Jeannette Bougrab: dégage !

Jeanette Bougrab vient d’apporter la meilleure preuve qu’une autorité de lutte contre les discriminations est une escroquerie bureaucratique

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Jeannette Bougrab: dégage !

Publié le 11 décembre 2011
- A +

Jeanette Bougrab vient d’apporter la meilleure preuve qu’une autorité de lutte contre les discriminations est une escroquerie bureaucratique.

Par Aurélien Véron

Pour notre secrétaire d’État, la Tunisie, l’Iran, l’Arabie Saoudite ou l’Égypte, c’est Kif-kif bourricot. Ce jugement à l’emporte-pièces d’une apparatchik qui a oublié ce qu’est le monde hors des dorures de la république, est pathétique. Bougrab se révèle meilleure dans la tonte des contribuables, si on se rappelle sa présidence de la HALDE à 6.900 euros par mois (elle avait tenté de se passer en douce à 14.000 euros par mois avant d’être démasquée) avec en plus une secrétaire, une assistante personnelle et une voiture avec chauffeur sans parler de « l’indemnité de résidence ». Et tout ça pour quoi, je vous le demande ? Pour finir en nous annonçant doctement que les Arabes votent mal, et que les musulmans pratiquants sont des monstres en puissance, c’est assez fort.

Tuez et torturez-les tous, dieu reconnaitra les siens.

Son argument a longtemps été celui qui a justifié le maintien au pouvoir de Ben Ali, de Moubarak, d’El Assad ou, encore aujourd’hui, de Bouteflika. Tuez et torturez-les tous, dieu reconnaitra les siens. Ça vaut toujours mieux que de risquer d’avoir des islamistes au pouvoir. Jamais elle ne s’est demandée si des porcs comme Ben Ali ne nourrissaient pas la montée d’un conservatisme prétendument éthique et respectueux des ailleurs de la société civile, voire d’un islamisme plus virulent en Égypte ? Alors elle nous parle d’islamistes, mais des islamistes comment ? Comme l’AKP d’Erdogan en Turquie ? Ou comme les wahhabites saoudiens financés et protégés par les États-Unis… et un peu l’Europe ? Personne, et surtout pas elle, ne s’est vraiment penché sur les expériences, les attentes, les clivages récents des différents mouvements qui ont une chance d’accéder au pouvoir au Maroc, en Tunisie ou en Égypte. Ce dernier se prépare peut-être à des jours bien sombres avec l’arrivée conjointe des salafistes et des frères musulmans, quoique. L’observation fine de ces derniers révèle son lot de surprises. Mais après, le Maroc et la Tunisie ne sont pas comparables.

Un sentiment de déclassement collectif vis-à-vis de l’Occident railleur.

Aujourd’hui, j’ai rencontré plusieurs responsables d’Ennahda à Tunis, ainsi que le fils de l’un des deux fondateurs du mouvement il y a 30 ans. Surprise, la première remarque que j’entends du responsable présent, c’est la sincère reconnaissance envers la France de l’avoir accueilli pendant 10 ans comme réfugié politique. La leçon qu’il a retenue de son combat et de ces nombreuses années passées en France, c’est que la liberté est une valeur qu’il juge essentielle, tout bon « islamiste modéré » qu’il soit. Pour lui, il n’est pas question de la restreindre en Tunisie. Le succès du parti ? La quête identitaire d’un pays qui a progressivement perdu tous ses repères sous la main de fer de l’ancien régime, et qui vit un sentiment de déclassement collectif vis-à-vis de l’Occident railleur. Occident qui regarde encore la Tunisie de haut en se déclarant « vigilant » (dixit Juppé) comme un vigile de grande surface face à la caillera. Sympathique.

Évidemment, il ne faut pas être naïf. La plupart des responsables de ce parti ont été torturés et ont passé de nombreuses années dans les geôles tunisiennes, souvent sans livres et sans journaux pour être coupés du monde et des idées. C’est une vieille garde usée et éloignée des préoccupations plus prosaïques des Tunisiens. Ils n’aiment pas le salafisme importé mais doivent composer avec les marginaux qui le défendent avec virulence, au risque de perdre leur crédibilité en jouant avec le feu. Ils n’ont pas de réponse construite pour lutter contre le chômage et pour la prospérité. Quoi qu’on en ait dit, la liberté économique à reculé sous les années Ben Ali. Aujourd’hui, les attentes des Tunisiens sont essentiellement tournées vers l’emploi, et la croissance. Ils doutent d’eux-mêmes face aux difficultés à surmonter. Les partis dont j’ai pu rencontrer les représentants n’ont pas de problème à travailler avec Ennahda, ou à le traiter comme une opposition légitime. Ils savent que l’enjeu est essentiellement économique dorénavant. Et ceux qui se sont le plus opposés au retour des valeurs identitaires (la gauche dure en général), ont fait des scores dérisoires.

Sans le savoir, Jeanette Bougrab vient d’apporter la meilleure preuve qu’une autorité de lutte contre les discriminations est une escroquerie bureaucratique qui n’aime ni la liberté chez les autres, ni les pratiques qui sortent de la charia républicaine.

—-
Sur le web

Voir les commentaires (15)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (15)
  • Je lis ceci dans le Parisien :

    « S’exprimant à titre personnel, en tant que « femme d’origine arabe » et non comme ministre, elle a réfuté la notion d’« islamisme modéré », défendue par le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. Elle a aussi mis en garde contre toute restriction des droits des femmes. Cette prise de position lui a valu un coup de fil incendiaire de Jean-Paul Faugère, le directeur de cabinet de François Fillon. Il lui a reproché de remettre en cause la politique étrangère de la France, allant jusqu’à l’accuser de « haute trahison »! http://www.leparisien.fr/indiscrets/politique/bougrab-accusee-de-haute-trahison-06-12-2011-1754864.php

    Accusée de « haute trahison », rien que ça ? Parce-qu’elle ose mettre en doute le terme « islamiste modéré » ? Franchement je préfère m’en remettre à Jeannette Bougrab, qui sait de quoi elle parle, elle, contrairement à Juppé, Fillon ou Aurélien Véron…

    • Pourquoi se contraindre à choisir entre le Dircab de Fillon et Bougrab ? Ne vous vient-il pas à l’idée que les deux sont également dans l’erreur, même si la teinte de leur collectivisme présente une légère nuance ? Tous les collectivismes, rouge, brun, bleu, rose, vert sombre ou vert clair ont trahi la France et son peuple, parce qu’à chaque fois, il s’agissait de renoncer à la liberté.

    • « Un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l’ouvrir, ça démissionne ».

  • Il est évident que la situation dans tous ces pays n’est pas comparable. Ceci dit la rue à parlé, elle préfère les partis islamistes car ils sont bien implantés et rassurent le petit peuple. On verra bien l’évolution de ces pays mais j’ai un doute sur leurs bons discours, ne serait-ce pas une façade?
    Le printemps arabe n’apportera pas que des bonnes choses loin de la, pour autant ce n’était pas une raison pour appuyer les régimes autoritaires en place comme l’a fait honteusement l’Occident.
    Pour autant cela ne doit pas justifier

  • I-so-la-tio-nosme ! Charbonnier est maître chez lui, voilà quelle devrait être la règle des occidentaux au lieu d’aller se mêler de ce qui se passe de l’autre côté de la méditerranée.
    Il faut avoir une sacrée dose de toupet pour se piquer d’aller chez les autres pour leur expliquer comment ils doivent vivre alors que nous ne sommes même pas capables de régler nos propres problèmes.
    De même, je ne crois pas à l’universalisme de principes soi-disant valables pour l’humanité entière. Des peuples peuvent vivre en démocratie, enfin ce que l’on présente actuellement sous ce terme mais qui n’a rien à voir avec la démocratie athénienne, malheureusement. Si chacun s’était mêlé de son business, le ressentiment de nombreux peuples contre l’Occident n’existerait pas ou peu. Et sur ce point, il faut bien reconnaître que les ricains ont su nous entraîner dans leurs plans. Pour quel résultat ?
    En clair, si les maghrébins veulent emburquiner leurs mousmées, et bien c’est leur affaire.

  • Xavier expose bien les fonds des problèmes. Par exemple en (re)lisant « l’Histoire du Maroc » de Lugan, on constate cette constante de l’Islam: du fond du désert, ou du fond des banlieues resurgit séculairement l’Islam authentique, c’est à dire réactionnaire. Tout aussi valable pour le wahabbisme, le chiisme iranien, l’AKP d’Erdogan (qui , dans l’indifférence ignare de l’Europe, vient de supprimer l’indépendance de l’Armée, seule héritière d’Attatürk, qui était intervenue à plusieurs reprises pour essayer d’en sauvegarder l’héritage , retardant l’avènement d’Erdogan &cie), tout en étant honnie des bien-pensants socialo-marxiste par ce que bastion anti-soviétique). Il n’y a pas d’Islam modéré, sauf sur les plateaux télés genre Malek Chebel. L’islam est fondamentaliste, parce qu’il est la Parole d’Allah, qu’il n’est pas distinct du séculier. Pour les mêmes raisons, il est incapable de développement économique. Potassez l’Egypte depuis son indépendance (disons, Nasser). Où sont passées les filles en bikinis des plages des années 60-70? Pourquoi cette absence de progrès économique ? Pourquoi cette corruption endémique de tous ces pays religieux? Nasser a pendu les Frères Musulmans, ils ont tué Al sadate, ils sont là pour récupérer le fruit pourri de Moubarak. Potassez « crépuscule sur l’Islam », de Naipaul, c’était il y a 30 ans tout juste, tout y était. Mais ça ne fait rien, comme pour le communisme, l’Occident frileux ne veut pas affronter la confrontation. En quoi cela nous concerne-t-il,Harald? Parce qu’il y en a plusieurs millions en Europe, ce qui ne s’était jamais passé auparavant, parce que les électeurs Tunisiens de France ont voté majoritairement Hennada, parce qu’il s’agit d’un choc de civilisation mondialisé. Que faut-il faire? En avoir conscience dans nos politiques, ne rien lâcher au nom d’idéaux non-partagés. Aucun état d’âme pour vendre nos Rafales à ces pays qui sont tous des dictatures, mais sans les systèmes d’ armement qui en feraient des égaux. Si vis pacem…

  • Sur le fond, je n’ai rien à redire à ce que vous dites à propos de la nature de l’islam. Effectivement, l’islam modéré est un fantasme et les musulmans qui auraient l’idée d’y croire finiront par en payer le prix. On a trop vite oublié ce que les musulmans algériens vivant en métropole en essayant de vivre à l’européenne on pu subir jusqu’à la

  • … jusqu’à la libération en 1962. (erreur de manip) On a trop vite oublié les ravages causés en Algérie par le FIS et autres groupes de la même eau. Ce que je dis, c’est que nous n’avons pas à envoyer nos hommes se battre à la place de ce soi-disant peuple de Libye qui n’existe pas. Pas plus que nous n’avons à soutenir les égyptiens rebelles ou les syriens ou nous battre en Afghanistan. S’ils veulent se génocider, c’est leur affaire.

    A mon sens, il est plus que temps que l’Occident se reprenne, se rappelle ce qu’il est, ce qu’il a réalisé et surtout qu’il est chrétien, ce qui signifie qu’il ne peut y avoir de réel accord avec ces gens car ils n’ont d’autre but que notre conversion. On peut commercer mais coopérer, non. Déjà que nous avons laissé tomber la Serbie qui pourtant avait une longue tradition d’amitié avec la France et pour qui en plus ? Dans le fond, sur ces points nous aurions plus de profit à nous rapprocher des russes que des américains qui ont sciemment foutu le boxon dans l’ex-Yougoslavie pour servir leurs seuls intérêts. Ces mêmes qui aimeraient bien voir la Turquie entrer dans l’UE et qui financent certains groupes dans nos banlieues.

  • .. « libération » en 1962. On a également oublié les actes du FIS et autre GIA.

    Ce que je dis, c’est que nous n’avons pas à envoyer nos hommes se battre à la place de ces peuples. S’ils sont incapables de se libérer pour ensuite se jeter dans les griffes de tyrans encore pires, c’est juste leur problème.

    Nous avons laissé tomber la Serbie pour servir les desseins des américains alors qu’il existait une longue tradition d’amitié entre ce pays et la France. Pour quel résultat ? Et ces mêmes américains financent, via leur ambassade, divers groupes dans nos banlieues dont on ne sait trop quelle est leur finalité. Ces mêmes aimeraient bien voir la Turquie entrer dans l’UE.

    Je crois qu’il est patent que le véritable Occident est en Europe et non de l’autre côté de l’Atlantique et ça aussi il faudrait l’intégrer dans notre politique. Si j’aime les américains en tant qu’individus, je me défie de leur gouvernement.

  • On parle tout de même d’une région du monde très occidentalisée. Les vrais arabes d’Asie ne reconnaissent pas les maghrébins comme des arabes tant leurs coutumes sont influencées par leur passé de colonie occidentale.

    Quant aux islamistes, il y en a de toute sorte et ce terme a un sens très extrémiste par chez nous mais peut qualifier l’équivalent d’un parti socio-chrétien comme il en existe partout en Europe et qui sont souvent déconnectés de leurs racines religieuses.

    En outre, être libéral, c’est également avoir foi en l’Homme et ces gens qui se sont battus pour leur liberté sont plus à même qu’un fonctionnaire français de déterminer leurs besoins pour refonder une société fonctionnelle. La France n’a-t-elle pas faite de nombreuses erreurs de démocratie entre le premier guillotiné et la fin de l’Aiglon?

  • Skit… « être libéral, c’est également avoir foi en l’Homme et ces gens qui se sont battus pour leur liberté sont plus à même qu’un fonctionnaire français de déterminer leurs besoins pour refonder une société fonctionnelle. »

    Vous savez la ficelle qui consiste à expliquer ce qui est « libéral » ou pas à chaque fois qu’on veut faire passer des vessies pour des lanternes, est un peu usée…

    La dernière en date du « parti de la Liberté et de la Justice (PJL) » en Égypte était : «imposer le foulard aux touristes étrangères, leur interdire d’aller à la plage en maillot de bain, ou encore bannir l’alcool dans les stations touristiques.» http://www.liberation.fr/depeches/01012376965-egypte-les-islamistes-tentent-de-rassurer-sur-le-tourisme LOL ! Le mot « liberté » n’a décidément pas le même sens en religion islamique !

    Mais revenons à nos moutons… Je comprends fort bien l’attitude de Juppé ou Fillon qui doivent, je suppose, se démener pour obtenir des « finances islamiques » afin de secourir peut-être les banques françaises…

    Mais alors une question se pose… puisque les finances islamiques sont « sans intérêt » quelle sont les CONTREPARTIES du prêt ? 😉

  • Je ne suis plus libéral, pour autant je ne m’interdis pas de passer ici à la recherche de points de vue différents, même si je ne suis pas toujours d’accord. Plutôt que de défendre LA liberté, je préfère défendre les libertés ce qui est plus concret et permet surtout de faire le tri entre celles qui valent la peine d’entrer dans le combat pour les défendre et celles, crétines, qui participent d’un esprit de système comme on peut en trouver assez régulièrement sur le forum.

    Je ne suis pas démocrate et je ne crois pas que la démocratie, enfin telle qu’elle est comprise de nos jours soit un bien tel qu’il faille se battre pour la défendre. Pour ma part je ne verrais pas d’un mauvais oeil l’interdiction du PCF et de ses avatars, ça c’est pour la version soft. Personnellement j’envisagerais une autre utilisation de nos nombreux stades, pour commencer.

    Sur la soi-disant occidentalisation du Maghreb, je veux bien croire que cette région ne soit pas considérée comme jouissant d’une reconnaissance particulière de la part des autres régions musulmanes. Je me souviens de ce qu’un de mes amis syriens en disait : « nous les avons soumis ». Pour autant, lorsque je me baladais en dehors des coins touristiques je n’ai jamais vraiment senti cette occidentalisation. Les fellahs ne sont peut-être pas aussi brillants que certains intellectuels des grandes villes, mais il n’en reste pas moins vrai qu’ils représentent la majorité de la population.

    Le problème n’est pas d’avoir foi en l’homme. Qu’avons-nous de commun avec ces gens qui devrait nous pousser à lutter à leur place ? Ils se sont battus ? Très bien. Ils ont fait le choix de se donner à des partis islamistes ? Encore une fois, très bien. Je ne vois rien à y redire. Ce ne sont pas mes affaires. En revanche, si j’estime que nous n’avons pas à nous immiscer dans leurs vie politique, je considère également que nous ne sommes pas tenus d’être amicaux avec eux. Nos cultures sont antagonistes, nos religions inconciliables, notre vision sociale également et je ne parlerais même pas de la politique.

    Enfin, pour ma part, je considère l’islam comme une régression vers la barbarie tribale, englobante de surcroît pour reprendre la formule de Tariq Ramadan. De même je réfute avec la plus extrême violence cette stupidité moderne plus ou moins en vogue qui voudrait que l’islam fasse partie des racines de l’Europe.

  • « Aujourd’hui, j’ai rencontré plusieurs responsables d’Ennahda à Tunis, ainsi que le fils de l’un des deux fondateurs du mouvement il y a 30 ans. »

    Je voudrais savoir à quel titre vous avez rencontré les responsables d’Ennahda : à titre personnel, pour votre travail ou pour le PLD ?

    Si c’est pour le Parti Libéral Démocrate alors je ne comprends pas l’agressivité du titre : « dégage », ni cette bienveillance envers un parti islamiste… Cela me semble aux antipodes de l’esprit libéral…

  • « Dégage » me semble moins fort que « coupable de haute trahison » (dixit Matignon), mais non moins mérité.

  • SI c’était pour faire un article sur la situation tunisienne, pourquoi passer par Bougrab ? Je m’attendais à un tout autre article en lisant le titre…
    Il y a assez à dire sur son poste pour embrayer sur une petite phrase, surtout une petite phrase assez largement approuvée.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
2
Sauvegarder cet article

Durant mon enfance, dans les années 1980, il était coutume d’entendre nos maîtres d’école attirer notre attention sur la menace que constituait l'URSS pour la France. L'importance de l’espace soviétique révélée sur les planisphères politiques de l'Europe accrochés aux murs des classes, accentuait chez nous cette impression de danger existentiel.

Notre compréhension enfantine du monde nous interdisait de le savoir, mais nous étions alors en pleine crise des euromissiles. C'était le temps révolu de la Guerre froide, dont nul n’envisageai... Poursuivre la lecture

Klaus Kinzler est cet enseignant de civilisation allemande à Sciences Po Grenoble qui, rappelez-vous, a été victime il y a un peu plus d’un an d’un véritable déferlement de haine de la part d’une minorité d’extrémistes adeptes des thèses racialistes et de la cancel culture. Jusqu’à être mis à pied par la direction, étant accusé d’avoir tenu des « propos diffamatoires ». Et avoir subi des menaces de mort.

Loin de se laisser faire, ce professeur a choisi d’exprimer sa révolte et son indignation, à travers un livre dans lequel il livre sa... Poursuivre la lecture

Par h16.

Il y a un an, Samuel Paty était décapité par un terroriste islamiste déclenchant une sorte de consternation de la classe politique et médiatique, la colère du peuple français et la résignation du corps enseignant qui, de PasDeVague en PasDeVague, sentait bien que cela devait arriver un jour ou l'autre.

De façon traditionnelle, des hommages furent donc rendus ce vendredi 15 octobre dans les établissement scolaires de la République. Heureuse surprise (c'est en tout cas ainsi qu'elle est présentée par le ministère de l'Édu... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles