Les libéraux doivent faire leur mea culpa

Affiche du Parti Libéral Démocrate

C’est vrai, les libéraux vous doivent des excuses. Ils doivent dire à quel point ils sont désolés

C’est vrai, les libéraux vous doivent des excuses. Ils doivent dire à quel point ils sont désolés.

Un article du site Le Parisien Libéral

Affiche du Parti Libéral Démocrate

C’est vrai, les libéraux vous doivent des excuses. Ils doivent dire à quel point ils sont désolés. Désolés de ne pas avoir su ou pu conquérir le pouvoir ces dernières années.

En effet, ce week-end, le vainqueur de la primaire socialiste sera, selon une probabilité de 90% au moins, un adversaire du libéralisme sociétal, et selon une chance de 99,9%, un adversaire du libéralisme économique. Il promettra aux français de lutter contre la crise grâce à plus d’État.

Le fait est qu’à droite, c’est la même chose. De discours de Toulon en menaces de recapitalisations forcées des banques, l’État est le roi.

Pourtant, l’État, ou plus exactement l’excès d’État, est à l’origine de la crise, dans le monde entier. Or, les libéraux, actifs sur la scène politique par divers moyens, Alain Madelin en 2002, Alternative Libérale en 2007 et 2009, le Parti Libéral Démocrate actuellement ainsi que certains « libéraux » de Gauche Moderne, de Gauche Libérale, du Modem, du Nouveau Centre ou de l’UMP ont toujours eu le même discours : ne tombons pas dans le piège de la dette publique.

Intervention d’Aurélien Veron par AlternativeLiberale
(écoutez à partir de 4’59 »  la bulle de la dette publique, tourné en 2009).

Parmi les trois points du programme que défendait Alternative Libérale en 2009 à l’occasion des élections Européennes : la question des déficits publics et de la dette publique.

Aujourd’hui, après des années de socialisme généralisé, non seulement nous sommes tous, collectivement en Europe, en difficulté, mais en plus nous – les contribuables – sommes invités à généreusement donner pour Dexia, la Grèce ou le régime spécial des pensions de la SNCF/RFF, tout comme nous avons donné pour le Crédit Lyonnais ou les retraites des ministres et sénateurs.

Évidemment, à force d’entendre que Dexia est victime des turbulences financières ou du libéralisme (ultra ou néo…), on est amené à croire que ce qui est répété en boucle sur les médias est vrai. La faute en incombe sans doute aux libéraux qui n’ont jamais tranché la question suivante : est-ce que la contrainte européenne est suffisante pour imposer de la discipline aux gouvernements. Certains, comme le financier Charles Gave pensent que non, et parient de fait sur la future mort de la zone Euro. D’autres, comme l’essayiste Guy Sorman, sont plus optimistes et pensent que la volonté politique saura accompagner les faits économiques, même si l’Europe n’est pas une zone monétaire optimale. Après tout, la France n’est pas une zone monétaire optimale non plus : un chômeur lorrain n’a pas le même intérêt qu’un exportateur vendéen. Mais une chose est sûre : les libéraux, même si vous ne l’avez pas entendu dire, sont d’accord sur un point : l’irresponsabilité (dans tous les sens du terme) des hommes politiques nationaux débarrassés de contrepouvoirs est une source de problèmes pour nous tous, les citoyens et contribuables. 

L’actualité française est dominée par les sirènes du socialisme triomphant, ces jours-ci. Mais ne vous y trompez pas. Le vrai souci vient du fait que les gouvernements conservateurs, y compris avec une composante soi disant libérale, pratiquent le socialisme comme leurs collègues de gauche. François Fillon était à Bruxelles, le week-end dernier : l’avez-vous entendu dire que pas un Euro d’argent public n’ira dans Dexia ? Que la France va enfin équilibrer son budget public ? Et saviez-vous qu’au deuxième trimestre 2011, la dépense publique britannique, en livres courantes, n’avait pas baissé par rapport au deuxième trimestre 2010 ?

Alors, oui, les choses ne sont pas faciles. On parle ici de baisser les salaires de la fonction publique de 30 ou 40%, ou de baisser le nombre de fonctionnaires de 30 ou 40%.

Mais les faits sont là. Les hommes et femmes politiques préfèrent attendre que le FMI ou que la République Populaire de Chine fassent le boulot, puisque Bruxelles est aussi incapable que les instances nationales de rétablir un peu de bon sens. Les prochaines échéances électorales seront pour nous tous l’occasion de voter soit pour des mollassons, des socialistes UMPS (adjoints de leurs Fronts) ou de choisir les libéraux. Que choisirons-nous ?

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