Comment croire Greenpeace ?

A partir de cette expérience personnelle, je partirai désormais du principe qu’ils ne sont pas plus fiables sur le nucléaire et sur le réchauffement.

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Comment croire Greenpeace ?

Publié le 26 juin 2011
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Ruth Davis, la conseillère politique senior de Greenpeace Royaume-Uni, est citée par le Guardian au sujet du retard d’un vote au parlement européen pour augmenter les objectifs de réductions d’émissions de CO2 de l’Union Européenne de 20 % à 30 %. Voici ce qu’elle a dit :

Ce vote a été retardé après que le Premier ministre est intervenu personnellement, pour que ceux qui s’opposent à un objectif plus élevé en faveur du climat ne puissent plus compter sur le soutien de son parti. Les politiciens qui soutiennent les industries sales ont réalisé qu’ils perdraient leur pari de saboter le changement en direction d’une Europe plus verte, et ils n’avaient pas d’autre option que de retarder les choses.

Sa déclaration est — il n’y a pas moyen de dire ça en douceur — un mensonge.

La raison pour le report est que l’horaire de la session de vote avait été dépassé, et que certains Euro-députés voulaient aller déjeuner. L’ajournement a été approuvé par un vote libre. De là où j’étais assis, mon impression est que la moitié des Euro-députés conservateurs britanniques a voté pour continuer la séance. Les Euro-députés n’ont pas voté selon une ligne droite/gauche, mais plutôt en fonction du risque de rater leur vol.

MensongeMon point de vue n’a pas vraiment à voir avec le sujet des objectifs d’émissions de CO2. Pour autant que je sache, et contrairement à ce qu’avance Mme Davis, les Euro-députés conservateurs sont toujours opposés à ce changement. Martin Callanan, notre chef, pense que cela délocaliserait des emplois d’Europe vers des pays avec des normes environnementales moins strictes, et serait donc nuisible aussi bien pour l’environnement que pour l’économie. Il y a des personnes décentes et sincères des deux côtés de cette dispute, et nombre d’entre elles ont une connaissance technique bien plus grande que la mienne.

Non, mon point de vue porte sur la tromperie flagrante de Greenpeace. C’est la première fois que je suis en mesure de vérifier par moi même une des affirmations de ce groupe de pression, sur quelque chose dont j’ai une connaissance directe, et sur cette base, leur score est de 100 % de mensonge. En extrapolant à partir de cette expérience personnelle, je partirai désormais du principe qu’ils sont tout aussi peu fiables dans leurs déclarations sur la déforestation, la pollution des océans, l’énergie nucléaire, l’agriculture durable, et le changement climatique.

Plantage mémorable, les mecs.

—-

Sur le web.

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