François Hollande, candidat « normal » à la médiocratie

François Hollande, vainqueur des primaires socialistes, ambitionne d’être le premier Président de la République « normal ». Soit la politique n’attire plus les grands hommes, soit en temps de crise, les peuples se tournent vers des gestionnaires ennuyeux et rassurants. Les démocraties deviennent des médiocraties.

François Hollande, vainqueur des primaires socialistes, ambitionne d’être le premier Président de la République « normal ».

Une brève de Guy Sorman

François Hollande souhaite devenir le premier Président normal de la Cinquième République. En Espagne, le futur chef du gouvernement sera certainement Mariano Rajoy, le moins charismatique des leaders de la Droite espagnole. Mit Romney aux États-Unis, a de fortes chances de remplacer le séduisant Barack Obama: on ne saurait être plus soporifique que Romney.

Soit la politique n’attire plus les grands hommes, soit en temps de crise, les peuples se tournent vers des gestionnaires ennuyeux et rassurants: les crises économiques, contrairement à la légende marxiste , ne conduisent pas nécessairement à la révolution. Les démocraties deviennent donc des médiocraties, ce dont on ne devrait pas se plaindre: les grands hommes génèrent souvent de grandes catastrophes, tandis que les petits ne sont portés qu’aux petites erreurs.