Une petite guerre, une bonne déflation et c’est reparti comme en 23

2012 : déflation. Puis hyper-inflation ?

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Une petite guerre, une bonne déflation et c’est reparti comme en 23

Publié le 25 novembre 2011
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Une petite guerre, une bonne déflation et c’est reparti comme en 23

On a un peu de mal à sortir du purement économique actuellement. La crise fait surface dans à peu près tous les sujets et il devient difficile de l’évacuer sous le tapis, malgré les efforts désespérés des politiciens pour occuper l’attention en débitant des âneries pas joly joly ou en préparant doucement l’opinion publique à une bonne guerre avec la Syrie…

En effet, si l’on se tourne du côté international, on remarque que les sommets, mini- ou méga-, se succèdent à un rythme difficile à suivre, même s’ils ne débouchent jamais sur grand-chose et le dernier petit déjeuner entre potes confirme la tendance : le couple Merkozy, tentant même un Fool Monti audacieux, aura débouché sur un petit bruit de fond qu’on peut résumé à une vague volonté de modifier les traités et … c’est tout.

Pendant cette vigoureuse non-action souplement médiatisée, la BCE a fait savoir qu’elle réfléchissait au fait d’étendre ses facilités de crédits (normalement temporaires et réduites à quelques mois) à des périodes allant jusqu’à deux voire trois ans.

C’est évidemment bon signe puisque cela veut dire — ahem — que les banques font très attention à qui elles prêtent ou empruntent de l’argent. D’ailleurs, à force, ça ressemblerait même à un joli crédit-crunch des familles mais on ne va pas s’étendre sur le sujet, ça va plomber les déjeuners entre potes. Et de toute façon, en plus de la BCE, on peut toujours aller demander au FMI de nous filer des ronds. Il est gentil, le FMI, il le fera sans problème, n’est-ce-pas ?

Toujours à l’international, et toujours dans cette discrétion typique des gens de pouvoir, la Belgique a décidé de demander de l’aide à sa population. Emprunter sur les marchés, c’est has been (et trop cher). Là encore, c’est un très bon signe et je vous encourage à liquider rapidement votre assurance-vie dont l’essentiel est garanti sur des bons du trésor dont on sent nettement qu’ils se rapprochent de plus en plus des Emprunts Russes du début XXème, odeur comprise.

Quant au Portugal, il toussote dans son coin. On s’en fiche, c’est un petit pays.

Tout ceci est bien beau, mais occupons-nous rapidement de la France, phare du monde moderne. Eh bien il faut le dire haut et fort : le pays se porte bien. Baroin l’a redit récemment : on a notre triple-A. C’est du solide.

Brazil / Tuttle, pas ButtleEt les difficultés de certaines administrations — comme l’EdNat, par exemple — à trouver des sous pour payer les bourses étudiantes, c’est un problème purement technique, y’a une mouche qui a fait contact sur la carte mère du PC qui produit les ordres de virement, c’est bête mais ça arrive. Oui, je sais, en novembre et au moment où tous les crédits se resserrent, c’est une fâcheuse coïncidence. Mais n’y voyez pas plus que ça. L’Etat s’en sort très bien.

Et l’immobilier aussi. Il n’y a pas de bulles. Le m² parisien dépasse tous les records, mais c’est grâce aux divorces et à la recherche mécanique de sûreté dans un monde où tout bouge très vite. Voilà voilà. Et il y a pénurie, aussi, n’oubliez pas.

DeflationTout ces éléments, à l’international et de façon plus locale semblent tous s’aligner pour la phase suivante décrite avec son brio habituel par Loïc Abadie dans son dernier billet.

Le credit-crunch auquel nous assistons montre clairement l’aversion de plus en plus forte de la population et des banques au risque de défaut lors d’un prêt et on se doute que la situation de l’Euro ne s’améliorant en rien, cette tendance ne va pas changer rapidement.

On peut donc logiquement s’attendre à un début d’année 2012 assez tendu sur les marchés et dans la zone euro au fur et à mesure que les populations vont réduire leur consommation et leurs crédits, augmenter leur épargne, et sortir leur argent des options devenues risquées que sont la bourse et les assurances-vies adossées aux bons d’état.

Combien de temps durera cette déflation ? Probablement assez peu de temps. Qu’y aura-t-il ensuite ? Probablement de l’inflation.

C’est de plus en plus probable.
—-
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