Pas d’inquiétude sur le nucléaire japonais

Tchernobyl n’est pas et n’arrivera pas au Japon

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Pas d’inquiétude sur le nucléaire japonais

Publié le 15 mars 2011
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Préambule : cet article est la traduction d’un billet écrit par le Dr Josef Oehmen, publié sur le blog Morgsatlarge. Il a été ensuite repris et maintenu par le Département des sciences et de l’ingénierie nucléaire du M.I.T. (Massachusetts Institute of Technology). Les membres de ce département ont édité le billet original afin de répondre aux commentaires et d’ajouter de nouvelles informations.  Le titre initial du billet ne reflète pas les vues des membres du département, qui ont adopté l’article original du Dr Oehmen parce qu’il fournissait un bon résumé des événements qui se sont produits à la centrale de Fukushima.

Voici tout d’abord quelques connaissances fondamentales à avoir en tête avant de s’intéresser à ce qui se passe actuellement.

La construction de la centrale nucléaire de Fukushima

Les réacteurs de Fukushima sont des réacteurs à eau bouillante (abrégé R.E.B). Un réacteur de ce type produit de l’électricité en faisant bouillir de l’eau dans le but de faire tourner une turbine : le combustible nucléaire chauffe l’eau jusqu’à ébullition, créant ainsi de la vapeur d’eau qui entraîne alors la turbine qui produit de l’électricité ; la vapeur d’eau est ensuite refroidie, condensée en eau, puis retourne dans le réacteur afin d’être à nouveau chauffée par le combustible. Le réacteur fonctionne à une température d’environ 285 °C.

Le combustible nucléaire utilisé est de l’oxyde d’uranium, un matériau céramique dont le point de fusion (température de passage de l’état solide à liquide) est de 2 800 °C environ. Ce combustible est conditionné en petites pastilles cylindriques d’environ 1 cm de diamètre sur 1 cm de haut, qui sont empilées dans un long tube en Zircaloy (un alliage à base de zirconium), résistant à une température de 1 200 °C et scellé hermétiquement. Ces tubes, appelés crayons, sont ensuite regroupés par centaines afin de constituer le cœur du réacteur nucléaire.

Le combustible est conditionné en pastilles dans une matrice d’oxyde de céramique constituant la première barrière retenant la plus grande partie des produits de fission. Les gaines de Zircaloy dans lesquelles on empile les pastilles constituent la seconde barrière séparant le combustible nucléaire du reste du réacteur.

Le cœur du réacteur est placé dans une enceinte pressurisée en acier épais, soumise à une pression de 7 Mpa (~ 1 000 psi). Celle-ci est conçue pour résister aux hautes pressions qui pourraient survenir lors d’un accident, il s’agit de la troisième barrière contre les fuites de matériel radioactif.

L’ensemble du circuit primaire du réacteur nucléaire – enceinte pressurisée, tubes, pompes contenant le liquide de refroidissement (eau), etc. – sont situés dans une enceinte de confinement. Il s’agit d’une structure très épaisse faite de béton et d’acier, hermétiquement scellée ; il s’agit de la quatrième barrière contre les fuites de matériaux radioactifs. Cette enceinte est conçue, construite, et testée pour n’assurer qu’un seul objectif : le confinement, indéfini, des effets d’une fusion complète du cœur du réacteur nucléaire. À celle-ci s’ajoute une structure secondaire de protection, en béton épais, autour de l’enceinte de confinement primaire.

Ces deux structures de confinement, primaire et secondaire, se trouvent elles-mêmes dans le bâtiment du réacteur, qui joue le rôle de carapace extérieure ; sa fonction supposée est d’empêcher le milieu extérieur de pénétrer, mais pas le milieu intérieur de sortir (c’est cette partie qui a été endommagée par les explosions à Fukushima, voir ci-dessous).

Fondamentaux des réactions nucléaires

Le combustible composé d’uranium génère de la chaleur par un processus de fission nucléaire provoquée par des neutrons. De gros atomes d’uranium sont scindés en des atomes plus légers (appelés produits de fission) en créant de la chaleur et d’autres neutrons (l’une des particules qui forme les atomes). Lorsque l’un de ces neutrons entre en collision avec un autre atome d’uranium, ce dernier se divise, générant davantage de neutrons et ainsi de suite. C’est ce l’on appelle une réaction nucléaire en chaîne. Durant le fonctionnement normal à plein régime, la quantité de neutrons dans le cœur est stable (elle reste identique) et le réacteur est dans ce que l’on appelle l’état critique.

Il est judicieux de noter qu’à ce moment, le combustible radioactif contenu dans le réacteur ne peut jamais provoquer une explosion nucléaire du même type qu’une bombe nucléaire. À Tchernobyl, l’explosion a été causée par une accumulation de pression excessive, une explosion  d’hydrogène et la rupture de tous les systèmes de confinements, mettant les matériaux en fusion du cœur au contact de l’environnement. Notons également que Tchernobyl ne disposait pas de structure de confinement servant de barrière à l’environnement. Pourquoi cela n’a pas et n’arrivera pas au Japon est détaillé ci-dessous.

Afin de contrôler la réaction nucléaire en chaîne, les opérateurs du réacteur utilisent des « crayons de contrôle ». Ces crayons sont composés de bore qui a la capacité d’absorber les neutrons. Durant le fonctionnement normal d’un R.E.B., les crayons de contrôle sont utilisés pour maintenir la réaction en chaîne dans son état critique. Les crayons de contrôle sont aussi utilisés pour éteindre le réacteur en passant de 100 % de puissance à environ 7 % (chaleur résiduelle ou de désintégration).

