Si l’Espagne tombe, l’euro tombe

la peur de la contamination se répand comme une trainée de poudre

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Tableau d'Edouard Manet (Image libre de droits)

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Si l’Espagne tombe, l’euro tombe

Publié le 25 novembre 2010
- A +

Ca commence à faire peur du côté de l’eurozone.

La peur de la contamination se répand comme une trainée de poudre, réplicant le motif déjà vu avant le sauvetage de la Grèce. Un article du Spiegel expose de façon très utile les défis auxquels font face les pays de la zone euro qui sentent se rapprocher le vent du boulet en ce moment – la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, avec une place toute chaude réservée pour l’Italie.

L’Espagne est le test décisif pour l’Europe, nous dit l’article :

« Des centaines de milliers d’Espagnols ont perdu leur maison et 1,2 millions leur travail [apès l’éclatement de la bulle immobilière]. Aujourd’hui, des mauvaises dettes se montant à 180 milliards d’euros plombent les institutions, dont la moitié pour les banques de détail. »

Le chômage en Espagne est à 20%, et celui des jeunes deux fois plus haut, au niveau fou de 40%.

L’année prochaine, l’Espagne doit lever 65 milliards d’euros pour refinancer de la dette plus ancienne. Le problème c’est que ça pourrait se révéler extrêmement onéreux. Le taux sur les bonds du trésor espagnols est monté à plus de 5% hier pour la première fois depuis 2002, alors que les marchés prennent peur que l’Espagne n’est qu’à un doigt de subir le même sort que l’Irlande. L’exposition qu’a ce pays au problème des mauvaises dettes portugaises n’aide pas non plus.

Comme le note Der Spiegel :

« Il y a beaucoup en jeu – pour l’Allemagne. Premièrement, parce que les banques allemandes ont prêté 134 milliards d’euros aux banques et entreprises espagnoles. Deuxièmement, parce que le paquet de renflouement européen, doté de 750 milliards d’euros, n’a pas été conçu pour la faillite d’un aussi grand pays que l’Espagne. En d’autres mots : si l’Espagne tombe, l’euro tombe. »

Pendant ce temps là, un article de Reuters « Pense l’impensable, un éclatement de la zone euro », citant des gens qui avancent l’argument que ça va bien se passer, parce que ce n’est qu’une question d’ « écarts de taux de bonds du trésor », et que la volonté politique est trop forte pour que l’euro ne croule.

C’est vrai, la force politique derrière l’euro est puissante, et il y a des politiciens qui n’abandonneront pas leur projet phare avant le gel de l’enfer.

Mais, sérieusement, tous ces gens qui se sont plantés sur l’euro au départ doivent bien commencer à réaliser que la volonté politique seule ne peut pas éliminer les lois économiques et la réalité.

Un article du blog d’Open Europe repris avec l’aimable autorisation de ses responsables.

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • « Les besoins de financement de l’Irlande (85 milliards d’euros, NDA), du Portugal (34 milliards) et de l’Espagne (255 milliards) seraient donc inférieurs à la capacité de financement de l’action européenne »
    Barclays capital. Mais avec 750 milliards, c'est clair qu'il y a bien assez.

    Quant à l'article de Reuter, si c'est le même genre de propagande qui déforme les propos des journalistes européens pour créer de la panique et influencer les marchés dans une attitude anti-euro, bof bof.

  • Les commentaires sont fermés.

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

À l'heure où notre État se trouve empêtré dans les déficits et une dette devenue difficilement soutenable, et que la campagne des législatives s'articule autour d'une surenchère de promesses plus dépensières les unes que les autres, il est utile de se remémorer dans quelle situation s'est trouvé notre pays lors de la dernière grande crise financière qu'il a connue, celle de 1789.

Le prince n’est plus le même, mais la coexistence d’une dette énorme, fruit des règnes de Louis XIV et de ses successeurs Louis XV et Louis XVI, et de déficit... Poursuivre la lecture

Aujourd'hui, alors que les idées socialistes redeviennent populaires dans le monde entier, chacun devrait se souvenir d'une grande expérience involontaire qui a montré la supériorité du capitalisme sur le socialisme. On dit que si même les Allemands n'ont pas réussi à faire fonctionner le socialisme, cela en dit long sur cette idée. Cette histoire est désormais présentée dans le film Life behind the Berlin Wall, qui a reçu le Audience Choice Award for Short Films à l'Anthem Film Festival, le plus grand festival de films libertariens au monde.... Poursuivre la lecture

Le journal Cicero a révélé qu’un rapport transmis au ministre de la Transformation climatique démontrant qu’il fallait maintenir les centrales nucléaires en Allemagne a été caché par ce dernier. Un rapport occulté dans le but de faire valider la politique des Verts de fermeture des centrales allemandes. L’opinion publique est choquée, et le prestige des Verts terni.

 

Par Markus C. Kerber[1]

Robert Habeck, vice-chancelier et ministre Vert de l’Économie et du Climat, est auteur de livres pour enfants (avec sa femme), ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles