L’État s’invite à la cantine

Pour lutter contre l’obésité, l’État contrôlera les repas servis dans les cantines

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L’État s’invite à la cantine

Publié le 13 octobre 2011
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Pour lutter contre l’obésité, l’État contrôlera les repas servis dans les cantines.

Article publié en collaboration avec l’aleps

Il y a quelques années le maire de Coucouron (en Ardèche) avait interdit aux familles de faire manger les enfants à la maison, car aucune des règles d’hygiène exigées par le sous-préfet pour les cantines n’était respectée dans les demeures du village : évier à proximité du fourneau, légumes épluchés sur la table commune, cuisine attenante à d’autres pièces, etc.

Voici une récidive, avec l’obligation de préparer pour les cantines des repas offrant un choix d’au moins cinq plats différents aux enfants, et l’interdiction de servir frites, fritures et aliments gras ou sucrés – un cahier des menus devant être présenté à l’occasion d’inspections qui seront multipliés. Première observation, qui nous rapproche de Coucouron : l’inspection devrait s’étendre au domicile parental, car qui sait si les parents ne s’empresseraient pas de bourrer leurs enfants d’aliments qui ruinent leur santé ? Vous pouvez donc vous attendre à la création prochaine d’un corps de Maîtres Inspecteurs de l’Alimentation à la Maison (MIAM), opérant d’ailleurs parfois en duos (MIAM MIAM).

Voilà un nouveau bienfait de l’État Providence : il vient jusque dans nos assiettes.

Pour lutter contre l’obésité, faut-il recourir à la prohibition ou à l’éducation ? La prohibition, ici comme ailleurs, est inopérante sauf à instaurer un régime carcéral. L’éducation serait peut-être mieux adaptée : savoir dire non à un enfant, ne pas compenser par des faiblesses coupables les autres démissions tout autant coupables, ne pas installer le petit devant la télé avec un paquet de frites, ne pas lui préparer une douzaine de tartines de produits ruisselants de protéines et de graisses animales.

Mais rendre les parents responsables, c’est reconnaître la mission éducatrice de la famille alors que la mode est à la prise en charge des enfants par l’État, depuis les livres jusqu’aux menus.

Dans un esprit voisin, on nous annonce le resserrement des contrôles des conversations à bord des voitures. Pas de téléphone, pas d’oreillette, et maintenant limitation de la durée des appels. Pourquoi ne pas supprimer les autoradios et interdire toute conversation avec la voisine ? Bientôt on en viendra à des voitures calquées sur le modèle des taxis londoniens : le chauffeur seul devant avec les bagages ! Vive l’État Providence !

—-
Sur le web

Un article du site de l’aleps, Libres.org, reproduit avec l’aimable autorisation de Jacques Garello.

Voir les commentaires (19)

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  • Eh oui, petit à petit, on se dirige droit vers un régime fasciste.

    L’alimentation est trafiquée, mêlée d’ingrédients supposés la faire durer plus longtemps ou l’enrichir. Nous sommes dans les mains des entreprises alimentaires qui, par la puissance de la publicité, nous prescrivent ce que nous devons manger. H. Himmler, 1940, cité par Robert Proctor dans La Guerre des Nazis Contre le Cancer (The Nazi War on Cancer, page 138) .

    The artificial is everywhere; everywhere food is adulterated, filled with ingredients that supposedly make it last longer, or look better, or pass as ‘enriched,’ or whatever else the industry’s admen want us to believe … after the war we shall take energetic steps to prevent the ruin of our people by the food industries.

  • Les histoires de lutte contre l’obésité, c’est à la maison et avec les parents que ça doit se régler, pas à la cantine. La cantine n’est pas là pour faire faire des régimes quelconques (ici hypocaloriques) aux enfants mais pour les nourrir.

    • Lesbmenus scolaires ne sont pas hypocaloriques , il ne faut pas exagérer, non plus.
      Ils sont assez variés et équilibrés. puis personne n est obligé de laisser ses enfants à la cantine.
      Comparer cela au fascisme, ça devient ridicule.
      Je suis allé au lycée US il y a 25 ans, on avait le choix entre hamburger, hot dots, maïs pané (excellent) et puis c est tout. On peut dire que là aussi le menu était imposé par l’état
      On peut pas dire que les américains respirent la santé, non plus. On a l’impression qu’ils sont de plus enplus gros chaque année.

