Crise de l’euro. Ce qu’il ne fallait pas faire. Ce que l’on peut encore faire

Le château de cartes est tombé à terre

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Europe Grèce (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Crise de l’euro. Ce qu’il ne fallait pas faire. Ce que l’on peut encore faire

Publié le 2 novembre 2011
- A +

Consulter les électeurs est une bonne chose, n’en déplaise à des hommes politiques qui veulent dire aux individus ce qui est bon pour eux. Sans oublier de revenir enfin aux fondamentaux d’une économie saine.

Un article d’Alain Dumait.

Georgios Papandreou (CC, PASOK)

Georges Papandreou est un politicien.

Il ne pouvait plus affronter la colère populaire et ses violences.

Il fallait qu’il trouve une soupape susceptible de faire baisser la pression de la rue, évidemment très hostile à la politique d’austérité. La mise sous tutelle de Bruxelles faisait déborder le vase.

Même s’il perd le référendum annoncé pour janvier 2012, il restera dans le jeu, alors qu’il risquait fort, au train où allaient les choses, d’en être sorti pour longtemps.

Non pas qu’il soit plus démocrate qu’un autre. Mais, connaissant ses concitoyens, il a compris que la situation était devenue intenable pour lui, politiquement.

Comment peut-on se dire démocrate et considérer que la décision du Premier Ministre grec est «irresponsable» (dixit M. Estrosi, ministre de la République française, surnommé à Nice «motodidacte») ?… Comme si le fait de donner la parole au peuple devait être conditionné à des sondages favorables préalables…

À noter : si la Grèce pratiquait la démocratie directe, son plan de rigueur, comme l’accord  de Bruxelles de jeudi dernier aurait pu, à tout moment, sur la base d’une pétition signée par un certain nombre d’électeurs, faire l’objet d’un referendum d’initiative populaire et non pas gouvernemental. M. Papandreou n’aurait pas eu à ouvrir cette partie de poker. Dans les pays qui pratiquent la démocratie directe, le pouvoir est en effet à tout moment susceptible d’être censuré par le peuple. La soupape fonctionne en permanence…

À noter aussi : si les principes de la démocratie directe étaient inscrits dans les textes européens, l’Europe et l’euro seraient moins impopulaires. Et il n’y aurait pas eu d’accord du 27 octobre 2011…

En tout cas, maintenant, il n’y en a plus. Le château de cartes est tombé à terre.

Comme la Grèce ne va pas pouvoir honorer ses prochaines échéances sans les concours promis de différentes parts – mais subordonnés -, elle va faire défaut. Comme elle aurait déjà du le faire dès le 2 mai 2010.

Cela aurait couté moins cher à tout le monde, aux banques, aux Grecs et aux contribuables de toute la zone euro. Il est toujours vain de vouloir empêcher à tout prix un dépôt de bilan.

Ce qui vient d’arriver à la Grèce pend au nez de quelques autres pays. Au moins savent-ils qu’ils ne pourront pas compter sur autrui, sauf négocier avec leurs créanciers et leur prouver qu’ils peuvent changer de politique et redresser leur situation économique, avec un consensus populaire réel. Ce qu’attend, pour la France, les agences de notation…

A-t-on bien noté que, pendant que la Grèce s’effondre financièrement, que l’Italie inquiète, que la France et les Français serrent les f…, d’autres pays, comme l’Espagne, le Portugal, l’Irlande et même la Grande Bretagne, se remettent sur les rails, tandis que quelques autres pays continuent à bien se porter, tels la Suisse, l’Autriche, la plupart des pays de l’Europe du nord ?

Revenons à la Grèce.

Soit la monnaie, la gestion des finances publiques, y compris ses déséquilibres, sont de l’ordre du politique, et il est normal que les électeurs soient consultés, d’une manière ou une autre.

Soient ces questions échappent largement à la sphère publique, et alors le souverain n’a rien à dire.

Ce qui serait le cas, par exemple avec une monnaie «naturelle» (l’or), des banques «libres», un État «minimum», avec des comptes «équilibrés».

Bref, si nous étions dans un système économique «normal». Celui vers le quel il faut tendre pour nous sortir de cette crise


Sur le web

Voir les commentaires (2)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (2)
  • bon article sauf le passage sur l’espagne le portugal l’irlande et la gb.je pense qu’il vaut bien mieux habiter en france qu’en espagne et au portugal.quand a la gb,elle fera illusion tant que son secteur financier restera a flot.

  • Je pense aussi que dans vos reves l »espagne et le portugal se remettent a flot.
    L’espagne doit trouver 160 milliards d’euros pour renflouer les creances pourries ( je sais car j’y vit et on le lit tous les jours dans les journeaux). des biens immobiliers bp trop surévalués. Si vous allez au portugal vous vous rendez aussi compte de la misère qui ne cesse de croitre.
    je vous coneillerais de vous renseigner un peu mieux pour mieux informer vos lecteurs. Votre article etant plein de bon sens, y mettre des informations erronées leur donne trop de poids.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
La Grèce
0
Sauvegarder cet article

Par Antonis Giannakopoulos. Un article de Mises Institute

L’économie grecque a enregistré une chute record de 14 % au deuxième trimestre de 2020 et ce tandis que les efforts du gouvernement pour « assainir » l’économie dirigent le pays vers le franchissement de seuil de 200 % du ratio dette/PIB, comme prévu par le FMI. Pendant ce temps, les déficits budgétaires du gouvernement ont atteint de nouveaux sommets, environ 7 %.

La réponse gouvernementale à la récession

Le gouvernement grec a tenté de lutter contre la crise économique ... Poursuivre la lecture

Par l'Iref-Europe.

Geopolitical Intelligence Service (GIS) et l'Institut de Recherches Économiques et Fiscales (IREF) proposent un webinar en français ce mercredi 28 octobre à 16 heures avec comme orateurs le Prince Michael de Lichtenstein et le professeur Enrico Colombatto (responsable de l'IREF).

Le panel s'exprimera pendant une quarantaine de minutes et les questions et commentaires des participants suivront.

Après la crise financière et la crise de l'euro, la crise sanitaire est venue aggraver la dépendance de nombre ... Poursuivre la lecture

Par Yves Montenay.

Le quasi conflit actuel oppose principalement la Grèce soutenue par la France à la Turquie pour la propriété du plateau continental autour des îles grecques. Il oppose aussi la France à la Turquie à la suite d’un incident naval entre un navire de guerre français et un navire turc qui livrait des armes à la Libye malgré l’embargo de l’OTAN.

Cela a réveillé de sanglants souvenirs millénaires que les Européens voudraient oublier. Mais le président turc met de l’huile sur le feu, autant par conviction personnelle ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles