payée par les contribuables. Or, cette assurance pourrait très bien être privée et financée par les assurés eux-mêmes, comme n’importe quelle autre assurance. La charité ne sert alors qu’à aider ceux qui ne peuvent assumer les coûts de cette assurance.

Désarçonné? Moi? Pas du tout!

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  • De ce point de vue, l’État admet quand même un filet de sécurité -sûr-. Si elle ne veut pas/peut pas souscrire à une assurance, si elle n’a pas les moyens sociaux de participer à une mutuelle, si la charité est insuffisante dans un pays pour faire parti des gens aidés…

    Ou bien même, elle ne prend pas d’assurance parce qu’elle a les moyens, elle s’en fout. Mais elle perd son boulot, n’en retrouve pas, plus les moyens de subvenir aux besoins de son bébé…

    Tout ceci mise quand même un peu trop sur « des bonnes circonstances ». Ici, l’état les construit artificiellement, mais au moins, elles sont là.

    Le libertarianisme me parait quand même un peu trop « positif » de ce point de vue.

  • il faut surtout que les gens se prennent en main, et arretent d etre des assistes permanents, attendant tout des autres et de l etat.
    dernier cas en date en france, les prothses mammaires PIP. ces protheses non conformes mais ne presentant pas un danger immediat. les femmes exigent que l etat fassent un echange standard. il convient de dire qu en meme que cette societe etait normalement assuree, mais en france l etat s occupe de tout et en plus avec le principe de precaution, l etat fait n importe quoi (grippe h1n1 pour memoire). la societe PIP etant normalement assure, c est a la compagnie d assurance de prendre en charge les frais, et non aux autres contribuables pour que des femmes aient des atouts que la nature leur a refuse.

    • A pri kommunizme vse budet zaebis’,
      On nastupit skoro, nado tol’ko podozhdat’,
      Tam vse budet besplatno, tam vsyo budet v kayf,
      Tam navernoe vobshche ne nado budet umirat’,

      Oh pardon je parle pas à militant utopiste communiste, je parle à un militant utopiste libertarien ! Bon, le propos sur le nouveau monde parfait est quasiment le même alors je suis pardonné !

      Si vous étiez dans l’économie réelle, vous seriez au courant que pour qu’un risque soit assuré il faut qu’une compagnie d’assurance accepte d’assurer ce risque. Si vous êtes capable de me trouver une compagnie d’assurance qui prend en charge les cas ou leur assuré a fraudé en connaissance de cause, je vous en prie, faites nous part de votre découverte… Il faut aussi que l’assuré accepte de prendre une assurance, chose que vous ne pouvez pas exiger dans votre paradis libertarien puisque chacun fait ce qu’il veut et on retourne à la case départ.

      Quand à prédire ce qui se passerait si jamais on se retrouvait à régresser pour retourner à l’époque de mutual aid societies, hé bien il arrivera la même chose qu’à l’époque : les gens vont réfléchir à quelque chose qui marche mieux, pour moins cher et plus pratique et on va revenir à une certaine forme d’aide coopérative organisée rien que par le truchement du jeu démocratique. Partout ou on a tenté ce type de retour en arrière c’est ce qui s’est passé d’ailleurs.

      • « Quand à prédire ce qui se passerait si jamais on se retrouvait à régresser pour retourner à l’époque de mutual aid societies, hé bien il arrivera la même chose qu’à l’époque : les gens vont réfléchir à quelque chose qui marche mieux, pour moins cher et plus pratique et on va revenir à une certaine forme d’aide coopérative organisée rien que par le truchement du jeu démocratique. Partout ou on a tenté ce type de retour en arrière c’est ce qui s’est passé d’ailleurs. »

        Et oui, les gens préféreront toujours l’argent facile et les avantages légaux que peut leur donner l’état.

        C’est pareil pour les subventions, les pensions, l’école publique, l’emploi public, les taux bas…
        Vous préférez donc qu’on ne limite pas ces dérives et qu’on continue la fuite en avant ?