La chaleur résiduelle provient de la désintégration radioactive des produits de fission. La désintégration radioactive est le processus par lequel les produits de fission se stabilisent en émettant de l’énergie sous forme de petites particules (alpha, beta, gamma, neutron, etc.). Il existe une multitude de produits de fission qui sont créés au sein du réacteur, dont notamment le césium et l’iode. Cette chaleur résiduelle diminue avec le temps après l’arrêt du réacteur et doit être évacuée via les systèmes de refroidissement pour empêcher le crayon de surchauffer et de ne plus assurer son rôle de barrière à un relâchement de radioactivité. Le maintien d’un refroidissement suffisamment efficace pour éliminer la chaleur de désintégration du réacteur est actuellement le principal défi dans les réacteurs touchés au Japon.

Il est important de noter que nombre de ces produits de fission se désintègrent (produisent de la chaleur) extrêmement rapidement et deviennent inoffensifs avant que vous ayez pu épeler « R-A-D-I-O-I-S-O-TO-P-E ». Les autres se désintègrent plus lentement, tels le césium, l’iode, le strontium et l’argon.

Les événements de Fukushima (en date du 12 Mars 2011)

Ce qui suit est un résumé des principaux faits. Le séisme qui a touché le Japon était 5 fois plus puissant que le pire tremblement de terre pour lequel le réacteur a été prévu (l’échelle de Richter est une échelle logarithmique ; la différence entre une magnitude 8,2 pour laquelle la centrale a été construite et la magnitude de 8,9 enregistrée est de 5 fois, et non pas 0,7).

Lorsque le séisme s’est produit, les réacteurs nucléaires se sont tous automatiquement éteints. Quelques secondes après le début du tremblement de terre, les crayons de contrôle ont été insérés dans le cœur et la réaction nucléaire en chaîne a été arrêtée. Ensuite, le système de refroidissement doit évacuer la chaleur résiduelle, environ 7% de la chaleur produite à pleine puissance en conditions normales de fonctionnement.

Le séisme a détruit l’alimentation extérieure en électricité du réacteur nucléaire. C’est un accident sérieux pour une centrale nucléaire, c’est ce que l’on appelle une « perte d’alimentation extérieure ». Le réacteur et les systèmes de secours sont conçus pour gérer ce type d’accident en ayant à disposition des systèmes d’alimentation de secours pour que les pompes du système de refroidissement continuent de fonctionner. De plus, étant donné que la centrale a été arrêtée, elle ne peut plus produire de l’électricité d’elle-même.

Pendant la première heure, l’un des nombreux jeux de groupes électrogènes de secours s’est activé et a fourni l’électricité requise. Cependant, lorsque le tsunami est arrivé (rare, et bien plus important que ce qui était attendu), il a inondé tous les groupes électrogènes, les mettant hors d’usage.

L’un des principes fondamentaux de la conception d’une centrale nucléaire est la « Défense en profondeur ». Cette approche amène les ingénieurs à concevoir une centrale qui peut faire face à des catastrophes graves, même si de nombreux systèmes subissent une défaillance. Un tsunami important mettant hors d’usage tous les systèmes de secours en une fois est un tel scénario, mais le tsunami du 11 mars était au-delà de tout ce qui était prévu. Pour limiter l’impact d’un tel événement, les ingénieurs ont conçu une ligne de défense supplémentaire en mettant tout dans la structure de confinement (voir ci-dessus) qui est prévue pour tout contenir.

Lorsque les groupes électrogènes de secours ont été mis hors d’usage à la suite du tsunami, les opérateurs du réacteur ont basculé vers les batteries d’urgence. Les batteries sont l’un des systèmes de secours prévu pour fournir de l’énergie nécessaire au refroidissement du cœur pendant 8 heures. Et elles l’ont fait.

Après 8 heures, les batteries étaient épuisées, et la chaleur résiduelle ne pouvait plus être évacuée. À ce moment les opérateurs de la centrale commencent à suivre les procédures d’urgence qui sont en place pour un événement du type « perte du système de refroidissement ». Ce sont des étapes de la procédure suivant l’approche « Défense en profondeur ». Tout ceci, aussi choquant que cela puisse nous sembler, fait partie de l’entrainement quotidien auquel sont soumis les opérateurs.

À ce moment, les gens ont commencé à évoquer la possibilité d’une fusion du cœur, car si le système de refroidissement ne peut être rétabli, le cœur finira par fondre (après plusieurs jours), et sera probablement retenu dans le confinement. Notez que le terme « fusion » n’est pas très précis. « Défaillance du combustible » serait plus approprié pour décrire la défaillance de la gaine du crayon (en zircaloy). Ceci surviendra avant la fusion du combustible, et est la conséquence de défaillances mécaniques, chimiques ou thermiques (trop de pression, trop d’oxydation, ou trop de chaleur).

Néanmoins, la fusion n’était pas encore proche d’arriver à ce moment-là, le but principal était de gérer le cœur pendant qu’il se réchauffait, tout en s’assurant que la gaine du combustible restait intacte et opérationnelle le plus longtemps possible.

Étant donné que le refroidissement du cœur est la priorité, le réacteur a de nombreux systèmes de refroidissement indépendants et variés (le système de nettoyage de l’eau du réacteur, le système d’évacuation de la chaleur de désintégration, le système de refroidissement de l’isolation du cœur du réacteur, le système de refroidissement liquide de veille, et d’autres qui composent le système de refroidissement d’urgence du cœur). Quand et quels sont ceux qui ont, ou n’ont pas fonctionné, n’est pas très clair pour l’instant.

