Quel candidat idéal pour la primaire de droite ?

Publié Par Nicolas Lecaussin, le dans Politique

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

C’est une sensation ambiguë qui nous étreint après le débat entre les 7 candidats à la primaire de droite. Un peu comme dans les blagues avec les bonnes et les mauvaises nouvelles. Les bonnes nouvelles concernent le fait que pratiquement tous les candidats ont compris qu’il fallait réformer la France, baisser les dépenses publiques et supprimer des postes de fonctionnaires, et que cela passe par moins d’État.

Des propositions courageuses

candidat-ideal-rene-le-honzecC’est une belle victoire pour tous ceux qui, comme l’IREF, se battent depuis des années pour que l’État prenne de moins en moins de place dans notre économie. La mauvaise nouvelle c’est que les propositions sont différentes et vont des propositions modestes (Juppé, Sarkozy, Poisson…) jusqu’aux plus courageuses (Le Maire, Fillon, Copé, NKM) pour ce qui est du nombre de fonctionnaires à baisser ou même de leur statut, pour certaines catégories.

Malheureusement, cette approche n’a pas été suivie d’autres propositions concernant des privatisations. D’ailleurs, la seule fois qu’on a prononcé ce mot a été à propos de Pôle Emploi, ce qui ne peut que réjouir l’IREF.

Mais c’est trop peu pour un pays où l’État est encore présent dans des dizaines d’entreprises et secteurs qui pourraient être confiés au privé. On a proposé par exemple la fin des régimes spéciaux de retraites. Mais pas la privatisation de la SNCF ou de la RATP

La flat tax de NKM

Concernant la fiscalité, la surprise est venue de NKM qui propose une flat tax à 23,3% mais veut garder l’ISF et obliger ceux qui le payent à l’investir dans des entreprises. L’intention est bonne mais on ne peut pas « obliger » les individus à investir l’argent. C’est à eux de décider et mieux vaut moins d’impôts pour que l’argent aille, non pas à l’État, mais dans les entreprises qui en ont besoin.

Beaucoup d’ambiguïtés concernent la durée légale du travail chez la plupart des candidats sauf chez Fillon qui veut supprimer toute référence et fixer un maximum de 48 heures par semaine. Floues aussi les propositions sur la réforme du Code du travail et les retraites (la capitalisation n’a pas été mentionnée) et beaucoup de mesures « déjà vues » sur l’allègement des charges et autres niches dont l’impact sur l’emploi est très improbable.

L’étatisme partout

On ne peut pas dire quel est le candidat qui nous a le plus convaincus. On a eu la confirmation que Juppé et Sarkozy ont toujours une vision étatiste de l’économie française mais les autres ont eu, eux aussi, des réflexes interventionnistes ou des propositions de réformes incomplètes et discrètes.

Il y a encore du travail à faire jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que c’est bien l’État qui tue la France. Pour ce qui est du gagnant de la soirée, c’est la synthèse de plusieurs propositions faites par la plupart. Un candidat idéal en quelque sorte…


Sur le web

  1. Oui, pas de vision…
    Notre état est devenu kafkaïen, avec une fiscalité illisible, complexe, antidémocratique. Des systèmes d’aides plèthoriques.., et j’en passe.
    Ils nous proposent une vision COMPTABLE de notre état (40 milliards par ci, moins de fonctionnaires par là)
    alors qu’il nous faut RÉFORMER = simplifier!!!
    NkM est celle qui est le plus dans cette veine…mais ça manque de conviction. Macron sera-t-il le plus libéral de tous?

  2. Une flat tax à 23,3% ? Stupéfiant de connerie… Il aurait mieux valu 23,399999999999999999999999999999999% ça aurait été plus simple. Pas de suppression de l’ISF, ça veut tout dire… A gerber…

    1. Et puis, le revenu universel! Certains considèrent qu’il s’agit là du meilleur critère du parfait libéral, titre qu’ils attribuent donc à NKM.
      En ce qui me concerne,je pense que le revenu universel est la négation même du libéralisme…

      1. C’était une posture pronée par certains libéraux pour simplifier les aides sociales etc… Tout le monde touche du fric a somme égales et après on ne doit plus rien à personne. Sauf que on ne rien à personne à l’origine.

  3. On pourra dire qu’il y a eu des évolutions à droite et qu’il faut aller plus loin. Si déjà, ils font ce qu’ils annoncent, ce sera pas mal…

  4. mouais…entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font une fois au pouvoir , il y a une marge ;vu l’état du pays , vu les immenses réformes à mettre en route ,face à une population qui fait de plus en plus ceinture et de moins en moins confiance à cette élite qui vit sur une autre planête , je souhaite bien du plaisir à l’équipe qui gagnera en 2017 ;

  5. Il y a autre chose à considérer, c’est la politique internationale. C’est un facteur clé de notre avenir.

  6. Si la bonne surprise vient de quelqu’un qui pense que l’état peut forcer les gens à investir là où lui le décide, bref, qui raisonne l’économie comme les fascistes, me voilà rassuré……………..

  7. Tous les candidats ont largement pillé dans le programme de Fillon. On attend désormais des actes et le prochain mandat présidentiel ne sera qu’une étape.

  8. A les entendre le métier de présider aux destinées du pays, est l’équivalent de celui de gérer l’Etat, cette tirelire qui fuit de toutes parts. Rien n’est pire que l’ignorant qui ignore tout de son ignorance. Ils n’ont pas parlé de privatisation car ce serait parler de l’entreprise et du métier de l’administrer. Que voulez-vous qu’ils en disent ? Que l’Etat est le pire actionnaire qui soit. L’entreprise, ils ne savent parler que de ses relations avec l’Etat : impôts, taxes, essentiellement. Un peu, temps de travail.

    Nous sommes toujours en train de parler du Gaullisme avec cette troupe, c’est-à-dire de l’idée du président-sauveur. Ils n’en ont pas les épaules, heureusement, mais hélas, cela reste leur idéal. Aucun d’entre eux ne dit qu’il faudrait faire reculer au maximum l’Etat car c’est son interventionnisme qui est le problème. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise idée, il y a des attitudes erronées ou justes. comme d’apprendre à se taire et à laisser agir ceux qui sont au plus près des problèmes et à les laisser interagir entre eux. C’est une conception à des années-lumière des leurs.

    Quant à la guerre en cours, l’étroitesse de leur vue est consternante. A les entendre, le seul sujet est de savoir jusqu’où il faut taper sur l’Islam, jusqu’où il faut fermer le pays, jusqu’où il faut ratatiner les cerveaux de la population en lui servant des fadaises au lieu de s’occuper véritablement du problème. Quand un pays est en guerre, on mobilise la population.

    Si le libéralisme, c’est encore et toujours, dans ce pays, de voter pour la droite, car au moins, elle n’est pas socialiste, il restera un mirage.

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