      • Frederic: « Comparer cela au fascisme, ça devient ridicule. »

        Ce n’est pas spécialement les menus à la cantine, c’est un tout, un package de l’Etat qui a fait glisser petit à petit la société vers ça. C’est peut-être entre autres pour ça que les Français sont devenus les champions de la défiance, les raisons sont profondément ancrées dans les fondations de cette société. Une société perfusée au goutte à goutte étatique.

        • Oui mais là, on parle des cantines publiques des écoles publiques.
          L’état est libre de gérer ses cantines et vous vous êtes libres de mettre vos enfants à l’école publique, ou pas, et de les laisser à la cantine ou pas?

          Vous pouvez très bien les nourrir et les instruire vous mêmes si vous voulez.

          Je rappelle qu’il y a encore qqs annés, on devait 12 mois de sa jeunesse à l’état, et ça s’était une vrai privation de liberté!
          Je ne sais pas si vous l’avez vécu, mais moi, ça m’est resté en travers de la gorge.
          Là, on était proche du fascisme, mais les petits pois carrotes à la place des frites, du totalitarisme, laissez moi rire!

          • As-tu compris de quoi tu parles ?
            Tu pourrais commencer par http://fr.wikipedia.org/wiki/Totalitarisme par exemple, c’est critiquable mais déjà ça t’éviterait de confondre le totalitarisme avec le fascisme (et incidemment de confondre le service militaire avec le fascisme…).

            Ce n’est pas la nature ou la qualité du menu qui fait qu’on est en présence d’un totalitarisme, c’est seulement le degré d’implication de l’état dans l’élaboration du menu.

    • on culpabilise encore les jeunes.par contre les vieux ils ont tous les droits.s’ils ont des bides qui raclent par terre c’est pas un probleme de santé publique!marre de cette société ou les jeunes portent tous les torts dont s’exonèrent les plus vieux

  • Moi j’étais dans la Royale (10 mois, pas 12), autant vous dire qu’on bouffe trèèès bien avec en plus du très bon pinard (au carré des officiers).. 😉

  • On peut l’avoir bien vécu, mais n’empêche qu’on avait pas le choix

  • Frederic : « Comparer cela au fascisme, ça devient ridicule. »
    ———————-
    Ce qui est ridicule, c’est de ne trouver rien à dire que l’Etat puisse imposer 20% de bio dans les cantines (cantines qui soit dit en passant sont supposées gérées par les régions, donc de manière décentralisée), en se basant sur la même hystérie chimiophobique obscurantiste qu’il y avait DEJA à l’époque des nazis. Si vous ne voyez pas un parallèle évident avec le fascisme, si pas encore en ampleur, du moins en tendance, c’est grave. Doit-on vous rappeler que le socialisme fasciste et nazi se sont imposés d’abord par les urnes, puis par les armes grâce à l’apologie et à la passivité des bienpensants ?

    Frederic : « Je suis allé au lycée US il y a 25 ans, on avait le choix entre hamburger, hot dots, maïs pané (excellent) et puis c est tout. On peut dire que là aussi le menu était imposé par l’état
    On peut pas dire que les américains respirent la santé, non plus. On a l’impression qu’ils sont de plus enplus gros chaque année. »
    ————————–
    Je mangeais à la cantine il y avait 25 ans, il n’y avait pas que les hamburgers & hot dogs dans les cantines, faut pas exagérer, hein ! Ah oui, c’est vrai, c’était dans un lycée privé ! Preuve une fois de plus de la supériorité de la gestion par l’Etat.

    Quant à l’exemple américain, si c’est pour ventiler votre quart-d’heure d’anti « ultra-libéralisme », je vous signale que les campagnes de prévention contre la malbouffe et l’obésité existaient dès les années 70 chez les Américains (la fameuse pyramide des aliments, maintenant remplacée par une autre foutaise, était pondu par eux) , en prenant de l’ampleur sous Clinton et aboutissant à des apothéoses dans le genre interdiction des trans-fats, la limitation du sel dans les aliments préparés voire l’obligation d’afficher des calories sur les menus des restos de NY (!). Avec le résultat prévisible qu’on connaît à chaque fois que l’Etat trempe ses gros doigts boudinés : malgré une armée de bureaucrates et des milliards de $/an dépensés, l’obésité avance ! Donc là encore, si vous cherchez à mettre ça sur le dos du libéralisme, c’est raté.

  • @ minitax
    Faut vous calmer, on est en train de parler des repas de la cantine.
    Et oui, le fascisme, c’ est autre chose.
    Allez dire ce que vous avez écrit à qq’un qui a vécu les affres du fascisme.
    C’est comme ceux qui compare les expulsions des roms aux convois de déportés.
    De toute façon, je savais que ma remarque sur le ridicule de la comparaison entrenerait

  • Ce genre de réaction hystérique de défense absolu du libéralisme.

    • Euh c’est moins la « défense absolu du libéralisme » que la dénonciation du dirigisme rampant de notre société, surtout quand c’est au niveau de l’école et des enfants. Du reste, est ce que j’ai dit qu’on est en régime fascistes ? Non, alors bon…
      Et puis vous n’en savez rien si j’ai côtoyé ou non à une victime du fascisme ou du totalitarisme.

    • j’assume « la réaction hystérique de défense absolu » (sic) des libertés (et pas du libéralisme, soyons précis). On ne réagit jamais assez, on en n’est jamais assez hystérique ni assez absolu dans la défense de la liberté. En la matière trop ce n’est pas encore assez.

      Alors certes, nous n’avons pas un état totalitaire, mais malheureusement nous avons on a bel et bien un état qui revendique son droit et son devoir de faire de prendre en charge la totalité des aspirations sociales (parfaitement légitimes au demeurant : alimentation abondante et saine, logement agréable, travail bien payé, soins à gogo, douce sécurité, information équitable, etc.), et ça , c’est viser à ne faire qu’un avec la société, c’est à dire viser à devenir totalitaire. Bref : la France (et l’Europe, aussi) n’est pas totalitaire, mais elle est totalitariste : l’intention est la même, c’est juste que dans le second cas la réalisation n’est pas encore faite.

  • Cette lutte ne servira à rien. Si les enfants n’apprécient pas ce qu’on leur offrent à la cantine, ils mangeront moins à ce moment et s’achèteront des barres chocolatées, des burgers et autres sucreries avec leur argent de poche. Mais bon, la parade est déjà prévue : une prochaine loi interdira la vente des sucreries et des aliments gras au moins de 18 ans.
    Certains ont bien essayé de controler la bouffe jugée trop sucrée aux Antilles…

  • Il faut se le mettre dans le crane une fois pour toute… le contribuable moyen est un débile irresponsable et incapable de décider ce qui est bon ou mauvais pour lui-meme. Heureusement, l’Etat-Papa est là pour gérer chaque aspect de sa vie.
    95% des français sont prets à abandonner aux politiques toujours plus de latitude décisionnelle en contrepartie d’une sécurité castratrice, si l’on considère l’offre pour les présidentielles de 2012.

  • J’ai passé ma primaire dans une école publique. Nous avions droit à toute sorte de plats en sauce, desserts etc… Pourtant il n’y avait pas un obèse, à peine un gamin un peu fort (et ce n’était pas du a ce qu’il mangeait à l’école).

    LAISSEZ FAIRE, les cuisiniers ca permet :
    1) D’avoir des plats savoureux, qui ne dégoute pas les enfants des légumes par exemple.
    2) D’avoir des repas équilibré : j’ai vu assez peu de « milk shake, burger, glace »,
    3) D’initier les enfants à de nouveaux mets (spécialité régionale etc…)

    Réglementation contreproductive encore une fois .
    1)On force les gamins à manger des plats insipides (exit les sauces, le sel, le saumon, avocat, fromage etc..)
    2) Ça les dégoutent
    3) Ils vont au mac-do

    N’oublions pas les carences, in fine on arrivera à un nouveau message :

    « L’état enjoints les établissements scolaire à fournir une pilule mufti-vitamines aux élèves, afin qu’ils reçoivent les nutriments qu’ils ne peuvent plus trouver dans leurs repas »

  • Thomas: « à fournir une pilule mufti-vitamines aux élèves »

    D’autant plus que la pilule mufti-vitamines, c’est halal. ^^

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