Le nouveau front anti-capitaliste de Marine Le Pen

Un discours que ne renierait pas la gauche radicale

Marine Le Pen a été élue à la présidence du Front National en janvier 2011. La fille du leader historique du parti d’extrême-droite reprend les vieilles antiennes anti-élitaire, anti-immigrés et anti-européenne qui ont rendu ce mouvement si populaire et adapte son programme de politique économique à l’anti-libéralisme français.

L’évolution qu’elle poursuit, c’est celle qu’elle a elle-même entreprise il y a quelques années en faisant bouger le discours économique et social de son parti vers… la gauche !

D’abord par petites touches, notamment dans son « laboratoire » du Nord-Pas-de-Calais, à Hénin-Beaumont, où elle s’est implantée et désormais de manière plus ample : « À chaque fois qu’un secteur est transféré du public vers le privé, cela se traduit par une régression de l’égalité et par une explosion des coûts. Je suis donc pour un service public des transports, de l’éducation, de la santé, des banques et des personnes âgées. Et je suis également pour l’intervention de l’État dans des secteurs stratégiques : énergie, communications, télécommunications et médias. Je réfléchis par ailleurs à une révolution fiscale qui rétablirait notamment l’équilibre entre le capital et le travail. » (Entretien, Causeur, janvier 2011).

Aux arguments nationalistes (« la préférence nationale ») classiques, elle ajoute donc désormais, à destination des catégories populaires et moyennes, un discours économique et social anti-mondialisation, anti-euro et anti-capitalisme que ne renierait pas la gauche radicale.

Lire la suite de cette analyse sur Telos : Marine Le Pen ouvre un nouveau front, par Laurent Bouvet.

La reproduction de ce paragraphe a été faite avec l’accord de Telos.