Pas de salut économique sans dé-monopolisation de notre système politique

Internet liberté cadenas

On assiste actuellement à un mouvement réel de dé-monopolisation des médias grâce à l’internet 2.0, aux réseaux sociaux et autres twitters

Un article publié en collaboration avec Vincent Andrès.

Dé-monopolisation des médias

On assiste actuellement à un mouvement réel de dé-monopolisation des médias grâce à l’internet 2.0, aux réseaux sociaux et autres twitters.

Ce n’est qu’un tout début, et il reste évidemment encore énormément de chemin à faire. Et cela sera d’autant plus difficile que la caste politique fait évidemment tout son possible pour s’opposer à ce mouvement de transparence et de démocratisation qui menace directement les bases mêmes de son fonctionnement. Cette dé-monopolisation des médias est d’autant plus rageante pour la caste politique, que la mise sous tutelle des médias classique (papier et TV) avait demandé des années de travail (et de subventionnement/corruption).

Néanmoins, d’ores et déjà, les citoyens à la recherche d’informations sur la réalité de leur pays peuvent constater par eux-mêmes, les effets bénéfiques pour la transparence, de la dé-professionnalisation et de la (ré)appropriation des médias par les citoyens eux-mêmes.L’information par et pour le citoyen. Et non pas l’information sous-traitée à une caste de professionnels et filtrée par cette même caste.

Ce mouvement est absolument affreux pour l’oligarchie, mais est dans le (bon) sens de l’histoire. Tous les acteurs concernés doivent donc continuer d’agir résolument pour empêcher la caste politique de reprendre la main en ce domaine, que ce soit par la censure, par le filtrage ou par la corruption/subordination via le subventionnement.

… encore beaucoup de travail en perspective !

Les autres dé-monopolisations à accomplir

La dé-monopolisation des médias n’est elle-même que l’un des chantiers de dé-monopolisation qui attend ceux qui souhaitent construire une solution réelle et pérenne à la profonde crise économique, politique – et aussi morale – dans laquelle nous pataugeons.

Le monopole de l’information n’est en effet qu’un instrument pour le contrôle oligarchique. Maintenant que quelques succès ont été obtenus dans la fissuration de ce monopole, il faut absolument poursuivre plus loin, et s’attaquer au monopole même de la représentativité démocratique. Monopole sur lequel est assis une caste politique enfermée dans sa propre bulle et totalement déconnectée des populations, exactement comme la caste médiatique/journalistique des éditocrates était/est totalement déconnectée des besoins et souhaits de ses lecteurs, mais avec des conséquences bien pires.

Étant donné la consanguinité totale des partis politiques, sous une couche bien clignotante de divergences superficielles, les populations ont pour la plupart compris qu’il n’y a plus rien à attendre des élections. Rappelons que les abstentions et les votes blancs totalisent plus de 50% dans la plupart des élections.

Les élections ne sont plus qu’une permutation de personnes, sincèrement assoiffées de pouvoir et d’argent, dans le sens le plus malsain et pathologique du terme (*), mais qui sont de facto totalement désintéressés et incapables de gouverner. Occuper le cockpit n’a aucunement pour but de tenter de gouverner, c’est seulement un passage obligé pour favoriser les siens, sa tribu, ses sponsors, nommer untel ici, punir untel là-bas, décorer M. A ou M. B., et autres misérables turpitudes. Il ne s’agit désormais plus de permuter un parti pour un autre, ou un oligarque pour un autre. Nous jouons à cela depuis 30 ans et le bilan est que la France est désormais plus endettée qu’à la fin des guerres napoléoniennes !

Les élections de représentants ayant prouvé leur inefficacité dans le monde actuel, il nous faut donc impérativement construire un nouveau système démocratique. C’est évidemment un immense chantier et sans aucun doute beaucoup plus difficile et périlleux que la reconstruction du système médiatique … et pourtant, nous n’y couperons pas si nous voulons pouvoir transmettre à nos enfants autre chose qu’un asservissement à l’État toujours augmenté ainsi qu’un appauvrissement et des milliards de dettes.

Comment procéder ?

Les pays occidentaux disposent aujourd’hui de tout l’outillage technique pour réformer leurs systèmes démocratiques et les remettre au service des populations, et je pense que l’internet2.0 y a sa bonne place. Il est illusoire de croire que nous pourrons retrouver une bonne santé économique et morale sans effectuer une telle reconstruction. La réforme profonde du système politique dévoyé actuel est un préalable à tout autre effort. Quand la galère a brisé son gouvernail, il ne sert à rien de continuer à ramer, ou de changer de pilote. Il faut d’abord réparer le gouvernail.

L’État doit redevenir une simple entité au service de la population, mais plus ce Dieu clientéliste, teneur de louche omnipotent qui ne cesse de grossir en endettant les générations futures. Il est tout aussi illusoire, et dramatiquement naïf, d’imaginer que les partis politiques, à l’exception des libéraux, feront quoi que ce soit pour coopérer à un tel mouvement. Bien au contraire, ils feront évidemment tout leur possible pour l’empêcher ou bien tenter de le contrôler.

Pour mémoire, cela fait plus de 50 ans que l’ensemble des partis politiques, dans une association sans faille sur ce sujet, bloquent le simple comptage propre des votes blancs ! C’est-à-dire le vote des citoyens qui ont l’audace d’afficher leur rejet du système. La démocratie2.0 se fera non seulement sans la caste politique en place, mais contre cette caste politique.

Comme d’habitude, devant une pareille tâche, la fragmentation du problème s’impose. Je pense que, comme pour les médias, il faut commencer par le bas, par les échelons locaux. Certains ont déjà commencé, principalement des associations (aucun parti politique évidemment, ils ont 1000 autres préoccupations !).

C’est le devoir de tout citoyen qui revendique ce titre de participer à ce travail de reconstruction. La population doit faire l’effort de se réapproprier l’espace de la décision politique. Nous avons été nombreux à croire que nous pouvions sous-traiter cela à des représentants. C’était une erreur. Il est temps de reconnaitre cette erreur… et d’en tirer les conséquences pratiques qui s’imposent.

—-
Note :
(*) Ce triste et vaste sujet mériterait un article à lui tout seul. Il y a des publications psychiatriques traitant de la question. Pour ma part je ne peux que constater que la caste politique représente de facto la véritable lie de la population, qu’elle en concentre les pires tares, et qu’elle a, du fait de son rang, un effet d’entrainement dévastateur sur une bonne partie de la population.

Sur le web