Crise de la dette publique : panique à bord

Grèce (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Y a-t-il encore des Keynésiens dans la salle pour prôner une relance par la dépense?

Pour les rares qui croyaient que le énième plan de sauvetage de la Grèce allait changer quelque chose, c’est la douche froide.

Un article de Stéphane Montabert, de Renens, Suisse.

Moins de 24 heures après l’annonce-surprise d’un référendum grec sur le plan européen d’effacement d’une partie de la dette grecque et de la quasi mise sous tutelle du pays, les bourses européennes dévissent. Il n’y avait guère de raison de pavoiser tant les solutions proposées étaient illusoires, mais après l’euphorie passagère de la fin de la semaine dernière, ce n’est même plus une gueule de bois, c’est la dépression.

On en arrive à une écart quasiment comique entre les dépêches qui se bousculent:

Ne vous étonnez pas trop du léger décalage de ton entre les « paniqués » et les « rassurants »; l’un n’empêche pas l’autre. Après tout, l’orchestre joua longtemps sur le pont d’un Titanic prenant de la gîte lors d’une nuit fatidique de 1912.

Ah, aussi, la France et l’Allemagne montrent qu’il y a triple-A et triple-A.

Y a-t-il encore des Keynésiens dans la salle pour prôner une relance par la dépense?

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