        • Lire plutôt que les gens préfèreront toujours la meilleure qualité de vie et les choix de société basés sur la concertation et l’équité. Il s’avère que pour ça on a encore rien trouvé de mieux que d’avoir le choix de passer par des structures communes à tout le monde ou de passer par d’autres qui le sont moins selon les époques, les circonstances et les problèmes.

          Lutter contre les dérives ça veut dire réagir en adulte en gardant ce qui marche et en améliorant ce qui pose problème au fur et à mesure pour redresser le cap, moi je suis d’accord avec ça… Mais là ce que vous préconisez c’est pas de lutter contre les dérives, c’est de tirer de ces dérives une excuse pour foutre à terre la moitié du truc qui marche et mettre à la place un système basé sur des théories économiques qui n’ont jamais marché chaque fois qu’on a essayé de les appliquer…

          • « mettre à la place un système basé sur des théories économiques qui n’ont jamais marché chaque fois qu’on a essayé de les appliquer… »

            Vous voulez dire celui qui a fait 100 millions de morts et qui s’appelle le communisme ?

            « qui prend en charge les cas ou leur assuré a fraudé en connaissance de cause »

            C’est con, quand on triche, on s’expose à un méchant retour de bâton. Fallait réfléchir avant de faire une connerie.

            • Les pays communistes sont tous des pays types communautaires. C’est comme un grande tribu mais moderne et comprenant des millions de gens. Il n’y a pas de sphère productive. Les usines ne servent pas à produire mais à générer une cohésion sociale.

              Ce n’est pas le système qui a généré des crimes mais les guerres civiles mondialisés (1914-1945; 1952-1984).

              Pour caricaturer c’est une guerre entre les haut membres de la civilisation (impérialisme, colonialisme, eugénisme, spencerisme, libre marché…) et les peuples colonisés (coolis) ou colonisables (Empire Russe, URSS) ou subordonnés (travailleurs) mais pas assez pour les hauts membres de la civilisation.

              Tous les pays communistes sont nés de la crise historique du XX (1914-1945; 1952-1984). La faiblesse est la production d’où le Goulag, un phénomène de guerre civile et non un phénomène lié au système. La force est dans l’armée et l’éducation dont la science. La victoire de la Russie contre le III Reich, du Viet-Nam contre l’Empire US ne sont pas un hasard.

              Les sociétés type communautaires forment de véritable bastion contre l’attaque extérieur des Titans même si à l’intérieur du bastion la vie y devient des plus terribles.

              Malgré tout, la plus forte baisse démographique du XX et augmentation de la mortalité en Russie fut sous l’ère de Boris Eltsine, période historique stable (fin de guerre froide), avec sa politique de thérapie de choc de Milton Friedman dont Eltsine est un fan (http://www.fsmitha.com/h2/ch33-9.htm).

              Sinon, Conquest a avoué qu’il avait menti sur ses chiffres mais en défaveur de l’URSS. Nicolas Werth est revenu à la baisse sur la population du Goulag et reste dans un cadre individuel de l’histoire en le faisant passer pour une histoire globale. Et les auteurs du « livre noir du communisme » dont Werth où l’on trouve votre chiffre imaginaire se sont éloignés de l’ex-maoiste Stephane Courtois. Il y a aussi cette « fable » l’Holodomor imaginé par des nationalistes d’origine US-Ukrainien. Même Alexandre Soljenitsyne condamne comme « folle folie » les accusations de génocides vis à vis de la famine des années 1930. On retrouve une famine analogue dans les années 1890 générée involontairement de la même manière suite aux processus d’industrialisation du pays voulant rattraper son retard industriel et technologique sur l’occident.

  • En France, l’aide effective aux plus démunis ne dépasse pas 3% du PIB, très loin des 56% de dépenses publiques.

    L’argument de l’aide aux plus démunis, régulièrement agité par les alter-comprenants socialoïdes, comme la plupart de leurs arguments, ne tient pas la route une seconde, encore moins longtemps quand on oppose la charité à la solidarité.

    Quant à prétendre que le libéralisme favoriserait l’eugénisme, quel est donc le but des échographies imposées par l’Etat avant chaque naissance ? Ne s’agit-il pas d’eugénisme organisé par la force publique ? Par quel phénomène mystérieux l’onction étatique permettrait-elle de transformer le mal en bien ?

  • Quelques chiffres pour éclairer le débat, mais concernant les SDF :

    (chiffres de Michel Godet, qui me semblent corrects compte tenu de sa méthode de calcul) :

    En France, chaque année, l’état dépense entre 90 000 € et 100 000 € PAR SDF pour les SDF.

    Avec comme résultat final : des tentes neuves pour certains d’entre eux pour pouvoir rester dans la rue. Tous le reste de ces sommes folles (environ 9 à 10 milliards par an) sert à entretenir une armée de fonctionnaires « sociaux » chargés de s’occuper de ces SDF.

    • Oui, il existe un « marché du pauvre », marché qui fait vivre grassement des bataillons de parasites organisés en services publics ou parapublics qui échangent « leurs » pauvres contre des subventions. Il ne fait aucun doute que, pour garantir leurs ressources, ces parasites font tout pour maintenir les pauvres le plus longtemps possible en état de pauvreté.

  • Les partisans de l’État Maman (copyright h16) ne voient pas, ou ne veulent pas voir que c’est ce système qui nous conduit à la ruine, et ils n’ont d’autre argument que d’invoquer une soit-disant tendance eugéniste dans le libéralisme (économique, j’entends, ceci pour les catholiques pour lesquels ce mot a une autre signification). La référence à l’échographie par bubulle est la réponse du berger à la bergère; que ceux qui peuvent entendre comprennent!!

  • Dès qu’il s’agit de parler d’État-Providence, relire Frédéric Bastiat et ses « Harmonies économiques », 1850.

    « On ne peut qu’être frappé par l’acuité avec laquelle ce brillant économiste a dépeint notre sécurité sociale actuelle, il y a un siècle et demi ».

    http://bastiat.org/fr/secusoc.html

  • Au 19 siècle à Londres, il n’y avait pas d’état providence, pas d’indemnité de chômage, et le résultat c’était une misère noire pour des millions de familles. La prostitution était généralisée, lisez les promenades dans Londres de Flora Tristan : http://classiques.uqac.ca/classiques/tristan_flora/promenandes_dans_londres/promenandes_dans_londres.html . Vous saurez tout sur les « finishies » L’état providence a été constitué par la peur des révoltes ouvrières ,par la peur de tout perdre. Si vous détricotez cette protection comme c’est le cas depuis 30 ans (précarité des contrats, CDD, temps partiel ou fractionné, baisses des salaires, ,vous allez retrouver des vents de révolte très graves ,d’autant plus grave que les gens ont goûté à la consommation,contrairement au 19ème siècle où les gens étaient dans la survie pure .Le bâton sera plus dur cette fois,je pense qu’on pourra aller jusqu’au salaire maximum. D’autre part il est faux de dire que le néolibéralisme c’est moins d’état : en fait c’est plus d’état policier pour imposer des règles dures aux salariés et des règles douces aux puissants (parachutes ,stock options, primes,dividendes, jetons,etc ) L’idée néolibérale est séduisante sur le papier, mais dans la réalité cela conduit à la dictature :déjà des dirigeants non élus en Grèce et en Italie ,les peuples ne se feront pas berner longtemps par ce qui sert d’alibi à des fils à papa (dassault,lagardère,et autres rentiers comme les Le Pen) incompétents pour tout simplement garder le pouvoir .La catallaxie est un mythe total, désolé ,vive les marchés régulés et contrôlés 🙂

    Signé : La chute du baron Von Mises aka Alex aka non aux combines aka sortez de votre secte aka investisseur aka Glass Steagall act aka Roosevelt aka Walter Benjamin aka Hayes2012 aka indigné aka walter99 aka troll baveux

    • Vous mettez la charrue avant les boeufs, baron. Ce qui a sorti des millions de gens de la pauvreté au 19 éme siècle, c’est le capitalisme, la stabilité, la liberté d’entreprendre.

      • Ce n’est pas le capitalisme en lui-même mais les révoltes bourgeoises (1789, 1830, 1888, 1968) pour la politique et les révolutions (1792, 1848, 1871, 1936, CNR) pour le social. C’est cela qui a amélioré les conditions de vie et non le capitalisme (le privé de la propriété des moyens de production et de service). C’est donc l’affaiblissement du capitalisme (le PRIVE) qui a amélioré les conditions de vie.

        La victoire de la finance sur le social depuis 1984 génère misère et fascisme.

        Sinon, la révolution industrielle a été à la fois un progrès (technique) mais aussi un régresse (social). L’industrialisation génère des famines, des exodes rurales et une surpopulation dans les villes. Dans les colonies, les conditions étaient encore pire pour les coolies et la population colonisée.

        Le Capitalisme est un excellent moyen pour le progrès technique d’exploitation. Mais, ce n’est pas un progrès humain puisque le privé de la propriété des moyens des productions et de services sert à l’asservissement. D’où l’abolition du privé de la propriété proclamé par les authentiques communistes en lien avec cette belle citation de Marx du Manifeste de 1848 :

        « le communisme, ce n’est pas l’abolition de la propriété en général, mais l’abolition de la propriété bourgeoise », condition de la libération du prolétariat. Par conséquent « Le communisme n’enlève à personne le pouvoir de s’approprier des produits sociaux ; il n’ôte que le pouvoir d’asservir à l’aide de cette appropriation le travail d’autrui. »

  • Salut, moi, c’est Mr Tobin aka La chute du baron Von Mises aka Alex aka non aux combines aka sortez de votre secte aka investisseur aka Glass Steagall act aka Roosevelt aka Walter Benjamin aka Hayes2012 aka indigné aka walter99 aka troll baveux aka Trou Du Cul, aussi.

    Faut-il laisser mourir un patient non assuré ?

    L’animateur de CNN Wolf Blitzer (qui est tout de même un abruti assez banal) a senti le besoin de poser cette question à Ron Paul, représentant du Texas et …

    Vous savez quoi ? On s’en fiche.

    • « Faut-il laisser mourir un patient non assuré ? »

      Je ne peux que parler pour moi, mais: il m’est déjà arrivé plusieurs fois d’aider quelqu’un à payer des soins de santé nécessaires. Et je n’ai à aucune de ces occasions ressenti le besoin de me servir dans votre poche pour cela ! Etonnant, non ?

  • à chaque reveil l’on doit rendre grâce au seigneur

  • Ce qu’on oublie de dire dans cette article, c’est qu’une société libertarienne developerait la technologie médicale a un rythme bien plus rapide qu’une societe socialisee. Et en mettant la population au travail, elle reduirait le cout des traitements medicaux, alors qu’une societé socialisée ne fait que les augmenter.

    En fait l’argument du socialiste repose sur une cascade de ‘Si’. Si l’enfant est paralysé. Si les parents décedent. S’ils n’avaient pas de resources. Si les grand parents sont également décédés. Si les gens sont trop egoistes pour financer des organisations caritatives.

    Appliquer la solution du socialiste, c’est imposer une politique qui s’applique a TOUS, sur la base d’une situation d’extreme misère qui ne correspond qu’a un infime pourcentage de la population.

    Moi je crois que la réponse a donner a cet argument c’est

    1) un libertarien n’est pas opposé a l’intervention de l’etat dans les cas desesperés, en DERNIER RECOURS et pas en premier recours. Cela signifie que si les personnes responsables (parents) ont des resources, celles-ci doivent etre utilisées en premier car il n’est pas juste de forcer les contribuables a payer pour les problemes de personnes qu’ils ne connaissent ni d’Adam ni d’Eve. Et si une organisation caritative peut intervenir, c’est elle qui doit intervenir, avant que l’on se tourne vers l’Etat. Enfin, si l’Etat se voit forcé d’intervenir par compassion, il doit le faire de maniere peu couteuse, car ce n’est pas la faute des contribuables X ou Y si une famille a été irresponsable au point de faire un enfant sans avoir la moindre resource.

    2) Les cas desesperés sont bien plus rares que les socialistes voudraient nous faire croire, et ils seraient plus rares encore dans une societé qui respecte la liberté des gens. Les pays qui respectent la liberté des gens d’un point de vue économique n’ont presque pas de chomage et leur revenu par tete est bien plus elevé. Voir par example Hong Kong, Singapour, la Suisse, Taiwan, et d’autres. Ces pays sont egalement plus propices a la recherche medicale, ce n’est pas un hasard si la Suisse a plus d’entreprises de recherche medicale par habitant que tout autre pays d’Europe.

    3) Dans le cas general (non desesperé) c’est a chacun de prendre ses responsabilités. Ce n’est pas a M. Tartempion de payer pour les couts medicaux de parfaits inconnus qui vivent a des centaines de kilometres de lui. Certes, parfois il y a des coups durs mais c’est a vous d’acheter une assurance si vous le souhaitez. Faire intervenir l’Etat la ou il n’etait pas necessaire c’est prendre la societé tout entiere en otage. Car a partir de ce moment vous voyez les depenses de santé exploser, les entreprises ne peuvent plus embaucher, les gens ne trouvent pas de travail, appauvrissement generalisé, BREF tout ce que l’on observe en Europe actuellement. Alors, vous l’aimez toujours votre systeme socialisé?

  • Vous n’êtes pas fatigués de débiter une avalanche d’incohérences?

    Ce système ne fait que déplacer le problème, des « entrepreneurs » se gavent tant que tout va bien puis, pleurent auprès de l’État quand ils sont proches de la faillite ou laissent sur le carreaux les cotisants.

    Ne me faites pas dire ce que je ne pense pas, à savoir que l’état est efficace et efficient. Mais par définition, un entrepreneur, et a fortiori une assurance, prennent des risques contre rétribution. Mais dans ce cas précis, qui assumerait un échec et toutes ses conséquences? (Pas de blagues style « assurance d’assurance », ça n’a pas marché pour un système bancaire).

    De plus, les assurés subiraient des pressions si, à l’échographie, l’amniosynthèse ou autres sont découverts divers handicaps. En France on vire un assuré qui casse deux fois sa voiture, aux US, on assure très mal les cardiaques, sidéens ou cancéreux, qui assurera un couple n’ayant pas avorté et élevant un trisomique?

    • Je pense que la réponse est dans l’article lui-même :

      « si un parti libertarien prenait le pouvoir demain […], il ne serait absolument pas une priorité pour lui de couper l’aide aux individus incapables de subvenir à leurs besoins eux-mêmes. Cette forme de soutien étatique n’est pas une cause significative des problèmes de société auquel nous faisons face présentement […]. En fait, il est fort possible qu’un tel parti ne s’y attaquerait jamais, même si le libertariannisme pur-et-dur rejette cette forme d’aide. »

      Et l’auteur ajoute : « D’ailleurs, si mes impôts ne servaient qu’à aider directement ces gens, je n’aurais pas à tenir ce blog… » La suite de l’article est une hypothèse.

      On vous dira également que les USA ne sont pas un bon exemple d’assurance par le marché et que lorsqu’on décide de mettre au monde un enfant, quel que soit son état de santé, il faut assumer cette décision.

      Mais que proposez-vous ? Car la critique, bien que nécessaire, est facile. Si l’État, dites-vous, n’est ni efficace ni efficient mais que le marché est une illusion, que faut-il faire ? Doit-on comprendre que le système actuel est satisfaisant en France ?