Vu que les opérateurs ont perdu la plupart de leurs capacités de refroidissement à la suite de la disparition de l’alimentation électrique, ils ont du utiliser toutes les possibilités de refroidissement dont ils disposaient pour évacuer autant de chaleur que possible. Mais tant que la production de chaleur dépasse la capacité d’évacuation de celle-ci, la pression augmente car davantage d’eau se change en vapeur. La priorité est dorénavant de conserver l’intégrité des crayons en maintenant la température sous 1 200 °C, tout en gardant aussi la pression à un niveau maîtrisable. Pour ce faire, la vapeur (et les autres gaz présents dans le réacteur) doivent être relâchés de temps en temps. Ce processus est important lors d’un accident car il faut éviter que la pression ne dépasse ce que les composants peuvent tolérer, et par conséquent, l’enceinte pressurisée du réacteur et les structures de confinement disposent de nombreuses valves de dépressurisation. Donc pour protéger l’intégrité de l’enceinte et du confinement, les opérateurs ont commencé à libérer de la vapeur de temps en temps pour contrôler la pression.

Comme indiqué précédemment, de la vapeur et d’autres gaz sont évacués. Certains de ces gaz sont des produits de fission radioactifs, mais n’existent qu’en faibles quantités. Par conséquent, lorsque les opérateurs ont commencé la ventilation du système, certains gaz radioactifs ont été relâchés dans l’environnement de manière contrôlée (c-à-d dans de petites quantités à travers des filtres et des épurateurs). Bien que certains de ces gaz soient radioactifs, ils ne posaient aucun risque significatif pour la sécurité publique, même pour les employés sur place. Cette procédure est fondée car ses conséquences sont mineures, notamment par comparaison avec les conséquences potentielles d’une absence de ventilation, risquant l’intégrité de la structure de confinement.

Pendant ce temps, des groupes électrogènes mobiles ont été transportés sur place et une partie de l’alimentation électrique a ainsi été rétablie. Néanmoins, il y avait plus d’eau transformée en vapeur et évacuée qu’il n’en était ajoutée au réacteur, diminuant ainsi la capacité de refroidissement des systèmes de refroidissement restants. À un certain moment de ce processus de ventilation, il est possible que le niveau de l’eau se soit trouvé sous le sommet des crayons. Quoi qu’il en soit, la température d’une partie de la gaine des crayons a dépassé 1 200 °C, déclenchant une réaction entre le Zircaloy et l’eau. Cette réaction d’oxydation produit de l’hydrogène sous forme de gaz, qui se combine au mélange de vapeur et de gaz ventilé. C’est un phénomène connu et prévu, mais la quantité d’hydrogène produite était indéterminée car les opérateurs ne connaissaient ni la température exacte des crayons, ni le niveau de l’eau. Étant donné que l’hydrogène est un gaz extrêmement inflammable, lorsque suffisamment de ce gaz est mélangé à l’air, il réagit avec l’oxygène. Plus la quantité est importante, plus la réaction est rapide, provoquant ainsi une explosion. À un certain moment durant le processus, suffisamment d’hydrogène s’était accumulé à l’intérieur du confinement (il n’y a pas d’air contenu dans celui-ci), ainsi lorsqu’il a été ventilé dans l’air extérieur, une explosion s’est produite. Celle-ci a eu lieu à l’extérieur du confinement mais à l’intérieur et autour du bâtiment abritant le réacteur (qui n’a aucun rôle de protection). Notez que par la suite, une explosion similaire s’est produite dans le réacteur n°3. L’explosion a détruit le sommet et certaines parties des murs du bâtiment, mais n’a endommagé ni la structure de confinement, ni l’enceinte pressurisée. Bien que cet événement n’était pas prévu, il est survenu à l’extérieur du confinement et n’a posé aucun risque aux structures de protection de la centrale.

Étant donné que le gainage des crayons a dépassé 1 200 °C, le combustible a subi des dommages. Le matériel nucléaire en lui-même est intact, mais la gaine de Zircaloy l’entourant a commencé à être défaillante. À cet instant, certains des produits de fission radioactifs (césium, iode, etc.) ont commencé à se mélanger avec l’eau et la vapeur. Il a été signalé que de faibles quantités de césium et d’iode ont été mesurées dans la vapeur qui a été relâchée dans l’atmosphère.

Vu la capacité de refroidissement du réacteur limitée, et la diminution de la réserve d’eau dans le réacteur, les ingénieurs ont décidé d’injecter de l’eau de mer (mélangée avec de l’acide borique – un absorbeur de neutrons) pour s’assurer que les crayons restaient recouverts d’eau. Bien que le réacteur a été éteint, l’ajout d’acide borique est une mesure préventive pour garantir que le réacteur reste dans cet état. L’acide borique a aussi la capacité de piéger une partie de l’iode restant dans l’eau pour qu’il ne puisse pas s’échapper, néanmoins ce n’est pas sa fonction principale.

L’eau utilisée dans le système de refroidissement est de l’eau purifiée et déminéralisée, ceci afin de limiter son pouvoir corrodant en conditions de fonctionnement normales. L’injection d’eau de mer implique davantage de nettoyage après l’événement, mais celle-ci a fourni le refroidissement nécessaire au moment donné.

Ce procédé a abaissé la température des crayons jusqu’à un niveau non préjudiciable pour ceux-ci. Vu que le réacteur est à l’arrêt depuis longtemps, la chaleur de désintégration a diminué jusqu’à un niveau significativement plus bas, la pression au sein de la centrale s’est donc stabilisée et la ventilation n’était plus nécessaire.

MISE À JOUR – Mardi 15 mars, 01:15 GMT

Les réacteurs n°1 et 3 sont pour le moment dans un état stable selon le communiqué de presse de TEPCO, mais l’étendue des dommages subis par les crayons est inconnue. Ceci dit, les niveaux de radiation à la centrale de Fukushima ont diminué jusqu’à 231 microsieverts (23,1 millirem), en date du 14 mars à 14:30 (heure locale, soit 05:30 GMT).

MISE À JOUR – Mardi 15 Mars, 03:55 GMT

Les précisions concernant ce qu’il s’est passé au réacteur n°2 sont toujours à déterminer. Le billet concernant les événements du réacteur n°2 contient des informations plus récentes. Le niveau de radiation a augmenté, mais on ne sait exactement jusqu’où.

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Sur le web

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Pourquoi les enceintes des réacteurs de Fukushima ont explosé

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  • Merci pour cette explication, claire mais précise.

    Compte tenu du danger d’une centrale, meme si les précautions semblent nombreuses, elles sont loin d’etre en surnombre je trouve.

    Il faut adapter les précautions au danger. Or le danger est enorme.
    Les precautions devraient donc etre démesurées à mon sens. Or c’est juste « adequate ».

    Compte tenu de l’importance du refroidissement, et des conséquences connues (et expérimentées par Tchernobyl) meme apres extinction du reacteur, je trouve que les précautions sont encore trop faibles. Surtout au Japon, pays archi connu pour sa sysmicité et ses tsunamis (Le nom provient meme du pays, c’est dire !).

    Pourquoi n’y avait -il pas une dixaine de cuves d’eau assurant un refroidissement pour au moins 15 jours ??
    Des batteries pour seulements 8 heures ?? Alors qu’en cas de catastrophe les premiers secours mettent rarement moins de 2-3 jours à vraiment bien s’organiser ?

    Je pense que le nucléaire est la solution energétique de demain mais a condition de manipuler le bébé avec les précautions qui s’imposent.

    Je suis désolé mais un tremblement de terre puissant et un tsunami magistral étaient des choses prévisibles au Japon. Et ne le furent-elles pas qu’ils auraient encore fallu pouvoir y pourvoir.

    J’espere que les centrales françaises sont plus serieusement protégées.

    On est pas à l’abri d’un barbu religieux illuminé, d’une catastrophe naturelle même imprevisible, ou d’une incompétence notoire …

    Il faudrait aussi prévoir que tout puisse etre désactivé à distance, par sattelite par exemple. Avec des robots de secours. Sans que des humains aient a risquer leur vie sur site. Nous sommes au 21eme siecle. C’est le simple bon sens.

  • Une chose que j’ai entendue de quelqu’un qui a beaucoup d’expérience dans l’industrie est la suivante : depuis Three Mile Island, on met des brûleurs d’hydrogène autour de l’enceinte de confinement. En effet, une rupture des barres de combustibles libère de l’hydrogène, qui crée un risque. La solution adoptée après Three Mile Island est donc d’équiper les réacteur pour brûler cet hydrogène. En effet, la combustion de l’hydrogène donne de l’eau.

    Beaucoup d’opérateurs on adopté cette solution, mais pas le Japon.

    Je ne sais à quel point, ça a joué un rôle ces derniers jours, mais ça me semble pertinent.

  • Un réacteur « pebble bed » n’aurait jamais eu ce genre de problème. Oui, ils sont plus volumineux, mais ils sont intrinsèquement sécuritaires, non pressurisés, et si le confinement est perdu, la configuration physique du combustible change et devient inerte, le réacteur arrête.

    Rechercher « Pebble Bed reactor »

    • Vous avez parfaitement raison, mais cette technologie est trop récente pour des réacteurs qui furent conçus et construits dans les années 70, il me semble.

  • « Pourquoi n’y avait -il pas une dixaine de cuves d’eau assurant un refroidissement pour au moins 15 jours ?? »
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    Les cuves d’eau distillées existent, elles ont sûrement été détruites soit par la secousse, soit par le tsunami, d’où l’utilisation de l’eau de mer. Ce n’est pas l’eau qui manque, juste qu’en utilisant l’eau de mer, les réacteurs sont foutus mais bon, va les dégâts dans toute la région, on n’en est plus à ça près.

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    « Des batteries pour seulements 8 heures ?? Alors qu’en cas de catastrophe les premiers secours mettent rarement moins de 2-3 jours à vraiment bien s’organiser ? »
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    En cas de catastrophe, les batteries ne sont pas les seules sources d’énergie, les surdimensionner n’est pas forcément mieux que la redondance. Il y a normalement le courant extérieur (par le réseau), les groupes diesels et des générateurs mobiles sur camion. Les deux premiers ont été détruits, chose qui n’est arrivé qu’à cause du tsunami (la centrale de Fukushiwa II à 30 km avait été secoué pareil mais n’a eu aucun problème à mettre ses réacteurs en sécurité). Les générateurs mobiles sont arrivé mais n’ont pas réussi à fournir l’électricité à temps cause des problèmes de raccordement (je suppose qu’avec les destructions, ça ne doit pas être de la tarte).

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    « Je pense que le nucléaire est la solution energétique de demain mais a condition de manipuler le bébé avec les précautions qui s’imposent. »
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    Pour l’instant, il y a eu ZERO victime d’irradiation, zéro rejet radioactif nocif pour la santé humaine, zéro dégât environnemental ou civil. Et d’ici quelques jours, il y a de bonnes raisons de croire qu’on en restera là malgré l’hystérie toujours croissante des médias qui racontent n’importe quoi (plus on avance dans le temps, plus le combustible se refroidit et plus on peut amener du matériel pour sécuriser la centrale).
    A côté de ça, le barrage hydroélectrique de Fukushima avait été détruit dès les premières heures des secousses et a dévasté des milliers d’habitation (je vous laisse imaginer l’impact humain), et ça n’a fait même pas une ligne dans nos médias. Au même moment, un bullet train est porté disparu, avec des centaines de voyageur à l’intérieur sans parler de plusieurs trains régionaux submergés et dont on frémit à l’idée de compter les victimes. Des milliers d’explosions et incendies massives dues au gaz et des raffineries entières en feu. Pourquoi vous ne parlez pas de prendre les « précautions qui s’imposent » avec l’hydroélectricité, les trains, le pétrole… mais uniquement avec le nucléaire ?

    • « Les cuves d’eau distillées existent, elles ont sûrement été détruites soit par la secousse, soit par le tsunami, d’où l’utilisation de l’eau de mer.. »

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      Le Japon est LE PAYS des tremblements de terre et des Tsunamis. Il va de soi que je parlais de cuves capables de resister à des catastrophes et à portée de main. Par exemple en stoquant l’eau dans des poches souples et compartimentées et pourquoi pas en hauteur ou sous pression pour eviter le besoin d’un pompagne mecanique.

      L’article montre bien le role ESSENTIEL du refroidissement. Il va donc de soi que cette fonction devrait etre sans faille.

      Expliquer que l’eau n’assure pas le refroidissement des centrales a cause de phenomènes naturels memes rares revient à dire : « normal que les parachute de l’avion soient troués, il y avait des mites ». Sauf que le probleme c’est pas les mites mais les parachutes.

      Un peu de serieux.

      Et il va sans dire que tout le matériel necessaire devait etre à portée de main pour assurer le refroidissement en cas de tsunamis ou tremblements de terres graves. Encore un fois on parle du Japon, pas de la Bretagne.

      Quand on voit qu’ils en sont a essayer de remettre de l’eau dans une piscine NON CONFINEE avec des sceaux d’eaux, franchement, ça fait pas serieux. C’est de l’amateurisme.

      En fait rien n’avait été prévu pour faire face aux catastrophes. C’est ça la vérité.

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      « En cas de catastrophe, les batteries ne sont pas les seules sources d’énergie, les surdimensionner n’est pas forcément mieux que la redondance. Il y a normalement le courant extérieur (par le réseau), les groupes diesels et des générateurs mobiles sur camion. Les deux premiers ont été détruits, chose qui n’est arrivé qu’à cause du tsunami (la centrale de Fukushiwa II à 30 km avait été secoué pareil mais n’a eu aucun problème à mettre ses réacteurs en sécurité). Les générateurs mobiles sont arrivé mais n’ont pas réussi à fournir l’électricité à temps cause des problèmes de raccordement (je suppose qu’avec les destructions, ça ne doit pas être de la tarte). »

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      C’est un peu le même débat.

      A mon sens les centrales devraient etre préparées a faire face à toutes les situations les plus extremes. Les tsunamis, mais pas seulement. Rappelez vous qu’à Tchernobyl, il n’y a eu aucune catastrophe naturelle .. et que c’est surtout une erreur humaine. Beaucoup de scenarios sont possibles, il faut donc mettre toutes les chances de son coté, compte tenu des enjeux liés au nucléaire, quitte a faire des redondances. En cas de catastrophe on est toujours content d’avoir trop que pas assez de moyens.

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      « Pour l’instant, il y a eu ZERO victime d’irradiation, zéro rejet radioactif nocif pour la santé humaine, zéro dégât environnemental ou civil.Et d’ici quelques jours, il y a de bonnes raisons de croire qu’on en restera là malgré l’hystérie toujours croissante des médias qui racontent n’importe quoi (plus on avance dans le temps, plus le combustible se refroidit et plus on peut amener du matériel pour sécuriser la centrale). »

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      Je vous laisse reflechir à ce que vous dites.

      Les radiations au-delà de la zone d’exclusion de 20 km autour de la centrale nucléaire de Fukushima « ne posent pas de danger immédiat pour la santé », déclare le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano.
      http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/planete/

      Le gouvernement reconnait officiellement des rejet nocifs (et polluants) dans les 20 kms autour de la centrale, mais vous savez mieux que le gouvernement ?

      Enfin , il n’y a pas que les journalistes français qui s’inquiètent :

      – «  »On parle d’apocalypse et je crois que le mot est particulièrement bien choisi », a-t-il déclaré devant une commission du Parlement européen à Bruxelles. »
      http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/planete/
      – « 8h40 – Tokyo L’Empereur du Japon se dit « profondément préoccupé » par la situation nucléaire.  » (même source)

      Le fond de ma pensée c’est que vous etes aussi têtu et de mauvaise foi qu’un ecologiste extremiste.

      • « Le fond de ma pensée c’est que vous etes aussi têtu et de mauvaise foi qu’un ecologiste extremiste. »

        Et je rajourte que c’est dommage, parce qu’à côté de ça vous en savez plus que la plupart des gens (moi y compris), à l’évidence.

  • très bon article.
    juste une question : même si les barres de controle au bore ont fonctionné, n’y a t-il cependant aucun risque de voir la réaction en chaine repartir suite au réchauffement du combustible non refroidi ?

  • Maintenant les médias nous disent que le plus grave, c’est la piscine du réacteur n°4. Est-ce que quelqu’un a des infos plus précises ?

  • Bravo,

    Belle analyse de la situation qui contraste bizarrement avec la réalité …

    Aucune chance de craindre quoi que ce soit hein …
    Oui, ça dépend à quel moment on peut considérer que la situation est hors-contrôle (ou presque), non ?

    Les médias français rechignent à le dire mais la vérité, c’est que les mecs qui sont là bas, ils sont d’ores et déjà morts, purement et simplement, il faut arrêter de se voiler la face !

  • gilles : « juste une question : même si les barres de controle au bore ont fonctionné, n’y a t-il cependant aucun risque de voir la réaction en chaine repartir suite au réchauffement du combustible non refroidi ? »
    ————————–
    Non, si mes souvenirs sont bons, plus c’est chaud, plus la criticalité baisse (c’est le principe même de auto-régulation des réacteurs type peeble bed) . En tout cas, la chaleur n’a rien à voir avec le flux de neutron qui dépend du modérateur et de la géométrie des barres. Le risque de la chaleur dont on parle ici, c’est la fusion de la gaine des barres => les pastilles de Mox ne seront plus protégées et c’est la cuve en acier qui devrait alors assurer l’étanchéité.

  • @oscarlechasseur
    Réacteur n°4 :
    L’IRSN dit :
    « L’ambassade de France au Japon a indiqué qu’une tentative d’injection d’eau par hélicoptère pour ce réacteur avait échoué, sans doute en raison du niveau de radioactivité à proximité de ce réacteur. »

    NEI dit pas de largage d’eau par hélicoptère sur la piscine [niveau réacteur 4] parce qu’il y a… un toit sur la piscine (quelle surprise) : http://nei.cachefly.net/newsandevents/information-on-the-japanese-earthquake-and-reactors-in-that-region/
    TEPCO was planning to battle the fire and provide additional water to cool used nuclear fuel with water dumped from helicopters, but abandoned the plan because a hole in the building’s roof is not in close proximity of the used fuel pool.

    Merdias dit (TF1, A2, Libé, Figaro…)
    “les tentatives de la dernière chance pour éviter la catastrophe nucléaire par largage d’eau depuis les hélicoptères de l’armée ont échoué car le survol du site est impossible à cause de la forte radioactivité”.

    Admirez l’emballement nucléophobique et le meltdown de l’éthique journalistique.

  • C’est vrai que les journalistes exagèrent tout.

    Parfois ils comprennent mal aussi. Un exemple :

    « La radioactivité mesurée à l’entrée du site a en effet atteint un nouveau pic à 6,4 millisieverts vers 10h45, heure locale, avant de retomber à 2,9 millisieverts.  »

    http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/16/0

    Si on a pas de durée ça ne veut rien ! S’il faut un an pour prendre les 6,4 millisieverts, ça n’est pas dangereux. S’il faut une heure, ça devient déjà quelque chose de préoccupant.

    Je cite ici le Figaro, mais enormément de journalistes font la meme betise. Cela montre qu’ils sortent des chiffres sans les comprendre.

  • Merci pour vos réponses.
    En fait, si j’ai bien compris, tant que le courant ne sera pas rétabli, la situation ne s’arrangera pas beaucoup.
    Les médias disent qu’il pourrait être rétabli dans l’après midi, donc ce ne serait pas avant demain (pour nous) ?

  • ——————————————————————————
    eheime : « A mon sens les centrales devraient etre préparées a faire face à toutes les situations les plus extremes. »
    ——————————————————————————
    Alors il faut démanteler tous les barrages hydroélectriques. Argument absurde.

    « Enfin , il n’y a pas que les journalistes français qui s’inquiètent »
    ————————–
    Que l’empereur japonais s’inquiète de ce qui se passe au Japon, ça n’a rien d’un scoop. Qu’on s’inquiète ICI en France ou en Europe sur le plan de la santé, c’est de l’obscurantisme. Point barre.
    De toute façon, on sera vite fixé d’ici quelques jours sur qui a raison qui a tort. Alors pas la peine de monter sur vos grands chevaux en faisant comme si parce que votre indignation affichée est plus forte que la mienne que votre raisonnement serait forcément meilleur (dans les faits, c’est toujours l’inverse).

    ——————————————————————————————————–
    « La radioactivité mesurée à l’entrée du site a en effet atteint un nouveau pic à 6,4 millisieverts vers 10h45, heure locale, avant de retomber à 2,9 millisieverts. »

    http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/16/0…

    Si on a pas de durée ça ne veut rien ! S’il faut un an pour prendre les 6,4 millisieverts, ça n’est pas dangereux. S’il faut une heure, ça devient déjà quelque chose de préoccupant
    —————————————————————————————————–
    Dans votre exemple, il n’y a pas qu’un problème d’ordre de grandeur avec les journalistes. La radioactivité, ça ne se mesure pas en mSv mais en mSv/h. Un « pic de 6,4 mSv », ça ne veut strictement rien dire, il s’agit d’un pic de 6,4 mSv/h (si on reste 1h devant un flux de 6,4 mSv/h, on reçoit 6,4mSv, si on reste 10 minutes, on reçoit 1 mSv…). La radioactivité comme la puissance thermique comme la puissance électrique, c’est un flux et se mesure TOUJOURS par unité de temps (mSv/h, J/s…).

    Donc, il n’y a pas chez les journaliste juste un problème d’ignorance, d’incompétence et d’éthique journalistique. Il y a surtout un refus de s’informer et de comprendre dû à un blocage mental pour tout ce qui touche à la science.

    • Pas si sûr qu’ils souhaitent forcément désinformer, il me semble que nombre d’entre eux n’ont qu’une formation science humaine et pas la capacité de saisir des problèmes chiffrés / mesurés, voir même la signification d’une unité de mesure, comme vous le signalez.

      Le petit problème, c’est que, sur cette base robuste, ils se prononcent ensuite sur le danger du nucléaire ou sur d’autres problèmes chiffrés : ils répètent par exemple comme des perroquets la promesse des politiciens que la dette monte jusqu’au ciel, ou qu’il faut « injecter de l’argent » dans l’économie.

    • @Minitax

      « Donc, il n’y a pas chez les journaliste juste un problème d’ignorance, d’incompétence et d’éthique journalistique. Il y a surtout un refus de s’informer et de comprendre dû à un blocage mental pour tout ce qui touche à la science. »

      Sur ce point, je partage votre avis

      Oui, une exposition sans variable temps ça n’a juste aucune signification.
      J’ai encore entendu la meme idiotie sur France Info ce matin.
      Le problème des journalistes est qu’ils se voient bien souvent comme des porte-voix, des mégaphones qui déformeraient un peu le son au passage.
      Leur travail , qui est un travail noble, consiste en realité à :
      – chercher l’information et non se contenter de relayer celle-ci
      – verifier l’information, notamment celle relayée
      – comprendre et maitriser le sujet, au besoin en se faisant aider, ce qui suppose un effort important j’en conviens
      – s’exprimer de façon claire et non insidieuse sur le sujet seulement apres avoir rempli les 3 premieres conditions et indiquer explicitement ce qui reste malgré tout obscure

      Ce métier est tres important, il permet à la population de s’informer sans perdre elle-même des heures d’investigations et d’effort de comprehension. Si ce métier est baclé, la population risque de commettre des erreurs de jugement. En démocratie, son rôle est crutial puisque le peuple est souverain.

  • @oscarlechasseur
    D’après le WSJ, courant « rétabli cet après midi » heure Japon. Donc ça devrait être fait now.
    Dernier communiqué de l’AIEA / 16 March 22:00 UTC, avec décompte du nombre (catastrophique) de victimes de l’apocalypse nucléaire. Il y a aussi la température de l’eau « des piscines en ébullition » : http://www.iaea.org/newscenter/news/tsunamiupdate01.html

  • Bizzarrement, le nombre de cancers causés par l’éjection de tonnes de particules radioactives par notre volcan islandais, dont les vents ont eu un malin plaisir à rabattre en Europe, personne n’en parle. Tout le monde a bien dormi. 🙂

    Est-ce mon esprit mal tourné, mais j’explique ce double standard de la manière suivante :
    aucune chance que d’informer la population du risque sanitaire de la radioactivé du au volcan puisse mener à accroître le pouvoir des politiciens, vu que même en France l’idée que le gouvernement pourrait réguler l’activité volcanique est débile. Donc ça n’a présenté aucun intérêt d’en parler, et donc personne n’en a parlé.

    • Le point final sur le thème du dormez tranquille, oui. 🙂

      Sur le thème de Fukushima, il n’y a pas d’argumentaire libertarien mon ami. Des accidents nucléaires, c’est probable. De quoi voulez vous débattre ?

  • AynRandSucksBigTime : « Pour Fukushima, voici en exclusivité la trame de l’argumentaire à venir du libertarien de base :

    1) Il n’y a pas eu de victimes hormis les XX employés de Tepco et quelques passants irresponsables (remplacer ce chiffre par le chiffre final de décès et de cancers) »
    ————————
    Sur Fukushima, voici en exclusivité les données de l’AIEA pour les altercomprenants : http://www.iaea.org/newscenter/news/tsunamiupdate01.html

    Injuries

    * 2 TEPCO employees have minor injuries
    * 2 subcontractor employees are injured, one person suffered broken legs and one person whose condition is unknown was transported to the hospital
    * 2 people are missing
    * 2 people were ‘suddenly taken ill’
    * 2 TEPCO employees were transported to hospital during the time of donning respiratory protection in the control centre
    * 4 people (2 TEPCO employees, 2 subcontractor employees) sustained minor injuries due to the explosion at unit 1 on 11 March and were transported to the hospital
    * 11 people (4 TEPCO employees, 3 subcontractor employees and 4 Japanese civil defense workers) were injured due to the explosion at unit 3 on 14 March

    Radiological Contamination

    * 17 people (9 TEPCO employees, 8 subcontractor employees) suffered from deposition of radioactive material to their faces, but were not taken to the hospital because of low levels of exposure
    * One worker suffered from significant exposure during ‘vent work,’ and was transported to an offsite center
    * 2 policemen who were exposed to radiation were decontaminated
    * Firemen who were exposed to radiation are under investigation

    Donc les éculubrations hystériques de SucksMyAssBigTime, poubelle.

    • AynRandSucksBigTime : « L’argumentaire que je vous propose restera donc valable au moins un an et vous venez juste de commencer à l’utiliser! »
      ——————-
      C’est pas un argumentaire que vous proposez, c’est de la bouillie pour chat, que même mon chat ne veut pas.

  • J’en sais rien sur leur contrat, mais ce que je sais, est que quelqu’un doit mettre sa vie en danger pour sauver les autres, c’est reality compatible.

    • Vous avez l’air plus obsedée par Ayn que tout les randroïdes du monde connu, j’espère que vous n’éprouvez pas d’attirrance sexuelle, ce serait signe de grave désordre mental.

      Mais si vous voulez parler du self-esteem des héros qui risquent leur vie…

      • Ayn Rand était très probablement sexuellement très attractive au moment où Alan faisait partie de son salon.
        -> Félécitations, vous avez gagné un aller pour St Anne.

  • **Ces mots de John Galt sonnent avec poésie en ce jour :

    « Since virtue, to you, consists of sacrifice, you have demanded more sacrifices at every successive disaster. « (…) « You have sacrificed happiness to duty. » (…) « The word that has destroyed you is ‘sacrifice.’**

    AynRandSucksBigTime a mal digéré sa leçon d’individualisme objectiviste.

    Les ingénieurs sur place n’ont pas pour objectif de mourir. Si ce que vous chérissez le plus dans votre vie est menacé par un danger, il est parfaitement rationnel de prendre un risque calculé pour éradiquer la menace. Ce n’est pas un sacrifice, c’est la démonstration héroïque d’un engagement pour la vie.

    • **Nous ne savons pas si, en leur fors intérieur, ces techniciens chérissent leur propre vie plus que tout.**

      Effectivement mais la possibilité d’une motivation irrationnelle n’exclue pas la rationalité de l’action en elle-même.

      En revanche si un politicien vous demande de vous battre au nom d’une abstraction collectiviste et que ce combat ne coïncide pas avec votre intérêt rationnel alors soyez assuré que quelqu’un, probablement le politicien, se chargera de collecter les fruits de votre sacrifice.

  • argumenter quoi ? Vous n’avez visiblement rien compris à l’analyse de Rand. Je ne vais pas tenter de vous l’expliquer, ce serait une pure perte de temps. Et j’ai décidé d’arrêter de nourrir les trolls.

  • Il n’y a pas un amendement craquotte ici pour les suckers randopathes ? Parce que les cas lourds mentaux, c’est vraiment lourd.

  • AynRandSucksBigTime : « Certes, mais la question reste : ces personnes qui travaillent en ce moment dans les salles de controles irradiées se sont-elles vu proposer un choix rationnel ? »
    ————————–
    Ah oui, c’est vrai ça. Tous les pompiers, secouristes en montagne ou en mer, les gendarmes, GIGN, soldats… on n’a pas couché sur contrat une clause « rationnelle » pour qu’ils puissent choisir s’ils doivent donner leur vie ou non.
    Viiiittte, une loi.

  • Au vu du faible nombre d’accidents on ne pose certainement pas cette question officiellement aux techniciens des centrales. Pas plus qu’aux employés des barrage (un a justement cédé à Fukushima) ni à ceux des usines « seveso » ou même conventionnelle.

    Par contre les services de sécurité peuvent avoir une haute idée de leur métier, y avoir déjà pensé et le moment venu être plus préparé personnellement, le sacrifice consenti reste une décision personnelle.

  • @MiniTAX

    « Pour l’instant, il y a eu ZERO victime d’irradiation, zéro rejet radioactif nocif pour la santé humaine, zéro dégât environnemental ou civil. Et d’ici quelques jours, il y a de bonnes raisons de croire qu’on en restera là malgré l’hystérie toujours croissante des médias qui racontent n’importe quoi (plus on avance dans le temps, plus le combustible se refroidit et plus on peut amener du matériel pour sécuriser la centrale). »

    Reconnaissez que l’affolement médiatique (et populaire) avait quelque fondement puisque :
    « 10h10 – Tokyo l’Agence nucléaire nippone relève de 4 à 5 la gravité de l’accident. » et que « 10h20 – Tokyo Les autorités japonaises envisagent de couler un coffre de béton sur la centrale nucléaire de Fukushima, rapporte France Info. »

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/planete/20110311.OBS9475/heure-par-heure-japon-les-tentatives-de-refroidissement-continuent-le-bilan-s-alourdit.html

    • « Reconnaissez que l’affolement médiatique (et populaire) avait quelque fondement puisque »

      Non, ce n’est pas arrivé dans la Drôme donc le moins que les médias français et les français eux-même pouvaient faire c’est de la pédagogie et la recherche d’information raisonnable plutôt que l’hystérie habituelle.

      • Quel rapport entre une catastrophe à 10’000km de là et l’hystérie médiatique française
        qu’absolument aucun danger local (Français) ne justifie ? Vous avez ripé sur le clavier ?

  • Deux jours plus tard. Contrepoints, quel courage ! Si vous souhaitez qu’on enlève votre commentaire ci-présent, faites le nous savoir, on délibérera.

  • Je me demande pourquoi cette traduction de l’article original a zappé le paragraphe expliquant que des groupes électrogènes ont été acheminés par camion (durant le refroidissement de 8 heures assuré à partir des batteries dans l’enceinte…). Et que c’est LA, à ce moment, qu’a commencé l’imprévu, le problème qui a ensuite entrainé le début de fusion du coeur:
    Les connections électriques entre les groupes apportés d’urgence et les cables de la centrale… n’étaient pas compatibles.
    Le temps d’établir les connections, la température avait monté et le coeur commmencé à fondre. C’est une erreur cruciale: avant cela, les systèmes de secours ont tous fonctionné normalement, et rempli leur rôle.

    il est regrettable de déformer la réalité: et de tronquer l’article original, sur le site du MIT, qui est clair, exact et non démenti:
    les lignes 156 à 161 du document ont disparu de la traduction depuis l’original:
    http://web.mit.edu/oehmen/www/Fukushima%20Email%20Josef%20Oehmen,%20Monday%20March%2014%202011%206pm.pdf

    je veux croire que ce n’est pas volontaire, mais c’est regrettable…
    Et corrigeable…

  • Les commentaires sont fermés.

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