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Osons dans cette petite fable de l'Ecureuil, de la couleuvre et du Soleil offusqué, une défense de déviants controversés : les marchands.
Par Pierre Fouquet. (Lire la suite…)

Dans cet extrait de Capitalism, The unknown ideal, 1966, Ayn Rand nous rappelle l'origine historique de la notion de laissez-faire et sa vertu doctrinale.
Par Ayn Rand
Document publié en collaboration avec l'Institut Coppet (*)
Puisque la « croissance économique » est le grand problème de notre époque, et que notre gouvernement actuel promet de la « stimuler » - d’instaurer la prospérité pour tous par toujours plus d’interventions de l’État, tout en dépensant une richesse non encore produite - je m’interroge sur le nombre de personnes connaissant la réelle origine du mot laissez-faire ?
La France au XVIIème siècle, était une monarchie absolue. Son système a été décrit comme un "absolutisme limité par le seul chaos". Le roi détenait un pouvoir illimité sur la vie, le travail et la propriété de chacun - et seule la corruption des représentants de l’État offrait au peuple une marge de liberté non-officielle.
Louis XIV était un archétype de despote : une médiocrité prétentieuse

À l'heure où les velléités de protectionnisme, à des fins électoralistes, sont au goût du jour, il est bon de jeter un regard historique sur les résultats de la politique de Colbert.
Par Georges Kaplan
Les partisans du protectionnisme se placent volontiers sous le patronage de Colbert, vantant à quel point l’illustre homme d’État avait enrichit le royaume. Dans son « Projet d'une dixme royale », Vauban nous offre une vision quelque peu différente de la France une vingtaine d’années après Colbert.
Par toutes les recherches que j’ay pû faire, depuis plusieurs années que je m’y applique, j’ay fort bien remarqué que dans ces derniers temps, prés de la dixiéme partie du peuple est réduite à la mandicité, et mandie effectivement ; que des neuf autres parties, il y en a cinq qui ne sont pas en état de faire l'aumône à celle-là, parce qu’eux-mêmes sont réduits, à trés-peu de chose prés, à cette malheureuse condition

Si oui, vous chagrinez le fisc, qui veut mettre les contribuables sous anesthésie.
Un article publié en collaboration avec l’ALEPS (*)
Il faut plumer l’oye sans trop qu’elle criaille.
Si au soir du 15 septembre vous en êtes encore à vous déplacer pour poster votre chèque pour le percepteur, voire même pour payer en espèces au guichet du Trésor le plus proche, c’est que vous êtes rebelle au progrès technique et sourd aux appels du fisc, qui ne cesse d’encourager les contribuables à déclarer en ligne, à payer par prélèvement, à mensualiser, à régler en ligne, etc.
Le fisc fait en effet tout ce qu’il peut pour vous simplifier la vie. Entendez : pour vous faire payer vos impôts sans gêne matérielle, en toute simplicité. « Il faut plumer l’oye sans trop qu’elle criaille », disait Colbert. La nation reconnaissante a donné le nom de cet illustre ministre au bâtiment principal du ministère des Finances quai de Bercy.

L'économie n’existe que parce que les hommes veulent vivre et cherchent inlassablement à vivre mieux demain qu’hier. Toute organisation qui nie la nature des hommes et leur volonté est vouée à l’échec.
Par George Kaplan
Laissez faire, telle devrait être la devise de toute puissance publique, depuis que le monde est civilisé... Détestable principe que celui de ne vouloir grandir que par l'abaissement de nos voisins! Il n'y a que la méchanceté et la malignité du cœur de satisfaites dans ce principe, et l’intérêt y est opposé. Laissez faire, morbleu! Laissez faire!!
(René de Voyer, Marquis d'Argenson dans ses « Mémoires »)
On raconte que vers 1680 Jean-Baptiste Colbert rencontra un groupe de commerçants lyonnais et leur demanda ce que l’État pouvait faire pour les aider à faire prospérer leurs affaires. Selon la légende, le représentant des hommes d’affaires, un certain Monsieur Le Gendre, fît une réponse toute simple au ministre : « Laissez-nous faire ».
Trois

- Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…
- Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison mais l’État… L’État, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette! Tous les États font cela.
- Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
- Mazarin : On en crée d’autres.
- Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
- Mazarin : Oui, c’est impossible.
- Colbert : Alors, les riches ?
-

Il est de bon ton, chez les défenseurs modernes du protectionnisme, d’affirmer que l’expérience mercantiliste française fut un grand succès. Pour étayer leur point, les mercantilistes modernes rappellent, qu’à la fin du ministère de Colbert, la France était l’économie la plus puissante d’Europe. C’est parfaitement exact. En 1700, avec un PIB estimé [1] à environ 19,5 millions de dollars internationaux [2], la France est en effet – et de loin – la première économie européenne [3]. A elle seule, l’économie française pèse un quart de l’économie européenne devant l’Italie (avec un PIB de $14,6 millions), l’Allemagne ($13.7) et le Royaume-Uni ($10.7).
Seulement voilà : ça n’avait rien de nouveau puisque la France était déjà la première économie européenne avant la naissance de Colbert. En 1600, elle pesait déjà un quart du PIB européen devant l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Pour tout dire, c’était aussi le cas en 1500 et en l’an 1000 ; la France a toujours