    • Beaucoup d’assureurs sont en réalité des mutuelles à but non lucratif, qui manifestent bruyamment (eu point d’en faire un argument publicitaire) leur attachement aux valeurs de solidarité, et leur générosité à l’égard des handicapés, grands malades chroniques, etc.

      Mais tu es tellement obnubilé par tes conceptions stupidement manichéennes que tu ne vois même pas la réalité…

      Toi, je suppose, vu comme tu fais montre d’altruisme sur développé. Non ?
      ou bien tu appartient à cette espèce de faux cul qui veulent bien aider, mais seulement si leur donne le droit de forcer les autres à faire comme eux ?

      le mot clef c’est « incohérence ». Le libéralisme est cohérent et ne prétend pas résoudre les problèmes ; ton système, par contre, est totalement et foncièrement incohérent. Sur le plan théorique, puisqu’il suppose à la fois des gens trop égoïstes pour se prendre en main collectivement, et assez altruistes pour

      Sur le plan pratique, puisqu’il se fixe des objectifs qu’il n’atteint pas. prétend

  • le probleme des socialistes, c’est qu’ils veulent forcer la solidarite a travers l’Etat, parce qu’ils ont peur sinon d’etre les seuls a etre solidaires… petits esprits!

    « Que fait-on d’eux ? On compte sur une bien aléatoire charité qui sera toujours plus généreuse envers ses proches. Et les autres ? On les laisse crever ? Dans ce sens, la comparaison que je fais avec l’eugénisme ou le darwinisme social est loin d’être une exagération… »

    qui est le « ON »? Vous pouvez agir individuellement, vous pouvez monter une association d aide qui se chargera de recolter des dons… pouquoi avoir ce besoin de contraindre la solidarite?

    • Ils ne sont pas tous comme ça. L’abbé Pierre n’a pas attendu après la solidarité forcée d’état pour monter Emmaus. Pareil Coluche avec les restaux du coeur.
      Le problème ce sont les zozos qui pensent avoir le monopole du coeur, ce qui les autorisent à diriger les autres de force, supposés n’en avoir pas. Les « socialistes » « généreux » de droite, en somme, dont Mitterand était l’archétype.

  • Les commentaires sont fermés.

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Par Johan Rivalland.

Le libéralisme est décidément une notion bien floue et très mal perçue par une grande partie des Français, nourris dès le plus jeune âge aux mamelles de l’État et qui sont persuadés, à tort puisqu’on le leur fait croire en permanence, que le libéralisme serait je ne sais quelle force occulte organisée qui les plongerait dans une sorte d’océan où ils se noieraient sans que personne leur vienne en aide. D’où la justification de l’interventionnisme et de l’État-providence, sans lesquels nous serions sans doute perdus.... Poursuivre la lecture

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Présentation de Sylvain Fontan.

L'échange question-réponse qui suit correspond au dernier entretien de l'économiste et prix Nobel d'économie 1974, Friedrich Von Hayek. Publié par la revue Contrepoint[1. Cet entretien a été publié dans la revue Contrepoint n°50-51, 3e trimestre 1985. L'entretien a été réalisé à Fribourg (ancienne RFA), sous l’égide de l’UJRE (Union des Jeunes Responsables Économiques), qui fédérait plusieurs associations, toutes préoccupées par le devenir de l’entreprise libérale.], l'entretien date de 1985, c'est-à-dir... Poursuivre la lecture

Par Diego Taboada.

L’immigration est une thématique récurrente dans l’actualité. C’est un enjeu social, économique et culturel qui souvent divise et alimente les débats. Quelle réponse apporter du point de vue libéral ? Une restriction de l’immigration peut-elle se justifier ? À quelles conditions ?

Historiquement, l’immigration n’était pas le sujet prioritaire pour les libéraux. Au XVIIIe siècle, les libertés sont pensées au sein d’un territoire ou d’une frontière. Ce n’est que récemment que les penseurs libéraux ont abordé la ... Poursuivre la lecture

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