Christianophobie vs islamophobie

Christianophobie

Dans un cas, les autorités sont du coté de la défense de la liberté d’expression, dans l’autre du coté de la limitation de cette liberté

Deux poids deux mesures? Rappelons quelle est la réponse libérale aux questions posées par les affaires récentes de blasphème.

Un article du Parisien Libéral.

Préalable important : nul appel à haïr une quelconque religion que ce soit  dans ce billet.

Deux faits divers attirent l’attention ces jours-ci. D’un coté, un alsacien poursuivi en justice, en appel suite à première relaxe, pour avoir brûlé le Coran, de l’autre, la plainte de la Ville de Paris et du Théâtre de la Ville contre des manifestants ayant interrompu la pièce « Sur le concept du visage du fils de Dieu ».

Dans le premier cas, le trentenaire de Bischeim risque 3 mois de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende suite à une plainte de la Grande Mosquée de Strasbourg et de la Licra pour provocation à la discrimination.

Dans le deuxième, les manifestants de l’institut Civitas et de la Fraternité Saint Pie X sont poursuivis pour actes de dégradation du domaine public et d’atteinte à la liberté de création et d’expression artistique. La demande d’interdiction du spectacle par voie de justice avait été déboutée le 18 octobre. Donc dans un cas, les autorités sont du côté de la défense de la liberté d’expression, dans l’autre cas, du coté de la limitation de la liberté d’expression.

L’Église a déjà fait une réponse globale aux provocations anti-chrétiennes : Le cardinal Vingt-Trois, Président de la conférence des évêques, déclarait  au moment de l’affaire du « Piss Christ » en Avignon sur Radio Notre Dame :

Nous devons accepter de supporter avec le Christ l’incompréhension, l’hostilité et la violence des autres, sinon nous entrons dans une guerre culturelle qui n’est pas dans le sens de l’Évangile.

L’Église, une fois de plus, tient une position de paix, fidèle au message de Jésus.

Le vivre ensemble fraternel auquel tout le monde ou presque aspire en France passe par plusieurs conditions :

— La liberté totale et inconditionnelle d’expression de sentiments anti-religieux, quelle que soit la religion.

— La fin de la prise en otage des contribuables, dont on se demande bien pourquoi ils financent des pièces de théâtre (donc privatisation de la culture et des théâtres).

— La plainte systématique de toutes les collectivités territoriales contre n’importe quel manifestant qui dégrade un bien public, y compris s’il s’agit de marins-pêcheurs qui incendient le Parlement de Bretagne, des casseurs de banlieue qui vandalisent des abribus, des policiers qui cassent des vitrines ou des CGTistes qui défoncent une sous-préfecture.

En somme, l’application de la liberté et de l’égalité.

Devise de la République : pour tous

Très rapidement, les gens apprendront à se respecter mutuellement, en vertu du principe qui consiste à ne pas faire à autrui ce qu’on nous voudrait pas qu’il nous fasse.

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